Tuesday, December 30, 2014

Révolte sur la Lune - Robert A. Heinlein

La lune de Robert Heinlein est un vaste espace pénitentiaire, placé sous l'autorité administrative d'un Gardien dont le pouvoir se révèle dans les faits bien maigre. Les infrastructures du lieu se trouvent gérées par un superordinateur, Mike, tandis que les occupants déportés vivent selon les règles de la nouvelle société qui s'est bâtie au fil des ans et des générations.

L'avenir de la colonie s'annonce toutefois pour le moins morne, en raison de l'épuisement annoncé des ressources du satellite. Mike, qui s'éveille à la conscience, aborde ce sujet avec son seul ami, Man, as des as des informaticiens de Luna City et accessoirement le narrateur du présent texte. Une chose en entraînant une autre Mike et Man vont se retrouver avec deux autres habitants de la lune à la tête d'une révolte visant à émanciper la colonie de l'Autorité Lunaire.

Le récit de ce soulèvement s'est révélé extrêmement fluide, agréable à lire, mais étonnamment avare en rebondissements. La révolte narrée se déroule ainsi sans accroc [ce qui n'aurait évidemment pas déplu à ce bon vieux colonel John « Hannibal » Smith], tout roule comme sur des roulettes un peu trop huilées, et arrivé à la dernière page j'ai eu le sentiment de rester un peu sur ma faim.

Ce texte de Robert A. Heinlein reste néanmoins une sympathique lecture, comme le trophée du Prix Hugo du Meilleur Roman obtenu en 1967 le laissait augurer. Je le conseille évidemment, même si de l'auteur je préfère l'excellent Etoiles, Garde à Vous !.

Monday, December 29, 2014

Les Déportés du Cambrien - Robert Silverberg

De manière analogue à cet Abattoir 5 de Kurt Vonnegut, voilà un autre bouquin terminé il y a somme toute assez longtemps (second trimestre 2014 si je ne m'abuse) dont je n'avais pas parlé, et dont le souvenir commence également à s'étioler. Je ne peux évidemment m'appuyer sur aucune note de lecture (il faudrait pourtant que je m'y mette un jour), mais il m'en reste fort heureusement tout de même un petit quelque chose.

A la fin du 20e siècle, les Etats-Unis ont basculé dans un régime appelé la Syndicature, qui comme d'autres ne supporte l'opposition politique. Les dissidents de tous poils échappent certes à la peine capitale, mais ils se retrouvent expédiés dans un lointain passé, le Cambrien, sans aucun espoir de retour. Le texte est centré sur ces déportés temporels, regroupés au sein d'un campement bâti à partir de biens sporadiquement expédiés par le futur, Hawksbill Station.

Le groupe hétéroclite tente de survivre tant bien que mal, sous la direction d'un homme intègre, Jim Barrett, qui se doit de jongler entre maigres ressources et esprits défaillants. La prison temporelle se révèle ainsi très rude tant pour le corps que pour l'esprit : la désolation des paysages (de la roche) sans vie (rudimentaire et cantonnée à l'océan) ne fournit aucune ressource alimentaire, l'absence d'activité confine les âmes à une oisiveté qui ouvre la porte à la folie.

L'équilibre précaire de la station vacille à l'arrivée d'un nouveau détenu, Lew Hahn, qui éveille rapidement la suspicion des autres déportés, entre son étonnante inculture économique et sa manie de rédiger des rapports sur les uns et les autres. Il détonne objectivement dans le petit groupe, et son intérêt portée au Marteau (l'aire d'arrivée temporelle à Hawksbill Station) contribue à attiser la paranoïa latente chez ses co-détenus. Lew Hahn est-il un simple déporté comme les autres, ou bien le pion des autorités de "là-bas" ?

Ce court roman (moins de deux cents pages en édition de poche) a su captiver mon attention, j'ai apprécié la réflexion sur l'engagement politique et la désillusion qui va de pair lorsque les individualismes se révèlent. La lecture s'est révélée très fluide, et je pense donner suite avec un autre ouvrage de l'auteur. Une bonne pioche donc, que je recommande.

Monday, December 22, 2014

Le Hobbit - La Bataille des Cinq Armées

Après une mise en bouche tout juste satisfaisante et un en-cas décevant, ce troisième volet n'a malheureusement pas redressé la barre, me laissant assez sur ma faim.

J'ai plusieurs fois été gêné par le montage, peu avare en transitions sèches et ruptures de continuité, qui m'ont fait l'effet d'une bobine en accéléré. Je me demande d'ailleurs si cela n'est pas un artefact d'une version initialement longue coupée un peu rapidement...

La chute initiale (rapide, très rapide, trop rapide) de Smaug m'a un peu surpris, et ladite Bataille des Cinq Armées pas emballé plus que cela. Il lui manque en effet cet indéfinissable je-ne-sais-quoi qui a fait tout le sel des confrontations du Gouffre de Helm et du Rohan dans Le Seigneur des Anneaux, probablement cette même chose à l'origine du souffle épique brillamment absent du la trilogie du Hobbit.


[© Warner Bros. France]

Je ne vais pas m'étendre plus avant sur cette déception, je redonnerai simplement sa chance à la trilogie en version longue, une fois que celle de cette Bataille des Cinq Armées sera disponible.

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Interstellar

Interstellar a été une grosse claque lorsque je l'ai vu le mois dernier, l'une de ces rares séances qui captivent de bout en bout en dépit d'une durée notable (2h50).

La première chose qui m'a interpellé, c'est le soucis du réalisme, de la crédibilité scientifique, ce que l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson a d'ailleurs souligné sur son compte Twitter. A posteriori cela n'est pas si étonnant étant donné que le physicien théoricien Kip Thorne a été impliqué dans l'écriture du scénario, de même que l'astronaute américaine Marsha Ivins.

J'ai également apprécié les choix narratifs, notamment la volonté de ne pas livrer de suite toutes les ficelles au spectateur, de lui laisser appréhender petit à petit le contexte terrestre pour ensuite emporter son adhésion quant à la nécessité de la mission. Le script soulève intelligemment la question de la survie de l'espèce face à celle de l'individu, et ne pèche à mon sens qu'en ce happy ending, certes relatif mais néanmoins discutable.


[© Warner Bros. France]

Bref, tout ça pour dire que cet Interstellar figure objectivement dans le haut du panier d'une année ciné malheureusement en demi-teinte. Oueps, farpaitement.

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Night Call

Night Call, c'est avant tout la performance de l'acteur Jake Gyllenhaal, qui habite littéralement son personnage et lui confère une aura somme toute glaçante, mais c'est aussi une illustration de ce qu'il y a de plus détestable dans l'audiovisuel, la course effrénée au voyeurisme pour soutenir un sacro-saint audimat.

Si j'ai eu un peu de mal à me laisser porter par la bobine, je dois reconnaître que j'ai tout de même plutôt apprécié ce premier film de Dan Gilroy, scénariste de son état. Le cynisme qui baigne l'ensemble y est certainement pour quelque chose, et je me dis que je le retenterais bien à l'occasion. Oueps, une bobine intéressante donc.

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Sunday, December 14, 2014

Gone Girl

Au visionnage de la bande-annonce, je me suis demandé si j'allais tenter ce Gone Girl, pourtant dirigé par ce bon vieux David Fincher. J'avais en effet peur de me retrouver face à un objet calibré [ce qu'il est], mais surtout limité à une intrigue aux ficelles annoncées. Fort heureusement le script va bien au-delà, et en fait de thriller convenu on nous propose un objet tout à fait branque et amoral.

A la base je ne suis pas un grand fan de l'acteur Ben Affleck, mais j'ai trouvé qu'il jouait ici une partition tout à fait honorable, aux côtés d'une redoutable Rosamund Pike. Cet obstacle du casting pour ainsi dire levé aucune anicroche n'a été en mesure de détourner mon attention, captivée de bout en bout. Si ce n'est déjà fait, je vous encourage donc à donner sa chance à ce Gone Girl !

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Ninja Turtles

Quand j'entends parler des Tortues Ninja, je pense avant tout au dessin animé des années 80 et à l'adaptation en jeu vidéo de la même époque. Le comics ? Je ne lui ai pas encore donné sa chance, mais il semble qu'il soit tout au moins dans ses premières séries bien plus sombre, et qu'il mériterait mon attention. Dans l'attente, j'ai simplement donné sa chance à la présente adaptation ciné, Ninja Turtles.

La bobine s'est (étonnamment) révélée plutôt plaisante, l'action se déroulant à bon rythme avec des touches d'humour rigolo, ce qui est loin d'être anodin. Visuellement, le pari est réussi, les tortues sont crédibles, et April [Megan Fox] évidemment craquante. Le script ne recèle aucun mystère, il ne s'embarrasse pas de fioritures et va droit à l'essentiel. A froid, il ne reste pas nécessairement grand-chose, mais le plaisir ayant été là à chaud, pourquoi médire ? Une sympathique séance donc, même si je ne reverrais probablement pas cette bobine.

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Le Blog - S12

Le 22/11 dernier, ce point d'ancrage dans la vaste vastitude du web mondial a fêté sa onzième bougie. Onze ans d'existence, une rare constance dans cet univers virtuel, et je dois reconnaître que j'en ressens une petite fierté. Oueps. :o)


Comme je l'exprimais à l'occasion du cap similaire de l'an passé, le lieu poursuit tout simplement sa tranquille existence, essentiellement comme carnet de notes ciné / lectures. J'en ai d'ailleurs profité pour tomber le titre The World Is Yours, qui une décennie durant a tenu bon l'affiche, pour le remplacer par un Logbook approprié.

Pour le reste, pas de bouleversements, quelques ajustements ponctuels dans les colonnes de droite, et des vies virtuelles parallèles du côté de G+ / Twitter / Pinterest, qui chacun se complètent. Aller hop, en avant vers le douxième anniversaire ! \o/

Monday, December 8, 2014

'71

Echappé du monde carcéral de ces Poings contre les Murs en demi-teinte, l'acteur Jack O'Connell se retrouve ici plongé en plein coeur de la tourmente irlandaise des années 70. Il y campe un jeune militaire britannique, perdu par son unité en plein Belfast, devenant une proie pour deux factions rivales de l'IRA.

Le film parvient à maintenir une certaine tension [on n'aimerait clairement pas être à la place du soldat], et laisse entrevoir la complexité de la situation de l'époque, notamment le rôle trouble des services secrets de sa Majesté. Ceci étant, ce '71 n'approfondit pas le sujet et se cantonne au film d'action nocturne. Pas une mauvaise séance, mais sans réel plus.

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Balade entre les Tombes

Adaptation d'un texte de Lawrence Block, cette Balade entre les Tombes a tous les atours du polar noir, traçant une route légèrement sinueuse dans les bas-fonds de la ville de New York.

La bobine s'articule autour du personnage de Matt Scudder [Liam Neeson], ex-flic reconverti en détective privé en quête de rédemption, et propose une intrigue au parfum de déjà-vu. Si la réalisation ne démérite pas, l'ensemble n'emballe pas vraiment et laisse un sentiment certain d'insatisfaction. Un film de plus "qui aurait pu être".

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Paradise Lost

Biopic sur le baron de la drogue Pablo Escobar, Paradise Lost parvient à maintenir l'attention même s'il peine à faire ressentir de réels enjeux. Le film débute de manière relativement mollassonne avec cette amourette factice entre le surfeur canadien et la nièce du narcotrafiquant, puis accélère un peu les choses en seconde partie.

Centrer le script directement sur le personnage principal campé par Benicio Del Toro aurait probablement été plus à même de générer une bobine punchy, en insistant sur le double visage de l'homme, mais l'on ne refera pas la pellicule. Relative déception je le concède.

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Sunday, November 2, 2014

Magic in the Moonlight

Après la semi-déception Blue Jasmine de l'an passé, je plaçais objectivement quelques espoirs en cette nouvelle livraison de Woody Allen, Magic in the Moonlight.

La bobine débute par une agréable ambiance de music-hall rétro, renvoyant au Sortilège du Scorpion de Jade du même réalisateur, mais la comparaison s'arrête là. Autant la bobine de 2001 dégageait une sympathique magie, autant le présent objet s'en trouve paradoxalement dépourvu.

Le personnage de Colin Firth se distingue avec son côté Sheldon Cooper, efficacement campé bien qu'agaçant à force, tandis que celui interprété par Emma Stone m'a semblé d'une singulière fadeur. Je ne retiendrai d'ailleurs de ce dernier que cette citation que j'approuve : "we need our illusions to live".


[© Mars Distribution]

Pour le reste, les discussions sur la croyance ou non en un autre monde peuplé d'esprits et les retournements (prévisibles) de situations ne m'ont pas emballé plus que cela. Ce Magic in the Moonlight ne restera donc pas pour moi dans les annales, n'en déplaise à cette presse assez unanime...

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Abattoir 5 - Kurt Vonnegut

On pense toujours tirer des leçons de ses expériences, mais à tort... En l'occurrence voilà un nouvel ouvrage que j'ai terminé il y a déjà plusieurs mois et dont je n'ai toujours pas parlé en ce lieu... Le problème est que son souvenir s'est pour ainsi dire complètement évanoui et qu'il ne m'en reste pas grand-chose... Remarquez, cela reste tout de même quelque part symptomatique de l'intérêt que ce texte avait suscité en moi...

Dixit la quatrième de couverture de mon édition de poche, le New York Times a écrit que le roman possédait "un humour noir et décapant"... Ou bien nous n'avons pas lu le même texte, ou bien je suis tout simplement passé à côté.

En furetant sur la toile, je suis tombé sur des avis très positifs, pas un négatif, ce qui me laisse à penser que ce livre est peut-être tombé de ma PAL à un mauvais moment, et que probablement je devrais me contenter de le mettre de côté en prévoyant d'y revenir ultérieurement. S'agissant d'un roman relativement court (classe 200 pages), cela est envisageable. Wait'n'see la seconde rencontre donc...

Massacre à la Tronçonneuse (Version Restaurée)

Quarante ans après sa première sortie, la cultissime bobine de Tobe Hooper Massacre à la Tronçonneuse revient en salle dans une version restaurée. En amateur avisé, je ne pouvais décemment louper cette opportunité de la voir sur grand écran, mais il s'en est fallu de peu !

Si la puce m'avait été mise à l'oreille il y a de cela quelques mois, la publicité autour de la ressortie s'est montrée relativement discrète, et j'aurais pu passer à côté si un heureux clic de pointeur de mulot ne m'avait alerté. J'ai également été surpris de voir que si peu de salles proposaient ce film, même sur Paname, et je remercie le MK2 Bibliothèque de m'avoir permis d'en profiter dans de bonnes conditions.


[©Vortex Inc. / Kim Henkel / Tobe Hooper]

L'image présente un aspect moins craspec que dans mon souvenir, même si le grain est toujours présent, et je ne saurais dire s'il s'agit là de l'effet de restauration ou bien d'un mirage mémoriel... Il faudrait probablement que j'exhume cette (quasi) antédiluvienne VHS qui m'avait à l'époque fait découvrir ce film alors interdit, mais en supposant que je dégote une lecteur en état de marche il n'est pas acquis que la bande ait bien survécu aux ans... Je verrais bien si j'en ai l'occasion.

Le film m'a globalement semblé moins terrifiant que lors du premier visionnage, mais il conserve pour lui cette singulière folie frénétique déchaînée par la famille de psychopathes, ainsi que le génie de certaines scènes où ce que l'on ne voit pas terrorise bien plus que tout au monde (la mise à mort de Jerry par exemple). Ceci me conduit d'ailleurs une nouvelle fois à penser que le manque de moyens a parfois du bon, permettant aux esprits créatifs de donner toute la mesure de leur talent.


[©Vortex Inc. / Kim Henkel / Tobe Hooper]

Je suis néanmoins troublé de n'avoir pas retrouvé certains passages dont je pensais me souvenir... Faut-il y voir un mélange avec le contenu du second volet ? Ou bien l'effet de souvenirs de visionnage maltraités durant de longues années, éventuellement mixés avec ceux d'autres bobines ? Je serais curieux d'avoir sur ce point l'avis d'autres spectateurs.

Quoi qu'il en soit, je reste satisfait de cette retrouvaille sur grand écran, et j'espère bien qu'il me sera un jour donné l'opportunité d'y visionner cet autre grand classique culte qu'est La Nuit des Morts-Vivants de Maître Romero !

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Sunday, October 12, 2014

Dracula Untold

Dracula Untold s'inscrit dans la mode des prequels et autres origins, en proposant d'expliciter la naissance du célèbre personnage introduit par le roman de Bram Stoker. Si la bobine esquisse une trame qui en vaut bien une autre, j'en suis tout de même globalement resté sur ma faim.

Si l'on oublie les quelques effets d'esbrouffe [les attaques de chauves-souris notamment], ce Dracula Untold brille par son absence de souffle épique, de tension, d'émotion, bref de tout ce qui fait le sel d'une séance réussie. A bien y réfléchir je ne vois pas vraiment ce que l'on pourrait sauver, sinon peut-être l'intention initiale, mais cela reviendrait néanmoins à dire que le projet est raté.


[© Universal International Pictures]

Le plus pitoyable reste probablement la fin du film, qui ouvre sur un inutile second volet contemporain. Objectivement, cette volonté de tout penser en franchise m'agace sérieusement... La suite, cela sera donc sans moi.

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Sunday, October 5, 2014

Horns

Après une excellente relecture de La Colline a des Yeux et un Piranha 3D pas déplaisant mais pas non plus réellement transcendant, j'attendais un peu Alexandre Aja au tournant avec cette nouvelle livraison.

Horns apparaît au final comme un objet malheureusement inégal, avec une première partie captivante qui distille un sympathique cocktail de fantastique et d'humour, et une seconde partie qui s'essouffle avant un dénouement sans grande surprise. Ceci étant, j'ai apprécié la plastique de l'ensemble, la prestation de Daniel Radcliffe, ainsi que l'idée de base, ce qui devrait me faire à terme donner sa chance au roman de Joe Hill qui en est à l'origine.


[© Metropolitan FilmExport]

Je crois que je retenterais à l'occasion un visionnage, ne serait-ce que pour conforter ce sentiment positif sur la forme. Oueps.

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Sin City - A Dame to Kill For

Sin City, c'est avant tout pour moi une ambiance singulière, un magnifique visuel noir et blanc, narrant des histoires sombres, très sombres, et à ce titre ce second volet remplit le contrat scellé par mes attentes.

Ma satisfaction reste néanmoins un cran en-dessous de celle ressentie à l'issue de la précédente bobine, mais cela ne m'étonne outre mesure tant les personnages y étaient fortement singuliers et interprétés par des acteurs habités. De fait, j'attends objectivement un troisième volet, en espérant qu'il associe de nouveau le tandem Rodriguez & Miller, gage de la bonne tenue de l'ensemble. Wait'n'see in 2017 !

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Enemy

Auréolé dans mon esprit du prestige de ce Prisoners qui avait pris place dans mon top ciné 2013, le nom de Denis Villeneuve a été la caution qui m'a poussé à aller voir cet Enemy en salle. Objectivement, j'étais (très) loin d'imaginer le genre de film dont il s'agissait.

La bobine débute par une séquence intrigante, qui éveille la curiosité et indique que l'on risque d'être dérouté par la suite... Je me suis néanmoins laissé porter par le non-rythme, me posant des questions, conjecturant, et puis dans la seconde moitié du métrage l'illusion s'est estompée et l'ennui a commencé à poindre. J'espérais que le final serait éclatant, mais il s'est contenté d'être abscons à la mesure du reste et de planter le spectateur sans prévenir...


[© capelight pictures]

J'aime d'un manière générale les films qui font réfléchir, j'apprécie moins ceux qui se révèlent hermétiques au point que l'on ne puisse en savourer ne serait-ce que des bribes sans être contraint de compulser un obscur codex. Enemy est typiquement le genre de bobine que l'on doit voir à plusieurs, pour tenter d'en déchiffrer les mystères après coup autour d'un verre, il n'est pas objet à voir en solo, et c'est certainement là mon erreur. A défaut, cette séance s'est donc soldée par une déception.

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Friday, September 19, 2014

Un Homme Très Recherché

Après l'aride échappée dans les Abruzzes de The American, Anton Corbijn revient avec cette adaptation d'un roman de John Le Carré (que je n'ai pas lu), Un Homme Très Recherché. La bobine jette son ancre dans le port de la ville de Hambourg, où opère une officieuse cellule de renseignement allemande, croisant le fil de l'info avec les réseaux américains et russes.

On y suit le chef de section, Günther Bachmann, campé par un Philip Seymour Hoffman objectivement habité et dont les comportements addictifs (cigarette / alcool) couplés à un singulier abattement dégagent une singulière aura prophétique (RIP). Le travail des agents apparaît comme on peut se l'imaginer loin des exploits d'un 007, plus austère, moins flamboyant, et si l'ensemble a su retenir mon attention, j'ai tout de même regretté qu'il n'ait été plus palpitant, plus rythmé, avec des enjeux plus palpables. De fait, mon sentiment est un peu mitigé, et je ne pense pas que je retenterais cette bobine.

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Deepsea Challenge 3D

Deepsea Challenge est le récit de l'aventure de James Cameron vers les profondeurs abyssales de la Fosse des Mariannes, celle d'un projet un peu fou financé par un grand gamin qui en a les moyens. Objectivement, j'aimerais être dans la position de cet homme qui peut vivre sa passion, et c'est probablement par projection que je n'ai pas passé un mauvais moment.

La bobine a ce côté entraînant caractéristique des programmes des chaînes américaines (en l'occurrence National Geographic Channel), mais verse un peu dans le portrait mégalo, James Cameron étant de tous les plans ou presque. La progression du projet m'a semblé un peu survolée, même si les difficultés inhérentes à la de R&D transparaissent tout de même un peu. Au final, l'aboutissement dudit projet laisse un peu sur sa faim, tant la magie des profondeurs ne nous saute pas aux yeux. Il s'agit en somme d'un documentaire qui peut très bien se regarder sur un poste de tévé, et pour lequel la 3D ne m'a pas semblé d'un intérêt mirifique.

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Thursday, September 18, 2014

The Salvation

Après s'être fourvoyé dans cette chiantitude bobine auteurisante qu'était Michael Kohlhaas, Mads Mikkelsen se retrouve de nouveau au centre d'un drame (il n'a pas de bol), mais cette fois en plein Ouest sauvage dans l'Amérique de la fin du 19e siècle.

Disons-le sans ambages, The Salvation est un western brutal, aride et absolument désenchanté, en d'autres termes le type d'objet que j'attendais pour oublier cette grosse blague de fin 2013 qu'était Shérif Jackson. J'ai trouvé l'ensemble de très bonne facture, y compris d'un point de vue technique (réalisation / photo), ce qui fait que cette séance a été l'une des plus satisfaisantes depuis un certain temps. A voir absolument pour tous les amateurs de western, oueps ! \o/

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Les Gardiens de la Galaxie

La première fois que j'ai vu la bande-annonce de ces Gardiens de la Galaxie, je suis pour le moins resté interdit en me demandant ce qu'allait donc être cette mxrdx. Oueps, ni plus ni moins. J'étais donc alors très loin d'imaginer comment cette bobine allait se révéler jubilatoire, car oui elle l'a été !

Ce film m'a fait l'effet d'un bon gros délire, il est vivant, dynamique, il se déroule à bon rythme sans jamais faiblir (chose rare en ces temps), et l'on se prend rapidement de sympathie pour cette équipe de bras cassés. C'est je dirais un festival de bons moments, une succession d'instants inattendus mais néanmoins mémorables, le tout baignant dans une très sympathique bande-son. Bref, cet objet assez inattendu devrait plaire aux amateurs du genre, ainsi qu'aux autres, si si. :o)

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Wednesday, September 17, 2014

New York Melody

Je classerais bien ce New York Melody dans la catégorie des films sans prétention excessive mais qui néanmoins font du bien quand on les visionne, aux cotés de ce petit bijou de Once, du même réalisateur. Oueps, parfaitement.

Les personnages sonnent vrais, marque de ce que les interprètes y ont trouvé chaussure à leur pied, Mark Ruffalo et Keira Knightley en tête. A l'instar du Once pré-cité, la présente bobine est nimbée de musique, une sympathique ambiance folk artisanale, qui contribue à la tenue de l'ensemble. 'Fin bref, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère générale, j'ai trouvé les personnages sympathiques et attachants, what else ? :o)

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Gemma Bovery

Gemma Bovery est adapté d'un roman (graphique paraît-il) de Posy Simmonds, également auteure de ce Tamara Drewe porté sur les écrans en 2010 par Stephen Frears et mettant en vedette la même Gemma Aterton. Le film joue sur la proximité de noms et de situations avec le contenu du roman Madame Bovary de Gustave Flaubert, un texte ardemment soutenu sur les plateaux tévé par l'unique Fabrice Luchini.

N'était la présence de cet acteur singulier, qui semble ici prendre un plaisir certain au jeu, le présent film d'Anne Fontaine ne tiendrait probablement pas la distance, il s'écroulerait comme un jeu de carte ébranlé par le souffle d'un moustique asthmatique. En d'autres termes, l'ensemble m'a semblé manquer de substance et ne pas parvenir à se parer d'un charme équivalent à celui de ce Tamara Drewe évoqué plus haut. Ceci dit, s'agissant d'une bobine hexagonale, je ne me faisais guère d'illusions...

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Friday, September 12, 2014

Boyhood

L'originalité de Boyhood tient avant tout à ce concept singulier : un tournage étalé sur douze ans, avec les mêmes interprètes et la même équipe technique, projet un peu fou s'il en est. Le résultat à l'écran apparaît intimiste, on a l'impression de regarder une vidéo familiale, à voir les personnages progressivement vieillir sans artifices à mesure que la bobine se déroule.

Ce faisant, l'ensemble se révèle calme, très calme, pour ne pas dire plat, sans réel relief. Le fond du problème est les souvenirs de vacances intéressent surtout ceux qui les ont vécus, les proches les subissant par attention affectée. Si j'ai néanmoins un minimum ressenti ce film, c'est plus par projection sur mon propre passé, mais je n'avais pas vraiment pris le ticket pour une séance d'introspection.


[ © Universal ]

L'engouement autour de cette bobine me semble au final assez surfait, je me demande d'ailleurs si parmi tous ses ardents supporters il y en aura une grande quantité qui survivront à un second visionnage... Quoi qu'il en soit, j'oublie pour ma part.

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Tuesday, September 9, 2014

Le Rôle de ma Vie

Ayant beaucoup aimé le singulier Garden State du même réalisateur, je ne pouvais que me précipiter en salle pour sa nouvelle livraison, Le Rôle de ma Vie.

On retrouve ici un aspect introspectif, le personnage d'Aidan Bloom [Zach Braff himself] arrivant à un carrefour de sa vie. Le ton se veut un peu sarcastique, légèrement décalé, ce qui constitue probablement la patte du réalisateur.

Ce faisant, il ne m'en reste là également après un petit mois pas grand chose, ce qui tranche avec le souvenir encore vivace de Garden State une décennie plus tard. Si j'avais écrit ce billet plus tôt, peut-être aurais-je été plus inspiré... Ou pas.

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Monday, September 8, 2014

Hercule

Cet Hercule est un peu déconcertant : il entreprend tout d'abord de démystifier le personnage, le rendant mortel parmi les mortels, puis lui fait accomplir quelques prouesses physiques que l'on ne pourrait décemment qu'attribuer à une semi-divinité.

En oscillant entre les genres (le réalisme vs le fantastique), la bobine peine à trouver ses marques, et mon attention ne s'en est donc pas trouvée captivée. Je crois donc que je m'en vais oublier ce titre, et plutôt à l'occasion réviser le récent 300 ou quelques péplums de la grande époque. Oueps.

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Sunday, September 7, 2014

Expendables 3

Après le premier volet Expendables : Unité Spéciale objectivement attendu, le second Expendables 2 : Unité Spéciale offrant le plan fantasmé depuis les années 80 avec Stallone / Schwarzy / Willis défouraillant de concert, Expendables 3 propose un spectacle qui dans le fond n'a plus rien de bien surprenant et parvient à décevoir cette fibre nostalgique qui m'avait fait adhérer aux prédécesseurs.

De fait, si la séance n'a pas non plus été déplaisante, je ne peux m'empêcher de penser que Sly a fait le tour de la question, et qu'à défaut d'un pitch véritablement original, il devrait s'abstenir de poursuivre l'exercice. Oueps, farpaitement.

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Saturday, September 6, 2014

La Planète des Singes - L'Affrontement

Voilà quelques semaines déjà que j'ai vu cette suite au sympathique La Planète des Singes - Les Origines, et son souvenir commence un peu à s'étioler... Disons qu'il ne m'en reste que la substance, bien maigre il faut le reconnaître.

Le titre hexagonal de cette bobine résume assez bien l'optique prise par les producteurs, offrir un affrontement (sous-entendu guerrier) entre la civilisation simiesque en devenir et son pendant humain déclinant. Si le personnage de César reste intéressant dans le rôle de leader soumis aux pressions d'éléments belliqueux, le comportement de ces derniers se voit par bien trop calqué sur celui de leurs cousins humains, conférant à l'ensemble un sentiment de déjà-vu. La colonie humaine pour sa part brille par son inexistence, et son chef transpire la caricature [le sacrifice n'est pas crédible pour un sou].


[ © Twentieth Century Fox ]

Bref, pas grand chose à retenir pour moi de ce film, La Planète des Singes - L'Affrontement est une déception en regard de l'agréable surprise du précédent volet.

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Sunday, August 10, 2014

Zero Theorem

J'ai vu cette dernière livraison du sieur Gilliam il y a maintenant un bon mois, et je ne suis toujours pas certain de savoir ce que je dois en penser... La bobine lorgne certes sympathiquement du côté de Brazil, mais elle dégage une singulière sensation de bric et de broc, de machin bricolé à la va-vite, qui laisse pour le moins perplexe.

Le casting a beau s'en tirer convenablement, le générique de fin laisse une embarrassante sensation de catastrophe masquée, qui après la précédente déception de L'Imaginarium du Docteur Parnassus ne vient pas redonner de l'éclat au blason terni du réalisateur. La prochaine livraison saura-t-elle faire mieux que ce Zero Theorem ? Wait'n'see...

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Locke

Locke est typiquement le genre d'objet un peu casse-gueule, le style que l'on doit avoir du mal à vendre aux producteurs... Imaginez, un type au volant de sa voiture, qui passe son temps à passer des appels téléphoniques, et... C'est tout !

Ce huis clos restreint à l'habitacle du véhicule fonctionne pourtant étonnamment bien, grâce avant tout à la performance de l'acteur Tom Hardy, mais également au montage qui varie les angles et interdit à la monotonie visuelle de s'installer. L'austérité apparente de l'ensemble dévoile petit à petit le pourquoi de cette course de nuit, et l'on ne peut à l'arrivée du générique de fin que saluer cette intéressante performance. Oueps, absolument.

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Transformers 4 - L'Age de l'Extinction

Après la catastrophe Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune, je n'attendais évidemment pas grand-chose de ce quatrième volet. Je n'avais même initialement pas prévu de le voir sur grand écran, je ne l'ai fait que par un inexplicable dépit... Que j'ai a posteriori remercié, car j'ai trouvé la séance finalement assez plaisante, comme quoi Michael Bay peut toujours surprendre...

Le film fait suite directe au précédent volet mais en rebattant complètement les cartes : exit le résidu de casting [Shia LaBeouf] tout comme la transparente remplaçante de Megan [Rosie Huntington-Whiteley], abandon de la trame principale Autobots vs Decepticons, introduction d'une sympathique dimension "lutte des mondes". J'ai particulièrement bien aimé cette figure (somme toute bourrine) du chasseur de prime Lockdown, ainsi que ces magnifiques héros Dinobots ! \o/ Globalement, j'ai trouvé la bobine divertissante, avec des pointes d'humour rigolot (si si), un bon équilibre entre les différents pans de l'histoire, et des humains juste bien dans leurs baskets.


[ © Paramount ]

Paradoxalement, ce Transformers 4 - L'Age de l'Extinction n'a donc pas signé la mort de la franchise, mais s'inscrit en sorte de second souffle, qui du coup me ferait (presque) souhaiter un cinquième volet. Yup, farpaitement.

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Blue Ruin

Blue Ruin raconte l'histoire de Dwight, un clochard qui s'extirpe de sa torpeur lorsqu'un malfrat se trouve libéré de prison. Le marginal s'engage alors sur un sentier bien sanglant, mu par une insondable motivation.

La bobine possède une singulière aura hypnotique, son personnage principal une désarmante gaucherie, qui loin des revenge movies à paillette laisse un troublant sentiment de réalisme. Si je n'irais pas jusqu'à qualifier ce film de "merveille" comme s'y risque l'affiche, je lui reconnais un intérêt particulier au niveau de ce Dwight qui semble sortir d'un long sommeil pour s'éveiller au crépuscule de sa vie. A tenter donc.

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Sunday, July 27, 2014

The Raid 2

L'action de cette suite prend immédiatement place à la fin du premier volet, et ne laisse aucun répit au jeune flic de Jakarta, Rama, qui se trouve embringué dans une mission d'infiltration sous couverture, somme toute logique vu le contexte (si si). The Raid 2 a donc le double bon goût de ne pas proposer une simple redite de ce qui a fait le succès de son prédécesseur, et de tenter de développer une intrigue au-delà du concept de castagne.

Thématique oblige, on pense immédiatement à l'excellent (et inimitable) Infernal Affairs, mais The Raid 2 m'a semblé assez confus quant aux relations entre la mafia indonésienne, les Yakuzas, et cet énergumène à lunettes & canne. Le point fort de cette suite reste donc les séquences d'action, mais elles constituent également sa faiblesse la plus notable : si la chorégraphie est là, les saccades des gros plans filmés caméra à l'épaule sont assez insupportables et conduisent parfois à la limite de la nausée.


[© Merantau Films]

Ce dernier point n'est toutefois pas l'apanage de cette bobine, il s'agit d'un travers du cinéma du 21e siècle, qui me fait regretter tous ces objets 80's filmés en plans larges (ou tout au moins non serrés) : on profitait alors des belles chorégraphies martiales. Ici le plaisir s'en trouve entaché, et m'empêche de ressentir la satisfaction qui aurait pu être mienne avec une réalisation différente. Dommage.

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Sunday, July 20, 2014

Black Coal

Autant la bande-annonce m'avait interpellé par son côté mystérieux, autant la séance ne m'a pas exactement captivé... J'y ai pourtant trouvé l'ambiance froidement glauque escomptée, mais le scénario m'a semblé confus, et les flashbacks m'ont comme qui dirait un peu perdu.

J'ai également eu du mal à m'y retrouver dans l'intrigue, en raison des traits de certains personnages qui n'étaient pas suffisamment dissemblables pour mon oeil. Ceci, associé au fait que la bobine m'a donné le sentiment de tirer en longueur, ne me laisse pas exactement un souvenir éclatant un petit mois après la séance... Je range donc ce Black Coal au rayon des déceptions, et je passe à autre chose. Next !

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Les Poings contre les Murs

Auteur des très bons My Name is Hallam Foe & Perfect Sense, David Mackenzie propose ici un film carcéral, centré autour du personnage d'Eric, un ado ultra-violent promus dans un centre d'incarcération pour adultes. L'interprète de cette âme écorchée habite littéralement son rôle, et constitue objectivement la force de la bobine.

Les Poings contre les Murs prend une direction inattendue lorsqu'il lorgne vers l'absence du père, également incarcéré dans ce même établissement, et surprend encore plus lorsque l'on découvre les pratiques criminelles de l'équipe de direction. Ce dernier point pèche à mon sens, et le réalisateur aurait dû s'en tenir à la question sociale, sans ajouter une surcouche à la Haute Sécurité, laquelle m'a laissé une impression finale en demi-teinte...

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Godzilla

Ce Godzilla cuvée 2014 s'ouvre sur une séquence absolument magnifique emmenée par un Bryan Cranston qui ne l'est pas moins, mais poursuit sur une lancée balistique un cran en dessous. Godzilla y est indéniablement la star, un méga prédateur alpha qui ne souffre la présence d'adversaires à sa mesure. J'ai apprécié son rendu, toutes ses apparitions, et particulièrement les affrontements avec ses antagonistes.

Le film comprend également un argument humain, mais les personnages m'ont semblé (hormis Bryan Cranston déjà mentionné) assez fantôme pour ainsi dire, sans grand intérêt. C'est là ce qui constitue à mon sens sa faiblesse, à tel point d'ailleurs qu'après deux mois je ne me souviens plus vraiment de leur (non-)contribution. Ceci étant, mon sentiment après ce laps de temps reste globalement positif, et je ne rechignerais pas je pense à revoir cette bobine. Oueps.

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Edge of Tomorrow

Parti donner sa chance au dernier Terry Gilliam, je me suis finalement retrouvé devant cet Edge of Tomorrow, dont les échos étaient éminemment plus favorables. La bande-annonce ne m'avait toutefois pas particulièrement emballé je craignais que la thématique de la journée sans cesse renouvelée ne se contente de répliquer à la sauce SF ce que l'on a déjà vu par ailleurs.

A posteriori je trouve l'ensemble d'assez bonne tenue, la réalisation de Doug Liman parvenant à correctement rythmer la bobine, la meilleure preuve en étant probablement que mon attention ne s'est pas relâchée. Étonnamment Tom Cruise ne m'a pas donné l'impression d'en faire des tonnes, et le charmant minois d'Emily Blunt m'a comme toujours ravi. Le fond tient quant à lui la route, l'idée de ces boucles temporelles est plutôt intéressante, et le seul reproche que je formulerais tient en ce final dont je ne peux parler sans dévoiler des éléments clés.


[© Warner Bros. France]

'Fin bref, tout ça pour dire que cet Edge of Tommorow a constitué une sympathique surprise, et que je le recommanderais bien !

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