Dans mon immeuble, il y a un ascenseur et un escalier dérobé. Oui, dérobé l'escalier, car voyez-vous dans une résidence moderne dite de "staaaandiiiiing", un escalier, ça ne le fait pas. Mais quand bien même est-il caché cet escalier, il me plaît tout de même de l'emprunter, et avec le temps je dois avouer que j'ai pris une certaine assurance dans son colimaçon que je le dévale quatre à quatre.
En bas de l'escalier se trouve une porte. Le pêne de celle-ci est cassé depuis belle lurette, ce qui fait que ladite porte s'ouvre d'une simple pression sur son flanc. Ce matin, je descends donc comme une fusée pour aller chercher la baguette de tradition qui fera mon bonheur au petit-déjeuner et, arrivant à proximité de la porte, je positionne mes mains en avant, comme d'habitude.
Quand mes doigts ont rencontré une résistance plus forte qu'à l'accoutumée, je n'ai pas percuté. Quand mes avant-bras se sont pliés, je me suis dit que quelque chose clochait. Quand mes yeux se sont dangereusement rapprochés de la peinture blanche, j'ai compris l'imminence de la catastrophe, mais il était bien trop tard pour l'éviter... Quelques fractions de secondes plus tard, les implacables lois de la physique relatives à l'inertie devaient en effet me conduire à l'inévitable... Et paf la porte !
Mais ne vous inquiétez pas, j'ai survécu au choc, je n'ai pas de séquelle notable si ce n'est un léger effritement de ma fierté... :-]
Nota : Penser à demander au gardien d'apposer une affichette quand il effectue des réparations... :-/
Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly
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