En 1976, du côté de Dublin, le rock a la cote et quelques potes de lycée s'investissent dans la musique. Persuadé qu'un destin exceptionnel lui est promis et qu'il sera bientôt une véritable rockstar mondiale sinon interplanétaire, Neil McCormick monte un groupe en compagnie de son frère Yvan, et refuse que ce dernier n'intègre celui de Paul, futur Bono. Tandis que la carrière de U2 décolle à vitesse grand V, les frères McCormick végètent, jouant pour partie de malchance mais subissant surtout les conséquences des décisions motivées par l'orgueil surdimensionné de Neil, lequel est persuadé que leur Shook Up éclipsera bientôt la bande à Bono...
Tiré de l'autobiographie de Neil McCormick, Killing Bono retrace donc la jeunesse de cet irlandais persuadé d'être promis à un destin exceptionnel, mais qui restera éternellement dans l'ombre de son pote de lycée. Il est d'ailleurs assez édifiant de voir comment un homme éminemment présomptueux peut par orgueil non pas nécessairement ruiner la vie de son frère mais néanmoins lui barrer la route d'un succès planétaire, ce qui n'est tout de même pas rien.
Au-delà de cet aspect, j'ai trouvé que la bobine patinait rapidement, manquant de faire adhérer aux enjeux [La recherche d'un label dans la phase londonienne, la détresse de Neil dans la phase irlandaise bis,...], probablement en raison d'un ton un peu trop gentiment léger, ce qui selon moi nuit au propos. Une semi-déception donc, que je rangerais volontiers au côté des Runaways...
=> Bande-Annonce
No comments:
Post a Comment