Sunday, June 28, 2015

Une Belle Fin

Passé au travers de mes radars lors de sa sortie le 15/04 dernier, Une Belle Fin s'empare de ce drame terrible de nos sociétés, ces solitudes exacerbées qui valent aux individus de décéder dans l'indifférence la plus absolue.

Je dirais simplement que le traitement tout en retenue et empli de compassion m'a saisi, et que le final doux-amer m'a achevé. En sortant de la séance mon moral n'était pour ainsi dire pas nécessairement au plus haut, mais j'ai alors fort heureusement préféré le Bourgogne à la corde. A voir, mais pas en étant au trente-sixième dessous, uhuh.

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Sunday, June 21, 2015

Taxi Téhéran

Condamné il y a cinq ans à une double interdiction de réaliser des films et de quitter son pays natal, Jafar Panahi fait avec ce Taxi Téhéran un pied de nez à la censure iranienne.

La bobine se déroule dans un taxi, qui voit le réalisateur prendre différents passagers, dressant par l'occasion un petit portrait de société. Le rythme est lent, le contenu somme toute léger, et le principal intérêt du film réside en cette transgression de l'interdit. Pour le reste, je n'en ai pas été interpellé plus que cela.

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Sunday, June 14, 2015

Mad Max : Fury Road

La bande-annonce annonçait la couleur, la route de ce nouvel opus est objectivement furieuse, ce qui constitue à la fois son point fort et son point faible. Ça dépote sévère, le visuel est absolument démentiel, de l'imagerie post-apo aux les clans tribaux, en passant par le délire punk-apo ( le guitariste \m/ ), les véhicules, etc... La réalisation brille de bout en bout, on s'y croirait, bref on mange du sable et c'est diablement bon !

Ce faisant, sorti de l'attraction de fête foraine [NdC : Pour laquelle je confesse avant tout avoir pris mon ticket.], le scénario m'a laissé le sentiment de n'avoir pas été fignolé comme il aura pu (/dû) l'être... La folie de Max est esquissée, Furiosa existe essentiellement dans l'action, les autres têtes ne sont pas plus développées, le retournement aux abords du Désert de Sel aurait pu être moins fantôme, et la prise de la Citadelle digne de ce nom...


[© Village Roadshow Films (BVI) Limited]

Au final, Mad Max : Fury Road reste essentiellement un film de genre ultra-stylisé, que l'on va voir pour s'en mettre plein la vue, et il faut reconnaître que l'on en a pour son argent. Oueps, farpaitement.

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Sunday, June 7, 2015

Good Kill

Un triste évènement m'a tenu éloigné du lieu pendant quelque temps, je prends donc ma DeLorean pour effectuer un léger saut dans le passé proche, et poster quelques billets en retard, comme si de rien n'était. C'est une façon un peu symbolique de faire un pied de nez à la Fatalité. Back to the (close) Future then, en commençant par ce Good Kill vu courant mai dernier.

Le film plonge en plein dans la thématique de la modernisation des conflits armés -tout au moins pour les grandes puissances militaires-, et soulève la sérieuse problématique de la guerre à distance. Pour la première fois, l'aspect tangible des combats s'amenuise pour certains ; à l'âpreté des théâtres de bataille succède l'austérité tranquille des stations de pilotage de drones.

Ethan Hawke campe ainsi le Commandant Tom Egan, un pilote de chasse cloué au sol, qui le jour dirige un aéronef sans pilote évoluant à des milliers de kilomètres de sa bourgade américaine, en dézinguant des cibles aussi bien matérielles qu'humaines, et le soir retrouve simplement sa femme et ses voisins, comme si de rien n'était (bis).


[© La Belle Company]

Il y avait là pour le réalisateur de l'excellent Lord of War matière à livrer une bobine consistante, mais le résultat manque à mon sens d'envergure. La trame est un peu grossière [la crise de conscience, la crise de couple], les prétextes un peu sordides [le soldat & la femme], et le tout manque de peps et de piquant. Le principal intérêt de l'ensemble reste probablement d'ouvrir le débat.

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Friday, May 22, 2015

My Old Lady

Comme j'en avais eu l'intuition pendant la séance, My Old Lady se trouve bien être une adaptation de pièce de théâtre, en l'occurrence une oeuvre du réalisateur Israël Horovitz. J'aurais beaucoup aimé découvrir ce script sur les planches, je pense que le personnage de Mathias Gold (campé par Kevin Kline) m'aurait semblé moins insupportable.

Mon principal soucis avec ce film réside d'ailleurs en ce personnage, absolument odieux, et je pèse mes mots. Si j'avais sur l'instant possédé ce ticket d'or de Last Action Hero je serais volontiers aller coller une rouste à cet énergumène... Imaginez... :os Ce désagréable élément mis à part, j'ai trouvé là encore que la sauce ne prenait pas vraiment dans cette histoire de tragédie familiale, en dépit de la présence de la charmante Kristin Scott Thomas. Une nouvelle séance en demi-teinte donc...

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Dear White People

Au visionnage de la bande-annonce je m'attendais à un film dynamique et socialement piquant, mais j'ai finalement trouvé que la sauce ne prenait pas. La bobine se contente en effet d'aligner les mises en situation de personnages plus ou moins stéréotypés, et l'on peine à voir où l'on souhaite nous mener.

De fait, je reste assez dubitatif quant aux élans dithyrambique de l'affiche de ce Dear White People... Si des éléments de réflexion sont donnés, il n'y a rien de révolutionnaire ni dans le propos social ni dans la comédie qui essentiellement conduit à esquisser des sourires. Une bobine en demi-teinte dirons-nous...

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Tuesday, May 19, 2015

Every Thing Will Be Fine

"Tout ça pour ça" serais-je tenté de dire... Le rythme de cette bobine est lent, voire inexistant, les personnages fantômes ou apathiques (c'est selon)... Every Thing Will Be Fine, pour les quelques protagonistes, peut-être, pour les spectateurs, c'est déjà bien moins certain...

Bref, tout ça pour dire qu'il y a nécessairement quelque chose de plus intéressant à voir, si si, passez votre chemin ! Ou alors tentez, mais vous ne pourrez pas dire que vous n'aviez pas été mis en garde !

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Le Tournoi

J'ai donné sa chance à cette bobine, Le Tournoi, sur la foi de l'implication de la souriante réalisatrice Elodie Namer qui donnait de sa personne devant le ciné pour le promouvoir.

J'ai apprécié l'évident soucis du détail, la réalisation maîtrisée et la volonté transformée de dynamiser l'univers des échecs, mais je n'ai pas été emballé outre mesure, la faute à un acteur principal un peu trop lisse et des personnages secondaires peu développés, qui grèvent l'atmosphère.

Au final il m'en reste néanmoins le sentiment d'avoir assisté à la projection d'un premier film appliqué, qui me laisse curieux de voir ce que pourra donner le prochain film de la réalisatrice.

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Broadway Therapy

Après un peu plus quatre mois de cinés plus ou moins réguliers, il s'est enfin trouvé une séance qui m'a vu sortir de la salle obscure le coeur léger et le sourire aux lèvres... Et ça c'est pas rien !

J'ai trouvé pêle-mêle dans ce Broadway Therapy des éléments de vaudeville, une aura Allenienne, une structure non ordinaire sans être révolutionnaire (l'interview en parallèle du développement), une brochette d'acteurs tous très bons, des petits mots qui fusent, et un excellent final mâtiné d'un sympathique caméo.

Bref, une séance très divertissante pour moi, qui tombait à point nommé, et qui me donne envie de fureter dans le domaine de la screwball comedy dont la bobine se veut visiblement l'hommage. Oueps. :o)

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Monday, April 27, 2015

Le Péril Vient de la Mer - John Wyndham

Ce roman de John Wyndham est une nouvelle illustration de la force tranquille caractéristique de l'auteur, cette singulière aptitude à dérouler de manière extrêmement fluide une mécanique absolument implacable. Tout commence ici par la simple observation d'un phénomène atmosphérique (des globes rouges traversant le ciel et plongeant dans l'océan) par un couple de journalistes britanniques (dont le narrateur), qui se révèlera être le symptôme d'une colonisation extra-terrestre d'ampleur.

A la différence de nombre de romans du genre, il n'est ici pas question de jouer la surenchère, l'essentiel étant d'analyser les comportements humains, tout d'abord dans un contexte de guerre froide Est-Ouest au niveau de leurs sociétés construites, puis entre les individus une fois que le cataclysme attendu s'est produit. J'ai de nouveau apprécié le traitement posé de l'auteur, ce rythme caractéristique prompt à susciter l'immersion (terme très fort à propos uhuh) et la réflexion.

Après Le Jour des Triffides, Le Village des Damnés / Chocky, il s'agit donc d'une nouvelle incursion réussie dans l'univers de John Wyndham. Il ne me reste plus qu'à inscrire dans ma PAL le dernier titre disponible, Les Chrysalides, n'est-ce pas ? :o)

Le Bal des Schizos - Philip K. Dick

Je ne suis pas certain d'avoir un avis définitif au sujet de ce Bal des Schizos, en dépit des évidents ingrédients d'essence dickienne qui y figurent. La schizophrénie est ici un mal de société largement répandu, et les malades se voient traités dans des institutions d'Etat qui tâchent de les repérer dès l'école primaire.

Louis Rosen est passé entre les mailles du filet, mais sa maladie finit néanmoins par se déclarer en écho à sa rencontre avec la fille de son associé, Pris, en permission de sortie d'un hôpital privé. Certains dialogues entre les deux personnages m'ont laissé un étrange sentiment, un peu comme s'ils étaient à peine dégrossis, à moins que leur singularité ne doivent être vue comme une manifestation de leur pathologie...

Dans son déphasage avec la réalité, Louis en vient à s'interroger sur sa propre nature... Est-il être humain ? Est-il l'un de ces êtres synthétiques (ou simulacres) créés de toute pièce par Pris, sa conscience ayant été reconstituée sur bandes magnétiques d'après son histoire personnelle, à l'instar des simulacres d'Edwin Stanton et Abraham Lincoln qui cohabitent sous son toit ? Autant de questionnements qui concourent à le voir interner dans le même hôpital privé que la jeune schizophrène, et qui recoupent ce que l'on peut lire par ailleurs chez l'auteur.

Je ne sais globalement pas trop quoi penser de ce roman, un peu déroutant quoique pas dénué d'intérêt, pas déplaisant sans non plus être tellement palpitant. Probablement à réserver aux fans ultimes de l'auteur. Oueps.

Saturday, April 25, 2015

Catch 22 - Joseph Heller

J'ai pour la première fois entendu parler de ce roman lorsque j'ai demandé quelques précisions à un locuteur anglophone après qu'il ait eu employé l'expression "it's a Catch 22 situation". Le texte de Joseph Heller a ainsi eu un tel impact que son titre est entré dans le langage courant pour désigner une inextricable situation où tout le monde se trouve perdant.

Catch 22 traite de l'absurdité de la guère en général, et de l'institution militaire en particulier. On y suit principalement le personnage de Yossarian, navigateur-bombardier de l'escadrille américaine basée sur l'île italienne de Pianosa, dont l'unique objectif (compréhensible) est de rester en vie. Le soldat se trouve toutefois confronté à un double-problème : non seulement le commandant d'escadrille passe son temps -par pur zèle- à augmenter le nombre minimum de missions aériennes à accomplir avant de rentrer au bercail, mais le retors Article 22 l'empêche de facilement tirer au flanc. Dans ce contexte, Yossarian et ses camarades de feu survivent comme ils le peuvent, en multipliant magouilles et combines.

Chaque situation, chaque personnage, chaque dialogue pourrait être qualifié d'ubuesque, et le roman pourrait objectivement se voir sous-titré Voyage en Absurdie. Si le concept amuse au début, il se montre rapidement pénible, et l'on a vite le sentiment de tourner en rond, d'enchaîner des pages sans queue ni tête, sans jamais voir de près ou de loin où l'ensemble va bien pouvoir finir par aller. De fait, la lecture de ce Catch 22 a presque relevé sur calvaire, et je me suis demandé si je n'allais pas abandonner. Oueps.

Voilà donc après cet Abattoir 5 de Kurt Vonnegut un deuxième roman anti-guerre dit classique auquel je n'adhère pas... Ce qui est certain, c'est que vu le pavé (570 pages en format moyen) je ne redonnerai pas sa chance à ce texte. Nope.

Retour en Absurdie - Stéphane De Groodt

L'humoriste belge Stéphane De Groodt ayant quitté le navire de l'émission Le Supplément sur Canal+, c'est avec un plaisir non feint que j'attendais ce nouveau recueil des chroniques de l'absurde.

L'ouvrage reprend pour l'essentiel les textes non publiés dans le délectable volume Voyages en Absurdie, et constitue pour cette partie une agréable échappée dans l'univers de l'auteur. Au bout de 120 pages toutefois, changement de registre, avec une compilation de vrais-faux "courriers des téléspectateurs" de l'émission La Matinale, toujours sur Canal+, d'un intérêt bien plus discutable... J'ai d'ailleurs globalement zappé ces 60 (sic) pages, qui m'ont fait l'effet d'un simple exercice de remplissage...

Une lecture en demi-teinte pour ce recueil donc, me laissant partagé entre le plaisir de la lecture des Chroniques, et le sentiment de flouage en dernier tiers. Je réserverais donc ce Retour en Absurdie aux inconditionnels de l'humoriste, en suggérant tout de même d'attendre un éventuel passage en poche. Je conseille plutôt aux néophytes le précédent volume, Voyage en Absurdie, ou l'intégrale vidéo des Chroniques, véritable source de pépites ! :o)

Friday, April 24, 2015

Lost River

Première réalisation pour l'acteur Ryan Gosling, Lost River prend pour cadre une Amérique désoeuvrée, celle des banlieues flanquées de maisons en ruine, désertées par des habitants qui ne peuvent plus payer les traites de leur emprunt immobilier. L'envers du décor est stylistiquement bien posé, mais au-delà de cette intention esthétique concrétisée, la bobine manque tout de même d'âme.

Il est ainsi difficile de projeter son empathie sur des personnages aux contours dessinés, mais qui manquent singulièrement de profondeur, de compatir aux destins tragiques de ces âmes perdues dans leur morne quotidien. La "cité engloutie" pour sa part reste cantonnée à une aura mythique, elle ne tient pas exactement le haut de l'affiche, et son rôle reste bien mystérieux, tout comme le reste du script, s'il existe.

Lost River me fait l'effet d'un coquillage récupéré sur la grève et enluminé dans un atelier de primaire, prompt à attirer l'oeil, mais bien vide si l'on y regarde de trop près...

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Avengers : L'Ere d'Ultron

Avengers : L'Ere d'Ultron, c'est avant tout la surenchère : plus d'action, plus de vitesse, plus d'ennemis, plus, plus, plus, plus... A tel point que cela en est presque épuisant, l'action étant difficilement lisible, et le script ne prenant pas le temps de se poser. Le ton est d'ailleurs donné dans la séquence d'intro qui flanque un chouille le tournis, scotchant certes le spectateur à son fauteuil, mais l'assommant également quelque peu.

Je ne suis pas certain de mon sentiment en regard de ce film. Certes, le spectacle était là, mais le sentiment d'être submergé par une avalanche d'effets visuels me laisse comme toujours un peu suspicieux de m'être fait enfler par du clinquant. Je crois que je redonnerai sa chance à la chose lors de la diffusion tévé, et je verrai bien...

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Thursday, April 23, 2015

American Sniper

American Sniper raconte l'histoire de Chris Kyle, un sniper d'élite qui a lors des conflits au Moyen-Orient exécuté un nombre incalculable d'opposants.

Si le film expose la responsabilité du soldat fasse à ses décisions [shooter ou non un gamin qui porte ce qui ressemble à un engin explosif], s'il met en lumière les difficultés de l'homme à décrocher du conflit lorsqu'il rentre en permission dans son foyer, la séquence finale avec la longue procession funéraire de l'hommage national rendu à la personne de Chris Kyle m'a laissé un peu circonspect, me conduisant à m'interroger sur l'intention du réalisateur Clint Eastwood.

Quoi qu'il en soit, la bobine ne m'a pas emportée plus que de raison, il y a des longs-métrages bien plus captivants sur le sujet.

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Wednesday, April 22, 2015

The Voices

The Voices m'aura objectivement surpris par son choix d'adopter le point de vue d'un narrateur psychotique, apportant une dose d'originalité dans un genre visité jusqu'à -pourrait-on dire- l'overdose. Ce parti pris se traduit à l'écran par un renversement visuel bien vu, l'univers de Jerry apparaissant clinquant / propret lorsqu'il prend ses médicaments, et bien plus -disons- sale lorsqu'il s'abstient.

Le film débute dans une ambiance un peu factice qui n'a pas été sans me rappeler celle du Truman Show, et s'emballe dans le délire sanglant lorsque Jerry commet (par inadvertance) son premier meurtre. L'ensemble conserve alors un ton grotesque et décalé jusqu'à l'improbable chanson du générique final. J'en garde après quelques semaines un souvenir plutôt sympathique, mais qui ne me conduira pas non plus à le revoir.

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Monday, March 30, 2015

Kingsman : Services Secrets

Je n'attendais rien de spécial de cette bobine, mais à force de bons échos atteignant mes tympans j'ai fini par lui donner sa chance.

Objectivement, la séance a été distrayante, mais j'ai regretté un petit manque de consistance. Kingsman : Services Secrets remplit globalement le contrat, empruntant les codes des films d'espionnage, ajoutant une touche légère et familiale, optant pour le vernis parodique avec un méchant digne d'Austin Powers.

En rendant l'ensemble un peu moins balistique, en complexifiant l'intrigue, en crédibilisant un peu le bad guy mégalo, il aurait pu s'agir d'un objet très recommandable. Si la séance est -je le répète- distrayante, il n'en reste pas moins que la bobine ne casse pas non plus trois pattes à un canard. Nope.

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Birdman

Birdman m'a pour ainsi dire laissé un sentiment ambivalent. J'ai tout d'abord été happé par la bobine, effet hypnotique de la rythmique sèche des percussions aidant. Michael Keaton livre une performance qui m'a semblé remarquable, à l'égard de cet Edward Norton excellent de suffisance dans son rôle d'acteur en vue. Ce faisant, la bobine m'a donné l'impression de finir par tourner un peu à vide, ne sachant trop où elle allait.

Je n'ai pas réellement su me positionner en regard de l'alter ego de Riggan Thomson, le script laissant place à l’ambiguïté. Est-on en présence d'un super-héros caché ou bien d'une métaphore névrotique pour un homme au bout du rouleau ? La question reste pour moi ouverte, et je n'ai pas vraiment envie de tenter un second visionnage pour lever le doute. Une séance en demi-teinte je dirais donc.

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Sunday, March 15, 2015

Chappie

Après la déception relative de ce simple actioner blockbusteresque qu'était Elysium, il va sans dire que j'attendais un peu fébrilement cette nouvelle livraison de Neill Blomkamp.

Le scénario de Chappie ne casse certes pas trois pattes à un cyborg, mais il se trouve soutenu par une réalisation qui tient la route. Il est difficile de rester insensible face à ce robot qui s'éveille à la conscience et aux touches d'humour associées à son éducation gangsta.

Chappie baigne dans une atmosphère de funitude inattendue, en partie grâce aux personnages de ses parents adoptifs, campés par le duo du groupe de rap-rave sud-africain Die Antwoord. Il prend toutefois un virage plus SF hardcore dans ses derniers instants, oscillant entre défouraillages furieux et thématique cyperpunk. Il m'en reste au final un sentiment de sympathique récréation futuriste, qui me conduit à le suggérer sinon le recommander. :o)

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