Je suis venu à ce roman des frères Strougatski par un semi-hasard, toujours à l'affût de ces pépites cachées de l'univers SF. S'agissant d'un titre visiblement considéré comme un classique incontournable du genre, je suis étonné de lui avoir trouvé si peu d'attraits, et à tout dire un caractère assez plat.Le postulat de base reste ce faisant très intéressant : des visiteurs ont un bref temps posé leurs sacoches en quelques points du globes, et en sont repartis sans aucunement interagir avec les êtres humains, passage furtif souligné par le sous-titre "pique-nique au bord du chemin". Ne reste de leur passage que des zones dangereuses, remplies de phénomènes et d'objets inconnus (très) souvent mortels, qu'explorent des âmes aventureuses et accessoirement appâtées par le gain, les "stalkers" auxquels le titre fait écho.
Le texte renvoie l'homme à une position bien moins hégémonique que celle dont il aime se parer, le réduisant à la condition d'insecte découvrant un résidu de pique-nique en marge d'une autoroute. Cette perspective rappelle combien l'être humain n'est au final qu'une chose insignifiante dans l'univers, et que beaucoup de choses échappent encore (et échapperont toujours) à son entendement...

Je suis finalement allé voir ce
Passé au travers de mes radars lors de sa sortie le 15/04 dernier,
Condamné il y a cinq ans à une double interdiction de réaliser des films et de quitter son pays natal, Jafar Panahi fait avec ce
La bande-annonce annonçait la couleur, la route de ce nouvel opus est objectivement furieuse, ce qui constitue à la fois son point fort et son point faible. Ça dépote sévère, le visuel est absolument démentiel, de l'imagerie post-apo aux les clans tribaux, en passant par le délire punk-apo ( le guitariste \m/ ), les véhicules, etc... La réalisation brille de bout en bout, on s'y croirait, bref on mange du sable et c'est diablement bon !
Le film plonge en plein dans la thématique de la modernisation des conflits armés -tout au moins pour les grandes puissances militaires-, et soulève la sérieuse problématique de la guerre à distance. Pour la première fois, l'aspect tangible des combats s'amenuise pour certains ; à l'âpreté des théâtres de bataille succède l'austérité tranquille des stations de pilotage de drones.
Comme j'en avais eu l'intuition pendant la séance,
Au visionnage de la bande-annonce je m'attendais à un film dynamique et socialement piquant, mais j'ai finalement trouvé que la sauce ne prenait pas. La bobine se contente en effet d'aligner les mises en situation de personnages plus ou moins stéréotypés, et l'on peine à voir où l'on souhaite nous mener.
"Tout ça pour ça" serais-je tenté de dire... Le rythme de cette bobine est lent, voire inexistant, les personnages fantômes ou apathiques (c'est selon)...
J'ai donné sa chance à cette bobine,
Après un peu plus quatre mois de cinés plus ou moins réguliers, il s'est enfin trouvé une séance qui m'a vu sortir de la salle obscure le coeur léger et le sourire aux lèvres... Et ça c'est pas rien !



Première réalisation pour l'acteur Ryan Gosling, 

