Après la captivante tension sourde de Prisoners et l'arnaque arty Enemy, il va sans dire que j'attendais prudemment cette nouvelle réalisation de Denis Villeneuve... Pour au final ressortir de la salle plutôt conquis.Sicario m'a ainsi fait l'effet d'une bobine sans concession, donnant un aperçu de la lutte qui se joue à la frontière américano-mexicaine. La bobine déroule une mécanique bien huilée, implacable, qui dresse un constat partiellement désabusé, et quelque peu cynique, malheureusement raccord avec l'idée que l'on peut se faire de la question en se documentant.

[© StudioCanal]
La part belle est ici faite à l'immersion au sein d'une équipe d'opérations spéciales, et forme un complément au film Traffic de Steven Soderbergh que je reverrais bien.
=> Bande-Annonce
Devant cette bobine plantée dans une chaude Andalousie servant de cadre à une enquête sur le meurtre de jeunes femmes retrouvées mutilées, difficile de ne pas avoir une pensée pour l'excellente saison 1 de la série 

Un humain qui se voit upgradé en créature omnipotente, cela renvoie de suite à
Au sommet de sa gloire, le boxeur Billy Hope [Jake Gyllenhaal] vit dans le confort des paillettes, mais son univers s'écroule lorsque sa femme se trouve tuée, et qu'il perd la garde de sa fille. Billy repart alors de zéro, devant (ré-)apprendre l'humilité, afin de prouver qu'il est bien plus que l'ombre de lui-même...
Ne connaissant vraiment ce héros de comics je ne m'attendais pas à grand chose, particulièrement pas à ce que cet 

Je suis finalement allé voir ce
Passé au travers de mes radars lors de sa sortie le 15/04 dernier,
Condamné il y a cinq ans à une double interdiction de réaliser des films et de quitter son pays natal, Jafar Panahi fait avec ce
La bande-annonce annonçait la couleur, la route de ce nouvel opus est objectivement furieuse, ce qui constitue à la fois son point fort et son point faible. Ça dépote sévère, le visuel est absolument démentiel, de l'imagerie post-apo aux les clans tribaux, en passant par le délire punk-apo ( le guitariste \m/ ), les véhicules, etc... La réalisation brille de bout en bout, on s'y croirait, bref on mange du sable et c'est diablement bon !
Le film plonge en plein dans la thématique de la modernisation des conflits armés -tout au moins pour les grandes puissances militaires-, et soulève la sérieuse problématique de la guerre à distance. Pour la première fois, l'aspect tangible des combats s'amenuise pour certains ; à l'âpreté des théâtres de bataille succède l'austérité tranquille des stations de pilotage de drones.
Comme j'en avais eu l'intuition pendant la séance,
Au visionnage de la bande-annonce je m'attendais à un film dynamique et socialement piquant, mais j'ai finalement trouvé que la sauce ne prenait pas. La bobine se contente en effet d'aligner les mises en situation de personnages plus ou moins stéréotypés, et l'on peine à voir où l'on souhaite nous mener.
"Tout ça pour ça" serais-je tenté de dire... Le rythme de cette bobine est lent, voire inexistant, les personnages fantômes ou apathiques (c'est selon)...
J'ai donné sa chance à cette bobine,
Après un peu plus quatre mois de cinés plus ou moins réguliers, il s'est enfin trouvé une séance qui m'a vu sortir de la salle obscure le coeur léger et le sourire aux lèvres... Et ça c'est pas rien !