Sunday, January 11, 2009

Captain Ciné Awards 2008

Fidèle à moi-même, j'ai cette année encore laissé mon instinct guider mes choix cinématographiques et le bilan s'avère une fois de plus globalement positif : sur soixante et onze séances, un tiers des films sortent nettement du lot et seulement six projections se sont soldées par une déception notable.

Pour établir mon palmarès, j'ai comme le veut la tradition libéré ma pile de tickets du poids de mes Rubik's Cube avant de passer en revue l'intégralité des titres. Après une première passe rapide, l'affinage a certes un peu traîné mais j'ai tout de même pu converger sur une liste de 24 films, assez nettement teintée "de genre" comme on dit. Il est à peu près certain que plusieurs d'entre eux seront (très) loin de faire l'unanimité, mais que voulez-vous, si je cherchais à me montrer consensuel dans mes choix ça se saurait ! ^o^

And now, Ladies and Gents, le moment est donc venu de vous dévoiler cette liste de films qui de mon point de vue se dégagent de la cuvée 2008. Ze winners are : (par ordre alphabétique)













Qu'en pensez-vous ? Des divergences / convergences de sensibilités ?

Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroad

Saturday, January 10, 2009

Graal Tintinesque


© Hergé

Quand j'étais gamin, j'accueillais avec une immense joie l'arrivée d'un nouvel album de Tintin sur mes étagères. Chacun d'entre eux était la promesse d'une évasion magique via une Aventure pleine de péripéties et remplie de personnages qu'il me plaisait de retrouver.

Le journaliste du Petit Vingtième était mon héros préféré et quand j'ai appris la disparition de son créateur, j'ai ressenti un profond désarroi car j'ai réalisé que jamais plus je n'aurai le plaisir de le découvrir accomplissant de nouveaux exploits, jamais je ne saurai comment Hergé avait envisagé de conclure l'ultime album de fait condamné à rester éternellement inachevé.

Alors, à l'occasion du 80e anniversaire de la première parution officielle de Tintin, je ne peux que repenser avec une pointe de nostalgie à tous ces bons moments passés en sa compagnie et souhaiter que, lorsque moi aussi j'aurai passé l'arme à gauche, je pourrai retrouver Hergé dans l'au-delà et qu'il me fera l'honneur de me confier les secrets non révélés de l'Alph Art !

Fond Sonore : Ok Go, Oh No

Friday, January 9, 2009

A la Recherche du Sens Perdu

Lu dans un article du Monde repris dans le Direct Matin du Vendredi 9 Janvier 2009 au sujet des Vélibs :

"Depuis la mise en place de ce système de locomotion en libre-service par la mairie de Paris le 15 juillet 2007, les satiristes l’ont enfourché pour un tour de chauffe des salles. Le premier à dégainer, avec une vulgarité doublée d’homophobie, fut Laurent Gerra sur France 2 : «Mais à Paris, y’a plein de vélos. Ça va devenir la capitale de la pédale.» Des propos qui ont, à l’époque, fait vivement réagir les associations gays et lesbiennes."


Voir ces propos de Laurent Gerra qualifiés de vulgaire et homophobe laisse tout de même un poil perplexe... A ce tarif là, on se demande de quoi auraient pu être qualifiés Coluche et Desproges en leur temps, et cela m'amène à repenser à une citation d'un auteur marocain, Mohamed Kacimi, qui en titre d'un article publié dans Libération le 17/02/06 [référence dégotée via gougueule] disait :

"L'intégrisme commence quand l'homme perd son sens de l'humour."


Certains feraient bien de méditer sur ces sages paroles.

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Thursday, January 8, 2009

Little Mary Sunshine

Une personne qui avait certainement lu mon post sur Jessica Rabbit a récemment cru bon de me sortir qu'au lieu de fantasmer sur des personnages animés je devrais plutôt aller faire un tour sur un fameux site de rencontres en ligne... Soit, pourquoi pas, et à vrai dire, si le concept même de ce "service" ne m'a jamais emballé, je suis tout de même allé jeter un oeil il y a de cela quelques semaines après en avoir discuté avec une connaissance...

J'ai commencé par me créer une nouvelle adresse email, histoire que mes régulières ne soient pas plus polluées ultérieurement qu'elles ne le sont déjà aujourd'hui, puis j'ai dû partir en quête d'un identifiant. Sachant que le dit site revendique quelques millions de célibataires, vous imaginerez aisément que ceux-ci auront déjà accaparé tous les pseudos qui vous viennent à l'esprit et que, de fait, débusquer une ID qui ne soit pas trop ridicule relève presque de la gageure ! Bon, ceci étant, mon esprit gymnaste s'est tout de même débrouillé pour dégoter une combinaison satisfaisante en quelques minutes à peine. Oué, je sais, je suis trop fort.

Une fois l'accès au système créé, j'ai été invité à saisir les données de mon profil. L'exercice s'est révélé comme qui dirait un poil fastidieux, et il a fallu au bas mot quinze plombes pour que ledit profil soit fin près à faire tomber les donzelles. Je croyais alors être au bout de ma peine mais que nenni, une fois ce formulaire enregistré, j'ai été invité à en remplir un second (long, très long), destiné à recueillir mes critères de recherche d'âme soeur. Autant dire qu'à cet instant j'ai un peu eu l'impression de passer commande d'une poupée gonflable custom... Quinze nouvelles plombes plus tard, l'opération était enfin pliée.

Ces premières étapes ne m'avaient rien coûté, sinon un peu de temps, aussi ai-je pensé que peut-être le service était-il peut-être effectivement devenu gratuit comme des publicités le laissaient augurer. C'est alors que je me suis dit que ça serait foutrement cxn de devoir se retaper ce dernier formulaire ultérieurement, aussi ai-je donc naturellement cliqué sur le lien "enregistrer vos critères de recherches"... Et là, paf, j'ai été invité à m'abonner... Je me disais bien qu'il y avait arnaque sous gratuité, je venais de la débusquer ! Décidé à pousser un peu plus avant l'expérience, mais néanmoins également décidé à ne pas leur remplir les poches, j'ai donc abandonné cette option. [Nota : Faut vraiment être motivé pour se retaper à chaque fois la saisie de ces critères, j'imagine donc que beaucoup craquent. Malin.]

J'ai ensuite pris quelques instants pour fureter dans les réponses fournies d'après mes critères de recherche. J'ai relevé quelques annonces et, à chaque fois que j'ai tenté de cliquer sur le lien qui pointait vers les descriptions de l'homme idéal de mes promises, un nouveau message m'invitait à souscrire un abonnement, tadaaaaaaaaa... Je n'ai pu m'empêcher de sourire en pensant que cela était fichtrement malin avant de décréter que l'opération de test avait assez duré.

En conclusion, je dirais après ce rapide survol que le machin me semble plutôt bien ficelé marketingement, mais que l'on a tout de même pour ainsi dire l'impression de faire son marché sur des bouts de barbaque... N'en déplaise à certains, je préfère donc m'en retourner fantasmer sur Jessica ! Ou plutôt non tiens, je vais plutôt m'en aller réviser la séquence Little Mary Sunshine du délirant Reefer Madness avec la petite Kristen !



Fond Sonore : The Strokes, First Impressions Of Earth

Monday, January 5, 2009

L'Oeil du Mal

Jerry et Rachel menaient des vies relativement tranquilles jusqu'à ce qu'ils ne soient contactés au téléphone par une mystérieuse voix bien décidée à leur faire jouer une partition non moins mystérieuse. Rapidement pourchassés par les autorités, les deux protagonistes semblent bénéficier de l'aide d'un allié quasiment omnipotent qui les sortira de plus d'une situation épineuse, tandis que leur équipée improbable les rapprochera toujours un peu plus de leur destination finale...

L'Oeil du Mal se laisse regarder mais aurait à mon sens grandement gagné à éviter certains excès qui entament sérieusement sa crédibilité [séquences des grues & de l'électrocution notamment]. En somme, si le scénario n'avait pas été écrit à la va vite, ce film aurait pu capitaliser sur son intéressante thématique de fond [une nation protégée malgré elle pour ainsi dire] et se révéler bonne surprise. Ménon, raté, NEXT comme disent les djeun's !

Fond Sonore : Katie Melua, Pictures

Friday, January 2, 2009

Secret Défense

Secret Défense rend compte de cette guerre de l'ombre qui se joue en permanence - sans que nous n'en ayons jamais réellement conscience - entre service de renseignements étatiques et organisations terroristes, en l'abordant sous l'angle humain. On y croise notamment Diane et Pierre, respectivement recrutés par la DGSE et une organisation islamique radicale, dont les parcours parallèles montrent qu'ils ne sont que deux pions au service d'enjeux qui les dépassent.

Je me suis laissé prendre par la narration et, à la sortie de la séance, je n'avais qu'une seule pensée en tête... A tous ces agents opérationnels qui pour notre sécurité font des sacrifices que nous ne pouvons imaginer et ne pourrons jamais faire, je voudrais tout simplement dire : merci !

==> Nota : Allez-y de préférence sans visionner au préalable la BA.

Fond Sonore : Songs in the Key of X, Compilation X-Filesque

Thursday, January 1, 2009

Y2k+9



Fond Sonore : Sweeney Todd, Bande Originale

Tuesday, December 30, 2008

Annie & Boo

En règle générale, quand j'hésite entre plusieurs options, je me laisse guider par mon instinct plutôt que par un quelconque cheminement rationnel, j'agis et ce faisant je cherche des signes me confortant a posteriori dans mon choix. Curieusement (ou pas c'est selon), je trouve toujours des indices alliés, feu piéton passant au vert pour m'ouvrir la voie, rame de métro qui semblait m'attendre pour se présenter à quai, charmante vision au coin de ma rue...

J'ai par plusieurs fois imaginé que j'avais une sorte d'ange gardien, de muse de la décision, mais peut-être qu'après tout il ne s'agit que de Coïncidences qui n'en sont pas vraiment...


[via Pousse Manette]


Fond Sonore : Black Snake Moan, Bande Originale

Monday, December 29, 2008

Monday Music - Marilyn Manson

Comme je le disais dans mon précédent post, Max Payne m'a relativement déçu. Pour tout vous dire, je ne le sentais que moyennement, mais je me suis tout de même laissé tenter après avoir visionné la bande-annonce qui s'est révélée plutôt alléchante portée qu'elle était par un titre hypnotique de Marilyn Manson. Si la séance n'a pas été l'une des plus inoubliables de ma vie, la sortie de cet objet m'aura au moins permis de découvrir If I Was Your Vampire, et de cela je suis fort aise !



Fond Sonore : Marilyn Manson, If I Was Your Vampire

Sunday, December 28, 2008

Gazette Ciné de Nowel

Hop, un petit traitement de lot de films vus ces derniers temps, nettement axé films de genre comme on dit.

Burn After Reading

Petite récréation sympathique qui se suit sans déplaisir, mais qui ne m'a toutefois pas laissé un souvenir impérissable. J'espère donc que la prochaine livraison des frères Cohen sera plutôt du niveau de l'excellent No Country For Old Men !



Hellboy II

Je n'avais pas vu le premier épisode des aventures du fils rouge des Enfers mais je me suis tout de même laissé tenter par celui-ci, et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu, bien au contraire ! Hellboy II s'est en effet révélé assez spectaculaire et bien enlevé grâce au talent de conteur de Guillermo Del Toro. J'ai notamment apprécié ce petit côté décalé qui fait la différence et, quand on voit ce que l'on nous sort parfois dans le filon des adaptations de comics, il serait ma foi bien dommage de se priver de celle-ci !

Le Bon, La Brute et le Cinglé

Clin d'oeil au film du Maître Sergio Leone, Le Bon, La Brute et le Cinglé s'est révélé distrayant en dépit d'imperfections assez gênantes. La simplicité du scénario n'est pas sauvée par un montage un peu confus et ni par trois acteurs principaux qui ne m'ont pas semblé aussi discriminés que dans Le Bon, la Brute et le Truand. En outre, la caméra parkinsonnienne dans les scènes d'action a parfois manqué de me donner la nausée... Un objet curieux et sympathique certes, mais pas démentiel non plus.

Max Payne

Une bande-annonce magnifique, servie par un titre planant de Marilyn Manson, pour un résultat finalement très décevant : il ne suffit pas d'esthétiser pour faire un bon film...




Mensonges d'Etat

Mensonges d'Etat est de la veine d'un Syriana, malheureusement passé assez inaperçu. Il donne des indices sur le mode de fonctionnement des services secrets qui sont autant de clés pour tenter de percevoir ce qui peut se tramer dans l'ombre en certains recoins du monde, particulièrement au Moyen-Orient. A voir absolument.

Quantum of Solace

Un James Bond palpitant dans la droite ligne du précédent, Casino Royale. Il confirme que je préfère de loin ce renouveau stylistique aux précédents volets avec Pierce Brosnan... Le risque étant toutefois - je le concède - qu'à terme on ne distingue plus les films de la franchise d'autres productions d'action à gros budget... On verra bien...[A noter le titre rock du générique, powered by Jack White himself !]

RockNRolla

Un film de gangster choral, véritable puzzle d'arnaques qui se rejoignent petit à petit. Patchwork d'identités déjantés, le film brille par un rythme trépidant et une bande-son enlevée. C'est efficace, drôlement bon et plutôt fun, en d'autres termes complètement rock'n'roll. A déguster sans modération !


Two Lovers

J'avais entendu dire tellement de bien de La Nuit Nous Appartient que je suis allé voir ce Two Lovers les yeux fermés. Eh bien force est de constater que j'aurais mieux fait de les ouvrir avant la séance car j'y ai trouvé le temps relativement long. Alors oké, c'est correctement interprété, pas mal filmé, mais c'est également diablement ennuyeux à mon goût !

Fond Sonore : The Rascals, Rascalize

Wednesday, December 24, 2008

Tuesday, December 23, 2008

Jessica Rabbit Untooned

En quête d'inspiration cadeautesque à la FNAC, je suis tombé sur un dévédé collector de Qui veut la Peau de Roger Rabbit ? et, ce film faisant indéniablement partie de ces quelques objets cultes que je peux voir et revoir avec un plaisir toujours égal, je n'ai pas hésité une seule seconde avant de le saisir et de le cramponner jalousement. De ce film, j'aime, que dis-je j'aime, j'adoooore son rythme trépidant, l'esprit débridé qui y règne, sa qualité de réalisation... Et puis, il faut bien le reconnaître, j'ai évidemment un petit faible pour Jessica Rabbit.


© Qui de Droit


Jessica a tout de la femme fatale, une silhouette plantureuse, une aura pleine de mystère, une voix à tomber... Je ne lui trouvais qu'un seul défaut, être de crayon et de gouache, mais grâce à l'astuce d'un virtuose de Toshop, la Belle s'est faite chair et le fantasme moins coupable ! (via Geekologie)


© Qui de Droit & Pixeloo


Miam ! :o)

Le Making-Of :


Fond Sonore : Casino, Bande Originale

Saturday, December 20, 2008

Genealogy of Metal

Dans la vidéo que j'ai postée avant-hier, Fat Ed mentionnait quelques sous-genre du métal. S'il n'en a cité que très peu, la famille métallique en regorge en veux-tu en voilà, chacun se plaisant à vouloir marquer de son empreinte un magma lexical déjà bien (sur)chargé.

A la base, je ne suis pas vraiment fana des catégorisations, c'est toujours un exercice qui tient de la gageure, mais l'arbre présenté ci-dessous est tout de même remarquable ne serait-ce qu'en l'effort qu'a dû représenter sa création. En outre, il fait ressortir un point fondamental : le métal, comme dirait Johnny, il vient de lààààààà, il vient du bluuuuuues !


© Eric Lestrade


Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me

Thursday, December 18, 2008

Furry F*cking Guide to Metal

La mode du gothique prépubère et de l'emo pépère t'irrite sérieusement le canal auditif et le nerf optique ? Tu veux revenir aux sources véritables du Metal ?!? Alors suit les conseils avisés de Fat Ed et libère donc le métalleux qui sommeille en toi !


[via Rock and Blog]


\m/_^o^_\m/


Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Monday, December 15, 2008

RIP Mr Tappert


Après Paul Newman, Charlton Heston ou encore Roy Scheider, voilà un autre grand nom de l'interprétation qui nous quitte : Horst Tappert a définitivement remisé au placard son costume d'inspecteur après avoir résolu pas moins de 281 enquêtes en 25 saisons. RIP Mr Derrick, les mécréants d'outre-tombe n'ont qu'à bien se tenir !

Fond Sonore : Nick Cave & The Bad Seeds, Best Of

Sunday, December 14, 2008

Revue d'Actu - 20 Minutes 12/12

Une fin d'après-midi comateuse, un 20 Minutes qui traîne, quelques petites réactions autour de l'actualité...

Du Budget de la Capitale pour 2009
La Ville de Paris a voté un budget 2009 qui "n'a pas été facile à faire dans un contexte extrêmement incertain", dixit l'adjoint PS chargé des finances. Quelques aides aux plus démunis, un peu de financement de logements sociaux, le prolongement du tramway des Maréchaux vers l'est et puis tout de même une petite augmentation de la fiscalité entre 9 et 12%. La municipalité a besoin de trouver des fonds... Peut-être pour financer la prochaine augmentation de 14% de la rémunération de ses élus qui ont voté à l'unanimité ce volet du budget ? La crise peut-être, mais pas pour tout le monde, majorité socialiste comprise...

De l'Encombrement des Carrefours
L'automobiliste parisien a une caractéristique particulièrement édifiante : quand le feu est vert, il avance sans réfléchir, même si le carrefour est déjà saturé, ne laissant aucune chance à l'intersection de se désengorger. Pour son bien, et plus globalement pour le bien de l'agglomération, il faudrait le taper plus souvent là où ça fait mal, c'est à dire au portefeuille afin de l'inciter à découvrir le bon sens automobile... Mais peut-être n'adopte-t-il finalement ce comportement que pour avoir l'opportunité d'invectiver gratuitement son prochain ?

De la Pub dans les Transports en Commun
En bon mauvais-consommateur que je suis, l'omniprésence de la publicité dans nos vies me tape un poil sur le système. Je me fais bien une raison en me disant que pour les réseaux de transports en commun elle représente une manne non négligeable qui permet d'améliorer mon quotidien, mais j'apprécierais tout de même par exemple de descendre dans des stations de métro design, thématiques qui ne ressembleraient pas toutes à des galeries publicitaires... Mr RATP, si tu m'entends...

Du Travail Dominical
Partant du constat simple qu'en semaine mes horaires étendus ne me permettent tout simplement pas de faire de courses, la perspective de pouvoir les faire au moins de temps à autre le dimanche me semble plutôt alléchante. Reste toutefois à s'assurer que cette journée restera surpayée pour les salariés concernés et que ceux-ci bénéficieront d'un jour de repos positionné ailleurs dans la semaine...

Des Neuf de l'Ultra-Gauche
La mobilisation semble s'organiser autour des neuf personnes récemment interpellées à Tarnac. Les partisans du complot parlent de jeunes qui ont fait "un choix de vie différent et généreux", qui sont "intégrés et appréciés des paysans locaux" ou encore qui sont les victimes d'un "montage médiatico-policier". Ces positions, si elles sont peut-être émises de façon sincère par leurs auteurs, n'en demeurent pas moins fondamentalement naïves à mon sens... Car l'on ne connait jamais véritablement son prochain.

Illustration toute simple... Il y a quelques années, dans un petit bourg proche de mon village natal, vivait une famille de quatre personnes. Le chef de famille avait une épouse charmante ainsi qu'une petite fille, il était apprécié par ses voisins. Mais voila, l'homme avait violé et tué deux jeunes femmes avant de cacher leurs corps dans son jardin sous une dalle en béton [toute l'histoire]... Si un homme a ainsi pu dissimuler deux meurtres de jeunes femmes à la barbe de son entourage, un autre pourrait aisément dissimuler un activisme politique radical. En d'autres termes, ce n'est pas parce que les neufs de Tarnac donnaient le change qu'ils n'ont rien à se reprocher.

De la Censure Audiovisuelle
Quelle que soit la thématique d'un film donné, je pourrais toujours comprendre qu'une chaîne décide de ne pas le diffuser pour telle ou telle raison. Mais jamais je ne comprendrais que l'on ose amputer ledit film d'une ou plusieurs séquences pour le rendre "diffusable" : ou bien on le diffuse tel qu'il est, ou bien on ne le diffuse tout simplement pas, c'est une question de respect de l'oeuvre !

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged

Saturday, December 13, 2008

Herpétoniouze

D'après une brève entraperçue sur la page d'accueil de mon FAI, il paraîtrait que le massage de serpent serait extrêmement efficace pour lutter contre le stress, les problèmes de muscles douloureux ou encore les migraines, rien que ça. Il est même avancé, je cite : "ceux qui en ont fait l´expérience avouent que, même si on a peur des serpents, l´effet est vraiment très bon"... Ahah, sans décxnner ?


© Unkown


Nan, sérieux, vous imaginez vraiment un herpétophobe pouvoir se relaxer avec tout ce tas de rampants sur le dos ?!?

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Friday, December 12, 2008

Le Plaisir de Chanter

Après toute période d'abstinence, il faut savoir faire preuve d'audace pour se remettre en selle, et d'audace j'ai incontestablement fait preuve en allant voir un film français. Oueps, farpaitement, mouah, en salle obscure, devant une production hexagonale... A marquer d'une pierre blanche, assurément ! :o)

Veuve d'un trafiquant de matériaux nucléaires, Constance est soupçonnée par les services secrets du monde entier de détenir une clé USB aux données sensibles. De fait, elle se trouve surveillée de près par toute une tripotée d'espions, y compris au sein de son cours de chant lyrique. Muriel et Philippe sont deux de ces agents secrets. Ils forment un couple improbable, qui va s'employer à protéger Constance de toute mauvaise fréquentation étrangère...

Inutile de chercher ici un grand film d'espionnage, la thématique n'est qu'un prétexte à l'exposition d'une galerie de personnages pittoresques. Ce qui m'a avant tout séduit, c'est le côté en permanence décalé de ce Plaisir de Chanter, son humour second degré et quelque peu noir. L'objet m'a indéniablement surpris et fait passer un très agréable moment comme je n'en attendais plus vraiment dans le cinéma français. [=> Bande-Annonce]

En sortant de la séance, j'arborais un léger rictus de satisfaction, j'étais sur un petit nuage. Je me suis engouffré dans le métro en repensant à certaines séquences, telle cette annonce de deux décès suivie sans transition par un Amazing Grace inattendu a cappella. Le film défilait donc par bribes dans ma tête quand elle est apparue.

Sa dégaine improbable n'aurait pas dépareillé dans les Deschiens. Ses fringues, véritable patchwork de motifs que le bon goût n'aurait même dans ses pires cauchemars pu imaginer, auraient sans aucun doute plu à la mère Morel. L'expression simplette du visage de la jeune femme ne pouvait toutefois que me conduire à éprouver de la compassion pour cette pittoresque apparition qui, comme avait dit l'autre, devait finalement être bienheureuse.

C'est alors qu'elle décida sans prévenir d'expédier un gros molard sur la paroi métallique qui jouxtait le strapontin qu'elle convoitait, avant de l'étaler d'une main vigoureuse. Autant dire que cet étrange comportement m'a fait redescendre sur terre, annihilant le sentiment de légèreté qui était mien jusque-là.

Depuis lors, j'ai maintes fois repensé à cet agissement, ne sachant s'il devait être attribué à une forme de toc ou bien à une quelconque superstition campagnarde d'origine ancestrale... Encore une énigme insoluble comme notre monde en regorge tant !

Fond Sonore : HushPuppies, The Trap

Friday, December 5, 2008

O Electoral Duty, Where Art Thou ?!?

Stone, the World is Stone chantait Cindy Lauper en une époque qui semble presque antédiluvienne, et force est de constater que les ans ont eu beau passer, le monde semble toujours l'être un peu plus, stone. Il donne l'impression de partir complètement en vrille, d'être sérieusement buggé et de nécessiter un bon coup de reboot, un peu comme s'il tournait sous Windows...



Le monde débloque, les hommes y sont toujours plus fous et, quand ils ne passent pas leur temps à s'entretuer, ils cherchent à toujours plus se manipuler. Dans ce contexte incertain, on aurait pu penser que les salariés auraient eu à coeur de se protéger en allant massivement élire leurs conseillers prud'hommaux... Ménon, et avec 30% de participation, il n'y a vraiment pas de quoi être fier... La faute au temps certainement : défendre ses droits oui, mais pas le derrière mouillé !

Edit - 08/12 : En fait, il semblerait que la participation ait été encore plus basse, à 25%... :-/

Fond Sonore : Alice Cooper, Hey Stoopid

Saturday, November 22, 2008

TWIY - S6

Il faut se rendre à l'évidence, "time flies" comme ils disent de l'autre côté de l'eau, le meilleur exemple en étant que ce lieu débute aujourd'hui sa sixième saison ! Cinq années révolues donc, un sacré paquet d'heures cumulées à tapoter sur mon clavier pour un plaisir inchangé. Point de prise de tête, toujours de la publication à l'envie, sans contrainte aucune, suivant l'inspiration : c'est là une recette qui me convient parfaitement et j'entends bien continuer sur cette lancée !

La dernière saison a vu sur sa fin l'éclosion d'un second spin-off, Le Bourre-Scaphandre, sorte de cadavre exquis romanesque. C'est un projet que j'avais derrière les fagots depuis un certain temps et je suis ravi de voir qu'il a trouvé son rythme de croisière en suscitant un intérêt au moins égal chez mes compagnons de plume !

Une nouvelle saison s'achève donc, une autre débute, S5 est morte, vive S6, let's blog'n'roll all niiiiiiiiiiight ! :o)



Fond Sonore : Kiss, Best Of

Saturday, November 15, 2008

PEK Powah !

Les temps sont durs, c'est un fait. La crise qui sévit actuellement tout autour du globe n'épargne personne, absolument personne. Si les conséquences pour nos portefeuilles restent jusqu'à preuve du contraire relativement modestes, il en est qui ont perdu jusqu'à 91% de leur patrimoine financier, les pauvres !


[source]


Je ne sais pas pour vous, mais mouah j'aurais presque envie de lancer une grande opération de souscription à un fond de renflouement de ces pauvres êtres, sans quoi ils risqueraient d'être obligés de déprogrammer leur prochain voyage spatial. Et ça serait tout de même foutrement ballot, vous en conviendrez !

Une fois que nous aurons résolu leur problème, il nous faudra penser à nous. Bon, il apparaît à peu près évident que les placements en bourse ne sont pas exactement les plus fiables, et si votre conseiller bancaire vous y avait fait placer vos bas de laine, il faudrait peut-être aller lui exprimer le fond de votre pensée. A ce propos, je suggère la flagellation au pilori sur place publique, ce qui est très festif et réjouira à n'en pas douter vos concitoyens. Nota : Pensez donc à dégainer la baraque à frite, vous pourrez ainsi arrondir vos fins de mois.

Le cas du conseiller clientèle réglé, je voudrais évoquer brièvement un plan d'épargne imparable, peut-être le plus rentable de tous les temps, le PEK. Kesako le PEK ? Eh bien il s'agit d'un acronyme qui signifie Plan d'Epargne Kronenbourg. Il consiste tout simplement à acheter en masse des packs de bière éponyme et à se faire rembourser la consigne sur le verre. Concrètement, pour 1000€ investis il y a un an, vous auriez récupéré aujourd'hui pas loin de 380€. Si l'on compare ce chiffre à ce qu'il vous resterait si vous aviez placé ces 1000€ en bourse à la même époque, il n'y a pas photo !

Seul bémol à l'affaire, cette consigne ne bénéficie aujourd'hui plus qu'aux professionnels de la restauration... Je ne vois donc qu'une seule solution, il nous faut monter un resto-écran ! Qui est partant ?!?

Edit 16/11 : En dépit de la citation explicite d'une marque commerciale, ce post n'est pas sponsorisé ! :p

Fond Sonore : Yves Simon, Best Of

Friday, November 14, 2008

Batman en Difficulté !

Bon, il semblerait que la chauve-souris la plus célèbre du monde ait quelques soucis à se faire... Le maire d'une ville turque dénommée "Batman" vient en effet de porter plainte contre Christopher Nolan et la Warner au motif que [via Geekologie] :

"There is only one Batman in the world," Kalkan said. "The American producers used the name of our city without informing us."

Kalkan claims he has evidence, which will show the city of Batman was founded before the 1939 debut of Bob Kane's DC Comics superhero by the same name.


Rien que ça, wow... Cxnnerie congénitale ou coup de pub génial, les paris sont ouverts ! :o)

Fond Sonore : Police, Greatest Hits

Wednesday, November 12, 2008

Carnet Wysterien

Pour conclure en beauté le dernier week-end fort de quatre jours résolument axés cinéma [salle obscure & salon], j'ai entrepris de glisser dans mon mange-dévédé ce Tombeau des Lucioles acheté il y a belle lurette. Cependant, une vingtaine de minutes à peine après le début du film, j'ai saisi ma télécommande pour appuyer sur le bouton stop : un sentiment de malaise m'avait envahi... Je finirai bien par regarder ce film unanimement acclamé, mais cela n'était visiblement pas le bon moment !

L'humeur un peu maussade, c'est avec une joie surmultipliée que j'ai quelques heures plus tard accueilli la diffusion des derniers épisodes de la saison 3 de Desperate Housewives. Ceux-ci se sont révélés agréablement captivants, et le moins que l'on puisse dire c'est que le cliffhanger portait bien son nom ! [En d'autres termes, les dernières images m'ont laissé tout interdit...]

* Attention, ça spoile un poil en dessous... ^o^ *

Gabrielle s'est finalement mariée à ce Victor Lang récemment élu maire de Fairview, mais pendant la réception qui suivait la cérémonie, la jeune femme a réalisé qu'elle n'était peut-être qu'un moyen pour son homme de s'attirer les faveurs des électeurs latinos à l'occasion de la prochaine élection de gouverneur... Je dois avouer que j'ai presque eu pitié de cette petite peste de Gabrielle, car je n'aime pas la duperie, particulièrement pas dans le domaine sentimental. En outre, cette "révélation" sur la personnalité de Victor m'a amené à me demander si l'on pouvait raisonnablement jamais faire confiance à quiconque étant engagé dans une carrière publique !

Bree pour sa part s'en est rentrée de ce voyage qui n'avait a priori pour objectif que de la soustraire à la vue de ses amies... Afin de pouvoir revenir faussement engrossée, stratagème ayant je l'imagine pour unique but de faire ultérieurement sien l'enfant que sa fille attend désormais dans un pensionnat en Europe... Aaaaah, que ne ferait-on pas pour sauver les apparences ?!?

Après Bree en début de saison et plus récemment Gabrielle, Susan a également convolé en justes noces, mais avec Mike, sur le pouce, sans strass ni paillettes, et cette union a été emprunte d'un romantisme qui m'a indéniablement ravi : les deux tourtereaux étaient certainement les plus heureux à la fin de cette saison, et j'en ai été fort satisfait ! :o)

Pour ce qui est de ma deuxième chouchoute, Lynette, eh bien force est de constater que le ciel s'est brutalement assombri pour elle... :-/ Un couple qui part en sucette, un mari aigri à l'ego effarouché qui contre-attaque abruptement, et surtout cette maladie qui la frappe de plein fouet. Cette dernière nouvelle a été l'une des plus inattendues, et elle m'a renvoyé quelques années en arrière : l'uppercut n'a pas été aussi intense qu'il le fut alors, mais la séquence m'a tout de même laissé un goût amer en bouche...

Last and almost least, Edie s'est elle aussi passée la corde au cou, mais dans une acception légèrement différente. Elle semblerait avoir été véritablement affectée par le départ de Carlos après qu'il ait eu démasqué sa vraie-fausse volonté d'avoir un bambino... Encore un coup de cette manipulatrice de première ? Les paris sont ouverts !

Voilà, il ne me reste plus qu'à attendre la diffusion de la saison saison 4... Et accessoirement à faire passer cette humeur teintée de bleu qui ne me quitte pas...

Fond Sonore : Eric Clapton, Unplugged

Sunday, November 9, 2008

Sunday Games

Bon, comme il ne fait pas un temps à mettre un mulot dehors, autant ne pas tenter le diable et rester bien au chaud une mug de thé à la main. Mais que faire ?!? Eh bien s'adonner à quelques petits plaisirs solitaires pardi !

On commence donc avec un Tetris-like proposé par Kongregate.com. Principe : des briques tombent, il faut les empiler pour assembler la plus haute tour possible avec une centaine de pièces. Bien. Sauf que - parce qu'il y a bien évidemment un "sauf que" sinon ça ne serait pas drôle -, sauf que donc les dites briques ne s'assemblent pas aussi parfaitement que dans Tetris et que du coup si l'empilement est approximatif la tour deviendra rapidement branlante et oscillera pour ainsi dire au gré du vent... En d'autres termes, vous feriez bien de réveiller l'architecte qui sommeille en vous ! ;) [via BBB]


Nota : Effectivement, ça n'est pas lors de cette
partie que j'ai atteint la hauteur de 506... ^o^


Si l'architecture n'est pas votre fort, vous pouvez toujours opter pour un jeu plus en rapport avec l'actualité. A moins de vivre dans une bulle totalement hermétique, vous avez dû apprendre que Barack Obama avait remporté l'élection présidentielle qui se jouait au pays de l'Oncle Sam : l'écho de ce résultat a été tel que pour un peu on aurait cru qu'il était devenu Président du Monde, ce qui n'est pas loin d'être le cas en fait puisqu'il est à la tête du pays de la World Company. Mébon.

Que nous le voulions ou non, nous vivons donc dorénavant dans le monde de Barack, le Super Obama World. Les plus à la page d'entre vous auront tout de suite fait le rapprochement avec le classique jeu de la SNES, aussi me contenterais-je de vous souhaiter d'avoir la baracka (ahah) pour faire évoluer la figure présidentielle dans ce petit jeu de plate-forme. [via Geekologie]



Have fun ! :o)

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Saturday, November 8, 2008

Fiat Free Tempus !

Lorsque l'on se retrouve à manquer de temps, il convient de s'en aménager pour se poser et, d'expérience, il n'y a guère trente six options pertinentes : de toutes la meilleure est assurément le dégivrage de frigo. Cette opération nécessite en effet de laisser le temps au temps, de permettre aux échanges de chaleur de s'établir et à l'eau de fusionner tranquillement. Certains aventuriers ont bien tenté en une autre époque d'accélérer le processus, mais un flinguage de réfrigérateur plus tard ils ont convenu que c'était là bien mauvaise idée. [NdC : Mon éventuelle présence sur ces lieux d'alors ne serait peut-être pas fortuite, mais je me refuserais à en parler sans la présence de mon avocat.]

Deux petites heures, voire trois s'offrent donc à moi et je vais de fait pouvoir me livrer à tout un tas de taches éminemment exaltantes, notamment ménagères, que j'ai quelque peu négligées ces derniers temps. Cela ne saurait bien évidemment se faire qu'en musique et avant d'aller piocher dans ma cédéthèque je crois que je vais à nouveau me laisser tenter par cet original hommage à John Williams débusqué il y a quelques instants sur le ouaib !


Lyrics


Fond Sonore : The Beatles, 1962 - 1966

Sunday, October 26, 2008

Gazette Ciné du Changement d'Heure

Aller hop, un petit traitement de lot casé dans cette heure de plusse que l'on nous a accordée aujourd'hui... :o)

Blindness

Un pays voit un étrange mal frapper une partie de sa population : les victimes se mettent à voir la vie en blanc, un peu comme si on leur avait lavé la rétine avec de l'Ariel Ultra Blancheur, sorte de cécité inversée. Celles-ci sont rapidement mises en quarantaine par des autorités complètement dépassées par les évènements et se retrouvent livrées à elles-mêmes dans un bâtiment désaffecté, contrainte de se débrouiller pour (sur)vivre sans assistance aucune...

De bonnes idées pour un résultat peut-être un peu brouillon ou bancal par instants, qui souligne que derrière ses dehors civilisés l'homme conserve une nature animale à fleur de peau, ce dont je ne doutais pas un instant.

Dan in Real Life

Un beau jour, Dan rencontre par hasard dans une librairie une charmante jeune femme qui va instantanément faire chavirer son coeur, chose qu'il pensait impossible depuis le décès de sa femme. De retour au chalet parental où il est venu passer quelques jours pour la traditionnelle réunion familiale, il s'apprête à détailler cette rencontre à ses proches quand son frère présente à l'assistance la dite jeune femme qui se trouve être sa fiancée...

J'ai été agréablement surpris par ce film dont je n'attendais initialement pas grand-chose. Le ton est juste, oscillant entre comédie romantique et comédie dramatique, les acteurs sont bons, pas caricaturaux... Ouaip, bonne surprise, même si ça n'est certes pas le film de l'année.

Harcelés

Un jeune couple mixte vient d'emménager sur les hauteurs de Los Angeles, à la limite de quartiers craignos. Leur relation n'est pas du goût de leur voisin, un flic (noir) raciste et aigris, qui va leur en faire voir de toutes les couleurs, les harcelant ostensiblement en abusant de son statut d'homme de loi.

Une ossature intéressante pour ce film dramatique qui aurait pu être bon film s'il avait plus recherché la crédibilité que les effets clinquants. A noter que je me suis un poil senti en décalage avec le reste des spectateurs qui se gaussaient lors de scènes pas vraiment rigolotes... :-?

Married Life

Après des années d'une vie de couple relativement banale, Harry tombe éperdument amoureux d'une jeune femme, Kay, dans les bras de laquelle il trouve une seconde jeunesse. Ne pouvant toutefois se résoudre à voir sa femme malheureuse, il décide de la tuer. Dans le même temps, son meilleur ami, Richard, va jeter son dévolu sur la princesse de ce bon vieil Harry. S'en suivront des enchevêtrements de rêves et de passions...

Married Life traite comme son titre l'indique presque des difficultés liées aux relations à long terme. Le film est intéressant, particulièrement dans son dénouement, mais je n'ai pu m'empêcher de ressentir un petit ennui causé par un certain manque de rythme.

Tonnerre sous les Tropiques

Un jeune réalisateur, Damien Cockburn, entreprend de tourner "le plus grand film de guerre de tous les temps" avec un casting de rêve. Manque de bol, son incompétence doublée de l'impossible gestion des egos surdimensionnés de ses super stars provoque des catastrophes en série qui retardent toujours plus le tournage. De fait, après s'être fait passer un savon par le producteur, Damien va entreprendre d'immerger ses acteurs dans l'enfer de la jungle pour les faire rentrer dans leurs rôles. Manque de bol encore, ceux-ci vont alors se retrouver aux prises avec de véritables trafiquants de drogue...

Un départ sur les chapeaux de roue pour un objet que j'ai trouvé assez poussif par la suite. Pas de gros éclats de rires pour ma part mais j'ai tout de même apprécié la tonalité de franche auto-dérision de la part de Ben Stiller et de sabrage en règle de la machinerie hollywoodienne.

La Vie devant ses Yeux

Diana est une jeune femme qui aurait tout pour être heureuse s'il elle n'était pas accablée par le poids d'un souvenir très lourd à porter. Quinze ans plus tôt en effet, elle était élève dans le lycée de la ville. Un beau jour, l'un de ses camarades de classe est arrivé avec plusieurs armes et s'est mis à tirer sur tout ce qui bougeait. Diana s'en est tirée, mais vraiment de justesse...

L'idée n'est pas mauvaise et le traitement intéressant [on ne saisit tout qu'à la fin, y compris le titre], mais ils ont dû se gourer de bobine et nous refiler la version pré-montage qui n'est qu'un empilement sans rythme de rushes d'essai, ça n'est pas possible autrement !

Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Saturday, October 25, 2008

(Almost) Random Thougts

Les amarres larguées de relativement bonne heure, je suis assis dans le bus et commence à souffler en vue de ce week-end qui se profile. Le 20 Minutes du jour en main, je survole ces nouvelles qui n'en sont pas vraiment, toujours les mêmes, la crise, les guerres, les manifs, la violence, les faits divers, bref le monde qui part en vrille pendant que tout le monde se lamente en accusant son voisin d'en être responsable...

Je lève la tête alors que le bus ralentit et j'aperçois un arrêt noir de monde : c'est l'heure de la sortie des classes. Le troupeau de collégiens monte dans le véhicule, les gamins s'entassent dans un calme étonnant alors que d'habitude ils sont bruyants, tiennent des propos inconvenants, sont insupportables. Mais là non. Je les balaye du regard, les catégorise rapidement, les trouve trop ci pas assez ça, pas assez ci trop ça, je pense à ma propre adolescence et ne me reconnais pas en eux. Autres temps, autres moeurs ou bien peut-être le temps a-t-il tout simplement fait son office et je ne me souviens plus exactement, car comme je le lisais récemment, tous les souvenirs sont faux...

Je replonge ma tête dans mon 20 Minutes pour lire les propos que ce bon vieux Johnny a récemment tenu dans VSD :

"De toute façon, je ne peux pas qualifier de fortune l'argent que j'ai. J'ai des maisons, c'est tout."

Ah que quel rigolo ce Johnny, je ne m'en lasse pas un instant ! Il y aurait d'ailleurs presque de quoi écrire des bouquins comme pour le Maître JCVD.

Si cela devait se faire, il y a fort à parier que l'on tenterait de nous refiler l'ouvrage sur support électronique... Je ne sais pas pour vous mais, pour ma part, j'ai du mal à m'imaginer lire un roman sur écran, même au format pocket. J'adore le livre, l'objet livre, j'aime le tenir entre mes mains, le feuilleter, le sentir, l'écouter, il met tous mes sens en éveil hormis le goût, chose qu'aucun eBook ne sera à même de faire sauf à simuler des odeurs, des bruits... Ce qui confinerait tout simplement au ridicule ! Non vraiment, cette histoire de livre électronique, je n'adhère absolument pas.

D'une façon plus générale, plus les nouvelles technologies envahissent notre quotidien, plus j'apprécie les objets d'antan qui ont un charme rustique indéniable, plus j'aime les ambiances retro ou steampunk. Cela est d'ailleurs également valable pour les productions cinématographiques : je préfère de loin les animations d'un Ray Harryhausen à bon nombre d'animations numériques du moment.

Ainsi la nouvelle du retour de "V" sur les écrans ne m'emballe qu'à moitié : j'ai tellement adoré la série des années 80, tant par son ambiance que par son traitement, que je ne m'imagine pas vraiment pouvoir être emballé par une relecture... M'enfin, nous verrons bien comme dirait l'autre, et pour le moment il y a d'autres choses à penser : le changement d'heure demain matin et l'arrivée prochaine d'Halloween, qui je l'espère fera un flop comme cela m'avait semblé être le cas l'année passée !

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y en a une qui n'aurait pas besoin de se déguiser pour l'occasion...


© 2008 WENN / SIPA

N'est-elle pas absolument flippante cette Amy ?!?

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Friday, October 24, 2008

I am a (multi-)Super-Hero !

Ereinté de chez éreinté, le moral un poil en berne, j'ai voulu regonfler la machine, redonner un brin de peps à mon ego en tentant de déterminer quel Super-Héros pouvait bien sommeiller en moi. Bilan des opérations, je suis un savoureux cocktail de verdure, d'araignée (parfait pour un arachnophobe :-/) et de speedy gonzales ! Reste à me trouver une tenue synthèse de tout ça, mais quelque chose me dit que ça n'est pas gagné d'avance... [Via Sumie]

***********

Mes résultats détaillés :

Tu es Green Lantern : Tête brulée, tu es fort tenace et très imaginatif !




Fond Sonore : Tina Turner, Best Of

Sunday, October 19, 2008

There and Back (Once) Again

Cette nouvelle virée professionnelle au pays de SAR le Prince de Galles aura suffi à m'achever : je viens d'enquiller des nuits de 11h non-stop, ce qui en temps normal ne m'arrive jamais. Du coup, je suis tout dans le coltard, je n'arrive pas à émerger et j'ai l'impression de passer à côté de ce week-end au comatage certes salvateur mais qui manque singulièrement de piquant.

Je traînasse, je gamberge, je fais le point sur ce déplacement, sur les journées off auto-octroyées pour cause de voyage, sur ce sympathique hôtel dans lequel je n'aurais probablement jamais mis les pieds seul, sur ce collègue qui logeait à pétaouchnok en dépit d'une service de réservation centralisé, sur ce pub auquel tous les chemins mènent [Rome peut aller se rhabiller ;)], sur ces délicieuses pints locales qui m'ont permis de mieux connaître mes compagnons de voyages, sur ce séminaire multilingue où anglais, allemand et français se sont entrechoqués, sur cet instant de vide quand mon esprit s'est échappé et s'est demandé ce que je fichais dans la pièce...

Nouveau réveil, mêmes fantasmes, je pense, repense, envisage, optionnise, réfléchis, puis secoue finalement la tête en souriant... Time for a great tune !



"And be a simple kind of man.
Be something you love and understand.
Be a simple kind of man.
Won't you do this for me son,
If you can?

Forget your lust for the rich man's gold
All that you need is in your soul,
And you can do this if you try.
All that I want for you my son,
Is to be satisfied."



Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential

Sunday, October 12, 2008

Mk5

Après le relaxant instant kawaii, après le stimulant remue-méninges, il est temps de travailler un poil notre conscience spatiale. Pour ce faire, nous allons nous glisser dans la mécanique d'un petit helibot. Ce dernier, tout frais sorti des chaînes de montage, doit confirmer ses talents au travers d'une série d'épreuves à la difficulté croissante.

Son objectif ? Ramasser des petites capsules vertes. Les contraintes ? Ne *rien* toucher [et quand je dis *rien*, c'est *rien*], pas plus les faisceaux laser que les bords de l'espace de jeu ou les différents machins qui évoluent dans la zone... Aller, yapuka ! (via BBB)


Edit - 21h50 : Bon, je suis arrivé au niveau 23, on va dire que c'est suffisant pour aujourd'hui... ^^

Fond Sonore : The Little Willies, The Little Willies

Saturday, October 11, 2008

Bruits de Plateaux

En ces temps de morosité ambiante, il est fort heureusement des nouvelles qui réchauffent le coeur par l'excitation qu'elles suscitent. Eh ben, en v'là deux !

1) Ce cher Ridley Scott a dans l'idée d'adapter ce monument de la SF d'anticipation qu'est Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley ! Bon, oké, le projet ne devrait pas se concrétiser avant quelques années, la phase d'écriture étant à peine entamée, mais je suis certain que cela vaudra le coup d'oeil. [source]

2) Info ou intox, je ne sais point, mais des bruits persistants font en ce moment état de la possible prise de commande d'un Pirate des Caraïbes 4 par Monsieur Tim Burton himself ! On verra bien si cela se confirme, mais cela pourrait dépoter grave comme dirait l'autre. [source]

Aller, je vais trinquer à la santé de ces bonnes perspectives cinématographiques mouah, yeeeee-aaaaaaaaah ! :o)

Fond Sonore : Francis Cabrel, Un Samedi Soir sur la Terre

Le Bourre-Scaphandre

Il y a quelques années, j'avais eu le plaisir de participer sur un forum à un exercice assez exaltant, sorte de cadavre exquis romanesque où les participants construisaient petit à petit une histoire commune. Chacun apportait de temps à autre une pierre à l'édifice via une contribution façonnée avec quelques-arrières pensées, mais sans toutefois jamais savoir comment les autres allaient exploiter les pistes esquissées. Les surprises ont été légions et je dois avouer n'avoir jamais retrouvé en ligne cette sensation de collectif ludique.

Poussé par le désir de renouveler cette expérience, j'ai donc récemment inauguré un petit spin-off, Le Bourre-Scaphandre, que je décris ainsi sur place :

Le Bourre-Scaphandre est une taverne virtuelle dans laquelle cinq imaginaires ont décidé de se rencontrer. Cinq esprits vagabonds, autant d'infinis possibles qui vont s'entremêler dans le but d'accoucher d'un récit commun dont on ne peut à ce jour présager de la teneur.

Le concept ? Un contexte initial délivré par l'instigateur, sorte de pelote de laine que chaque participant déroulera à tour de rôle en lui conférant une teinte particulière. Au final, une étoffe bâtie en continu, patchwork multicolore imprégné de la richesse de ces cinq univers distincts.


So far, 7 épisodes ont été publiés. Si vous voulez faire connaissance avec un jeune ado protégé par un médaillon magique, une mystérieuse bretteuse longiligne aux oreilles pointues, un vieux magicien un poil grincheux et un amnésique versificateur à double hache, c'est par ici que ça se passe ! :o)

=> Accès direct aux premiers épisodes :
Volume 1 - Episode 1
Volume 1 - Episode 2
Volume 1 - Episode 3
Volume 1 - Episode 4
Volume 1 - Episode 5
Volume 1 - Episode 6
Volume 1 - Episode 7


Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Monday, October 6, 2008

A pas Loose ? Ah ?!?

Loose : [louze] Nom féminin. Déformation orthographique du terme "lose", historiquement introduite par des camarades étudiants hautement poissards quand ils se sont regroupés au sein d'une association improbable, le Club Loose.

Lose : [louze] Nom Féminin. Bonne orthographe de lui-même. Potentiel négatif porté par un ou plusieurs êtres humains. Synonymes : malchance, guigne.

Loser : [louzeure] Nom Masculin. Etre humain qui fait montre d'une lo(o)se carabinée persistante.

Illustration historique : Faire un aller simple Marseille / Lyon en train via Montpellier et encore Marseille [l'un des fondateurs du Club Loose sus cité].

Illustration contemporaine : Dîner en compagnie de deux charmantes jeunes femme et ne pouvoir ensuite faire séance commune au cinéma pour cause de salle comble [votre serviteur].

Suite au constat flagrant de lo(o)se dont j'ai fait preuve ce soir-là, je me suis résolu à aller dans le sens du destin et j'ai donc opté pour un film en solo au nom presque prédestiné, Appaloosa.

Appaloosa, petite ville du Nouveau-Mexique. Le patelin est sous la coupe d'un rénégat, Randall Bragg, qui a fait main basse sur des concessions minières. Désemparés, les édiles font appels à deux hommes qui ont la réputation de mettre de l'ordre par où ils passent, Virgil Cole et Everett Hitch. Ces derniers vont immédiatement se mettre au travail, quitte à défourailler sans hésiter sur les premiers enquiquineurs qui les mettront en joue. Mais voilà que débarque une jeune veuve, Allison French, dont le sourire mutin va aller jusqu'à émoustiller le Marshall Cole que l'on croyait inébranlable...

Le Western, pour moi, c'est avant tout Sergio Leone, un côté poussiéreux, tantôt léger, tantôt sombre, mais toujours adulte. Ensuite, c'est John Wayne et tous les films de l'Âge d'Or que je voyais dans La Dernière Séance d'Eddy Mitchell [Qu'il soit béni rien que pour ça !]. Enfin, ce sont des objets inclassables mais néanmoins classieux comme L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford. Face à ces pépites, Appaloosa fait à mon sens bien pâle figure.

Alors ok le duo d'acteurs principaux [Ed Harris / Viggo Mortensen] fonctionne plutôt bien, ok l'acteur-réalisateur s'en tire correctement, ok j'ai souri de temps à autre, mais diable que ce film manque singulièrement de souffle et d'intensité ! La faute en incombe à cette amourette entre Virgil et Allie qui se montre bien trop prépondérante... Aaaaah, ce n'est pas ce bon vieux John qui cèderait à la nonchalance même en étant amené à compter fleurette ! *soupir*

'Fin bref, tout ça pour dire que je n'ai que moyennement goûté cette sauce néo-Western encensée un peu partout. Appaloosa est pour moi un film surestimé, vite vu, vite oublié !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Metallica, Kill 'Em All

Sunday, October 5, 2008

Sunday Music - ZZ Top

En service commandé dans un petit hypermarché qui ne payait pas de mine, j'ai pris sur moi d'engager une reconnaissance dans son rayon cédés, ce qui risquait pas de mettre en péril ma mission. Après un rapide farfouillage en règle, je suis tombé sur quelques petits bijoux très abordables (5 à 9 euros !), dont un Best Of de ZZ Top attendu depuis fort longtemps.

De retour au bercail, j'ai tout naturellement entrepris de vous faire profiter de l'une des petites pépites cachées dans la galette. Mais voilà, le choix n'a pas été facile à faire, et ce n'est qu'après une petite nuit de sommeil qu'il s'est imposé à moi comme une évidence : que choisir sinon La Grange qui ma vu faire un 100% à Guitar Hero III ?!? [Bon, oké, en mode facile, certes, mais quand même ! ;p]

Enjoy !



Nota : Ceux d'entre vous qui ont vu "Retour vers le Futur III" reconnaîtront très certainement les deux barbus du groupe de musique qui officie pendant le bal... ;)

Fond Sonore : ZZ Top, Greatest Hits

Sunday, September 28, 2008

Confidences du Jour

"Ah oui ? Tu regardes Desperate Housewives ? Ah ben tu dois fantasmer sur Gabrielle, comme tous les mecs !", m'a asséné mon interlocutrice, sûre d'elle comme jamais... Eh bien, face à cette affirmation gratuite et stéréotypesque, je me dois de m'inscrire en faux et de faire mon coming-out desperate housewivesien : non je ne fantasme pas sur Gabrielle Solis ! Voilà qui est avoué, ouf, un secret de moins à porter, mon dimanche en sera indéniablement plus léger.

A Gabrielle, certes agréablement carrossée mais également de nature éminemment capricieuse et superficielle, je préfère de loin Lynette et Susan.


Lynette est une working woman qui se démène admirablement pour mener de front vies professionnelle et familiale, tandis que Susan se distingue par sa nature lunatique et sa désarmante gaucherie. Ces deux-là me font tout simplement craquer, elles sont mes chouchoutes ! :o)

Fond Sonore : Anton Barbeau, The Automatic Door

Saturday, September 27, 2008

RIP Mr Newman


Paul Newman a passé le fusil à gauche dans la journée d'hier, à l'âge de 83 ans. Encore une autre Légende du Septième Art qui nous quitte... RIP Paulo, on pensera à toi à chaque casse sur tapis vert !

Fond Sonore : No Doubt, Tragic Kingdom

Wednesday, September 24, 2008

Total Control

La vie de chaque être humain est jalonnée d'une longue série d'étapes remarquables qui contribuent à le façonner : cette construction du self débute dès le plus jeune âge pour ne jamais vraiment s'achever.

Je me souviens de mes premiers pas, de cet instant magique où tel un Neil Armstrong en body j'ai goûté à une nouvelle sensation de liberté...

Je me souviens de ce jour où, aventureux comme jamais, j'ai retiré les roulettes de mon vélo, libérant par là-même mes pulsions de futur adepte de BMX...

Je me souviens de ce Premier baiser échangé sur une plage en été, Premier amour, un beau jour, Qui vient vous emporter, Ca ne s'oublie pas, Quand c'est la première fois... Hein ? Quoi ?!? Je fredonne le générique d'une série télé ?!? Pfff, n'importe quoi. D'abord, je n'ai jamais fantasmé sur Justine. Quoi ? Nan, j'ai pas dit Justine. Nanmého, pour qui vous me prenez là ?!?

Je me souviens... Hmmm, je pourrais poursuivre cette liste un bon moment, risquer de vous livrer des secrets hautement compromettants, mais je vais aller droit au but : j'ai il y a peu franchi une nouvelle étape d'importance ! Oui mes amis, une nouvelle étape d'importance, car voyez-vous, le week-end dernier, à très exactement 13h55, j'ai ouvert un paquet de Délichoc au Chocolat au Lait. Rien d'extraordinaire jusque-là. Mais ce qui est absolument remarquable, c'est que le lendemain, lundi donc, ledit paquet était toujours en vie à 19h38 !!!

C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup et, surtout, s'il s'agit là d'un petit pas pour l'humanité, ça en est un de géant pour ma ligne !

Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Sunday, September 21, 2008

Gazette Ciné de la Semaine

Comme les Autres

Emmanuel et Philippe vivent un amour parfait en apparence. Mais tandis que le premier désire ardemment devenir père, le second ne veut absolument pas d'enfant. Philippe prendra sur lui, à la faveur d'une rencontre avec une jeune femme adorable, de franchir le pas, au risque de briser son couple...


Comme les autres nous confronte au thème de l'homoparentalité et plus généralement à la question du désir d'enfant. Sans prendre parti, l'approche délicate, humaine et pleine de pudeur nous amène à nous poser des questions sur nos rapport à cette problématique de notre temps. Une très bonne surprise, emmenée par des interprètes épatants, Lambert Wilson en tête. A voir.

Jar City

Islande, de nos jours. Le corps d'un homme, le crâne fracassé, est retrouvé dans un petit appartement austère. L'inspecteur Erlendur, en charge de l'enquête, va à partir de la photo d'une tombe trouvée sur les lieux du crime déterrer une affaire vieille de quarante ans. Dans le même temps, un jeune père enterre sa fille, décédée des suites d'une maladie génétique. Deux fils parallèles qui vont peu à peu s'entortiller pour au final ne faire plus qu'un...

Jar City propose un traitement clinique du sujet, réaliste, à l'opposée des approches ludiques de la violence que l'on peut trouver par ailleurs. Cette option est notamment appuyée par une photo froide et un grain visible non dénué de charme qui manque clairement aux images numériques, trop propres. L'Islande est ici présentée sous un éclairage glacial, qui tranche ouvertement avec la chaleur des volcans et autres geysers mis en avant dans les documentaires. On y découvre un pays austère, rempli de secrets, et accessoirement en plein dans la problématique du fichage génétique. Un long-métrage atypique, à expérimenter.

Fond Sonore : The Rascals, Rascalize

Tuesday, September 16, 2008

Un Bien pour un Mal

Mes paupières commençant à peser lourdement sur mes yeux embrumés, j'éteins finalement l'usine à décibels qui me permet de m'exprimer en ligne, mais le silence nouveau qui prend possession de l'appartement laisse tout de même filtrer quelques bribes de musiques des années 80. Prudence étant mère de sûreté (et surtout de bon sommeil en l'occurrence), je farfouille dans les tréfonds d'une étagère fourre-tout pour y débusquer une paire de mousses à oreilles sauvée du dernier nettoyage par le vide.

Les éléments protecteurs correctement enfichés dans mes conduits auditifs, je m'abandonne alors à un sommeil que j'espère récupérateur, isolé de toute nuisance externe mais néanmoins à la merci de mes bruits organiques de fait amplifiés... Et Dieu (s'il existe) sait s'ils sont stressants !

En me réveillant sur le coup des trois heures du mat', je ressens quelques démangeaisons et ne tarde pas à aller observer l'étendue des dégâts dans la salle de bain. Bilan : deux balafres au bras droit et une sur la joue gauche. Je fulmine intérieurement et imagine l'empaffée de saloperie de bestiole de sa race qui aura profité de la présence des mousses pour s'approcher à mon insu de mon corps appétissant sans déclencher mes défenses-réflexes moulinettesques !

Je retourne me coucher, lumières éteintes et (surtout) mousses retirées, ne laissant dépasser de mes draps que mon visage. Ni une ni deux, se croyant toujours protégé, l'impudent engage la manoeuvre d'approche mais est immédiatement repéré par mes sens en éveil. Je le sens se poser délicatement sur mon front, et là, ma main droite plus rapide que l'éclair se dégage des draps en une fraction de seconde et lui administre le châtiment de circonstance. Je reste ensuite éveillé quelques instants pour le cas où l'un de ses frères d'arme en embuscade déciderait de pointer à son tour le bout de ses ailes, ménon aucun vrombissement ne trahit de mouvement suspect.

La nuit se poursuivra plutôt agréablement, même si au petit matin j'aurai une légère frayeur en découvrant la trace de sang séché sur mon front, relique de cet ennemi éternel tombé sous le coup de mes violentes représailles...

Fond Sonore : Blind Guardian, Live

Thursday, September 11, 2008

Semaine 2 Après Reprise

Toujours en vie STOP Coup de bourre au taf STOP Complètement rétamé STOP Vivement le week-end STOP Plus qu'un jour à tirer STOP Over STOP

Enfin non, pas tout à fait "over" puisque je profite tout de même de mon passage pour vous proposer deux de mes récents coups de coeur musicaux, issus du premier album de The Last Shadow Puppets, side project d'Alex Turner et Miles Kane, respectivement chanteurs des Arctic Monkeys et des Rascals... Enjoy ! :o)


My Mistakes Were Made For You



The Age of Understatement


Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age of Understatement

Thursday, September 4, 2008

Mots contre Maux

Un représentant de la British American Tobacco France a déclaré ce soir au cours du 19/20 de France 3 alors qu'il était interviewé dans un reportage sur la contrebande/façon de cigarettes :

"Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir ce type de produit contrefait, avec les risques de santé que cela comporte."


Ahah, elle est bien bonne celle-là, comme si consommer des cigarettes "originales" ne comportaient aucun risque pour la santé... Elles ne contiennent jamais en sus des goudrons éminemment cancérigènes que des cadeaux bonux tels le Cadmium [concerné par la directive ROHS], le Polonium 210 [qui a notamment servi à "terminer" le dossier Alexander Litvinenko fin 2006] ou encore l'acide cyanhydrique [tristement célèbre] pour ne citer que ces trois là...


Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age of Understatement

Tuesday, September 2, 2008

Back to Business

Les vacances terminées, j'ai donc repris le chemin de mon labeur quotidien. Petite variation toutefois, j'ai commencé par trois jours de formation à un nouvel outil de gestion d'affaire.

Qui dit nouvel outil, dit également nouveau vocabulaire et nouveaux acronymes en pagaille, le tout servi dans un subtil franglais qui facilite les incompréhensions. Je suivais plutôt bien l'exposé plus ou moins pratique jusqu'à ce que, au détour d'un transparent évidemment trop chargé et inexploitable, je ne lise la conclusion du chapitre en cours :


Je crois que c'est à cet instant précis que mon cerveau a fait tilt.

Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak