Sunday, September 27, 2015

La Isla Mínima

Devant cette bobine plantée dans une chaude Andalousie servant de cadre à une enquête sur le meurtre de jeunes femmes retrouvées mutilées, difficile de ne pas avoir une pensée pour l'excellente saison 1 de la série True Detective, plus somme toute plus mystique et marquante.

La Isla Mínima s'en tire néanmoins avec les honneurs, abordant en filigrane les conséquences de la période franquiste, ce qui a j'imagine contribué à son succès en Espagne. Je mentionnerais bien dans le positif la photo assez magnifique, et dans les bémols le manque de rythme et de rebondissements. Ce faisant, le bilan reste très positif de mon point de vue. Oueps.

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Thursday, September 24, 2015

American Ultra

American Ultra est un film de genre bien racé, qui s'assume objectivement, et qui comble par son côté décomplexé son petit manque de consistance. Le couple Jesse Eisenberg / Kristen Stewart fonctionne plutôt bien, ce qui m'a assez surpris car si je suis fan du premier le jeu de la seconde me laisse d'ordinaire plutôt de marbre.

Objectivement la bobine se tente, mais il faut mieux éviter de visionner la bande-annonce au préalable, elle en montre un peu beaucoup trop, et je ne sais pas ce que cela peut donner sans l'effet de surprise. Je serai pour ma part fixé sur ce point au second visionnage, car oui je la reverrai bien à l'occasion. C'est un signe, non ?

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Wednesday, September 23, 2015

Miss hokusai

Miss hokusai raconte un pan de la vie du Maître Hokusai, et met en avant le rôle méconnu de sa fille O-Ei dans l'oeuvre de son père.

J'ai apprécié la lenteur relative de cette bobine, à l'heure où tout semble être à la surenchère frénétique toujours plus incommodante, la poésie qui s'en dégage, la mise en image rendant hommage aux oeuvres les plus célèbres du peintre. Bref, un beau moment en salle, apaisant, qui mérite qu'on lui donne sa chance.

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Tuesday, September 22, 2015

Absolutely Anything

Un humain qui se voit upgradé en créature omnipotente, cela renvoie de suite à Bruce Tout-Puissant ou sa suite Evan Tout-Puissant. Même parti-pris comique ici, avec le sympathique couple d'acteurs que forment Simon Pegg et Kate Beckinsale.

Objectivement j'ai passé un agréable moment en salle, mais force est de reconnaître que l'on est loin, très loin, de la bobine ultime qu'elle aurait pu être avec un ex-Monty Python à la barre et l'interprète-geek par excellence. Encore donc une semi-réussite ou un semi-échec pour cet Absolutely Anything, c'est selon...

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Monday, September 21, 2015

La Rage au Ventre

Au sommet de sa gloire, le boxeur Billy Hope [Jake Gyllenhaal] vit dans le confort des paillettes, mais son univers s'écroule lorsque sa femme se trouve tuée, et qu'il perd la garde de sa fille. Billy repart alors de zéro, devant (ré-)apprendre l'humilité, afin de prouver qu'il est bien plus que l'ombre de lui-même...

La mise à l'écran de cette histoire ne m'a pas semblé ré-inventer le style. C'est certes propre et correctement mené, cela manque singulièrement de passion, de cette émotion que l'on avait pu ressentir aux côté d'un Rocky tentant de se sortir de la misère des faubourgs de Philadelphia. Bref, un why not, mais sans plus, pour cette Rage au Ventre.

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Sunday, September 20, 2015

Le Monde Englouti - J. G. Ballard

Dans un futur pas si éloigné de notre présent, des phénomènes d'origine solaire ont conduit à l'augmentation sensible des températures, et par voie de conséquence du niveau des océans, lesquels ont englouti bon nombre de territoires aujourd'hui urbanisés. Le roman explore dans ce contexte un axe original, à savoir la résurgence de caractères profondément enfouis dans notre cerveau reptilien à mesure que les conditions climatiques se rapprochent de celles qui avaient cours à un moment donné de l'époque préhistorique.

Toutefois, le roman se perd à mon sens lorsqu'il s'éternise dans l'arc conséquent des pilleurs de lagunes. J'ai ainsi eu le sentiment de me retrouver face à une série B télévisuelle sans envergure, le fantasque personnage de Strangman manquant de crédibilité. Cet arc m'a semblé long, très long, trop long, et la lecture laborieuse. Le tardif exode du Dr Kerans n'aura su sauver l'ensemble en recaptant mon attention, la lecture de la dernière page me semblant salvatrice. Une certaine déception résumerais-je donc...

Saturday, August 1, 2015

Ant-Man

Ne connaissant vraiment ce héros de comics je ne m'attendais pas à grand chose, particulièrement pas à ce que cet Ant-Man se révèle si tripant !

J'ai pris mon pied cinéphilique de bout en bout, apprécié le scénario, l'humour, les interprètes, l'insertion dans l'univers Marvel, le caméo de ce bon vieux Stan, le double bonus... Bref, pour moi c'est du méga tout bon qui m'a fait oublier la purge Terminator Genisys ! \o/ Je recommande donc évidemment cet excellent divertissement ! :o)

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Saturday, July 18, 2015

Stalker - Arkadi & Boris Strougatski

Je suis venu à ce roman des frères Strougatski par un semi-hasard, toujours à l'affût de ces pépites cachées de l'univers SF. S'agissant d'un titre visiblement considéré comme un classique incontournable du genre, je suis étonné de lui avoir trouvé si peu d'attraits, et à tout dire un caractère assez plat.

Le postulat de base reste ce faisant très intéressant : des visiteurs ont un bref temps posé leurs sacoches en quelques points du globes, et en sont repartis sans aucunement interagir avec les êtres humains, passage furtif souligné par le sous-titre "pique-nique au bord du chemin". Ne reste de leur passage que des zones dangereuses, remplies de phénomènes et d'objets inconnus (très) souvent mortels, qu'explorent des âmes aventureuses et accessoirement appâtées par le gain, les "stalkers" auxquels le titre fait écho.

Le texte renvoie l'homme à une position bien moins hégémonique que celle dont il aime se parer, le réduisant à la condition d'insecte découvrant un résidu de pique-nique en marge d'une autoroute. Cette perspective rappelle combien l'être humain n'est au final qu'une chose insignifiante dans l'univers, et que beaucoup de choses échappent encore (et échapperont toujours) à son entendement...

Tuesday, July 14, 2015

Gunman

Gunman, c'est une bobine qui part avec de bons atouts, les acteurs Sean Penn & Javier Bardem d'un côté, la thématique des magouilles africaines de l'autre, mais qui rate de loin le coche de la pellicule mémorable, au contraire des excellents Blood Diamond ou The Constant Garneder.

L'ensemble baigne entre deux eaux, hésitant entre l'actioner et (de plus loin) le film politique. Pas de grande surprise à l'écran, des fils que l'on voit tendus des kilomètres en avant, des facilités habituelles et malheureusement pas cantonnées aux séries B, bref une bobine objectivement assez dispensable.

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Sunday, July 5, 2015

Terminator Genisys

Je suis finalement allé voir ce Terminator Genisys, et je résumerais bien mon sentiment par : "OMFSM, mais qu'ont-ils donc fait ?!?"

L'opportunisme de ce titre ne laissait certes aucun doute, mais le manque si singulier d'originalité, d'épaisseur des personnages [Sarah... :-/], de surprise, laisse assez pantois. Au-delà de la course effrénée aux incohérences, le plus pitoyable reste probablement le happy end bisou agrémenté de cette micro-séquence de mi-générique (de fin) qui laisse entrevoir une nouvelle suite-purge. Pour moi c'est officiel, la franchise est morte.

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Sunday, June 28, 2015

Une Belle Fin

Passé au travers de mes radars lors de sa sortie le 15/04 dernier, Une Belle Fin s'empare de ce drame terrible de nos sociétés, ces solitudes exacerbées qui valent aux individus de décéder dans l'indifférence la plus absolue.

Je dirais simplement que le traitement tout en retenue et empli de compassion m'a saisi, et que le final doux-amer m'a achevé. En sortant de la séance mon moral n'était pour ainsi dire pas nécessairement au plus haut, mais j'ai alors fort heureusement préféré le Bourgogne à la corde. A voir, mais pas en étant au trente-sixième dessous, uhuh.

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Sunday, June 21, 2015

Taxi Téhéran

Condamné il y a cinq ans à une double interdiction de réaliser des films et de quitter son pays natal, Jafar Panahi fait avec ce Taxi Téhéran un pied de nez à la censure iranienne.

La bobine se déroule dans un taxi, qui voit le réalisateur prendre différents passagers, dressant par l'occasion un petit portrait de société. Le rythme est lent, le contenu somme toute léger, et le principal intérêt du film réside en cette transgression de l'interdit. Pour le reste, je n'en ai pas été interpellé plus que cela.

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Sunday, June 14, 2015

Mad Max : Fury Road

La bande-annonce annonçait la couleur, la route de ce nouvel opus est objectivement furieuse, ce qui constitue à la fois son point fort et son point faible. Ça dépote sévère, le visuel est absolument démentiel, de l'imagerie post-apo aux les clans tribaux, en passant par le délire punk-apo ( le guitariste \m/ ), les véhicules, etc... La réalisation brille de bout en bout, on s'y croirait, bref on mange du sable et c'est diablement bon !

Ce faisant, sorti de l'attraction de fête foraine [NdC : Pour laquelle je confesse avant tout avoir pris mon ticket.], le scénario m'a laissé le sentiment de n'avoir pas été fignolé comme il aura pu (/dû) l'être... La folie de Max est esquissée, Furiosa existe essentiellement dans l'action, les autres têtes ne sont pas plus développées, le retournement aux abords du Désert de Sel aurait pu être moins fantôme, et la prise de la Citadelle digne de ce nom...


[© Village Roadshow Films (BVI) Limited]

Au final, Mad Max : Fury Road reste essentiellement un film de genre ultra-stylisé, que l'on va voir pour s'en mettre plein la vue, et il faut reconnaître que l'on en a pour son argent. Oueps, farpaitement.

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Sunday, June 7, 2015

Good Kill

Un triste évènement m'a tenu éloigné du lieu pendant quelque temps, je prends donc ma DeLorean pour effectuer un léger saut dans le passé proche, et poster quelques billets en retard, comme si de rien n'était. C'est une façon un peu symbolique de faire un pied de nez à la Fatalité. Back to the (close) Future then, en commençant par ce Good Kill vu courant mai dernier.

Le film plonge en plein dans la thématique de la modernisation des conflits armés -tout au moins pour les grandes puissances militaires-, et soulève la sérieuse problématique de la guerre à distance. Pour la première fois, l'aspect tangible des combats s'amenuise pour certains ; à l'âpreté des théâtres de bataille succède l'austérité tranquille des stations de pilotage de drones.

Ethan Hawke campe ainsi le Commandant Tom Egan, un pilote de chasse cloué au sol, qui le jour dirige un aéronef sans pilote évoluant à des milliers de kilomètres de sa bourgade américaine, en dézinguant des cibles aussi bien matérielles qu'humaines, et le soir retrouve simplement sa femme et ses voisins, comme si de rien n'était (bis).


[© La Belle Company]

Il y avait là pour le réalisateur de l'excellent Lord of War matière à livrer une bobine consistante, mais le résultat manque à mon sens d'envergure. La trame est un peu grossière [la crise de conscience, la crise de couple], les prétextes un peu sordides [le soldat & la femme], et le tout manque de peps et de piquant. Le principal intérêt de l'ensemble reste probablement d'ouvrir le débat.

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Friday, May 22, 2015

My Old Lady

Comme j'en avais eu l'intuition pendant la séance, My Old Lady se trouve bien être une adaptation de pièce de théâtre, en l'occurrence une oeuvre du réalisateur Israël Horovitz. J'aurais beaucoup aimé découvrir ce script sur les planches, je pense que le personnage de Mathias Gold (campé par Kevin Kline) m'aurait semblé moins insupportable.

Mon principal soucis avec ce film réside d'ailleurs en ce personnage, absolument odieux, et je pèse mes mots. Si j'avais sur l'instant possédé ce ticket d'or de Last Action Hero je serais volontiers aller coller une rouste à cet énergumène... Imaginez... :os Ce désagréable élément mis à part, j'ai trouvé là encore que la sauce ne prenait pas vraiment dans cette histoire de tragédie familiale, en dépit de la présence de la charmante Kristin Scott Thomas. Une nouvelle séance en demi-teinte donc...

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Dear White People

Au visionnage de la bande-annonce je m'attendais à un film dynamique et socialement piquant, mais j'ai finalement trouvé que la sauce ne prenait pas. La bobine se contente en effet d'aligner les mises en situation de personnages plus ou moins stéréotypés, et l'on peine à voir où l'on souhaite nous mener.

De fait, je reste assez dubitatif quant aux élans dithyrambique de l'affiche de ce Dear White People... Si des éléments de réflexion sont donnés, il n'y a rien de révolutionnaire ni dans le propos social ni dans la comédie qui essentiellement conduit à esquisser des sourires. Une bobine en demi-teinte dirons-nous...

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Tuesday, May 19, 2015

Every Thing Will Be Fine

"Tout ça pour ça" serais-je tenté de dire... Le rythme de cette bobine est lent, voire inexistant, les personnages fantômes ou apathiques (c'est selon)... Every Thing Will Be Fine, pour les quelques protagonistes, peut-être, pour les spectateurs, c'est déjà bien moins certain...

Bref, tout ça pour dire qu'il y a nécessairement quelque chose de plus intéressant à voir, si si, passez votre chemin ! Ou alors tentez, mais vous ne pourrez pas dire que vous n'aviez pas été mis en garde !

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Le Tournoi

J'ai donné sa chance à cette bobine, Le Tournoi, sur la foi de l'implication de la souriante réalisatrice Elodie Namer qui donnait de sa personne devant le ciné pour le promouvoir.

J'ai apprécié l'évident soucis du détail, la réalisation maîtrisée et la volonté transformée de dynamiser l'univers des échecs, mais je n'ai pas été emballé outre mesure, la faute à un acteur principal un peu trop lisse et des personnages secondaires peu développés, qui grèvent l'atmosphère.

Au final il m'en reste néanmoins le sentiment d'avoir assisté à la projection d'un premier film appliqué, qui me laisse curieux de voir ce que pourra donner le prochain film de la réalisatrice.

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Broadway Therapy

Après un peu plus quatre mois de cinés plus ou moins réguliers, il s'est enfin trouvé une séance qui m'a vu sortir de la salle obscure le coeur léger et le sourire aux lèvres... Et ça c'est pas rien !

J'ai trouvé pêle-mêle dans ce Broadway Therapy des éléments de vaudeville, une aura Allenienne, une structure non ordinaire sans être révolutionnaire (l'interview en parallèle du développement), une brochette d'acteurs tous très bons, des petits mots qui fusent, et un excellent final mâtiné d'un sympathique caméo.

Bref, une séance très divertissante pour moi, qui tombait à point nommé, et qui me donne envie de fureter dans le domaine de la screwball comedy dont la bobine se veut visiblement l'hommage. Oueps. :o)

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Monday, April 27, 2015

Le Péril Vient de la Mer - John Wyndham

Ce roman de John Wyndham est une nouvelle illustration de la force tranquille caractéristique de l'auteur, cette singulière aptitude à dérouler de manière extrêmement fluide une mécanique absolument implacable. Tout commence ici par la simple observation d'un phénomène atmosphérique (des globes rouges traversant le ciel et plongeant dans l'océan) par un couple de journalistes britanniques (dont le narrateur), qui se révèlera être le symptôme d'une colonisation extra-terrestre d'ampleur.

A la différence de nombre de romans du genre, il n'est ici pas question de jouer la surenchère, l'essentiel étant d'analyser les comportements humains, tout d'abord dans un contexte de guerre froide Est-Ouest au niveau de leurs sociétés construites, puis entre les individus une fois que le cataclysme attendu s'est produit. J'ai de nouveau apprécié le traitement posé de l'auteur, ce rythme caractéristique prompt à susciter l'immersion (terme très fort à propos uhuh) et la réflexion.

Après Le Jour des Triffides, Le Village des Damnés / Chocky, il s'agit donc d'une nouvelle incursion réussie dans l'univers de John Wyndham. Il ne me reste plus qu'à inscrire dans ma PAL le dernier titre disponible, Les Chrysalides, n'est-ce pas ? :o)