Sunday, April 14, 2013

Darwinia - Robert Charles Wilson

Après l'excellente lecture qu'a constitué Une Seconde Après de William R.Forstchen, j'ai décidé d'effectuer un crochet SF avant d'entamer le prochain ouvrage d'essence post-apo en attente dans ma PAL, et Darwinia a donc atterri sur ma table de chevet.

Le roman débute comme une uchronie et fait l'hypothèse qu'en mars 1912 l'Europe se voit subitement remplacée par un continent aux contours semblables, mais à la faune et la flore relativement inhospitalières. A l'époque où science et technique sont en plein essor, la religion trouve dans le phénomène un regain de vigueur, les tenants du miracle divin se comptant par légions.

Huit ans plus tard, une expédition est organisée pour remonter le Rhin et tenter de pénétrer au coeur de ce nouveau continent sauvage, objet de luttes politiques pour la possession de ses potentielles richesses. Ce point laissait augurer d'une sympathique fresque d'aventure exploratoire, mais le texte a pris une direction inattendue, déroutante, qui m'a un peu laissé sur ma faim en dépit de son indéniable originalité.

Il m'est aujourd'hui assez difficile de rendre compte de cette lecture car je ne suis objectivement pas rentré dans le texte. J'ai trouvé la progression de l'intrigue relativement poussive, et l'interlude hétéroclites, qui si elle prend sens bien plus loin a achevé de sceller à mes yeux l'herméticité du bouquin.

L'arc principal -celui de la dite expédition- se voit pollué par deux confrères secondaires qui le hachent, et l'on n'accueille qu'avec une relative froideur les informations contextuelles qu'ils véhiculent. Bref, on ne bénéficie même pas d'un semblant de souffle épique, et j'ai comme qui dirait souffert pour parvenir au terme du roman, même si la dernière partie m'a tout de même interpellé.

A posteriori je ne suis pas vraiment certain d'avoir un avis définitif sur le texte, mais je regrette que l'originalité qui le sous-tend n'ait pas été mieux servie, par une narration fluide et des effets de style plus discrets. Bref, une lecture en demi-teinte, penchant plutôt vers la déception et la catégorisation de ce Robert Charles Wilson en auteur à éviter, tout au moins tant que j'aurais autre chose à me mettre sous la dent. Oueps, carrément.

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