Saturday, November 24, 2007

TWIY - S5

Ce week-end était particulier à au moins deux titres. En premier lieu, il était le week-end du retour à la normale dans les transports en commun. Autant dire, après les perturbations des jours passés, que j'étais très heureux de retrouver métros & bus et de pouvoir à nouveau me déplacer librement. Enfin librement... J'ai bien tenté de prendre la ligne 4 hier après-midi, mais le trafic était interrompu pour cause d'accident voyageur... Il fallait s'y attendre me direz-vous, les non-accidentés de la semaine passée vont très certainement s'en donner à coeur joie les jours prochains, histoire de remonter un brin les stats de la Faucheuse. Mais franchement, compte tenu de la gêne occasionnée, vous ne trouvez pas que sauter devant une rame de métro équivaut à faire preuve d'un manque certain de savoir vivre ? ! ? *ahem*

Ensuite - et surtout ajouterais-je -, ce week-end était le premier de la cinquième saison de cet espace d'expression virtuel qui est mien. Oué, vous avez bien lu, la cinquième saison vient tout juste de débuter ! Quatre années révolues donc, pfiouuu, quatre années qui ont vu la blogosphère sensiblement évoluer, tandis que je continuais sur ma lancée pépère, postant selon mes envies, mon inspiration, sans contrainte aucune... Et j'entends bien continuer de la sorte ! :)

La dernière saison a vu l'éclosion d'un petit spin-off dans lequel certains d'entre vous m'ont suivi, Le Déversoir, sorte de réceptacle des gâteries qui ne trouvent place sur nos blogs respectifs. La prochaine devrait donner naissance à un nouveau rejeton, axé pour sa part sur la création littéraire - expression un peu pompeuse qui cache en fait un jeu d'écriture à plusieurs mains, et il se pourrait même que tel le phénix le CPI renaisse de ses cendres, tout beau, tout neuf, mais chuuuut... ;)

'Fin bref, ne conjecturons pas trop sur l'avenir, et contentons-nous pour le moment de proclamer haut et fort : Let the Fifth Season begiiiiiiiiiiin !

Fond Sonore : Seasick Steve, Dog house Music

Wednesday, November 21, 2007

The Negociator

Les meilleures choses ayant toujours une fin, il serait bon que cette joyeuse fête populaire qu'est la grève des transports en commun commence enfin à toucher à son terme : à la longue on risquerait de s'en lasser, et vous avouerez que cela serait fort dommage. Et puis surtout, entre nous, je commence à avoir bien du mal à contenir Steven....


(Via Laurence)

Tant que j'y suis, j'en profite pour vous suggérer d'aller faire un petit tour du côté de cet autre détournement de Mozinor, Die Art, qui part complètement en vrille à partir de la septième minute ! :o)

Fond Sonore : The Kills, No Wow

Saturday, November 17, 2007

To Manchester and Back Again (3/3)

Lorsque j'émerge, mes yeux rencontrent un paysage vallonné et verdoyant. La voiture file toujours à vive allure, mais j'ai néanmoins le temps d'apercevoir de temps à autre quelques panneaux qui arborent une double écriture anglaise et galloise. Je souris et repense bien évidemment à cette chère Ecosse et particulièrement à ses Highlands, où le gaélique a de façon similaire droit de citer. Je me souviens de ce dernier voyage en ces Hautes Terres, de la magie qui l'avait entouré, du sentiment de bien-être que j'avais ressenti, et je me prends à imaginer une nouvelle excursion au printemps prochain. La voiture s'arrête, ah je suis arrivé.

Je pénètre bientôt dans la salle de réunion où m'attendent café et petits gâteaux. Hmmm, délicate attention, je passe donc en mode bienveillance à l'égard de mon fournisseur, en dépit de l'objet de ma visite. Nous avons une discussion franche, ouverte mais néanmoins courtoise, en un mot saine. Lorsque la porte s'ouvre pour le service du déjeuner, j'ai un pincement préventif à l'estomac... Mais j'avais oublié que j'étais au Pays de Galle, et non pas en Angleterre, ce qui me vaut de lâcher un léger soupir de soulagement à la vue du buffet généreusement fourni.

Les discussions vont bon train, s'écartant assez rapidement du domaine professionnel, et font une incursion du côté des langues et de leurs usages. Deux de mes interlocuteurs entreprennent de prononcer le nom de village le plus long du Royaume-Uni et accessoirement le troisième plus long au monde, tandis que leur collègue décline poliment, préférant visiblement se réfugier dans sa canette de soda.

Profitant d'un instant de silence, l'un d'entre eux exprime ses remerciements vis à vis de mon utilisation de l'anglais dans ce contexte professionnel. Il me dit qu'il en est sincèrement reconnaissant parce que lui-même serait bien incapable d'assurer la même prestation en français, et il s'en excuse même. Il exprime ensuite son amertume de voir sa langue prédominer, ce qui les rend - lui et ses compatriotes - feignants linguistiquement parlant. J'abonde dans son sens, souligne la double difficulté de discuter dans une langue qui n'est pas sa langue natale [spécificités du vocabulaire technique et (in)confort d'argumentation], mais conlus que finalement ce qui importe c'est d'être à même de pouvoir communiquer, qu'importent la langue et le niveau de maîtrise.

Nous nous quittons sur cette pensée comme mon chauffeur vient tout juste de se présenter à l'accueil. Je ferme les écoutilles et me précipite à l'extérieur en tentant de passer entre les gouttes, véritable gageure s'il en est en regard de l'averse apocalyptique qui vient de débuter. Je prends place dans la voiture et me laisse aller à diverses pensées qui me permettent d'avaler l'heure de trajet sans en avoir conscience. Arrivé à l'aéroport, mon chauffeur me remet la facture globale pour les deux trajets de la journée... £180... Pardon Sir ? £180... Argh, je manque de peu de m'étrangler, il faut vraiment que je demande une amex...

Carte d'embarquement en poche, je passe le contrôle de sécurité. Même cirque qu'à l'aller, je me dépoile en partie. RAS. Je me repoile et me dirige vers la porte d'embarquement. Sur le chemin je tombe sur une magnifique Bentley Continental GT exposée, premier prix d'une tombola hebdomadaire, dont les coûts d'entretien pourraient faire basculer dans un rouge profond les comptes de la plupart des mortels qui transitent par cet aéroport... Bien qu'admiratif devant la bête que je rêverais de posséder, je prends la sage décision de ne pas participer au tirage au sort [Le ticket d'entrée est à la mesure de la Voiture, faut-il le préciser ?]. Je poursuis ma route vers la rangée de sièges dans laquelle je pensais m'affaler. Toutefois, eu égard à l'allure douteuse du tissu des dits sièges, je m'abstiens et me rabats finalement vers un pilier qui réclame un peu d'aide pour conserver sa posture verticale.

La préparation de l'avion se termine avec dix petites minutes de retard. Fokker 70 oblige, je dois descendre sur le tarmac, la passerelle d'embarquement était bien trop haute pour le petit coucou. Le vent glacial me saisit le visage tandis que l'on me demande d'attendre quelques instants qu'un engin de manutention ne soit passé. Je me précipite en bas puis en haut de l'escalier pour rapidement pénétrer dans l'appareil. Le Fokker 70 étant bien plus étroit que l'A320, j'ai l'impression d'être dans une boîte à sardines, impression renforcée quand pour le décollage le pilote réduit au minimum l'éclairage de bord alors que la nuit noire est déjà tombée à l'extérieur. Pour un peu je me croirais dans un studio en train de tourner un mauvais téléfilm de catastrophe aérienne, mais ça n'est pas vraiment le genre de pensée à avoir à cet instant précis.

Hormis le décollage acrobatique, l'avion étant bringuebalé par les rafales de vent, le vol se déroule sans accroc. Si j'avais été Hannibal, j'aurais allumé un gros cigare de satisfaction, ménon. J'arrive à Roissy un peu en retard certes, mais entier et c'est bien ce qui compte ! L'avion garé à côté de ses semblables, je descends sur le tarmac et monte dans un bus de transfert. Le véhicule nous emmène au travers des pistes, autour des bâtiments, encore et encore et encore et encore... On va y passer la nuit si ça continue ! Ah il stoppe, c'est bon. Que ?... Eh mxrdx, il redémarre... Raaaaah, jamais je ne serai chez moi à 21h, jamais... Ah, le voilà qui stoppe. Je descends, me précipite vers la douane... Pour atterrir derrière une queue d'inspiration Eurodisneyenne.

Un bon quart d'heure plus tard, je suis enfin de retour sur le sol français. Je me précipite vers la station RER. Ah il y en a un à quai, cool ! Je descends les marches quatre à quatre et... 20h et le train de 19h50 est toujours là... Hmmm, ça ne sent pas bon... Un voyageur m'informe alors que des étudiants sont sur les voies à Gare du Nord. Bande de petits cxns ! Je prends mon mal en patience, ne moufte pas quand j'entends la voix annoncer que le RER sera rendu omnibus, ahah. Le train démarre enfin, je me coule doucement, mais reste suffisamment éveillé pour ne pas rater Denfert. Hop hop, pas de course, j'atterris sur la 4. Train dans deux minutes, cool. Je descends à Porte d'Orléans, cours à moitié et stoppe net en bas des escaliers : on dirait que les nuages ont décidé de procéder à leur vidange annuelle...

Ne reculant face à l'adversité, je me précipite vers l'arrêt du tram, serrant mon parapluie autant que faire se peut et priant pour qu'aucune rafale n'ait la mauvaise idée de le retourner. Dix minutes plus tard, le tram se pointe et me dépose en bas de ma rue peu après. Je marche à grands pas, arrive enfin chez moi, saucé comme si j'avais pris une douche tout habillé. Je me change, me laisse tomber dans mon canapé et regarde l'heure : 22h20. Pfff, heureusement que j'ai fait enregistrer Prison Break !

Fond Sonore : GO!GO!7188, Tategami

Wednesday, November 14, 2007

To Manchester and Back Again (2/3)

L'appareil prend de la vitesse et je sens bientôt le tarmac se dérober sous ses trains d'atterrissage. L'ascension commence, je respire, un, deux, tout va bien se passer. J'inspire par la bouche, expire par le nez, je maintiens l'air en mouvement de sorte qu'il ne stagne pas et que la pression s'égalise... Pas de douleur. C'est plutôt bien parti, mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Mes oreilles se bouchent, je déglutis, elles se débouchent. L'avion atteint finalement son altitude de croisière. Je me détends.

Je regarde par le hublot situé à ma gauche et me délecte de la vue : rien n'est plus apaisant que cette vision de tapis nuageux blanc dominé par un ciel d'un bleu infini. Je m'imagine sauter sur la masse cotonneuse, rebondir à n'en pas finir, je me vois piquer un roupillon céleste, avant de partir à l'assaut de Skypiea... Mais ma rêverie est bientôt interrompue par les hôtesses qui nous apportent nos plateaux-p'tit-déj confectionnés le matin même.

Café au lait, pain / beurre / confiture de fraise, fromage blanc, jus d'orange, sans oublier pain / jambon type Bayonne / concombre histoire de donner une touche anglaise à l'ensemble. Je suis agréablement surpris par le contenu de ce plateau et mets un point d'honneur à tout avaler : je n'aime pas gaspiller la nourriture. A peine terminé, le pilote annonce le début de la descente. Déjà ? Je crois qu'il plaisante, ménon. Je me raidis.

L'avion plonge alors dans l'épaisse masse nuageuse. Je force une nouvelle fois la circulation d'air, plus adepte que jamais du bon vieil adage "mieux vaut prévenir que guérir". Mes sinus encaissent sans broncher, sans manifester aucune désapprobation. Je me détends un brin mais reste attentif. Ma déglutition débouche mon oreille droite, mais pas la gauche. Aïe. Je déglutis encore. Rien. Encore. Toujours rien. Mon anxiété augmente. Sensation d'oreille lourde et bourdonnante, je tente une manoeuvre de Vasalva, mais rien n'y fait.

L'avion s'enfonce toujours plus profondément dans les nuages, le sol reste invisible. Mon tympan gauche me donne l'impression de gonfler, j'ai l'impression qu'il atteint la taille d'une clémentine, qu'il ne va pas tarder à exploser. Je me bouche à nouveau le nez, j'y souffle progressivement, plus longtemps. Un léger sifflement se fait entendre dans mon oreille gauche, et la sensation de ballon de baudruche prêt à éclater s'amenuise, ouf. Je regarde par le hublot, m'aperçois que les volets sont sortis, mais que l'on ne voit toujours pas le sol... La purée de pois londonienne aurait-elle poussé jusqu'aux environs de Manchester ?!?

Peu après, alors que l'avion roule sur le tarmac, j'en aperçois un autre, stationné un peu plus loin, qui présente une forme élancée caractéristique, un nez pointu et des entrées d'air de réacteurs carrées... Bonjour Mr Concorde ! Je n'ai cependant guère le loisir de l'admirer puisque nous arrivons bientôt à bon terminal. Un passage sans encombre des douanes me permet d'arriver rapidement dans le hall où mon chauffeur m'attend, un panneau à la main.

Je m'installe à l'arrière de la voiture, bien confortablement, et me laisse aller à un sommeil léger mais néanmoins récupérateur, tandis que la voiture file à bonne allure vers le nord du Pays de Galles...

Fond Sonore : Mighty Mo Rodgers, Redneck Blues

Saturday, November 10, 2007

To Manchester and Back Again (1/3)

A Captain's Tale by Captain Navarrins

Comme il fallait s'y attendre, je n'ai pas vraiment péché par excès de sommeil, en cause l'habituel stress de voyage, la peur du réveil qui ne sonne pas, celle du RER en rade... J'arrête donc les frais et me lève un bon quart d'heure avant que le réveil ne sonne. La douche tiède fouette mon corps peu vivace, me réveille tant bien que mal. La vision de l'heure matinale au retour dans ma chambre, 4h04 - Ca ne s'invente pas ! -, me conduit évidemment à penser Plane Not Found, et j'entrevois là une opportunité de stress en moins.

A 4h35 en ce jeudi matin, les rues de Paris sont aussi calmes qu'elles le sont le dimanche à 8h, même si les rares âmes que l'on y croise ne sont pas exactement les mêmes. Point de fêtards ici, juste la France laborieuse qui se met en marche.

Une centaine de mètres avant d'arriver à la station RER, mon chemin croise celui d'un homme noir, trapu et à la cinquantaine bien frappée. A mon passage, il relève son visage, incline sa tête et me salue d'un bonjour monsieur inattendu mais fort plaisant. Je lui retourne la politesse d'un simple mais néanmoins appuyé hochement de tête.

Roi de la Marge et de la Marche que je suis, je me retrouve à Denfert bien plus tôt que prévu, à poste pour attraper l'un des tous premiers RER du matin. Je m'y installe, et me laisse sombrer dans un semi-sommeil bienvenu. Mon esprit bien qu'assoupi tourne encore à vitesse raisonnable, et je ne peux m'empêcher de noter que mon train se remplit étonnamment tout au long du trajet. A vrai dire, j'étais loin d'imaginer qu'il le serait autant.

Les stations défilent, le terminus s'approche dangereusement. Aéroport Charles-de-Gaulle 2 - TGV annonce la voix, here I am... Je monte les escaliers, enfile les couloirs en pensant simplement à mon enregistrement, pas au vol qui suivra. Les références de mon billet électronique en main, je récupère ma carte d'embarquement en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Direction le contrôle de sécurité.

Je glisse mon Destop nasal dans un sachet en plastique. Moins de 100ml, c'est bon. Je dépose mes affaires dans un bac, manteau, écharpe, clés, téléphone, dossiers... Ainsi que mes pompes et ma ceinture... Un de ces quatre on finira par les passer à poil ces contrôles... Je me rhabille puis me dirige vers le fond du terminal, histoire de profiter de l'un de ces fauteuils allongés qui font face aux avions. Zen.

Une demi-heure plus tard, je prends possession de mon fauteuil à bord de l'A320. Je m'assois et tente de maîtriser cette appréhension qui vient tout juste de se réveiller. Je me rappelle alors les paroles de mon médecin : "Durant les phases de décollage et d'atterrissage, la pression varie. Si votre nez est bouché, des poches d'air à pression du sol se forment dans votre cavité nasale alors que l'air injecté dans l'avion diminue jusqu'à une pression équivalente à 1800m - 2000m d'altitude. C'est cette différence de pression qui est à l'origine des douleurs que vous avez ressenties lors de votre dernier vol. Si vous pouvez respirer par le nez, vous n'aurez pas mal."... Soit. Mon nez est légèrement encombré, mais aucun écoulement purulent ne le bloque, cela devrait donc aller. Enfin, j'espère...

7h50, l'avion est en bout de piste. Les moteurs grondent d'abord gentiment puis se mettent à rugir de plus en plus fort, avant que le pilote ne lâche subitement les freins. Alea jacta est comme on dit...

Nota : Cent coups de fouets pour ceux qui ne verraient pas le clin d'oeil du titre ! ;o)

Fond Sonore : Scorpions, Best Of

Tuesday, November 6, 2007

To Be or Not to Be

Les mains profondément enfichées dans mes poches, le menton fourré dans mon écharpe, ma tête s'affaisse, je pique du nez. Un quidam d'une vingt-huitaine d'années s'approche de l'arrêt, finissant d'enfiler son manteau. Il s'arrête à hauteur du poteau, consulte les horaires, regarde à gauche, à droite, en haut, en bas, tourne sur place avant de me demander sans entrée en matière d'aucune sorte : Il passe bientôt le bus ?

Faisant fi de l'absence de courtoisie de l'individu, ma bienveillance naturelle lui vient en aide avant que mon mordant non moins naturel ne le renvoie dans les brancards à coups de remarques incisives sur ses évidents problèmes de déchiffrage de fiche horaire. Le type s'enquiert alors de la fréquence de ma présence en ce lieu précis à cette heure toute aussi précise. Lui ayant répondu par un simple et concis de façon quotidienne, son visage s'illumine tandis qu'il me tend la main : moi c'est Pierre, je crois qu'on va se croiser souvent ! Sceptique quant à l'impression factice que dégage ce soudain élan de fraternité, je réponds néanmoins à son ouverture en me présentant à mon tour... Qu'ai-je à perdre ?

Les jours passent, les salutations quotidiennes se font moins démonstratives, et le week-end arrive.

Le samedi, je quitte ma tanière pour me poster au pied de l'arrêt. Je jette un oeil vers le bas de la rue pour tenter d'apercevoir mon bus, mais en fait de bus c'est le type en question que j'aperçois : il avance sur le trottoir, bras dessus dessous avec sa dulcinée. Arrivé à six petits mètres de mon auguste personne, nos regards se croisent par hasard, et le gus entreprend sur l'instant de traverser la rue, à la grande surprise de sa copine, évitant soigneusement de regarder dans ma direction. Soit.

Le lundi suivant, j'attends le bus comme tous les matins. Le bonhomme se pointe. Je m'attends à ce qu'il se poste sans un mot, ce qui m'aurait semblé honnête, ménon, il s'approche de moi, et me tend la main avec un grand sourire...

Je ne suis certes pas à cheval sur les conventions sociales, loin de là, mais s'il y a une chose qui m'insupporte, c'est bien ce genre de comportement qui relève de la plus pure hypocrisie sociale !

Fond Sonore : ZZ Top, Eliminator

Wednesday, October 31, 2007

The Kingdom

Riyad, Arabie Saoudite. Alors que des expatriés occidentaux s'amusent autour d'un match de base-ball organisé dans leur complexe résidentiel, des kamikazes islamistes mettent à exécution leurs plans d'attentats et massacrent plus d'une centaine de personnes. Faisant fi des injonctions du Département d'Etat américain, l'agent du FBI Ronald Fleury négocie habilement avec un prince saoudien influent l'autorisation de se rendre dans le pays avec son équipe pour mener l'enquête. Sur place, il devra toutefois composer avec les autorités saoudiennes, peu enclines de prime abord à laisser des occidentaux mener la danse...

Si Le Royaume est avant tout un film d'action, il se montre à mon sens assez fin dans la représentation de la société saoudienne, tiraillée entre tradition et modernité. Les relations entre l'agent Fleury et ses homologues, le Colonel Al-Ghazi et le Sergent Haytham, sont tout d'abord empreintes de distance voire de méfiance, chacun cherchant à appréhender l'autre et marquer son territoire, avant de se fluidifier pour donner cours à une coopération sans faille une fois la confiance établie. Cet aspect, important et impeccablement traité, sert grandement la crédibilité de l'ensemble.

Côté réalisation, il n'y a absolument rien à redire : la copie est excellente, et Peter Berg n'a aucun problème à nous immerger littéralement dans le feu de l'action quand celle-ci se fait haletante. Si beaucoup de "méchants" passent effectivement l'arme à gauche, la conclusion du script est tout sauf manichéenne, elle met en parallèle les motivations des uns et des autres qui ne combattent que pour l'anéantissement de ceux d'en face... Ce qui donne amplement matière à réflexion.

En bref, si vous cherchez un film d'action efficace, avec un zeste d'intelligence dedans, alors Le Royaume est fait pour vous.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroad

Sunday, October 28, 2007

Never Forever

Sophie est mariée à Andrew, américain d'origine coréenne. Leur bonheur serait total si le couple arrivait à concevoir un enfant, ce qui ne s'est pour le moment pas produit en dépit de plusieurs tentatives d'insémination artificielle. La jeune femme subit la pression de la famille de son mari qui l'enjoint à prier sans discontinuer, tandis qu'Andrew sombre dans un insondable découragement qui le conduira à commettre une tentative de suicide. Suite à ce tragique incident, Sophie louera les services d'un immigré clandestin originaire de Corée afin qu'il la féconde. Cette relation, qui aurait dû rester exempte de tout sentiment, en sera toutefois bientôt pourvue...

Dans son dernier film, Gina Kim aborde des thèmes délicats [l'infécondité, l'adultère, l'expatriation] avec une sensibilité à fleur de pellicule. Les acteurs, Vera Farmiga en tête, habitent littéralement leurs personnages, et leur justesse de jeu leur permet de transmettre des émotions intenses sans avoir à les enrober de palabres inutiles.

L'histoire de cette femme et de son amant, deux êtres perdus qui vont se trouver et s'aimer d'un amour passionné bien qu'improbable, m'a touchée et je vous la recommande vivement. Il ne vous sera toutefois peut-être pas aisé de voir ce film, car Never Forever n'a bénéficié que de 14 écrans pour sa sortie nationale en dépit du Prix du Jury qu'il l'a récompensé au dernier Festival de Deauville...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Monster Mike Welch, Just Like It Is

Friday, October 26, 2007

Shoot'Em Up

Quand j'ai pour la première fois entendu parler de ce film, Shoot'Em Up, je me suis dit que sa pellicule devait très certainement héberger une bonne grosse daube, croyant à tort que son titre faisait référence à une adaptation de jeu vidéo. Mais les bons échos aidant, je me suis décidé à aller le voir sans même jeter un oeil à la bande-annonce... Et grand bien m'en a pris, car ce Shoot'Em Up s'est finalement révélé être une agréable friandise !

Le pitch est relativement simple [un nouveau-né, une bande de tueurs qui veulent le dézinguer, un bon samaritain guerrier en protecteur inespéré], et sert de prétexte à un enchaînement ludique de séquences allumées qui parleront particulièrement aux amateurs de ciné d'action extrême. Le rendu global, mâtiné d'humour noir décalé et d'incorrection politique, surprend pour un film américain et fait honneur aux productions asiatiques du genre. En somme, Shoot'Em Up est un bon petit délire que j'ai pris un délicieux plaisir à déguster... Et il serait fort dommage de vous en priver ! :)

Nota : On dirait que 2007 est l'année des films décomplexés, et c'est tant mieux !

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition! - '68 Comeback Special

Sunday, October 21, 2007

A Sunday Morning on Earth

8h00, le petit-déjeuner enfilé, je sors de chez moi à peu près réveillé. La fraîcheur du fond de l'air me saisit sans prévenir, et je bénis mes options vestimentaires. Le bus ne sera pas là avant quelques minutes, je marche jusqu'au prochain arrêt.

Le jour se lève, les volets sont clos, la ville dort encore. Je marche sans un bruit dans les rues désertes, silencieuses. J'ai l'impression que la ville m'appartient, que je marche dans mon domaine, je me sens bien. Le bus est là, il me prend et file à travers les pâtés de maisons.

Montparnasse, les videurs sont encore devant la boîte. Quand je sors à cette heure, je devrais peut-être éviter le look négligé pour le cas où mon chemin croiserait celui d'une brebis égarée sortant de boîte. Je le note, mais surtout je descends, mon arrêt me faisant signe.

Je m'engouffre dans le métro. Quelques badauds sont là, des touristes dirait-on, japonais et anglais. Debout à cette heure, y'a pas idée. Je plaque mon pass sur la borne et franchis les portillons sans encombre. Encore des touristes dans les couloirs, la rame qui repart du quai d'en face vient de déposer une petite marée de voyageurs. Déjà, si tôt, pfff plus moyen d'être tranquille.

La rame enfile les stations et je me retrouve bientôt à Saint-Michel. Toujours les mêmes sans-logis sur les mêmes fauteuils, les temps sont durs. Châtelet, foule clairsemée, hétéroclite, voyageurs, clubbers, fêtards, matinaux, ovnis. Les Halles, je descends.

Mode Les Halles on. Tête des mauvais jours derrière ma barbe de quatre, les mains fourrées dans les poches de ma parka noire. A cette heure, pas de soucis normalement, mais sait-on jamais. J'arrive dans la galerie, personne ou presque. Je regarde alentours, j'ai envie de me planquer derrière un pilier, de scruter les environs, de faire signe à mon équipe et d'envoyer mes gars shooter ceux d'en face. Ouais, essayer l'airsoft dans ce cadre, ça pourrait être rigolo, bien qu'assez improbable.

8h30, j'arrive au ciné. Une demi-heure porte à porte, pas mal pour un dimanche matin. Quelques spectateurs sont déjà là, notamment des fidèles parmi les fidèles de la première projection de la capitale. Deux pressions sur l'écran tactile, une introduction de pass, et hop mon ticket tombe. Bientôt, la grille métallique glisse vers la gauche et je pénètre dans les entrailles obscures du multiplexe.

Showtime !

Fond Sonore : The Matrix, Bande Originale

Thursday, October 18, 2007

28 Weeks Later

Lorsque 28 Jours Plus Tard était sorti en 2003, j'avais été séduit par son côté clinique réaliste ainsi que par l'angle adopté pour le développement de l'histoire. On y suivait Jim, survivant d'un holocauste épidémique qui avait décimé l'Angleterre, tenter de remonter à la source d'un signal radio prétendument émis par des survivants, promesse d'un hypothétique havre de paix sécurisant. Je crois que c'est cet enthousiasme pour le premier opus qui m'a conduit à aller voir le second en dépit des mises en gardes lancées par mon instinct...

Le virus éradiqué, l'Angleterre sécurisée par les forces armées de l'Oncle Sam [ben voyons], les réfugiés commencent à rentrer au bercail. C'est ainsi que Ron, survivant du désastre, retrouve ses enfants à qui il avait fait quitter le pays. Il leur apprend la mort de leur mère, leur expliquant que le méchant monstre microscopique l'a emportée et qu'il n'a rien pu faire pour la sauver. La petite famille s'installe dans le coeur de Londres, sécurisé par les gentils américains, mais les gamins n'en font qu'à leur tête et s'échappent en zone interdite, histoire de récupérer une photo de leur mère dans l'ex-demeure familiale. Là, ils feront une découverte [plus ou moins] inattendue qui aura de trèèèèès fâcheuses conséquences...

Après une scène d'introduction intense et agréablement maîtrisée, 28 Semaines Plus Tard sombre dans une affligeante banalité. Le scénario y brille par son inconsistance et se révèle d'ailleurs tellement téléphoné que l'on se demande si ses quatre [sic] auteurs n'ont pas fait leurs armes dans l'industrie des télécoms.

Dépossédée de la subtilité de 28 Jours Plus Tard, cette suite adopte un angle sans surprise assez bourrin, qui confine parfois au ridicule [la scène de l'hélico notamment, digne d'un film parodique, franchement too much] et qui donne la nausée [les effets épileptiques ça va cinq minutes]. 28 Semaines Plus Tard est une grosse déception, et ce d'autant plus qu'il y avait largement matière à capitaliser solidement sur le premier volet. A éviter donc.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Wednesday, October 17, 2007

A Morning in the Merde (*)

La campagne a indéniablement des charmes que la ville ignore. Tenez par exemple, vous êtes citadins, vous habitez une résidence de standing, vos sanitaires se bouchent, vous appelez votre gardien, et paf vos sanitaires se débouchent comme par magie. Easy. A la campagne en revanche, la résolution de ce problème relève plutôt du système D, au sens propre (ou sale c'est selon).

C'est ainsi que dimanche dernier, après avoir tout juste terminé mon petit-déjeuner campagnard, j'ai pris conscience que ma matinée allait pour ainsi dire être assez merdique. Vous n'en serez point étronnés, fidèle à moi-même, je me suis plongé dans le problème de façon pragmatique, activant mes méninges pour trouver une issue aussi digne que possible à la situation.

Une première phase de cogitation expérimentale m'a permis de localiser le noeud du problème à une fraction d'encablures de la cuvette. Ayant de surcroît noté via un regard qu'un petit filet d'eau s'échappait tout de même du sombre piège, je me suis dit que tout espoir de m'en sortir sans gros oeuvre n'était peut-être pas perdu.

M'appuyant sur ce bon vieux principe des vases communicants appliqué aux siphons, je me suis alors armé de redoutables seaux débordants d'eau chaude, histoire de foutre un peu la pression à ce bouchon qui m'emmerdait. Le résultat ne s'est heureusement pas fait attendre : pliant devant la volonté du plus fort ledit bouchon s'en est prestement allé sans demander son reste !

Le succès de l'opération m'a vu pousser un profond soupir de soulagement, réalisant que j'étais passé à quelques grammes de la catastrophe. Je me suis ensuite laissé à nouveau glisser dans cette tranquille routine dominicale que mon escapade campagnarde n'aurait jamais dû quitter...

(*) Clin doeil au bouquin de Stephen Clarke, "A Year in the Merde", je précise, sait-on jamais...

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Tuesday, October 9, 2007

Death at a Funeral

Le patriarche d'une famille anglaise vient de décéder. Ses funérailles sont organisées par son fils Daniel dans sa belle et cossue demeure de la campagne anglaise. Les proches du défunt, famille et amis, ne tardent pas à arriver et la cérémonie commence tant bien que mal... Pour mieux être interrompue quelques instants plus tard par un fiancé sous l'effet d'une drogue hallucinogène. C'est à ce moment qu'un personnage singulier viendra menacer Daniel de déballer un secret de famille insoupçonné...

La bande-annonce m'avait laissé entrevoir un bon potentiel de comédie décalée so british, et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu : Joyeuses funérailles a cet agréable grain de folie qui fait la différence.

Le film est servi par une réalisation aux petits oignons comme on n'en voit que trop rarement dans les comédies ainsi que par une excellente bande d'acteurs, tous impeccables quelles que soient les séquences, des plus cérémonieuses aux plus improbables. La sauce comique prend sans aucun problème et nous entraîne rapidement dans un tourbillon de situations cocasses dont certaines s'enchaînent si bien qu'elles m'ont vu partir de plusieurs éclats de rires généreux qui se sont soldés par des larmes aux coins de mes yeux.

Joyeuses Funérailles est donc pour moi un divertissement d'excellente facture. Cela dit, chacun ayant son propre rapport à l'humour, je me doute bien que mon enthousiasme ne sera pas forcément partagé, aussi vous recommanderais-je simplement de visionner la bande-annonce et de vous laisser ensuite guider par votre instinct !

Fond Sonore : Kiss, Best Of

Saturday, October 6, 2007

No Reservations

Entrée en cuisine comme on entre en religion, Kate mène une vie quasi monacale entièrement dévouée à son art. Son talent fait l'unanimité et sa présence à la tête des batteries du 22 Bleecker en a fait l'un des restaurants les plus courus de Manhattan. Solitaire endurcie, Kate prendra pourtant bientôt en charge sa nièce Zoe, âgée de neuf ans, lorsque la mère de celle-ci décèdera dans un accident de voiture. La jeune femme fera alors preuve de bonne volonté mais se rendra rapidement compte qu'elle n'a pas la fibre maternelle innée. C'est dans ce contexte que la patronne du 22 Bleecker imposera à la Chef perfectionniste la présence d'un second d'origine italienne un peu trop prompt à mettre de l'ambiance en cuisine au goût de Kate...

Et forcément, les archets des violons ne tarderont pas à activer leur jeu romantique, car Le Goût de la Vie est bien entendu une comédie sentimentale. Ne vous étonnez pas, je suis allé la voir en toute connaissance de cause : j'ai un côté guimauve fleur bleue et je l'assume.

L'histoire, relativement classique, ne casse certes pas trois pattes à un canard mais elle fonctionne plutôt bien, notamment grâce au sympathique trio d'acteurs principaux, Catherine Zeta-Jones en tête. Je vous avouerais avoir un petit faible pour cette actrice depuis que je l'ai découverte pour la première fois in Les Mille et Une Nuits au tout début des années 90 alors qu'elle tombait nue dans les bras de Gérard Jugnot. Inoubliable ! :)

J'ai ici été touché par son interprétation de ce personnage à la vie strictement réglée comme du papier à musique et dont le tempo sera soudainement chahuté... Pour son plus grand bien. Kate sera évidemment perturbée et quand elle viendra confier à son psy "j'aimerais qu'on me donne des recettes pour la vie, que l'on me dise quoi faire", celui-ci lui rétorquera immédiatement "les meilleures recettes, ce sont les vôtres"... Ce qui mérite d'être médité.

Si Le Goût de la Vie n'a rien d'un menu gastronomique, il n'en reste pas moins un agréable hors-d'oeuvre très digeste. A voir donc, l'esprit léger.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Don McLean, Best Of

Sunday, September 30, 2007

Before the Devil Knows You're Dead

7h58 ce samedi-là, une bijouterie se fait braquer dans le centre commercial d'une banlieue bourgeoise américaine. Le coup qui aurait dû être une petite partie de plaisir tourne mal et propulse ses commanditaires dans un engrenage infernal. A partir de cet évènement, le talentueux chef d'orchestre Sidney Lumet déroule une partition implacable tantôt moderato tantôt larghetto pour mieux nous surprendre presto et mettre nos nerfs à rude épreuve.

La structure de l'oeuvre est l'une de mes favorites, surtout quand comme ici elle est maîtrisée au quart de poil. Les flashs -back et -forward distillent des informations au compte-goutte, nous laissant le soin de reconstituer le terrible puzzle au fur et à mesure de la révélation des différentes pièces. L'exercice est brillament servi par une interprétation sans faille de tous les acteurs, et une science du cadrage qui force le respect [NdC : mon bâton de Chupa Chups m'a d'ailleurs servi à le confirmer sur certains plans. :)].

Comme le laissait entendre Pascale, 7h58 ce samedi-là est tout simplement une magistrale leçon de cinéma, et il serait fort dommage de ne pas en profiter !

Conseil : Allez-y sans voir la bande-annonce au préalable, la claque sera encore plus intense si vous découvrez l'intégralité des éléments sur grand écran.

Fond Sonore : Larry McCray, Blues is my Business

Saturday, September 29, 2007

Confessions Musicales

Comme je dis toujours, reprendre le clavier après une petite interruption, fut-elle de seulement quinze jours, c'est un peu comme se réveiller un lendemain de gueule de bois : la frappe est imprécise et les idées se bousculent au portillon, s'entrechoquant allègrement les unes les autres. Le temps que je remette un peu d'ordre dans tout ce bazar cérébral, je m'en vais m'adonner à un petit quizz musical piqué au hasard d'un surf chez Ptitefam. C'est partiiiiiii !


3 chansons qui ont changé ma vie (oui, oui, rien que ça) :

Mary Had a little Lamb, Stevie Ray Vaughan => J'ai découvert ce titre sur une compil blues que m'avait fait un pote de lycée : le coup de foudre pour le son unique de Stevie a été immédiat et a marqué le véritable début de mon amour immodéré pour le blues.

Heartattack And Vine, Tom Waits => Dès les premières notes de cette première piste de l'anthologie Used Songs 1973-1980, j'ai su que l'artiste allait se faire une place de choix dans mon univers musical.

Ira Tenax enchaîné avec Warrior of Ice, Rhapsody => La claque magistrale qui m'a plongé dans l'univers du Metal Symphonique, qui allie la puissance du metal à la complexité des symphonies classiques.

3 chansons que j'ai honte d'aimer, mais que je connais par coeur quand même et que j'adore chanter quand je m'oublie.

Je me suis déjà compromis ici à ce sujet, je ne vais pas recommencer ! ^^

3 groupes ou artistes dont je ne pourrais jamais me lasser, même quand je serai un vieux crouton tout ridé.

Il y en a bien entendu une quantité astronomique, mais pour cette fois je retiendrai :

The Shins => Découverts grâce au magnifique Garden State.

Led Zeppelin => Un son unique, qui me renvoie à ces vendredis soirs pendant mes années prépas où l'on refaisait le monde avec deux potes.

The Kills => Découverts par un heureux hasard il y a deux ans.

Le groupe/chanteur/chanteuse qui me rend gaga, fan de, bref complétement ridicule et pas vraiment malgré moi.

Je n'ai rien du fan transi pour qui que ce soit, je tiens plutôt du fan éclairé, et dans cette optique, l'une de mes idoles est sans conteste le grand Stevie Ray Vaughan.

La chanson que j'aurais voulu avoir écrite, composée et éventuellement jouée devant un stade en délire.

Highway to Hell, AC/DC => Parce que Hiiiiiiiiiiighwayyyyyyyyyyyy to heeeell !

Le groupe que je pourrais jamais cessé d'aimer, même si maintenant c'est de la daube, qu'il s'est vendu aux majors et qu'on lui a collé un styliste fou pour le relooker.

Metallica. Parce que And Justice for All..., même si depuis la chute de leurs cheveux ils se sont vendus à ce billet vert qu'ils dénonçaient auparavant.

Le groupe dont je fais partie, dans mes rêves les plus fous.

AC/DC, pour pouvoir sur scène tout déchirer avec Hiiiiiiiiiiighwayyyyyyyyyyyy to heeeell ! ^^

Le groupe dont j'aurais voulu provoquer le split, et pas que dans mes rêves les plus fous.

Toute la scène rock française actuelle : c'est un aveu froid et sans concession, mais qui a le mérite d'être franc.

Le chanteur/ la chanteuse dont j'aurais voulu, si j'avais été un psychopathe, voler la vie, les amis et la carrière.

Jean-Jacques Goldman, parce qu'en plus d'être un talentueux auteur-compositeur, c'est un type qui a su rester simple.

Le groupe/chanteur/chanteuse dont j'attends de pied ferme la nouvelle production.

The Whites Stripes => Mébon leur dernier album étant sorti cette année, il va me falloir patienter jusqu'en 2009 à peu près pour le prochain.

Mention spéciale à ...

The Black Keys, l'une des excellentes surprises de 2006 pour mes oreilles.


Hop, done, je m'en retourne donc finir de ranger ma tête !

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Saturday, September 15, 2007

Gingerbread Haka

Favoris, redoutables et redoutés, les All Blacks abordent certainement avec confiance la perspective de leur match de cet après-midi contre le Portugal, tout comme l'ensemble de la compétition d'ailleurs. Ils sont conscients de leur suprématie et doivent déjà entrevoir les premiers éclats de la Coupe qu'ils ne tarderont pas à brandir... Mais ils feraient bien de ne pas trop se reposer sur leurs lauriers, car dans l'ombre un nouvel ennemi s'entraîne avec acharnement, prêt à fondre sans aucune pitié sur les colosses néo-zélandais le moment venu...


Fond Sonore : GO!GO!7188, Parade

Tuesday, September 11, 2007

Waitress

La récente association du réseau Mk2 à l'offre UGC Illimité m'a profité pas plus tard que dimanche dernier puisque je suis allé voir Waitress du côté d'Odéon au lieu des Halles : quatre stations de métro et une traversée des dites Halles en moins, c'est déjà ça de gagné !

Jenna est une adorable serveuse de l'un de ces petits restos typiques de bordure de route qui jalonnent le territoire américain. Son talent culinaire s'exprime librement dans la confection de tartes toutes plus appétissantes les unes que les autres, baptisées suivant ses pensées du moment et qui ravissent les palais des clients de l'établissement. Jenna même une vie simple qui aurait pu être heureuse si elle ne s'était mariée à ce connard fini de Earl. Un jour, elle découvre qu'elle est enceinte, ce qui sera l'élément déclencheur d'une lente métamorphose qui la conduira finalement à s'affirmer...

Une petite douceur sucrée, voilà ce qu'est Waitress, et je ne dis pas ça simplement parce que les tartes de la petite Jenna m'ont joyeusement fait saliver. J'ai immédiatement été pris d'affection pour cette adorable serveuse embourbée dans une vie qui ne lui convient décemment pas. Son mari, ce connard intégral comme je le disais un peu plus haut, est un condensé de toute la beauferie la plus détestable et bien plus d'une fois j'ai eu envie de le saluer d'un bon Goodbye Earl emprunté aux Dixie Chicks.

Waitress oscille entre légèreté et profondeur, mais sans jamais se départir d'une tonalité optimiste, à l'image de ce vrai / faux acariâtre de Joe, propriétaire du resto, qui conseillera Jenna d'un lucide "Start Fresh, it's never too late". Ce film est bourré de personnages simples mais vrais, et cela fait plaisir à voir. Dommage toutefois que les 1h28 m'aient semblé avoir duré 2h00.

Mais Waitress c'est aussi une petite chanson en forme de berceuse qui me trotte dans la tête depuis deux jours... Et je peux vous dire que se concentrer sur son boulot en sa compagnie, eh bien ce n'est pas de la tarte !

Baby don't you cry, Gonna make a pie,
Gonna make a pie with a heart in the middle.

Baby don't be blue, Gonna make for you,
Gonna make a pie with a heart in the middle.

Gonna make a pie, From heaven above,
Gonna be filled with strawberry love.

Baby don't you cry, Gonna make a pie,
And hold you forever in the middle of my heart.

[Paroles retrouvées sur l'IMDB.]


=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly

Saturday, September 8, 2007

Boobs against Bush

Quand les Seins se lèvent, leur cause est nécessairement Juste, et leurs ennemis se retrouvent toujours tétonisés : ils méritent d'être fermement soutenu et pas seulement à bout de (wonder)bras !


(Source)

A noter qu'à l'occasion de ce sommet de l'Apec, Double Iou a encore trouvé le moyen de se distinguer en faisant une confusion avec l'Opep...

Fond Sonore : D.Gray-man, OST 1

Friday, September 7, 2007

Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ?

M6 semble sérieusement hésiter sur son créneau 20h - 20h30. Après y avoir successivement casé en peu de temps Friends puis Malcolm, voilà qu'elle nous propose un nouveau divertissement, Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ?. Le concept de départ est plutôt sympathique : des candidats adultes doivent répondre à des questions portant sur des sujets tirés des programmes de primaire et de sixième, et avouer face caméra en cas d'échec qu'ils ne sont pas plus forts qu'un élève de dix ans. Cela ne casse certes pas trois pattes à un canard mais cela s'annonçait tout de même ludique.

Ce que j'en ai vu m'a toutefois plutôt consterné que fait sourire : s'il n'y a pas de casting, alors force est de constater que le niveau moyen de connaissances du péquin moyen est bien pire que simplement moyen. Ce qui a achevé de me désespérer avant-hier, ça a été de voir la brave Najoua préférer quitter avec son magot de 4000 euros, laborieusement acquis à l'aide de tous ses jokers, plutôt que de prendre le risque de répondre à la question ô combien compliquée : Combien de "m" y a-t-il dans "emmenez-moi" ?... Guère glorieux n'est-il pas ?

Aller, rassurez-moi, dites-moi que vous au moins vous savez répondre à toutes les questions situés sur les ardoises à droite de la vidéo...

Fond Sonore : Diana Krall, The Girl In The Other Room