Saturday, February 28, 2009

L'Etrange Histoire de Benjamin Button

Je ne sentais pas trop ce film mais j'y suis tout de même allé car au son du tapage quasi-unanime je me disais qu'il ne pouvait s'agir que d'un chef d'oeuvre... Eh bien j'aurais dû me fier à mon instinct car, si la thématique de cette Etrange Histoire de Benjamin Buttton est indéniablement intéressante au travers des problématiques qu'elle soulève, l'exécution ne m'a pour ainsi dire pas vraiment convaincu. Alors oui c'est bien réalisé, oui c'est bien interprété, mais diable que c'est poussif et déséquilibré dans la construction !

Les premières années de la vie de Benjamin Button -sa "jeunesse vieille" pour ainsi dire- se sont révélées plutôt surprenantes. L'éveil à la vie de ce jeune homme né avec un corps de vieillard est traitée avec sensibilité et humour, ce qui fait que l'on accepte le postulat et que l'on ne cherche pas trop la petite bête dans l'exactitude physiologique.

La seconde période voit le développement physique de Benjamin rejoindre son développement intellectuel et, de fait, le paradoxe de la première partie s'estompe pour voir l'histoire devenir plus convenue, plus classique, sans qu'une réelle intensité émotionnelle ne prenne le relais. Cette partie charnière du film m'a réellement déçu par son manque de relief. [En d'autres termes, pour enfoncer le clou, je l'ai trouvée super ch**nt*.]

Enfin, les dernières années de la vie de Benjamin -sa "vieillesse jeune" pour encore ainsi dire- voient sa "décroissance" s'accélérer à un rythme tel que l'on se demande si David Fincher n'a pas voulu par là rattraper le temps perdu à patauger au milieu du film... Je regrette que cette partie n'ait été que survolée, ce qui contribue certainement au petit sentiment d'incohérence que j'ai ressenti.

Concernant l'interprétation, elle est comme je le disais plus haut de bonne qualité, mais honnêtement je ne vois pas vraiment en quoi sa prestation aurait pu valoir à Brad Pitt un Oscar du Meilleur Acteur... Qu'il ait été nominé, soit, mais il n'avait à mon sens pas la conviction d'un Mickey Rourke dans The Wrestler pour ne citer que lui.

Je ferais bien remarquer pour terminer que l'on nous a déjà sorti dans Titanic le coup de la vieille femme qui ressasse son passé, mais après vous risquez de dire que je chipote... ^^

En somme, si L'Etrange Histoire de Benjamin Button n'est pas un mauvais film, il m'a tout de même semblé assez inégal et je trouve qu'il rate le coche en laissant s'installer un ennui causé par un manque singulier de rythme, de peps, de souffle émotionnel et d'efficacité (il y a au moins quarante minutes de trop). Dommage !

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Fond Sonore : Elysian Fields, Queen Of The Meadow

Friday, February 27, 2009

The Wrestler

Randy "The Ram" Robinson est une star déchue du catch américain. Son corps est endolori par des années de luttes, il n'a plus sa superbe d'antan, il ne déplace plus les foules et pourtant il continue néanmoins à se produire dans des salles de secondes zones pour quelques billets. Le catch, c'est sa vie et accessoirement son seul moyen de subsistance. Randy vivote dans un mobil home austère, trompant parfois l'ennui de sa solitude dans un bar de striptease tout proche. Point de famille, de rares amis, The Ram survit plus qu'il ne vit. Alors quand à la faveur d'un ennui cardiaque survient la perspective du tomber de rideau final, Randy tente de renouer avec sa fille et d'entamer une liaison avec une stripteaseuse fatiguée, mais peut-être est-il bien trop tard pour tout cela...

A mille lieues de son précédent long métrage, véritable OFNI un poil halluciné, Darren Aronofsky nous propose ici un film simple, un drame livré sans fioriture. Il y dévoile les coulisses du catch américain, les backstages où tout se règle à l'avance, mais également -et surtout- ce circuit de seconde zone où les lutteurs fatigués terminent leur vie dans l'indifférence générale.

La prestation de Mickey Rourke m'a indéniablement touché et l'on ne peut manquer d'y lire une sorte de mise en abîme de son propre parcours. Ce rôle est peut-être celui de sa vie, l'occasion pour l'acteur de renaître, ce qui n'a d'ailleurs pas manqué d'être célébré par l'association hollywoodienne de la presse étrangère qui lui a décerné le Golden Globe 2009 du Meilleur Acteur.

The Wrestler est donc une très bonne surprise, un drame brut et poignant que je n'attendais pas. A voir sans hésitation.

Nota : Marisa, si tu veux me faire une petite lap dance, c'est quand tu veux !

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Fond Sonore : AC/DC, Live 92

Thursday, February 26, 2009

Ch'tite Broutille

Dany Boon, cité il y a quelques jours par Le Monde alors qu'il avait décidé de boycotter la prochaine Cérémonie des Césars au prétexte que son film sur le ch'nord n'avait été nominé que dans une seule catégorie :

"Je m'attendais à être un peu plus représenté au premier tour. Il faut savoir reconnaître le succès d'un film et le plébiscite du public. (...) Le problème des Césars et des Molières, c'est pareil : quand on a du succès, ça créé une forme de jalousie. Les gens se disent : il a le succès, il a tout, il ne va pas non plus avoir les récompenses."


Ce que le petit Boon oublie dans son accès de paranoïa, c'est que succès commercial n'est pas nécessairement gage de qualité, loin s'en faut. Et puis franchement, étant assuré de récolter un minimum de 26 millions d'euros rien que pour sa trogne, il ferait bien en ces temps de crise d'avoir la décence de ne pas trop la ramener pour ce qui au final n'est que broutille...

Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age Of Understatement

Wednesday, February 25, 2009

Ken Lee

Le télé-crochet faisait son grand retour hier soir sur M6 et, pendant la bande-annonce, je dois confesser avoir immédiatement repensé à cette candidate de la version bulgare de l'émission qui en son temps avait proposé une adaptation en langue non identifiée à ce jour du Without You de Mariah Carey...



Raaaaaaaaah, y'a pas à dire ça fait toujours autant de bien aux zygomatiques ! ^^

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Tuesday, February 24, 2009

I Am Victim

J'aime prendre les quelques instants qui précèdent un long voyage en train pour laisser mon esprit vagabonder et pré-sélectionner les thématiques qui occuperont mes imminentes méditations ferrées. Une fois en voiture, je m'enfonce dans mon fauteuil après avoir enfiché mes écouteurs dans mes oreilles, je sélectionne une bonne petite musique de derrière les fagots et je me laisse bercer. A la dernière occasion en date - le week-end dernier pour ne rien vous cacher -, mes neurones se sont arrêtés sur quelques réflexions d'ordre consuméristes.

Je me targue d'être peu réceptif à la publicité mais il ne faut point me leurrer, je le suis en fait comme n'importe qui : les techniques déployées par les marketingueurs sont très filoutes, sinon malhonnêtes, et il est très difficile de n'y être pas du tout sensible. Mon arme réside je pense en mon esprit rebelle et en ma mauvaise volonté à me laisser manipuler, ce qui fait de moi un relativement mauvais consommateur. Je me plais à me voir en part de marché cachée, sorte de Graal des marketingueurs, en antimatière de la consommation, en constante cosmologique du chiffre d'affaire... Et pourtant, oui pourtant, moi aussi j'ai mes faiblesses consuméristes !

Tenez, par exemple, en ce début d'année ma FNAC a décidé de proposer toute une tripotée de films à 10€... Et de me donner le coup de grâce avec un pack "30€ les cinq dévédés à 10€" ! Forcément, je ne pouvais décemment résister... Forcément... C'est ainsi qu'après une harassante journée de travail je me suis une nouvelle fois retrouvé dans ses rayons pour m'offrir de quoi remplir mes étagères plus qu'elles ne le sont déjà et, dans la dernière fournée en date, on ne trouvait bien évidemment que du bon, jugez-en par vous-même : Blood Diamond, Eternal Sunshine of a Spotless Mind, La Chute du Faucon Noir, Lord of War et The Constant Gardener.

Au milieu de ces titres on trouve l'un de mes génériques préférés, celui de Lord of War. J'en profite donc pour vous le proposer pour le cas où vous n'en auriez jamais profité. Enjoy ! :o)



Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Monday, February 23, 2009

Ze Wolverine Show

Ma foi, quand Hugh Jackman prend en charge l'ouverture de la Cérémonie des Oscars, c'est qu'il assure le petit !



=> Le palmarès de cette 81e édition.

Edit - 24/02/09 : Remplacement de la vidéo suite à la disparition de la précédente pour cause de plainte de la Academy of Motion Picture Arts and Science...

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, The Essential

Friday, February 20, 2009

Yes Man

Carl Allen mène une existence sans relief particulier, ponctuée des fins de non recevoir qu'il distribue à tout bout de champ. Une demande de crédit établie par un client ? Non ! Une invitation à sortir par l'un de ses rares amis ? Non ! Un appel téléphonique ? Non ! Bref, Carl vit sans vraiment vivre... Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un ancien pote. Ce dernier le branche sur un séminaire de développement personnel axé sur la saisie de toutes les opportunités offertes par la vie. En d'autres termes, notre ami si habitué à généreusement dispenser ses "non" devra apprendre à dire "oui", sans retenue. Cette nouvelle façon d'aborder les évènements entrainera Carl dans des situations diverses, mais surtout l'amènera in fine à revoir sa conception de la vie...

Lors d'une récente interview, Jim Carrey déclarait (source) :

"Je connais des tas de gens qui fuient la vie. Ce film adresse un OUI franc et massif à la vie. C'est cela qui m'a attiré en lui. Parfois, dire non revient à dire oui à quelque chose de mieux. Mais, parfois, cela revient à un simple rejet, qui vous éloigne des autres. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux, mais dites-vous bien qu'on regrette rarement les choses auxquelles on a dit oui. Alors qu'on regrette le plus souvent celles qu'on aura laissées passer. (...) Cet homme [NdC : le réalisateur] a apporté une idée qui collait totalement à mon désir de jouer des situations réellement drôles, mais qui poussent aussi les gens à réfléchir sur eux-mêmes. De retour chez eux, les spectateurs se demanderont peut-être s'ils ne devraient pas dire oui plus souvent."


Alors, faut-il aller voir ce Yes Man ?!? Bien sûr que OUI !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of

Thursday, February 19, 2009

Citation du Soir

Jacques Séguéla, sur France 2, le 14 février dernier, cité par 20 Minutes :

"Enfin, tout le monde a une Rolex ! A 50 ans, si on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !"


No Comment.

Edit - 20/02/09 : A la réflexion, cette sortie du publicitaire appelle en fait un commentaire et, pour lui répondre, quoi de mieux qu'un extrait du réquisitoire du procureur Pierre Desproges prononcé lors de la visite de Séguéla au Tribunal des Flagrants Délires ?

"Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l'une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait quand même beaucoup !


Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition ! - '68 Comeback Special

Sunday, February 15, 2009

Echantillon

Sorti de ma tanière pour me rendre au ciné, j'attends le bus à l'arrêt le plus proche, les mains profondément enfichées dans mes poches et la tête piquant dans mon col remonté. Regardant vers la gauche, j'aperçois le type s'approcher, dégaine fripée, démarche désarticulée. Il est bientôt à ma hauteur, tourne soudainement le buste en envoyant sa main droite en arrière, puis dans la foulée rabat violemment son poing sur le poteau qui me fait face. Le gus poursuit sa route comme si de rien n'était tandis que le tube métallique continue d'osciller. Un peu plus loin, il frappe une devanture de magasin. Je ne le quitte pas des yeux, je l'observe fixement, mais il ne s'en prend fort heureusement qu'à des objets inanimés.

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La porte du métro s'ouvre à la station Sainte-Placide. Le type entre dans la voiture en baragouinant je ne sais trop quoi, par intermittence. Il s'assoit, tripote nerveusement ses sacs en plastique puis fouille dans sa poche de veste pour en sortir une boite de Tic-Tac. Il lève alors la main, fait rapidement tourner la boîte entre ses doigts puis la range, comme si de rien n'était. Deux stations plus loin, il se lève et sort de la voiture, la main droite ramenée sur le torse en position de salut, inclinant le buste par saccades.

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La foule se masse devant les cordons d'accès aux salles. L'employé revient et commence à déchirer les tickets. La vieille dame est devant moi, long manteau rouge et visage peinturluré à tel point que l'on aurait cru qu'elle partait en guerre. Mamie veut rentrer en salle, on en prendrait conscience à moins, elle joue des coudes en tirant derrière elle son caddie. Elle se rend compte que ça bloque, se retourne et tire de plus belle, au diable pieds et jambes. Mamie donne son ticket, adios.

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Les gens sont violents, bizarres, égocentrés... Si je devais un jour développer des tendances érémitiques, il ne faudrait pas s'en étonner...




Fond Sonore : Téléphone, Best Of

Saturday, February 14, 2009

Che - 1ère Partie : L'Argentin

1955, Mexico, un jeu argentin idéaliste de 27 ans, Ernesto Guevara, rencontre un avocat cubain, Fidel Castro. Le courant passe immédiatement entre les deux hommes et le futur Che s'engage aux côtés de l'opposant au régime de Batista dans son action révolutionnaire. Ernesto voit cet engagement comme le coup d'envoi d'une entreprise beaucoup plus vaste qui consisterait à rendre le pouvoir à tous les peuples d'Amérique Latine. Che - 1ère Partie : L'Argentin se consacre à l'histoire commune des deux hommes, depuis leur rencontre en 1955 jusqu'à leur victoire de Santa Clara (Cuba) en 1959.

Un peu déroutante au premier abord avec son entremêlement de séquences situées en 1955 et 1964, cette première partie du dyptique de Steven Soderbergh s'est révélée au final assez captivante et dans la continuité historique du Carnet de Voyage de Walter Salles. Elle aborde cette nouvelle période de la vie du Che sous un angle humain et réaliste, sans chercher à être trop démonstrative. En cela, il ne s'agit pas d'un film de guérilla de plus, mais d'un objet intéressant qui peut (doit) servir de base à une discussion post-projection. Mention spéciale à Benicio del Toro, parfait dans son rôle. A voir donc, en VO bien évidemment.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Friday, February 13, 2009

(Au Moins) Un de Trop

En lisant le 20 Minutes dans le train du retour, je suis tombé sur un article qui expliquait qu'une famille avait eu gain de cause en justice dans le cadre de la loi DALO. Je me réjouis bien évidemment qu'une solution ait été trouvée pour ce dossier mais je me demande tout de même comment l'Etat pourra gérer la situation quand tous les mal logés auront actionné ce levier : si les logements se créaient par l'opération du Saint-Esprit cela se saurait...

Je me dis que l'on pourrait (devrait ?) envisager de contraindre les gros établissements propriétaires de logements vacants à les mettre sur le marché, mais dans le cas des personnes physiques je dois avouer que je serais plus enclin à promouvoir une politique incitative qu'une politique coercitive. Mébon, ce n'est pas vraiment là ce qui m'a à l'origine interpellé dans cet article.

Je voulais plutôt rebondir sur ce passage :

"Dans leurs 30 m2 d'un immeuble du 10e arrondissement, (la femme du couple) espère que leur futur enfant, qui doit naître mi-mars, aura sa propre chambre. Actuellement, le couple dort dans le salon, sur un clic-clac, et les trois enfants dans une minuscule chambre. (...) Chaque mois, la famille, auparavant hébergée dans des hôtels, débourse 869 euros pour le loyer, alors que ses revenus n'excèdent pas 1 300 euros."


Je vous avouerais que j'ai toujours du mal à comprendre que l'on puisse concevoir un enfant quand on vit dans 30m2, avec 430€/mois une fois le loyer déduit, et que l'on a déjà trois gamins à charge... Cela est à mon sens tout bonnement irresponsable !

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Thursday, February 12, 2009

RIP Mr Barillé


Producteur de la série Colargol et père des différentes saga Il Etait Une Fois, Albert Barillé s'est éteint hier à l'âge de 88 ans. RIP Bébert, puisses-tu avoir le temps de nous pondre un petit Il Etait une Fois le Paradis, histoire que l'on se pose moins de questions sur l'au-delà !

=> Souvenirs :



Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Wednesday, February 11, 2009

Slumdog Millionaire

Slumdog Millionaire raconte l'histoire de Jamal Malik, jeune homme issu des bidonvilles de Mumbaï, qui participe à la version indienne de Qui Veut Gagner des Millions ? et arrive contre toute attente jusqu'à la dernière question valant vingt millions de roupies. Toutefois, avant de pouvoir y répondre, le candidat est à la faveur de l'interruption du jeu en fin de journée arrêté par la police qui le soupçonne de tricherie : comment en effet un gamin sans éducation peut-il parvenir à ce niveau du jeu alors que toute une population éduquée se fait rétamer à seulement quelques dizaines de milliers de roupies ?!?

Au cours de l'interrogatoire (musclé) qu'il subit, Jamal raconte l'histoire de sa vie et explique comment son vécu lui a permis de répondre à chacune des questions qui lui ont été posées. Le pitch peut sembler simpliste, mais la construction dynamique de Danny Boyle a fait des miracles et m'a captivé 2h durant.

J'ai perçu ce film comme une ode à la Vie en ce qu'elle est riche d'enseignements et que son école n'a pas à rougir des institutions académiques traditionnelles. Slumdog Millionaire est donc pour moi un bel objet qu'il serait fort dommage de laisser passer.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Shins, Oh, Inverted World

Tuesday, February 10, 2009

Mystificateurs malgré Eux

Un article du Spiegel (via Courrier International) et repris dans le Direct Matin de lundi dernier présente les résultats de quelques études qui tendent à montrer que l'attribution de prix à des vins donnés relève plus de la fumisterie que d'une quelconque objectivité. En cause, les facteurs psychologiques qui conditionnent les goûteurs et supplantent en leurs palais les saveurs des différents arômes.

Cela me rappelle un reportage édifiant, diffusé dans une émission du type de E=M6, dans lequel une même série d'aliments bas de gamme étaient successivement présentés au même groupe de convives, mais dans un apparat différent, de la présentation des plats à l'ambiance du lieu où ils étaient proposés. Eh bien, le plus étonnamment du monde, les convives ont d'un commun accord perçus les denrées préparées avec le plus grand soin esthétique comme étant les plus fines, les plus goûtues...

Cette expérience mettait en évidence le fait que la vue joue un rôle prépondérant dans la construction du goût qui de fait apparaît comme une notion relativement subjective... Ce que corrobore a posteriori l'article du Spiegel.

Vouloir faire mentir ce dernier pourrait coûter cher aux oenologues amateurs qui se trouvent peut-être parmi vous, aussi est-il à mon sens temps de ressortir du placard cette magnifique invention qu'est l'USB Wine : elle vous permet depuis votre salon de télécharger les meilleurs crus via le port USB de votre pécé et votre liaison internet haut débit, rien de moins. Mais une petite vidéo valant toujours mieux qu'un long discours, je vous laisse (re)découvrir la chose :



N'est-ce pas révolutionnaiiiiiire ?!?

=> Bonux - Article du Spiegel via Courrier International via Direct Matin :



Fond Sonore : Yves Simon, Longue Distance

Monday, February 9, 2009

Les Seigneurs de la Guerre

Après une période d'abstinence cinématographique relativement conséquente [i.e. pas une seule séance en janvier], j'ai repris le chemin des salles obscures le 1er février dernier en optant pour une livraison en provenance directe du Pays du Milieu, Les Seigneurs de la Guerre.

Trahi par ses alliés, le Général Pang a vu son armée entièrement décimée par un ennemi trop fort en nombre. Abattu, il se retire dans une campagne chinoise, troquant sa tenue guerrière contre quelque menue monnaie. Il trouve refuge auprès d'une troupe de brigands qu'il parvient à convaincre de s'enrôler dans l'armée et pactise bientôt par le sang avec leur chef Er-Hu et son bras droit Wu-Yang. Armés d'une détermination sans faille et d'un sens tactique imparable, les trois hommes connaîtront une ascension fulgurante au sein de l'armée impériale, mais las, le temps passant, les compromis des uns se heurteront aux principes des autres, programmant par la force des choses leur perte inéluctable...

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'avoue avoir été séduit par le réalisme sombre de ce film qui tranche avec le style flamboyant des traditionnels produits de la mouvance wu xia pian [dont je reste au demeurant friand].

Cet objet s'appuie sur un trio d'acteurs de renoms et j'ai particulièrement été surpris par la prestation inhabituellement grave d'un Jet Li qui en impose sans avoir à virevolter en tous les sens. Son scénario constitue une adaptation libre d'un épisode des guerres de la Dynastie Qing, il est un roman d'amitié [^o^] virile et de loyauté, de principes et d'honneur, mais également une tragédie implacable.

Il s'exhale de cette bobine un souffle épique authentique, et je me suis laissé captiver, même si je me dis a posteriori que les personnages auraient pu être un peu plus fouillés. Mébon, ayant plutôt bien apprécié l'objet, e ne vais pas faire la fine bouche. Ceci étant, je me demande tout de même pourquoi nous avons eu droit à un montage international de 1h50 en lieu et place du montage asiatique de 2h06...

=> Bande-Annonce [Bien que la seule BA disponible soit en VF, le film est évidemment à voir en VO !]

Fond Sonore : ZZ Top, Best Of

Saturday, February 7, 2009

The *Best* Job in the World !

Il y a toujours dans l'année des moments où je me pose des questions existentielles sur le sens de la vie et de mes activités ici-bas. Je me rappelle immanquablement mes anciennes illusions [oué je commence à radoter en somme], je me demande si réel intérêt il y a à se tuer au travail pour produire de la sacro-sainte valeur ajoutée, et je conclus que j'aimerais mener une existence plus raccord avec ma fibre écologique.

En règle générale, je repense à ce reportage diffusé si je ne m'abuse sur la cinquième où une jeune femme tentait de rendre à la vie sauvage un léopard qu'elle avait élevé au beau milieu de la Namibie. Je me souviens de son escapade en compagnie d'un vieil autochtone, lequel avait eu les yeux embués de larmes face à cet océan qu'il n'avait jusqu'alors jamais vu et qu'il considérait comme une manifestation de la puissance divine. Bien qu'ayant un amour incommensurable pour mon confort moderne, j'envie cet homme encore capable de fondamentalement s'émerveiller devant Mère Nature, et je me dis que j'aimerais avoir le courage de me porter volontaire pour aller bosser un mois au sein de la Fondation Harnas.

Je repense également aux combats menés par le Capitaine Paul Watson au sein de la Sea Shepherd Conservation Society, découverte dans le film-documentaire Les Seigneurs de la Mer. J'ai alors immanquablement l'envie de monter à bord de l'un de ses bateaux et d'aller pourchasser ces navires qui au nom du marché massacrent sans vergogne baleines, requins et autres phoques, et je me demande pourquoi je ne postulerais pas pour l'une de leurs campagnes.

Mais dorénavant je crois bien qu'à chaque épisode existentiel je repenserai également à cette offre d'emploi absolument unique en son genre !


N'est-ce pas là l'une des petites annonces les plus attractives au monde ?!? [Si jamais vous envisagez de postuler, c'est par ici que ça se passe...]

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Sunday, February 1, 2009

Double Effet Malabar

N'avalez surtout pas vos chewing-gums, les conséquences pourraient vous surprendre...



C'était le Conseil Santé du Jour ! ^o^

Fond Sonore : The Blues Brothers, Best Of

Saturday, January 31, 2009

Confusion

Réveillé de bon matin pour m'en aller prendre mon train, je suis arrivé relativement en avance devant le panneau d'affichage samedi dernier. En conséquence de soi-disant difficultés d'acheminement de personnel seuneuceufeu, le train à destination de Rouen a été supprimé et ses dessertes reportées sur le mien. La perspective du retard consécutif à ces quelques stations supplémentaires était somme toute acceptable (de l'ordre du quart d'heure), mais celle d'un arrêt en gare de Mantes l'était déjà moins : à chaque fois que cet arrêt avait été marqué, une poignée de djeuns étaient montés et avaient immanquablement été à l'origine d'embrouilles avec les voyageurs avoisinants.

Alors que j'étais confortablement installé à ma place et en train de repenser à ces évènements passés, une nuisance bien pire que celle d'une bande de zyva commençait à se profiler : celle d'une nana gâteuse et de son chiot chouineur.

Mémère s'est faite remarquer dès son entrée dans le wagon en demandant d'une voix mielleuse à son "kiki" s'il voulait "aller foutre (son) bordel en haut ou en bas". Bien évidemment, elle a opté pour le haut où j'avais élu résidence pour les deux prochaines heures. Normal.

Je pensais que j'allais être dérangé par les plaintes du bestiau mais celles-ci se sont finalement révélées assez bénignes en regard des agaçantes interventions de la maîtresse... Cette dernière s'est en effet appliquée à s'adresser sans discontinuer à son animal de compagnie comme s'il s'était agit d'un enfant en bas âge. J'ai manqué de peu de lui faire remarquer qu'il n'en était pas un, mais je me suis abstenu : je m'en serais voulu de lui briser ses illusions.

Mémère s'est également évertuée à alterner toutes les trente secondes, mots doucereux ["gouzi gouzi y veut dormir mon petit y veut dormir"] et ordres secs ["tais-toi, arrête, j'en ai marre, je ne veux plus t'entendre"]. C'était là faire preuve d'un manque élémentaire de psychologie animale, et j'imagine que la pauvre petite bestiole ne savait plus à quel son de cloche [^o^] se vouer.

Du coup, je me suis pris de pitié pour ce chiot que le hasard avait affublé d'une maîtresse pas bien dans sa tête et, quand il est descendu du train, je lui ai souhaité de trouver un jour foyer plus équilibré...

Fond Sonore : Welcome to Nashville, Compil' Country

Saturday, January 17, 2009

To Continue or Not to Continue, There is NO Question !

Comme je le disais récemment, l'annonce il y a quelques décennies du décès de Georges Remi, alias Hergé, m'avait pour ainsi dire laissé quelque peu désemparé car j'avais réalisé que jamais plus je n'aurais le plaisir de découvrir de nouvelle aventure de mon héros préféré. Dans le même temps, je me disais que cela était absolument normal car, quand bien même Tintin était-il devenu une icône populaire, Hergé était son âme et, de facto, la disparition de l'auteur ne pouvait que mettre un terme à la production tintinophile.

Les choses ne se sont toutefois pas exactement passées de la même façon après qu'Edgar P. Jacobs ait eu passé l'arme à gauche. Les Trois Formules du Professeur Satō a ainsi vu sa deuxième partie publiée sur la base des scénario et maquette de l'auteur, mais avec les dessins d'une tierce personne. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais question de droits cédés aidant, d'autres tandems ont ensuite pris la relève pour des résultats finalement assez contestables : le style graphique est globalement conservé, les physionomies des personnages évoluent un peu, mais surtout les histoires se révèlent de mon point de vue assez décevantes. Edgar P. Jacobs était le créateur de Blake et Mortimer, il était leur âme et le respect qu'il leur portait le conduisait à s'assurer de convenablement étayer ses scénarios et de leur donner un minimum d'assise scientifique réaliste, ce qui n'est pas nécessairement le cas de ses successeurs. Pour moi, le constat est sans appel : la série aurait dû trouver son terme dans la disparition de Jacobs.

Autre série de ma jeunesse, Astérix a été créée à quatre mains. Les premiers albums se distinguent par une richesse incroyable, fruit de l'émulation de deux cerveaux travaillant en symbiose, tandis que les derniers montrent pour ainsi dire quelques signes d'essoufflement. Ceci n'est toutefois pas étonnant dans le sens où à la disparition de Goscinny, Astérix a perdu la moitié de son âme. Je m'attendais donc à ce que que la série s'arrête à la mort d'Uderzo, mais grande a été ma surprise de lire ceci dans une récente édition de 20 Minutes :

Contrairement à Tintin, (...) Astérix et Obélix survivront à leurs créateurs. Hergé s'y était formellement opposé, mais pas Albert Uderzo qui, à 81 ans, vient de céder au groupe Hachette Livre l'autorisation de poursuivre la série après sa disparition.


Cela ne laisse à mon sens tout simplement rien augurer de bon, et je ne peux que m'associer à la fille d'Albert Uderzo qui dénonce ce choix, a priori soufflé dans l'ombre par quelques conseillers soucieux de ne pas voir disparaître la poule aux oeufs d'or. Bon, oké, mon soutien ne changera certes pas grand-chose à l'affaire, mais tout de même, il fallait que cela soit dit. Sylvie, si jamais tu devais passer par ici, sache que je suis avec toi !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Thursday, January 15, 2009

Thursday Music - The Shins

Quoi de mieux en cette seconde partie de semaine éreintante qu'une petite musique tranquille comme ce New Slang, découvert dans la bande-son de cette pépite de l'année 2005 qu'était Garden State ?!? :o)



Fond Sonore : The Shins, Oh, Inverted World