Je ne sentais pas trop ce film mais j'y suis tout de même allé car au son du tapage quasi-unanime je me disais qu'il ne pouvait s'agir que d'un chef d'oeuvre... Eh bien j'aurais dû me fier à mon instinct car, si la thématique de cette Etrange Histoire de Benjamin Buttton est indéniablement intéressante au travers des problématiques qu'elle soulève, l'exécution ne m'a pour ainsi dire pas vraiment convaincu. Alors oui c'est bien réalisé, oui c'est bien interprété, mais diable que c'est poussif et déséquilibré dans la construction !Les premières années de la vie de Benjamin Button -sa "jeunesse vieille" pour ainsi dire- se sont révélées plutôt surprenantes. L'éveil à la vie de ce jeune homme né avec un corps de vieillard est traitée avec sensibilité et humour, ce qui fait que l'on accepte le postulat et que l'on ne cherche pas trop la petite bête dans l'exactitude physiologique.
La seconde période voit le développement physique de Benjamin rejoindre son développement intellectuel et, de fait, le paradoxe de la première partie s'estompe pour voir l'histoire devenir plus convenue, plus classique, sans qu'une réelle intensité émotionnelle ne prenne le relais. Cette partie charnière du film m'a réellement déçu par son manque de relief. [En d'autres termes, pour enfoncer le clou, je l'ai trouvée super ch**nt*.]
Enfin, les dernières années de la vie de Benjamin -sa "vieillesse jeune" pour encore ainsi dire- voient sa "décroissance" s'accélérer à un rythme tel que l'on se demande si David Fincher n'a pas voulu par là rattraper le temps perdu à patauger au milieu du film... Je regrette que cette partie n'ait été que survolée, ce qui contribue certainement au petit sentiment d'incohérence que j'ai ressenti.
Concernant l'interprétation, elle est comme je le disais plus haut de bonne qualité, mais honnêtement je ne vois pas vraiment en quoi sa prestation aurait pu valoir à Brad Pitt un Oscar du Meilleur Acteur... Qu'il ait été nominé, soit, mais il n'avait à mon sens pas la conviction d'un Mickey Rourke dans The Wrestler pour ne citer que lui.
Je ferais bien remarquer pour terminer que l'on nous a déjà sorti dans Titanic le coup de la vieille femme qui ressasse son passé, mais après vous risquez de dire que je chipote... ^^
En somme, si L'Etrange Histoire de Benjamin Button n'est pas un mauvais film, il m'a tout de même semblé assez inégal et je trouve qu'il rate le coche en laissant s'installer un ennui causé par un manque singulier de rythme, de peps, de souffle émotionnel et d'efficacité (il y a au moins quarante minutes de trop). Dommage !
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Fond Sonore : Elysian Fields, Queen Of The Meadow
Randy "The Ram" Robinson est une star déchue du catch américain. Son corps est endolori par des années de luttes, il n'a plus sa superbe d'antan, il ne déplace plus les foules et pourtant il continue néanmoins à se produire dans des salles de secondes zones pour quelques billets. Le catch, c'est sa vie et accessoirement son seul moyen de subsistance. Randy vivote dans un mobil home austère, trompant parfois l'ennui de sa solitude dans un bar de striptease tout proche. Point de famille, de rares amis, The Ram survit plus qu'il ne vit. Alors quand à la faveur d'un ennui cardiaque survient la perspective du tomber de rideau final, Randy tente de renouer avec sa fille et d'entamer une liaison avec une stripteaseuse fatiguée, mais peut-être est-il bien trop tard pour tout cela...
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Trahi par ses alliés, le Général Pang a vu son armée entièrement décimée par un ennemi trop fort en nombre. Abattu, il se retire dans une campagne chinoise, troquant sa tenue guerrière contre quelque menue monnaie. Il trouve refuge auprès d'une troupe de brigands qu'il parvient à convaincre de s'enrôler dans l'armée et pactise bientôt par le sang avec leur chef Er-Hu et son bras droit Wu-Yang. Armés d'une détermination sans faille et d'un sens tactique imparable, les trois hommes connaîtront une ascension fulgurante au sein de l'armée impériale, mais las, le temps passant, les compromis des uns se heurteront aux principes des autres, programmant par la force des choses leur perte inéluctable...


