S'envoyer en l'air -au sens littéral-, Ryan Bingham adore ça. Il chérit sa petite carte de fidélité qui lui permet d'accumuler des miles, et il vise un chiffre spécifique qui fera de lui un passager aérien privilégié à vie. S'il voyage autant, c'est qu'il est un spécialiste de l'annonce de licenciement : les entreprises louent ses services pour permettre à leurs managers de se défausser de leurs responsabilités. La petite vie de Ryan est bien rôdé, jusqu'à ce qu'une jeune diplômée récemment embauchée par sa société ne dégaine une technique à la page qui risque bien de le clouer au sol. Ryan entreprend alors d'emmener la mignonette dans les airs pour lui faire tâter la réalité du terrain...Sur une thématique sociale difficile et malheureusement d'actualité, In the Air parvient à faire (sou)rire grâce à un cynisme certain et un humanisme non feint. Le film doit beaucoup je pense à la performance de George Clooney, excellent comme à son habitude, et l'intérêt de l'ensemble réside à mon sens dans le chapelet de relations qui entoure ce personnage central de Ryan Bingham, de sa famille qui ne le connaît pas à cette aventure d'aéroport qui s'avèrera jouer double-jeu.
Même s'il manque un petit je-ne-sais-quoi, la bobine a tout de même su me captiver et me donner envie de lire le roman qui en est à l'origine, Up in the Air de Walter Kirn, et ça ce n'est pas rien. Une petite surprise inattendue donc, à tenter, surtout si vous avez comme moi apprécié les précédentes livraisons du réalisateur, Thank You For Smoking et Juno.
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine
J'y ai passé, hier soir, un très bon moment. Beaucoup de sourires et de lins d'oeil, un peu de bons sentiments, mais pas trop, bref très agréable. Ceci dit, autour de moi on a été moins pris par le film...
ReplyDeleteM.
M.> Effectivement, les différents ingrédients sont relativement bien dosés, ce qui est suffisamment rare pour être noté ! Ceci dit, j'ai également noté autour de moi des échos globalement un peu plus mitigés...
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