Sunday, December 1, 2013

Hunger Games - L'Embrasement

Par un concours de circonstances a posteriori fâcheux je me suis retrouvé à aller voir ce second volet de la saga Hunger Games, bien que le premier ne m'ait guère convaincu. Cette suite s'inscrit dans la continuité, j'y ai trouvé les mêmes travers, un fond intéressant au potentiel entravé par le traitement adolescent, conférant à la bobine de regrettables accents de bluette.

Je ne dirais pas non plus que le temps m'a semblé long, cela n'est objectivement pas le cas, mais la mécanique reste néanmoins poussive, longuette, et l'ensemble somme toute assez fade. L'actrice principale n'aide d'ailleurs vraiment pas, je n'arrive guère à lui trouver l'ombre d'un soupçon de charisme. 'Fin bref, pas de quoi épilogue sur cet embrasement qui manquait singulièrement de crépitements. Passons donc à autre chose...

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Sunday, November 24, 2013

Evasion

Voir sur la même affiche les noms de Sly et Schwarzy me fera toujours frissonner de plaisir, en bon enfant des eighties / nineties que je suis, mais il serait tout de même sympathique que les deux gus ne fassent pas tout et n'importe quoi sous couvert d'un nouvel état de grâce post-Expendables.

Le titre de cette présente bobine résume à lui seul le pitch extrêmement simple, la bobine fleurant a priori la potentielle série B burnée. A posteriori, le film mange un peu à tous les râteliers, donnant plus l'impression de vouloir aligner les saynètes à punchline que de s'embêter à garnir son ossature. Evasion renvoie évidemment à l'excellent Haute Sécurité, sans toutefois soutenir la comparaison, avec un léger côté Fortress, et je ne suis pas certain de savoir lequel fait dans ce dernier cas le plus d'ombre à l'autre...


[© Concorde Filmverleih GmbH]

Ce bon vieux Schwarzy m'est apparu encore plus fantôme que dans ce Dernier Rempart de début d'année, ultra monolithique, non moins rouillé, et la question que je me posais au sujet des huit films prévisionnels figurant alors dans sa filmo me semble avoir ici un début de réponse...

'Fin bref, ca se laisse regarder comme une petite pochade, sans trop de conséquences, hormis éventuellement de vous faire regretter d'avoir payer un plein tarif si jamais cela a été le cas. Next.

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Saturday, November 23, 2013

TWIY - S11

Hier, au 22/11/2013, ce lieu a fêté sa dixième bougie. Oui, 10 ans, une décennie d'existence, ce qui dans ce concept relativement fumeux de blogosphère tient un peu de l'exploit.


J'avais pensé me livrer à un petit exercice de visée dans le rétroviseur, mais en parcourant celui que j'avais réalisé à fin 2010, je me dis que je n'aurais pas grand chose à ajouter, si ce n'est qu'après un si long chemin je n'entends pas m'arrêter. Le lieu va donc tout simplement poursuivre sa petite existence tranquille, essentiellement comme pense-bête de mes visionnages ciné / lectures en tous genres, en direction de son vingtième anniversaire ! :o)

Monday, November 18, 2013

Cartel

Prenez un excellent réalisateur [Ridley Scott], mettez une belle plume à l'écriture [Cormac McCarthy], ajoutez une belle brochette d'acteurs [Michael Fassbender, Pénélope Cruz, Cameron Diaz, Javier Bardem, Brad Pitt], mélangez le tout et obtenez... Une bien belle déception !

Ce Cartel manque ainsi singulièrement de peps, il ne parvient absolument pas à nous faire ressentir les enjeux pourtant loin d'êtres anodins, bref l'ensemble ne dégage aucune passion. Le constat est assez cinglant, plutôt triste, et ne fait que me conforter dans mon sentiment à l'égard de l'industrie hollywoodienne... Un beau gâchis en somme... :-/

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Sunday, November 10, 2013

Hellraiser - Clive Barker

Hellraiser est avant tout pour moi ce film découvert alors que j'étais ado, en pleine frénésie de défrichage du cinéma fantastique / horreur 80's [période bénie s'il en est pour ce double genre]. Je garde de cette bobine un souvenir singulier, celui d'une série B que je n'imagine pas nécessairement avoir très bien vieillie dirons-nous. Quoi qu'il en soit, je m'étais toujours dit que je devrais un jour lire le bouquin qui en est à l'origine, et c'est à présent chose faite.

Hellraiser s'articule autour de l'idée de recherche du plaisir ultime, celle-ci impliquant de percer le secret d'une mystérieuse boîte dite de Lemarchand. Un certain Frank y parvient, ouvrant ainsi la porte d'une autre dimension, et devenant le jouet de ces Cénobites à la compréhension toute relative du plaisir, plutôt sadique extrême.

L'homme reste prisonnier de ses nouveaux Maîtres, tandis que son frère Rory emménage avec sa jeune épouse Julia dans la maison qui l'a vu résoudre l'énigme. Une séance de bricolage, une goutte de sang du nouvel époux, et paf Frank reprend partiellement pied dans notre réalité, avec une soif de sang qu'il tentera d'épancher par la grâce de cette Julia qui le convoitait...

Sur ce pitch relativement simple, je m'attendais à un texte percutant, à même de générer la tension fantastique requise à l'égard de ces personnages trans-dimensionnels que sont les Serviteurs de l'Ordre de l'Entaille, mais le texte échoue sur ce point. Je l'ai en effet trouvé assez plat, avec un petit côté cheap, ou roman de gare dirons-nous. Je me demande si je n'avais pas mis la barre un peu trop haut, si à force d'avoir digéré / réi-maginé ce film vu il y a bien longtemps je ne m'étais forgé une idée un peu trop personnelle de ce que devait être le texte... Je dirais néanmoins qu'il me semble en l'état assez mineur, et qu'il gagnerait probablement à être livré conjointement à une autre production de son auteur.

Saturday, November 9, 2013

Inside Llewyn Davis

Llewyn Davis est un loser, un énergumène qui tente de percer dans un domaine où les Elus ne sont point légions. Dans sa galère volontaire, il vit au crochet de ses amis, ou plutôt devrais-je dire de ses connaissances, il profite de leur générosité, peinant à dégoter des scènes où déverser sa folk.

La mise en image d'une semaine de sa vie ne m'a pas exactement semblé d'un intérêt mirifique, surtout en regard de ces autres bobines fortement imprégnées de musique et que j'ai adorées, Alabama Monroe, Crazy Heart, ou même Once tiens. Si cet Inside Llewyn Davis se laisse regarder, il n'appellera pas une révision dirons-nous...

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Sunday, November 3, 2013

Thor - Le Monde des Ténèbres

Plutôt satisfait du premier volet consacré au héros nordique, Thor, en dépit de sa structure assez balistique, il était logique que je me laisse tenter par cette suite... Qui m'a énormément plu !

Depuis la magnifique séquence d'intro jusqu'à la confrontation finale attendue, la bobine déroule un divertissement rythmé qui oppose la puissante armée d'Asgard à des Elfes Noirs ne désirant rien de moins que détruire l'Univers. Cette race que l'on pensait éteinte a constitué une excellente surprise tant ses membres se sont révélés badass comme il faut, leur leader me renvoyant à ce bon vieux Scorpius de Farscape.


[© Walt Disney]

Si la Terre constitue un enjeu central, l'action ne s'y focalise point, ce qui a le mérite de faciliter le dépaysement. Les personnages humains voient leurs rôles réduits mais néanmoins correctement exploités, essentiellement pour des facteurs comiques, hormis la (toujours) craquante Natalie Portman.

En regardant la fiche Allociné de ce réalisateur dont le nom ne me disait rien, Alan Taylor, j'ai noté qu'il venait de l'univers des séries télévisées [et pas des moindres]. Devant la qualité de cette réalisation, je me dis que l'on devrait vraiment sur grand écran favoriser les talents de cet univers, afin de renouveler un système qui s'encroûte et manque globalement de passion... Mais ceci est un autre débat.

Pour en revenir à ce Thor - Le Monde des Ténèbres, je conclurai simplement en disant qu'il serait fort dommage de ne pas en profiter ! :o)

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Blood Ties

Parti voir Snowpiercer, je me suis hier comme un bleu retrouvé devant un frustrant "complet"... Faisant contre mauvaise fortune potentiel bon coeur, j'ai opté pour la prochaine séance, celle de Blood Ties.

Disons le tout de go, je n'ai pas adhéré à cette bobine de Guillaume Canet. Il y a certes bien un soucis du détail dans la mise en image de ce New York des années 70, mais également quelque chose qui ne fonctionne pas dans la narration, un manque de fluidité et une absence de puissance dans les enjeux. De fait, j'ai pour ainsi dire senti le temps passer, et il m'a fallu faire montre d'abnégation envers mon habitude de ne point quitter la salle avant l'heure pour empêcher mes jambes de me porter au dehors.


[© Mars Distribution]

J'aurais certainement dû me méfier, James Gray cosignant la copie... Je n'avais en effet pas exactement aimé ses Two Lovers et La Nuit Nous Appartient... 'Fin bref, il s'agit donc ici d'une déception, quoique non, vu que je n'avais pas d'attentes particulières, juste d'une leçon qui m'apprendra aux heures de pointe à réserver mon billet. Oueps.

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Saturday, October 26, 2013

Gravity

Une mission spatiale, une pluie de débris conséquence d'une maladresse russe [Fallait-il donc qu'elle soit Rouge ?], deux astronautes [Ryan Stone (Sandra Bullock), Matt Kowalsky (George Clooney)] en perdition dans l'espace... La minceur du script ne pouvait se voir compensée que par une réalisation virtuose, et force est de (re)constater qu'Alfonso Cuarón maîtrise la chose. Je n'en doutais à vrai dire guère, emballé que j'avais été par sa magnifique précédente bobine, Les Fils de l'Homme.

Gravity est à l'évidence un film d'ambiance immersif, qui doit sans dérogation possible être envisagé sur (très) grand écran avec un système audio à la hauteur. Pour peu que l'on se laisse porter, on angoisse de cette situation désespérée, on frisonne face à ce réalisme qui nous fait réaliser combien l'Aventure spatiale est tout sauf une joyeuse partie de plaisir, on se confronte à l'insignifiance de l'Homme en regard de l'Univers, bref on vit la chose.


[© Warner Bros. France]

De fait, j'ai passé un bon moment en salle, j'ai trouvé que l'équilibre entre divertissement et soucis du réalisme était fort bien dosé, mais dans le même temps je me dis que la bobine manque un peu de corps (que révèlent ses 1h30), et que je lui préfère par exemple un Apollo 13.

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Tuesday, October 22, 2013

L'Extravagant Voyage du Jeune et Prodigieux T.S. Spivet

Cet Extravagant Voyage du Jeune et Prodigieux T.S. Spivet m'a laissé un bien étrange sentiment, celui d'avoir assisté à un spectacle inachevé, une esquisse de ce qui aurait pu être un sympathique film empli de poésie. L'ensemble manque singulièrement de consistance, et le dit "voyage" n"a pour lui aucune réelle extravagance, vraiment pas. J'aurais aimé trouver un élément de comparaison filmesque à apporter, mais il ne m'en vient présentement aucun à l'esprit.

De surcroit je n'ai pas été outre mesure emballé par la prestation du jeune Kyle Catlett, beaucoup moins par exemple qu'avec celle du gringalet Macaulay Culkin à l'époque de Maman, j'ai raté l'avion (sisi j'ose). Le rendu des autre personnage manque également de relief, le tort devant en être imputé à un paradoxal manque de folie dans la réalisation, en dépit de quelques facéties graphiques par ailleurs sympathiques.

Bref, il s'agit là d'une déception, qui confirme que je n'adhère plus au cinéma de JP.Jeunet, et ce depuis ce Long Dimanche de Fiançailles. La prochaine fois, ça sera donc sans moi.

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Monday, October 21, 2013

9 Mois Ferme

Il y a parfois des présages de bon augure, et les repérer nous place indiscutablement dans de bonnes dispositions : cela fut le cas avec cette séance de 9 Mois ferme, dont le premier plan de cette statue de Justice m'a renvoyé au mythique ...And Justice for All de Metallica ! \m/

La bobine met en scène une juge d'instruction dévouée à sa carrière, Ariane Felder [Sandrine Kiberlain], qui se voit un jour annoncé qu'elle est enceinte... D'un voleur [Albert Dupontel] soupçonné d'avoir violemment mutilé un vieux propriétaire qu'il cambriolait ! Se refusant dans un premier temps à admettre l'impossible, Ariane se trouve compte tenu de sa situation bien obligée d'ouvrir les yeux, et de se rapprocher de ce potentiel monstre de Bob...


[© Jérôme Prébois]

Sous la houlette d'un autre réalisateur hexagonal ce film aurait certainement été d'un fade classicisme, mais fort heureusement nous profitons ici du sympathique grain de folie d'Albert Dupontel. Le rythme est bon, les mots choisis, l'interprétation étonnamment calée, et le soucis du détail force la sympathie ( Regardez parfois ailleurs que là où la caméra attire votre attention ! ^^). Last but not least, la bobine ne tire pas sur la corde, elle se limite à un honnête compteur de 1h22, ce qui est amplement suffisant pour l'histoire. Bref, il s'agit là d'une sympathique et surprenante séance, qu'il serait dommage d'ignorer.

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Thursday, October 17, 2013

Au Bonheur des Ogres

Adaptée d'un roman éponyme de Daniel Pennac publié il y a presque vingt ans, cette bobine se focalise sur la tribu Malaussène, un assemblage hétéroclite de demi-frères et soeurs pris en charge par l'aîné Benjamin, employé sans relief d'un grand magasin parisien. Surviennent quelques incidents sur le lieu de travail de ce dernier, et le voilà dans le collimateur de la police, ce qui l'amène à s'intéresser à l'affaire avec le concours d'une craquante journaliste campée par la séduisante Bérénice Bejo.

Le réalisateur a bien tenté d'instiller des éléments de douce folie, mais la sauce ne prend vraiment pas et la bobine se révèle d'une fadeur déconcertante. N'est pas Gondry ou Jeunet qui veut, serais-je tenter de dire, non sans manquer d'ajouter que si l'auteur du roman a longtemps cru son bouquin inadaptable, il aurait dû conserver foi en sa conviction. Bref, absolument pas là de quoi me réconcilier avec le cinéma hexagonal. Next.

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Shérif Jackson

Autant la bande-annonce laissait augurer d'un objet sans prétention mais au potentiel néanmoins sympathique, autant le résultat n'est qu'une grosse mauvaise blague. Le retitrage français peut (éventuellement) se comprendre, le dit Shérif Jackson [Ed Harris] constituant l'agréable bizarrerie de la bobine. Hormis ce personnage central mais paradoxalement mal & sous-exploité, il ne reste pas grand chose, pour ne pas dire rien.

Ce qui portait les germes d'un histoire certes classique mais néanmoins enthousiasmante coboyesquement parlant se trouve au final confiné à une banale historiette bourrée de facilités scénaristiques. L'ensemble baigne dans la caricature, tantôt de la veuve faussement éplorée et placidement badass [January Jones], tantôt du cinglé qui se prend pour un prophète en son pays [Jason Isaacs, pâle copie du shérif de Nottingham campé par l'unique Alan Rickman in Robin des Bois, Prince des Voleurs], sans mentionner (ah ben si tiens) le boutiquier lubrique et le banquier escroc, quoique pour ce dernier point on peut se demander s'il ne s'agit pas plutôt d'un pléonasme.

A vouloir sortir des sentiers battus, les deux frangins à la réalisation ont accouché d'un objet dénué de toute passion, de toute ampleur, bref de toute intérêt. Ce Shérif Jackson est donc à oublier.

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Prisoners

Il ne se passe malheureusement pas une année sans que l'actualité ne soit émaillée de faits divers sordides impliquant des enfants. Prisoners s'attaque à cette thématique difficile, en prenant le parti de délaisser tout effet sensationnaliste, se positionnant ainsi à bonne distances des polars calibrés du genre.

La bobine pose son décor dans une banlieue résidentielle de Boston, à la période de Thanksgiving. Les Dover [Hugh Jackman / Maria Bello] se rendent à pied chez leurs amis Birch [Terrence Howard / Viola Davis], à l'occasion du traditionnel repas de saison. L'après-midi digestive voit les deux plus jeunes filles des deux couples faire un saut au domicile des premiers, et quand elles tardent à revenir l'affolement gagne rapidement les parents.

Le signalement d'un camping-car dans les environs aiguille l'inspecteur Loki [Jake Gyllenhaal] vers un potentiel suspect, lequel se verra relâché sans délai excessif, faute de preuve quelconque l'incriminant. Keller Dover ne parvient à digérer ce qu'il considère comme une aberration, et glisse rapidement vers de troubles sentiers, tandis que l'enquêteur en charge du dossier s'échine à disperser la brume opaque qui le sépare du coupable.


[© SND]

Le personnage campé avec brio par un Hugh Jackman (enfin) débarrassé (du moins temporairement) de son aura de Wolverine nous amène à réfléchir à la manière dont nous pourrions réagir dans ce genre de situation, et sur ce que nous pourrions être amenés à faire pour tenter de retrouver notre progéniture. Toutefois, je crois bien que cette interrogation ne peut trouver de réponse raisonnée, car la situation à laquelle se père se voit confronté sort de l'ordinaire, et de fait met en branle des mécanismes psychiques d'ordre irrationnel.

L'inspecteur Loki illustre quant à lui la difficulté du rôle des autorités dans ce type d'affaire, lesquelles doivent à la fois gérer la réaction des parents et mener une minutieuse enquête sans perdre un seul instant. On se rend compte à quel point le comportement de Keller Dover entrave la bonne marche des investigations et paradoxalement met en danger la vie de sa fille, le facteur temps apparaissant comme l'un des plus déterminants.

A noter que si les personnages interprétés par Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal focalisent l'attention, il convient de souligner que l'ensemble du casting tient admirablement bien ses rôles.


[© SND]

Comme je le laissais entendre en introduction, cette bobine prend un parti réaliste, lequel se trouve accentué par une photo froide qui renforce le sentiment de thriller implacable. En dépit de son rythme d'apparence tranquille, Prisoners baigne dans une tension sourde qui captive, et fait passer les 2h33 de métrage comme une lettre à la poste.

Bref, tout ça pour dire que cette séance se positionne objectivement dans le haut du panier de cette année, et qu'elle finira assurément dans le prochain top annuel. A voir donc, si ce n'est déjà fait.

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Tuesday, October 15, 2013

Metallica - Through the Never

Allons-y sans ambages, j'ai été déçu, oui, éminemment déçu par ce Metallica - Through the Never. Je m'attendais à un objet original, une bobine qui aurait astucieusement su mêler le genre du concert à une intrigue parallèle impliquant ce roadie pur fanboy du groupe... Mais cette dernière se révèle assez fumeuse, elliptique, absconse, sporadique, bref absente et au final inutile.

Reste le pan musical, évidemment bon, très bon, mais l'ennui n'a tout de même pas manqué de poindre, et n'était cette arrivée impromptue de "...And Justice for All" j'aurais pu me laisser couler à un p'tit somme tant je ne suis pas rentré dedans. Quand je pense que le quatuor du groupe a oeuvré à l'écriture et à la production, je me dis qu'ils feraient bien de continuer ce qu'il savent faire avec brio, la musique. Oueps.

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Sunday, October 6, 2013

Machete Kills

Deuxième volet de ce qui au départ n'était qu'une sympathique farce in le projet Grindhouse, cette bobine s'inscrit dans la continuité directe de la précédente, et constitue une nouvelle récréation pleine de funitude.

Mon sentiment au sortir de la séance est grosso modo le même qu'il y a trois ans, à ceci près que celle-ci m'a semblé plus dynamique, plus cadencée que pour Machete. L'ensemble reste agréablement vintage, parodique, stylisé, rigolo, avec un côté outrancier encore plus affirmé, et toujours un casting notable [Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Antonio Banderas, Cuba Gooding Jr, William Sadler, Amber Heard, Mel Gibson, Charlie Sheen, Lady Gaga, Jessica Alba, ainsi que ce bon vieux Tom Savini].


[© Mars Distribution]

En bref, ce Machete Kills est un objet ultra référencé à tendance jouissive pour les amateurs du genre, mais qui rebutera à n'en pas douter les autres (et c'est tout aussi bien comme ça) ! \o/

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Blue Jasmine

Qui dit nouveau Woody, dit obligatoirement séance ciné, et je n'ai cette fois encore pas manqué à la règle. Cette livraison se centre sur le personnage de Jasmine [Cate Blanchett], une New-Yorkaise snob au possible, qui après s'être retrouvée complètement sur la paille vient chercher refuge chez sa soeur fauchée, domiciliée sur San Francisco.

Ce portrait de femme superficielle déchue de son rang social ultra select se montre sans concession, il est difficile de ressentir une quelconque sympathie pour ce personnage instable enfermé dans ses illusions de paraître social, ayant une très haute opinion de sa propre personne, et campé par une Cate Blanchett qui rempli parfaitement la mission qui lui a été confiée. La bobine enrobe cette thématique d'une touche comique qui tient en l'opposition de classes, ultra-riches vs petites gens, mais le bât blesse en ce que le traitement m'a semblé un peu caricatural tant les fréquentations de la soeur de Jasmine versent dans une simili-beauferie.


[© Mars Distribution]

Pour faire court, j'ai trouvé l'idée intéressante (comme souvent), mais le résultat ne m'a pas vraiment convaincu en dépit du salut unanime de la presse. Dans la catégorie comédie dramatique du réalisateur, je préfère largement par exemple le british Rêve de Cassandre, que je réviserais bien, à ce Blue Jasmine.

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Sunday, September 8, 2013

Le Dernier Pub avant la Fin du Monde

Je suis présentement très ennuyé car j'espérais être en mesure de dire beaucoup de bien de ce Dernier Pub avant la Fin du Monde, et cela n'est objectivement pas le cas. Je serais même plutôt enclin à me montrer assez acerbe, mais je vais essayer de mesure garder.

Pour résumer simplement, je ne suis pas rentré dans le film. Le premier tiers a été une semi-torture en raison du personnage interprété par Simon Pegg, tout juste horripilant, j'avais franchement une Sainte Envie de choper le ticket magique de Last Action Hero afin de plonger dans la bobine et de lui coller une magistrale volée de baffes. Le second et le dernier m'ont quant à eux donné le sentiment qu'ils étalaient des platitudes, et mis à part deux trois choses j'ai trouvé le prétexte SF maladroitement exploité... Même Voisins du Troisième Type m'avait semblé plus divertissant, imaginez...

'Fin bref, je ne vais pas m'étendre, j'ai donc été extrêmement déçu par cette bobine, je vais la reléguer aux oubliettes et aller réviser ce bon vieux Paul. Next comme on dit.

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RED 2

On prend la même équipe, et on recommence... Pour notre plus grand plaisir ! Car oui, RED 2 est un objet absolument divertissant, totalement fun, avec un casting de choix [Bruce Willis, John Malkovitch, Catherine Zeta-Jones, Helen Mirren, Anthony Hopkins] qui à l'évidence s'amuse.

On pourra certes dire que ça ne casse pas trois pattes à un canard d'un point de vue scénaristique, que c'est ultra balistique, mais ça fonctionne, le rythme est très enlevé et le jeu des interprètes irréprochable. De fait, si une sympathique comédie d'action avec des retraités de la CIA sur le retour vous fait envie, tentez donc celle-ci, que vous ayez ou non vu le premier volet. Enjoy ! :o)

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Saturday, September 7, 2013

Alabama Monroe

Alabama Monroe est indéniablement la surprise de cette rentrée, un film totalement inattendu mais qui m'a emmené dans un Grand Huit émotionnel. Le film traite d'une thématique difficile, qui ne transparaît pas dans le résumé Allociné ni dans la BA [et c'est tant mieux], avec une justesse rarement égalée de mon point de vue. Le couple de personnages au coeur de cette tourmente s'est révélé très attachant, car très humain, et les interprétations de Johan Heldenbergh & Veerle Baetens [<3] se doivent d'être saluées.

[© Pandora Filmverleih]

La bobine propose une narration non-linéaire, exercice qui de base a mes faveurs et me réjouit d'autant plus quand il se trouve comme ici habilement bâti et ne perd pas le spectateur : il l'amène au contraire à se poser des questions alors qu'il recompose l'ensemble, et le surprend en lui fournissant chaque nouvelle pièce du puzzle. Le tout baigne dans une sympathique ambiance bluegrass, et j'ai plus d'une fois eu envie de chantonner avec le groupe de Didier & Elise. Je me dois évidemment de mentionner au passage la présence dans la BO du magnifique If I Needed You de Townes van Zandt.

Alabama Monroe est donc pour moi une bobine qui sonne vrai, et qu'il serait fort dommage de louper. Attention toutefois à prévoir quelque chose de joyeux après la séance... 'Fin pour c'que j'en dis...

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Friday, September 6, 2013

Kick-Ass 2

Kick-Ass 2 prend directement la suite du premier volet, s'articulant autour de la vengeance de Red Mist à l'encontre de Kick Ass qu'il accuse d'avoir pulvérisé son père. Le riche orphelin de la pègre décide de prendre un nom représentant selon lui le Mal absolu, Motherfucker, et fédère les criminels les plus retords.

A l'autre bout du ring, le dit Kick Ass poursuit son entrainement, coaché par une Hit Girl toujours aussi décapante mais en proie aux affres de l'adolescence. Son exemple ayant fait des émules, les justiciers masqués sont presque devenus légions, et le jeune héros en vient à rejoindre l'équipe Justice Forever.

Evidemment, les deux camps vont en arriver à se poutrer l'un l'autre... Voilà grossièrement pour le pitch.


[© Universal Pictures International France]

Mon sentiment à l'égard de cette bobine est très positif, elle possède un bon capital de funitude. J'y ai ainsi retrouvé l'esprit décalé du premier, même si le gag scato aurait à mon sens pu être omis... La réalisation a pour elle une (bien trop rare) fluidité, qui sait capter l'attention d'un bout à l'autre, ce qui n'est pas rien. On pourra juste regretter l'absence de séquence culte comme dans le précédent volet [i.e. Hit Girl in l'immeuble].

Je mentionnerais bien également le jeu des acteurs, impeccable, Chloë Moretz [Hit Girl] en tête suivie de près par Aaron Taylor-Johnson [Kick Ass] et tous les autres. Petit bémol toutefois pour Christopher Mintz-Plasse [Motherfucker] qui force parfois un peu le trait, mais le script l'y contraignait probablement.

'Fin bref, toute ça pour dire que Kick-Ass 2 a objectivement constitué une bonne surprise, à tenter ! :o)

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Sunday, August 25, 2013

Michael Kohlhaas

Adapté d'une nouvelle de l'auteur allemand Heinrich von Kleist que je n'ai point lue, Michael Kohlhaas traite de l'injustice subie par un honnête marchand de chevaux dans la France du XVIe siècle et de sa quête de réparation à l'encontre du seigneur qui en est à l'origine.

On aurait pu assister à un sympathique spectacle enlevé, une fresque épique illustrant certaines problématiques politiques et sociales de l'époque, mais cela était compter sans le parti pris auteurisant, conduisant à une bobine anti-spectaculaire, dépouillée de la moindre émotion, sapant les enjeux à force de statisme pour le moins agaçant, sans même parler du phrasé ultra-posé renvoyant à la récitation en salle de classe.


[© Les Films du Losange]

Il s'agit donc pour moi d'un immense ratage, d'une bobine d'une chiantitude exemplaire qui ne rend pas service au charisme de ce Mads Mikkelsen qui dans certains plans m'a renvoyé au Rutger Hauer de Ladyhawke. 'Fin bref, j'ai rêvé de l'impossible en allant voir une bobine hexagonale, ça m'apprendra, et l'on ne m'y reprendra plus, basta.

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Elysium

Après l'inattendu coup de maître qu'était ce premier film de District 9, j'attendais évidemment avec une impatience non feinte la prochaine livraison de Neill Blomkamp, finalement arrivée sur nos écrans en cet été 2013.

Elysium propose un futur dystopique basé sur une dichotomie assez classique, d'un côté une Terre ravagée par la surpopulation miséreuse et la pollution, de l'autre une station spatiale refuge pour les nantis. Le film se trouve centré sur le personnage de Max [Matt Damon], un ouvrier vivotant dans ce quotidien terrestre déglingué qui rappelle celui du District 9, et qui suite à un accident n'a d'autre option que de (tenter de) se rendre sur Elysium, l'oasis en orbite sur laquelle d'épatantes machines médicales pourraient lui sauver la vie. Voilà pour le pitch, simple.


[© Sony Pictures Entertainment]

Je pourrais également mentionner le personnage de Jessica Delacourt [campé par la très sympathique Jodie Foster], mais son arc se trouve malheureusement sous-exploité, et c'est bien là la faiblesse de cette bobine qui m'a fait l'effet d'un simple actioner blockbusteresque, avec une inévitable conclusion ultra bien-pensante. Je me demande ce que cela aurait pu donner si Neill Blomkamp avait eu les mains libres, s'il n'avait pas été aux commandes d'une superproduction avec têtes d'affiche... Peut-être District 10 apportera la réponse, qui sait...

Quoi qu'il en soit, pour en revenir à Elysium, je dirais que j'éprouve ce trop récurrent sentiment en forme de oui mais, cette sensation que le cinéma du moment a bien du mal à sortir des chemins balisés. Et cela est fort dommage. Oueps.

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Sunday, August 11, 2013

Insaisissables

Insaisissables, c'est une bobine remplie de magie, au sens spectaculaire du terme, son tour de force le plus remarquable étant probablement qu'elle est parvenue à me captiver d'un bout à l'autre de son métrage. A la manière des plus grand show du style, le film repose sur une mécanique astucieusement montée, générant une gigantesque illusion dont on ne parvient à soulever ne serait-ce qu'un petit pan du voile avant que l'on ne soit supposé le faire.

J'ai été agréablement surpris par la qualité de la réalisation de Louis Leterrier, dont les débuts dans l'écurie Europa Corp ne m'avaient guère convaincus. Insaisissables bénéficie également d'un casting de choix [Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Isla Fisher -miam-, Morgan Freeman, Michael Caine, sans oublier dans une moindre mesure Mélanie Laurent -re miam-] qui se révèle impeccable, et fait quelques sympathiques clins d'oeils à l'Hexagone. On y trouve d'ailleurs au passage un furtif second rôle campé par un José Garcia étonnamment sobre et supportable.


[© Concorde Filmverleih GmbH]

En bref, ce film constitue objectivement pour moi la meilleure surprise de ces derniers temps. Compte tenu de la relative disette de bobine divertissantes de qualité que je mentionnais dans le post consacré au dernier film de Gore Verbinski, il serait fort dommage de passer à côté de celle-ci !

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Saturday, August 10, 2013

Lone Ranger - Naissance d'un Héros

Nouvelle adaptation ciné pour cette figure radiophonique des 30's, ce Lone Ranger de Gore Verbinski était précédé d'une désastreuse réputation, héritée de virulentes diatribes de la critique US. Qu'importait pour moi, la bande-annonce ayant titillé ma curiosité je m'en suis allé donner sa chance à cette bobine hier soir, histoire de tranquillement conclure cette semaine ouvrée.

Le film narre en gros la naissance de ce justicier masqué campé par un Armie Hammer correctement dans le rôle [bien qu'un peu lisse], et secondé par un singulier comanche habité par un Johnny Depp inspiré. A mon sens ce second personnage porte d'ailleurs sur ses épaules le film, lequel se révèlerait en son absence bien trop commun.

La bobine consiste en un sympathique cocktail de western et d'humour [le running gag du Spirit Horse ^^], servi par une réalisation plutôt léchée. Mention spéciale d'ailleurs à la séquence (quasi) finale de poursuite sur deux trains, menée tambour battant, modèle de réussite dans le genre. J'ai pour ma part trouvé ce que j'étais venu chercher, à savoir un divertissement trépidant, assez fun, et je ne comprends pas bien le pourquoi du four monumental que ce film semble s'être pris outre-Atlantique... La faute aux critiques qui se sont acharnés dessus ? Allez savoir...


[© The Walt Disney Company France]

Quoi qu'il en soit, compte tenu de la relative médiocrité chiantesque de tout ce qui s'apparente plus ou moins à un blockbuster en ce moment, il serait dommage de ne pas donner sa chance à ce Lone Ranger. Oueps, farpaitement. Ah, un dernier point tout de même... Il serait bien que Disney modernise son logo... Le monde merveilleux du château de la Belle au Bois Dormant, ça jure un peu au début des bobines... 'Fin pour c'que j'en dis...

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Sunday, July 28, 2013

Tous à Zanzibar - John Brunner

Si mes yeux ont fini par croiser les lignes de ce (non-)roman de John Brunner, c'est que je l'ai dégoté dans un article traitant de l'un de mes thèmes fétiches, la dystopie. Les prix qu'il a pu glaner ont achevé de me convaincre que je me devais de lire ce qui était présenté comme un classique de la SF.

Tous à Zanzibar pose en 1968 les bases d'un futur qui aujourd'hui ne nous semble pas si éloigné ni irréaliste. Le monde s'en trouve surpeuplé, à tel point que dans les mégalopoles la promiscuité est à son comble, le logement un luxe, et la vie dans la rue pas si sporadique. Entre émeutes urbaines, pollution, eugénisme et ultralibéralisme, le 21e siècle envisagé par l'auteur n'a absolument rien d'une sinécure.

La minutie mise en oeuvre pour cette prospective sociologique force le respect, l'univers est cohérent, complet, mais le fond se heurte pour le lecteur que je suis à la forme, insupportable. Le bouquin se trouve ainsi haché, il saute en permanence du coq à l'âne, morcelle le fil principal des deux colocataires Norman et Donald en y insérant nombre d'éléments de contextes perturbateurs. Régulièrement je me suis demandé où l'auteur voulait en venir, pourquoi il créait des césures à tel ou tel endroit, régulièrement je me suis agacé de ce trouble jeté sans raison apparente, maintes fois j'ai envisagé d'abandonner la lecture... Et si je me suis au final accroché, avaler les 700 pages a objectivement été une affreuse torture.

A posteriori je me demande si je n'aurais pas dû faire l'impasse sur les éléments qui n'étaient pas directement liés à ce fil principal de Norman et Donald... Si la lecture en aurait alors été facilitée, je n'aurais toutefois bénéficié des éléments de contexte, nécessaires pour s'immerger dans l'ambiance imaginée par l'auteur, ce qui n'aurait guère été satisfaisant d'un point de vue intellectuel. Impossible en outre de prédire quel aurait dans cette hypothèse été mon ressenti... Mais qu'importe dirais-je, Tous à Zanzibar est peut-être pour certain un ouvrage essentiel de la prospective SF, il est avant tout pour moi une éminente chiantitude lecturesque. Oueps, farpaitement !

Wolverine : Le Combat de l'Immortel

Wolverine est l'un de mes personnages favoris dans l'univers X-Men, voire même mon préféré, probablement en partie en raison de son côté indépendant et sauvage. Question d'identification dirons-nous, mais ça n'est pas ici la question. Je ne pouvais en tout cas décemment louper ce deuxième film qui lui est consacré, d'autant que j'avais plutôt bien apprécié le premier.

La bobine débute avec un Logan vivant comme un reclus dans une montagne, me faisant penser à un John Rambo de retour du Vietnam, torturé par la disparition de Jean. Il se trouve contacté par Yukio, une jeune femme adepte du sabre, qui le convie alors au Japon sous prétexte de présenter ses hommages à l'une de ses anciennes connaissances, mourante. Logan finit par accepter, et se retrouve bientôt privé de son unique pouvoir de guérison tandis qu'il cherche à protéger Mariko, une héritière en danger.

Ce pitch posé, la bobine se déroule à bon rythme, fournit des clés sur le passé japonais de l'homme aux griffes d'adamantium, mais donne également le sentiment d'accélérer un peu plus que de raison dans la deuxième partie. Il fallait malheureusement s'y attendre, tant cela semble devenir la norme en ce moment, ainsi qu'en témoignent les récents Pacific Rim et World War Z pour ne citer qu'eux.


[© Twentieth Century Fox]

Dans le cas de ce Wolverine, cela est d'autant plus dommage qu'il y avait visiblement matière à remplir un diptyque, ou tout au moins un métrage plus long, la période japonaise du personnage n'étant visiblement pas anecdotique dans les comics, à ce que j'ai pu comprendre. Les axes à développer n'auraient en effet pas manqué, entre le complot de Shingen, les motivations de Vipère, le rôle du Clan Noir, la relation avec Mariko... Mais la fin ne laisse aucun doute sur la volonté de proposer un seul loner en vue d'autres bobines ultérieures.


[© Twentieth Century Fox]

Bref, une sympathique séance en forme de "oui mais", agréablement distrayante, mais un peu trop condensée pour être totalement satisfaisante. Wolverine : Le Combat de l'Immortel reste néanmoins une bobine intéressante dans l'univers X-Men. Oueps.

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Saturday, July 27, 2013

Pacific Rim

Si vous aimez les Kaijū et autres Mecha, Pacific Rim mérite objectivement votre considération : Guillermo Del Toro nous offre sur un plateau d'argent de belles bastons, et il serait fort dommage de ne point profiter de cette (rare) occasion.

La réalisation n'a point de failles, les titanesques frittages bénéficient d'une crédibilité singulièrement délicieuse, mais le scénario éminemment linéaire aurait mérité d'être bien plus tortueux. On a ici un peu l'impression de se trouver dans un rail shooter, à enchaîner les épreuves jusqu'au boss final. On peut aussi regretter une accélération dans la toute dernière partie dont les pirouettes nuises à la crédibilité [cf. le portail, sans trop spoiler].


[© Warner Bros. France]

Côté bémols, on peut également mentionner l'émotion qui brille par son absence, des personnages qui se révèlent assez peu charismatiques [hormis toutefois Ron Perlman assez savoureux dans son rôle de contrebandier spécialisé dans le dépeçage de Kaijū]. Ceci étant, la bobine possède néanmoins un sympathique côté jouissif, qui à lui seul justifie la séance. Oueps, farpaitement.

Alors, à voir ou pas ? Cela dépend pour moi de votre rapport aux genre sus-cités, Kaijū et Mecha...

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Sunday, July 21, 2013

World War Z

L'ouvrage de Max Brooks dont est inspiré ce film m'avait objectivement captivé, il brillait par sa structure singulière (une collection d'entretiens) qui nous conduisait à reconstituer pièce par pièce le puzzle de ces évènements qui ont déstabilisé le monde. La perspective d'une adaptation ciné m'a donc plutôt laissé dubitatif, et mes craintes se sont concrétisées dès les premiers trailers...

D'une enquête post guerre on passe ainsi à une investigation (en l'occurrence un bien grand mot) durant ses premières phases, et surtout -oui surtout-, il n'y a pas zombie qui (non) vive mais plutôt des infectés. La différence est de taille car ce World War Z lorgne de fait beaucoup plus vers l'excellent 28 Jours Plus Tard de Danny Boyle que vers quoi que ce soit d'autre. Ici, point de menace lente et inexorable (l'un des éléments qui font le sel de la thématique zombie), mais plutôt une vague menaçante sous amphet', absolument aux antipodes donc.


[© Paramount Pictures France]

L'enquêteur se voit confier la tâche de déterminer l'origine du mal en plein marasme de l'explosion de la pandémie, ce qui pose d'évidents problèmes logistiques. Alors que le monde se désorganise totalement, il parvient néanmoins à s'extirper des Etats-Unis, à se retrouver en Chine pour aussitôt en repartir en direction d'Israël avant d'atterrir en Grande-Bretagne (sous réserve pour cette dernière destination, j'ai un léger doute). Chaque étape se révèle fugace, l'enquête n'en a que le nom, et l'on sent la volonté de caser le maximum de choses sans toutefois dépasser les deux heures imparties.

Le périple s'achève dans les locaux d'une institution équivalente au CDC, et l'ambiance vire Resident Evil tant on pourrait se croire dans les locaux d'Umbrella Corp. Sur la fin je me suis demandé si le timing n'était point un peu serré, car l'on nous gratifie d'une pirouette à la Deus Ex Scenarista, héroïsme stupide et invraisemblable qui permet de conclure qu'un enfant de la bannière étoilée a sauvé le monde, hallelujah.


[© Paramount Pictures France]

Le plus gros reproche que je ferai à cette bobine est qu'elle sacrifie sur l'autel du sensationnalisme l'aura de réalisme que Max Brooks avait su instaurer dans son ouvrage. Elle reste néanmoins un blockbuster dans la moyenne, pas pire que les autres, avec les mêmes agaçants tics de réalisation (gros plans en excès, saccades parkinsoniennes de la caméra). A vous de voir si vous désirez ou non tenter, mais le cas échéant ne vous attendez pas à quelque chose du calibre du bouquin !

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The Bay

Cela fera bientôt un mois que j'ai vu The Bay, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne m'a pas vraiment laissé un souvenir impérissable.

La bobine se positionne sur le créneau de ces found footages, détaillant a posteriori des évènements qui se seraient produits dans la baie du Maryland, en les enrobant d'une factice aura d'authenticité. L'exercice en lui-même est intéressant, il change de ces longs métrages plus ou moins bâtis sur le même principe ultra linéaire, et The Bay apporte en ce sens un peu de fraîcheur.


[© Lionsgate]

On découvre le sujet de manière progressive, au moyen de diverses sources vidéo et du témoignage de l'un des rares survivants, et si l'on se laisse happer (ce qui n'a point été mon cas) on ressent peut-être quelques frissons. La bobine ratisse un peu large dans la thématique écologique (pollution, radioactivité, élevage industriel,...), et l'on peut peut-être y voir un soupçon de militantisme. Je me suis d'ailleurs demandé en sortant de la séance si Levinson n'avait voulu s'offrir son Contagion, sorte de récréation entre deux objets plus académiques...

'Fin bref, un film original, techniquement bien mené, mais qui ne m'a pas captivé outre mesure. A voir, ou pas.

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