Monday, April 9, 2012

Perfect Sense

Perfect Sense, c'est l'histoire de l'apocalypse de la race humaine, celle d'une étrange affection qui frappe soudainement, en tous points du globe. Les sens disparaissent un à un, d'abord le goût, puis l'odorat, l'ouïe, et enfin la vue (le toucher n'est pas abordé mébon au bout du quatrième...), à chaque épisode succédant une période transitoire pendant lesquelles l'être humain s'adapte.

Le sentiment d'impuissance apparaît encore plus fort que dans Contagion, ici aucun espoir n'est permis, la forme atypique narrant la progression inéluctable de l'affection à la manière d'un reportage, la voix off assénant des constats implacables. L'angoisse de la situation nous étreint pour autant que l'on se projette auprès des deux protagonistes principaux qui se rencontrent, particulièrement lors de la dernière séquence.

Cette bobine est l'occasion de rappeler qu'il convient de profiter des petits bonheurs de la vie, car ceux-ci peuvent à tout instant nous être retirés, pas nécessairement du fait d'un affection similaire à celle fictive de la bobine, mais d'une simple attaque cérébrale ou rupture d'anévrisme. Carpe diem en quelque sorte.

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