Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer en ce lieu, Dean Koontz est un auteur que j'affectionne tout particulièrement depuis que je l'ai découvert il y a de cela deux bonnes décennies. C'est toujours avec la perspective de passer un bon moment que j'aborde un nouvel ouvrage de sa bibliographie, et mon oeil se fait à chaque fois bienveillant, même en présence d'objets mineurs.En dépit de cet état d'esprit résolument positif, j'ai toutefois objectivement souffert à la lecture du présent bouquin, à un point que jamais je n'aurais osé imaginer... Le livre ne fonctionne tout simplement pas de mon point de vue, la mécanique s'est révélée très laborieuse, le développement poussif à l'extrême.
Si l'on retire les effets de manche et que l'on se concentre sur l'ossature, il ne me semble pas évident de discerner la direction que l'auteur a voulu donner à son ouvrage, ce qui me déroute tout de même quelque peu. De surcroit, je n'ai pas trouvé parmi ces pages les habituels personnages pour qui j'éprouve une franche sympathie, la galerie de protagonistes se complaisant dans de simples caricatures à peine humaines (le psychopathe Junior Cain éminemment agaçant, les frangins névrosés et leur obsession des statistiques relatives aux catastrophes -ce qui n'apporte strictement rien-).
En d'autres termes, je ne trouve rien à sauver, et je me demande bien comment Le Figaro Littéraire cité en quatrième de couverture a bien pu estimer qu'il s'agissait là de l'un "des textes les plus intenses de son auteur"... Ou bien ils n'ont pas lu le bouquin, ou bien on n'a pas lu le même... Quoi qu'il en soit, ces laborieuses huit cents pages sont pour moi tout simplement bonnes à oublier. Oueps.
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