Wednesday, May 28, 2008

Compulsion

Le moins que l'on puisse dire c'est que si la déclaration de revenus simplifiée ne soulage pas particulièrement l'impact de la Douloureuse, elle rend tout de même l'exercice bien moins pénible qu'auparavant : je n'ai en effet plus qu'à y apposer mon autographe à peu de choses près. Ceci dit, qu'il soit ou non fastidieux, l'exercice provoque toujours en moi la même réaction, une sorte d'irrésistible envie d'aller dépenser des sous, en me disant que ça au moins ils ne l'auront pas. [Nota : Ceux d'entre vous qui pensent qu'il ne s'agit là que d'un simple prétexte pour satisfaire mes basses pulsions consuméristes ne sont peut-être pas loin de la vérité, mais je nierais bien entendu énergiquement si d'aventure ils venaient à publiquement émettre cette hypothèse.]

Après avoir rempli mon devoir déclaratif et accessoirement être tombé dans une semi-dépression fiscale en évaluant le montant de ma future imposition, j'ai donc tout naturellement pris le chemin de mon disquaire agitateur préféré.

Au rez-de-chaussée de l'établissement, le choix qui aurait pu s'avérer cornélien ne l'a finalement pas été et je me suis dirigé sans attendre vers le deuxième étage. Mes yeux y ont balayé des dizaines voire des centaines de titres, avant de s'arrêter sur un très sobre objet tout de noir vêtu qui affichait un simple Le Syndicat du Crime - Trilogie en mots rouges et blancs. Cette vision m'a laissé paralysé un instant, avant que dans un sursaut vital l'une de mes mains ne s'empare prestement d'un exemplaire de cette surprise tout à fait inattendue.

John Woo gardera toujours une place de choix dans mon âme de cinéphile amoureux du cinéma de genre : certains de ses films découverts au début des années 90 [The Killer ou Hard Boiled notamment] ont été autant de baffes magistrales qui ont fait voler en éclat tous mes repères de policier d'action et m'ont invité au voyage dans ces productions de HK sur lesquelles je continue de porter un regard bienveillant. A ma connaissance, aucun des volets du Syndicat du Crime n'avait jusqu'à présent été édité en dévédé, d'où ma grande surprise, et je me dis que tomber sur cette pièce en ce jour précis n'était pas le fruit du hasard, mais bel et bien le fait du Destin !

Tout content de mon inestimable trouvaille, je me suis ensuite dirigé vers le sous-sol, rayon Metal puisque j'avais quelques envies de musique puissante. Là encore les bonnes surprises ont été au rendez-vous et j'y ai également vu un Signe du Destin. J'ai donc jeté mon dévolu sans la moindre once de culpabilité sur le dernier album de Powers Court, deux rééditions de Maiden presque données, No Prayer for the Dying & The Number of the Beast, et le dernier Arch Enemy, Rise of the Tyrant, à petit prix.

Les bras chargés de ces quelques auto-cadeaux bienvenus, je suis ressorti du lieu le sourire au lèvre, en me disant toutefois qu'il allait falloir que je me mette sérieusement à la recherche d'un moyen de réduire drastiquement le montant de mon imposition... Des suggestions ?!?

Nota : Il semblerait que les serveurs de mon service de commentaire débloquent un brin en ce moment, mais ne vous inquiétez pas, ça va leur passer...

Fond Sonore : Casino, Bande Originale

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