
Dans la droite ligne de l'année dernière, ces six premiers mois de 2016 n'ont guère vu mon appétit lecturesque reprendre du poil de la bête... Quand la tête n'y est pas, point la peine de forcer, n'est-ce pas ?
On peut noter dans ces cinq titres qui me sont passés sous les yeux une cohérence certaine avec mes univers de prédilection : trois post-apo, une dystopie, un récit fantastique. J'évacuerais ce dernier en tout premier, Du Sel sous les Paupières de Thomas Day, en concluant simplement que je n'arrive pas à accrocher au style de cet auteur. Nouvelle déception après Sympathies for the Devil, c'est est donc fini de lui dans ma PAL. Next.
Le Monde Vert de Brian Aldiss m'a lui à la fois fasciné et dérangé. Fasciné, parce qu'il présente une Terre en fin de vie, bien après l'action du Monde Englouti de J. G. Ballard, avec une végétation singulièrement hostile. Dérangé, parce qu'il rend justement tangible cette fin inéluctable, quand le soleil mourra et qu'il effacera l'existence de notre Terre nourricière, niant par là-même notre propre existence. Ceci étant, le récit m'a bien porté, et si j'excepte ces quelques éléments auxquels je suis resté hermétique (la Lune physiquement reliée à la Terre notamment), la lecture en reste bonne.
L'Homme des Morts de V.M.Zito représentait une lecture à risque. Pourquoi "à risque" ? Parce que le récit prend place dans une Amérique post-apo zombie, et que dans la thématique du marcheur mort, on trouve aujourd'hui un peu de tout et n'importe quoi, pour ne pas dire surtout n'importe quoi. Orienté action, ce roman m'a quelque part globalement captivé, même si après quelques semaines (ou mois je ne sais plus), son souvenir s'est considérablement étiolé. J'en garde le souvenir d'un début poussif, avant que des évènements inattendus ne viennent pimenter la sauce. Je vais conserver ce titre, en prévision d'une éventuelle relecture.
Le Ravage de René Barjavel m'a séduit par son côté rétro-SF et son absence de demi-mesure dans la catastrophe qu'il décrit. La civilisation s'effondre, et le chemin de croix du groupe de survivants que l'on suit est impitoyable. Seul m'a gêné le côté ultra patriarcal du final, probablement en ligne avec la décennie de publication du roman (années 40). Il n'en reste pas moins que ce titre reste notable dans la thématique du post-apo.
Last, but not least, Les Monades Urbaines de Robert Silverberg. Ces monades sont autant d'immeubles d'un millier d'étages, organisés en villes (des regroupement d'étages), desquels on ne sort jamais, et au sein desquels les habitants sont encouragés à procréer sans relâche pour le plus grand bien de l'humanité. Robert Silverberg pose habilement les bases d'un système qui paraît fonctionner de manière quasi-idyllique, avant d'en révéler les petits grains de sables, puis les brèches béantes. Ces Monades Urbaines donnent matière à réfléchir sur la société, son organisation, notre vision de notre microcosme, notre perception des autres (ceux qui ne sont pas comme nous), ce qui en ces temps troublés me semble plus que jamais nécessaire. Clairement tout en haut du panier de ces cinq livres, et une nouvelle bonne pioche dans l'oeuvre de Silverberg, après Les Déportés du Cambrien.







J'ai laissé passer la frénésie de la sortie, et je me suis tranquillement installé en salle en cette fin d'année à la faveur d'une séance pas bondée pour profiter de ce nouveau volet de la saga Star Wars. J'y suis allé sans a priori aucun, sans attente particulière non plus... Et j'ai trouvé l'ensemble très réussi et divertissant !


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