Friday, April 15, 2011

Easy Money

Etudiant dans un établissement coté, JW côtoie la haute bourgeoisie suédoise et ne ménage pas ses efforts pour se fondre dans le paysage en dépit de ses origines plus que modestes. Pour soutenir les exigences d'une vie d'apparence, il arrondit ses fins de mois en rédigeant les dissertations de ses camarades et en faisant à l'occasion le taxi pour un malfrat local. Ce dernier lui demande un jour de récupérer Jorge, un dealer en cavale, mais en fait de simple convoyage JW sauvera in extremis l'homme de la mort en lui permettant d'échapper au coriace Mrado de la mafia serbe. JW se retrouve alors pris dans un engrenage implacable qui le conduit à collaborer plus étroitement avec son commanditaire et à plonger malgré lui dans l'univers du trafic de poudre blanche...

La convergence de ces trois destins nous est présentée sous un angle réaliste, sans fioritures, ce qui change agréablement des bobines hollywoodiennes blockbusterisées. Le rythme d'apparence tranquille dégage néanmoins des ondes de puissance contenue, et la destinée tragique s'annonce inexorable. J'ai été sensible à l'approche humaine, aux personnages ambigus et aux paradoxes qu'ils véhiculent, je me suis laissé hypnotiser par l'esthétisme froid de cette bobine et lorsque la lumière s'est rallumée dans la salle j'ai plusieurs fois opiné du chef en pensant qu'il fallait désormais compter avec le polar suédois. En d'autres termes, il serait fort dommage de louper cet Easy Money !

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