Amateur des formats de poche (pour une double question économique et de stockage), j'ai pourtant cette fois-ci cédé à la tentation du (plus) grand format, les éditions Denoël proposant une réédition de ce
Village des Damnés qui n'était plus édité, en l'agrémentant d'un autre texte de l'auteur,
Chocky.
Le Village des Damnés
La bourgade anglaise de Midwich se retrouve isolée l'espace d'une nuit, une barrière invisible rendant inconscient tous ceux qui tentent de s'en approcher. Au petit matin, les habitants se réveillent comme si de rien n'était, mais il ne se passe pas grand temps avant que l'on constate que toutes les femmes en âge d'enfanter se trouvent enceinte. Au terme, ce sont une trentaine de filles et autant de garçons aux yeux dorés qui viennent grossir les rangs de la population de Midwich...
La situation nous est exposée au travers du regard du narrateur Richard Gayford, habitant de la bourgade heureusement absent avec son épouse le soir du blackout. J'ai apprécié l'approche et le traitement posé, qui instaure un climat de sourd effroi à défaut de véritablement terroriser. Au-delà des réflexions sur la société britannique des années 50 [
la maternité vs la position sociale] et de la crainte de l'autre [
l'envahisseur dans un contexte de guerre froide], j'en retiens surtout une thématique importante à mes yeux, celle de la survie de l'espèce humaine, que l'individualisme de plus en plus forcené de l'être humain peut remettre en question, thématique également abordée récemment au cinéma dans le captivant
Interstellar.
Chocky
Moins connu que
Le Village des Damnés ou l'excellent
Jour des Triffides,
Chocky n'en a pourtant pas moins eu les honneurs au Royaume-Uni d'une adaptation radiophonique dans les années 60 et télévisée dans les années 80. Le texte traite de la question des amis imaginaires des enfants, et prend un axe résolument intéressant, que j'avais malheureusement (ou pas) conjecturé positivement avant terme, mais il vous faudra le lire pour en avoir le fin mot (sinon ça n'est pas drôle).
En Synthèse
Deux lectures plaisantes dans leur ensemble, qui ne m'ont pas fait regretter mon achat dans ce format que j'estime moins commode. Je m'en vais donc me dépêcher d'ajouter à ma PAL un autre roman de John Wyndham dont j'ai entendu parler en termes positifs,
Le Péril vient de la Mer ! :o)