Sunday, March 23, 2014

300 - La Naissance d'un Empire

A la sortie du 300 de Zack Snyder sur grand écran, je ne lui avais pas donné sa chance, j'avais attendu sa diffusion tévé pour me rattraper, regrettant alors de ne l'avoir point visionné plus tôt. Je ne pouvais donc cette fois que me rendre en salle obscure pour le second volet, en dépit du changement de réalisateur.

Ce 300 2 (ou plus logiquement 301 mais ceci est un autre débat), conserve un visuel proche de celui de son prédécesseur, mais m'a semblé moins captivant. Il pèche à mon sens par de régulières cassures de rythme dans les séquences à dialogues (si si il y en a).

D'un point de vue narratif, la bobine prend temporellement place en parallèle des évènements des Thermopyles, sous l'angle de vue Athénien, montrant l'émergence de l'unité grecque au-delà du principe des cité-guerrières. Si cette idée est intéressante, il ne faut toutefois pas s'y tromper, l'aspect historique n'est guère qu'un prétexte à une démonstration visuelle somme toute bourrine.


[© Warner Bros. GmbH]

Le film repose selon moi avant tout sur le personnage d'Artemisia [Eva Green], furieusement badass, à tel point d'ailleurs que la bobine pourrait être renommée 300 - Wrath of Artemisia. A bien y repenser, c'est essentiellement là ce qu'il me reste de cette séance deux semaines plus tard, le héros athénien étant pour sa part bien moins charismatique que son prédécesseur spartiate.

'Fin bref, tout ça pour dire que 300 - La Naissance d'un Empire a constitué un divertissement assez distrayant, certes imparfait, mais néanmoins plaisant. Oueps, farpaitement !

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Un Eté à Osage County

Lorsque le patriarche de la famille Weston disparaît subitement, ses enfants reviennent au domicile familial situé dans le nord de l'Oklahoma. Cette réunion va évidemment raviver les non-dits, somme toutes banals, dans lesquels chacun pourra trouver trace des siens.

La situation familiale devient vite explosive dans cette chaude atmosphère estivale, et Meryl Streep sort objectivement du lot dans son rôle de mère névrosée accroc aux antidépresseurs, lequel aurait pu (Dû ?) lui valoir de ravir l'Oscar de la Meilleure Actrice à Cate Blanchett [obtenu pour sa performance dans Blue Jasmine].


[© Wild Bunch Distribution]

Cet Eté à Osage County dégage un côté authentique dans sa description de la cellule familiale en crise, l'aura de certains interprètes [Chris Cooper / Julia Roberts] y étant pour beaucoup. Pour le reste, la bobine manque un chouille d'envergure dirons-nous, elle s'appuie un peu trop sur les épaules de Meryl Streep [au demeurant excellente comme je le disais plus haut], il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire quelque chose de véritablement notable.

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Friday, March 21, 2014

The Grand Budapest Hotel

Les livraisons de Wes Anderson [Moonrise Kingdom, Fantastic Mr. Fox, La Vie Aquatique] sont autant de singulières pépites que j'attends à chaque fois avec une impatience non feinte. The Grand Budapest Hotel n'a fort heureusement pas fait exception à la règle, et je m'en suis délecté comme d'une gourmandise provenant de l'atelier d'un pâtissier raffiné.

Ce film m'a fait l'effet d'un ballet dynamique, à la chorégraphie bien huilée, les artistes entrant / sortant sans cesse de scène. Le côté foutraque en trompe-l'oeil captive, la galerie de personnages impressionne [Ralph Fiennes / Mathieu Amalric / Adrien Brody / Willem Dafoe / Jeff Goldblum / Harvey Keitel / Jude Law / Bill Murray / Edward Norton / Jason Schwartzman / Léa Seydoux / Tilda Swinton / Tom Wilkinson / Owen Wilson - Pas mal non ?], et l'on ne peut que se laisse porter.


[© 20th Century Fox]

Si vous avez apprécié les précédentes réalisations de Wes Anderson, il serait surprenant que celle-ci vous déroute, si vous ne connaissez pas, ce Grand Budapest Hotel me semble une bonne porte d'entrée dans son univers... En résumé, vous y allez quand ? :o)

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Thursday, March 20, 2014

La Grande Aventure Lego

Dans le genre réjouissance absolument inattendue, cette Grande Aventure Lego se pose bien ! J'y suis allé à la faveur d'un réveil assez matinal il y a une dizaine de jours, un peu la fleur au bout du fusil, et ma surprise a été à la mesure de mon absence d'attentes.

Cette production présente un agréable côté régressif, elle part un peu dans tous les sens, glissant deci delà de sympathiques clins d'oeil, et possède la rare qualité de ne pas trop se prendre au sérieux. Ce faisant, elle brille par une réalisation absolument carrée, le divertissement est maîtrisé de bout en bout, et la sortie de la projection se fait le sourire aux lèvres. What else ?!? :o)

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Wednesday, March 19, 2014

Only Lovers Left Alive

Le mythe vampiresque est revenu sur le devant de la scène ces derniers temps, au travers de productions plus ou moins heureuses, dont les bluettes à destination des adolescents que sont les Twilight. Si je ne suis pas exactement fan de ces derniers, je leur reconnais néanmoins d'avoir contribué à générer une dynamique au sein de laquelle il ne restait qu'à discerner le bon grain de l’ivraie.

La perle statistiquement attendue provient de l'univers du singulier Jim Jarmusch [Broken Flowers, Ghost Dog, Dead Man], au travers d'un retour aux sources fort bienvenu. Le réalisateur met ici en scène deux descendants de Caïn [Adam - Tom Hiddleston / Eve - Tilda Swinton], amants vivant en reclus à des milliers de kilomètres de distance, subsistant tant bien que mal dans un monde moderne dont le sens leur échappe.


[© Pandora Film - Exoskeleton Inc.]

La lancinante musique underground d'Adam donne à la bobine une sympathique aura hypnotique, elle souligne le charme romantique certes désuet mais néanmoins séduisant de la pellicule. La froide beauté de Tilda Swinton se trouve ici magnifiée, elle rayonne d'un blanc éclat absolument singulier.


[© Pandora Film - Exoskeleton Inc.]

En bref, j'ai retrouvé dans cet Only Lovers Left Alive le vampirisme que j'apprécie, oscillant entre états romantique et dépressif. Une bien agréable surprise, merci M. Jarmusch !

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Sunday, February 23, 2014

Regard Oblique - Dean Koontz

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer en ce lieu, Dean Koontz est un auteur que j'affectionne tout particulièrement depuis que je l'ai découvert il y a de cela deux bonnes décennies. C'est toujours avec la perspective de passer un bon moment que j'aborde un nouvel ouvrage de sa bibliographie, et mon oeil se fait à chaque fois bienveillant, même en présence d'objets mineurs.

En dépit de cet état d'esprit résolument positif, j'ai toutefois objectivement souffert à la lecture du présent bouquin, à un point que jamais je n'aurais osé imaginer... Le livre ne fonctionne tout simplement pas de mon point de vue, la mécanique s'est révélée très laborieuse, le développement poussif à l'extrême.

Si l'on retire les effets de manche et que l'on se concentre sur l'ossature, il ne me semble pas évident de discerner la direction que l'auteur a voulu donner à son ouvrage, ce qui me déroute tout de même quelque peu. De surcroit, je n'ai pas trouvé parmi ces pages les habituels personnages pour qui j'éprouve une franche sympathie, la galerie de protagonistes se complaisant dans de simples caricatures à peine humaines (le psychopathe Junior Cain éminemment agaçant, les frangins névrosés et leur obsession des statistiques relatives aux catastrophes -ce qui n'apporte strictement rien-).

En d'autres termes, je ne trouve rien à sauver, et je me demande bien comment Le Figaro Littéraire cité en quatrième de couverture a bien pu estimer qu'il s'agissait là de l'un "des textes les plus intenses de son auteur"... Ou bien ils n'ont pas lu le bouquin, ou bien on n'a pas lu le même... Quoi qu'il en soit, ces laborieuses huit cents pages sont pour moi tout simplement bonnes à oublier. Oueps.

Voyages en Absurdie - Stéphane De Groodt

Si j'apprécie dans son ensemble l'émission Le Supplément sur Canal+, j'attends particulièrement chaque dimanche la chronique de l'humoriste belge Stéphane De Groodt, un instant singulier de l'absurde. Une illustration valant mille mots, je vous invite à (re)découvrir en replay la séquence où l'homme a bien du mal à venir à bout de son texte au côté du phénomène médiatique ponctuel de Nabilla : Le Supplément - 02/06/13. Perso, j'en ai de nouveau écrasé une petite larmichette... ^o^

Le présent recueil pioche dans les chroniques de la susnommée émission dominicale, ainsi que dans celle de La Matinale qui a également offert une tribune à l'auteur. J'y ai retrouvé cet humour pince-sans-rire qui m'interpelle dorénavant chaque dimanche, cette dévotion aux calembours les plus improbables, ces détails que j'avais pu louper dans les interventions télévisuelles. A la lecture on se rend toutefois compte (si l'on en doutait) de l'importance du phrasé du personnage De Groodt, et je me suis surpris à mentalement mimer ses tics, ses pauses, palliant ainsi son absence et profitant autant que possible des textes.

J'ai avalé le recueil à bon rythme, et la dernière page refermée je n'ai eu que cette simple question en tête : à quand donc le prochain volume ?!? :o)

Saturday, February 22, 2014

Un Cauchois... Cent Histoires ! - D.D. du Trait

D.D. du Trait est une figure locale du Pays de Caux, que j'ai découverte il y a un paquet d'années en écoutant le réseau local de France Bleu. J'aimais alors écouter son parler si singulier, cette expression qui fleurait bon le terroir, celui de mes racines normandes.

J'ai retrouvé dans ce recueil d'histoires l'ambiance du parler local de ma campagne, une somme de faits plutôt divers de la vie quotidienne des Cauchois. Il a été amusant de fureter dans le glossaire pour confirmer la signification de ces mots inconnus, après avoir tenté d'en détourer le sens avec le contexte, et pour découvrir ces autres mots estampillés patois que je peux à l'occasion utiliser.

La lecture de cet ouvrage a été plaisante, même si la centaine d'histoires / poèmes a parfois souffert de redites, à l'image de cette vie rurale traditionnelle, d'une extrême simplicité. Un bouquin à suggérer aux âmes cauchoises et assimilées avant tout.

Sunday, February 16, 2014

Captain Bouquins Awards 2013

Avec une latence similaire à celle de mon bilan ciné 2013, je me suis aujourd'hui occupé du non moins traditionnel bilan bouquins. L'an passé a été bien moins fourni en lectures que le précédent, avec seulement onze titres contre trente-et-un. La cause est là encore à chercher du côté de mon déménagement, avec un nouveau temps de trajet domicile - travail réduit d'un tiers, ce qui signifie autant de bouquinages en moins.

Parmi ces onze romans, sept bonnes lectures (soit une proportion tout à fait raisonnable), et cinq que j'ai finalement décidé de mettre en avant :


[© Ze Captain]

Liens vers les Billets Associés :
De Bons Présages - Neil Gaiman & Terry Pratchett
La Pierre et le Sabre & La Parfaite Lumière - Eiji Yoshikawa
Une Seconde Après - William R. Forstchen
La Voie du Sabre - Thomas Day

Il va sans dire que ces titres vous sont comme d'habitude chaudement recommandés ! :o)

La Guerre Eternelle - Joe Haldeman

En ce second mois du nouvel an qui commence tout de même un peu à dater, il me faut solder ces billets en retard pour 2013, et cela sera chose faite avec celui-ci, portant sur un texte de Joe Haldeman, auréolé des titres du Meilleur Roman pour les Prix Nebula 1975 / Hugo 1976 / Locus 1976, ce qui n'est pas rien !

La Guerre Eternelle retrace le conflit qui oppose les Terriens à des extraterrestres dénommés Taurans, tel que vécu par le héros William Mandella. Ce dernier commence simple soldat pour finir Commandant au terme de cette guerre sans fin qui s'étale sur un laps de temps terrestre de quelques 1147 ans. Cette durée ne correspond évidemment pas à l'âge de Mandella lorsque la paix survient enfin, mais fait écho aux distorsions temporelles inhérentes aux voyages interstellaires effectués à la vitesse de la lumière (le temps biologique de l'être qui voyage se dissocie du temps terrestre).

Rédigé à la première personne, La Guerre Eternelle possède un singulier caractère immersif, et de fait captivant. Il nous plonge au coeur des épreuves traversées par William Mandella, nous permet de percevoir de l'intérieur les évolutions sociétales du millénaire via le quotidien des soldats que côtoie William. J'ai apprécié le réalisme de l'ensemble (des réactions humaines aux détails scientifiques & techniques), le soucis de la crédibilité, et cette tonalité d'ensemble qui renvoie à l'absurdité des conflits armés, générant des rancoeurs dont les origines finissent par être oubliées.

Je rangerais volontiers cet ouvrage au côté de cet Etoiles, Garde à Vous ! de Robert A. Heinlein qui était sorti du lot de mes lectures 2010. Une bonne pioche que ce roman donc, que je regrette seulement de ne pas avoir lu plus tôt !

Captain Ciné Awards 2013

Avec une légère latence, j'ai comme à mon habitude pris le temps de procéder au bilan ciné de l'an passé. 2013 a donc vu ma fréquentation des salles obscures diminuer, passant de 75 séances en 2012 à 62, la cause étant probablement à rechercher du côté de ce déménagement qui a dirons-nous quelque peu bousculé mes habitudes. Ceci étant, le volume reste tout de même fort honnête, la bobine me revenant à 4€.

Si l'on raisonne en terme qualitatif, 33 de ces bobines (soit 53%) se sont vues rangées dans les catégories "Nul" & "Moyen", ce qui illustre mon sentiment global sur la relative médiocrité des sorties. Au rang des déceptions notables, on peut noter ces blockbusters insipides, tous calqués sur le même modèle, avec des mécanismes de promo qui dévoilent tous les ressorts dans les divers teasers / trailers / vidéos de tournage... On peut carrément parfois se demander quel intérêt il y a à se rendre en salle...

Néanmoins, il y a fort heureusement eu de très bonnes séances, et j'ai décidé de mettre en avant 9 bobines, toujours au format du pavé, réduit cette année. Après l'inévitable séance d'auto-délibération évidemment animée, j'ai donc le plaisir de vous présenter les lauréats 2013 : (ordre alphabétique - liens vers les revues du lieu)







Il est bien évident que je recommande ces bobines, chacune pour des raisons singulières... Enjoy ! :o)

Dallas Buyers Club

Dallas Buyers Club prend place dans le Texas des années 80, à une époque où le sida était une maladie de l'homosexualité.

Quand Ron Woodroof [Matthew McConaughey], véritable macho adepte d'une sexualité débridée couplée à un usage intensif de drogues variées, apprend qu'il est séropositif, il tombe tout d'abord dans le déni avant de se trouver confronté aux regards railleurs de ses collègues cowboys et de réaliser que les traitements homologués n'offrent aucune perspective de guérison, ni même de survie à moyen terme. Ron se documente alors, avant de commencer à expérimenter différents médicaments, et d'en faire profiter une population qui ne servait que de cobaye à l'industrie pharmaceutique.


[© Ascot Elite Filmverleih]

Cette dernière n'est objectivement pas à la fête, elle en prend pour son grade, de même que la FDA (administration US des denrées alimentaires et des médicaments), mais la bobine ne se monte pas en réquisitoire. L'essentiel réside ailleurs, en ce personnage de Ron Woodroof campé par un interprète qui l'habite corps et âme. Matthew McConaughey tire ainsi la bobine vers le haut, secondé par un Jared Leto [Rayon] inspiré que je n'avais initialement pas reconnu.

Dallas Buyers Club a constitué une bonne surprise, et je le recommande évidemment.

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Saturday, February 15, 2014

Les Trois Frères - Le Retour

Un peu sceptique de prime abord en dépit de toute la sympathie que j'ai pour ces trois joyeux lurons, je me suis finalement trouvé à sourire et même rire de bon coeur.

On renoue ici avec les frères Latour, de nouveau réunis pour cause d'un reliquat d'héritage maternel, qui chacun de leur côté végètent dans des situations qui ne font guère leur bonheur. La bobine se déroule tranquillement, avec une singulière bonhomie qui séduit en dépit d'une légère impression de carton-pâte. Peut-être l'aspect nostalgique a-t-il pour partie joué, mais qu'importe, je suis ressorti de la séance avec le sourire aux lèvres, et c'est bien ce qui compte non ?


[© Pan-Européenne / Photo : Pamela Duhesme]

Je me dis donc que tous ceux qui ont apprécié l'humour des Inconnus au travers de leurs télés / spectacles / films pourront également trouver leur compte dans ce retour des Trois Frères. Enjoy then ! :o)

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Wednesday, January 29, 2014

Le Vent se Lève

Pour sa dernière réalisation, le grand Hayao Miyazaki a choisi de mettre en image la vie de l'ingénieur aéronautique à l'origine des fameux avions Zero. Cette bobine se démarque du reste de la filmographie du réalisateur, on est ainsi à mille lieues d'un Ponyo sur la Falaise grand public, ou encore de ce sympathique Voisin Totoro qui traitait habilement d'une thématique difficile.

Ici, le ton est plus adulte, mature, pessimiste, et le rythme lent, pour ne pas dire long. J'aurais aimé qu'il en fut autrement mais je ne suis pas rentré dans le film, j'ai même senti le temps passer. Le Vent se Lève a donc constitué une déception, et je m'en vais dans mon souvenir remiser cette bobine loin derrière le cultissime Princesse Mononoké et le non moins mythique Voyage de Chihiro. Merci pour ces bobines mémorables Maestro, et bonne retraite !

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Thursday, January 23, 2014

Les Brasiers de la Colère

Cette bobine prend place dans une bourgade ouvrière américaine, l'une de ces villes à tant d'autres pareilles où les habitants vivotent dans le giron de l'aciérie locale. Lorsque Russell Baze [Christian Bale] se trouve emprisonné pour avoir été impliqué dans un accident de la circulation en état d'ébriété, son frère cadet Rodney [Casey Affleck] s'enfonce dans l'enfer des combats clandestins, dans l'espoir de devenir "quelqu'un", ce qui pour lui signifie s'élever au rang de son créditeur John Petty [Willem Dafoe]. Visant toujours plus haut, le jeune homme se rapproche alors du cercle d'un caïd des montagnes, Harlan DeGroat [Woody Harrelson]. A la disparition de Rodney, le shérif Wesley Barnes [Forest Whitaker] aura beau tenter de contenir Russell, ce dernier entreprendra ce que lui dicte son amour fraternel...


[© Metropolitan FilmExport]

Ces Brasiers de la Colère constituent une oeuvre sombre, ils illustrent un pan moins flamboyant du mastodonte d'outre-atlantique que le rêve clinquant habituellement mis en lumière. La clique du violent DeGroat m'a renvoyé à ces énergumènes du Délivrance de John Boorman, des marginaux qui ne connaissent d'autres lois que la leur. La présente bobine fonctionne très bien, notamment grâce au casting à mes yeux multi-étoiles [y/c Sam Shepard & Zoe Saldana], mais également en regard de la patte de ce réalisateur qui m'avait déjà convaincu avec son magnifique Crazy Heart. Je m'en vais donc continuer à suivre de près les prochaines livraisons de ce Scott Cooper, et en attendant la suite je recommande évidemment chaudement la présente bobine ! :o)

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Tuesday, January 7, 2014

La Vie Rêvée de Walter Mitty

Walter Mitty [Ben Stiller] est un employé de bureau au quotidien sans relief, un aimant à guigne, un grand loser devant l'Eternel pour ainsi dire. Il compense l'absence de flamboyance de sa vie par une imagination débridée qui lui permet par procuration d'accomplir nombre d'actes de bravoure. Les choses auraient pu tranquillement suivre leur cours, mais une complication professionnelle impromptue va conduire ce bon vieux Walter à braver ses propres interdits, à dépasser ses inhibitions... Pour son plus grand bien !

J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour ce personnage de Walter Mitty, la plus grande surprise ayant été que Ben Stiller ne cabotine pas, il est ici absolument dans le ton. Le fond léger et balistique de cette Vie Rêvée de Walter Mitty se trouve compensé par une réalisation enlevée, un rythme qui évite à l'ennui de poindre, ce qui au final donne une séance bien distrayante. Je suis donc ressorti de la salle le sourire aux lèvres, what else ?!? :o)

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Wednesday, January 1, 2014

Y2k+14

Le Temps n'envisageant visiblement pas de stopper sa course folle, une nouvelle année vient de tirer sa révérence. Exit 2013, hello 2014, année numérologique en 7, mais je n'ai fichtrement aucune idée de ce que cela peut bien présager... ^o^ Aucune prophétie maya ne vient aujourd'hui ternir notre avenir proche, mais qui sait, peut-être se sont-ils simplement trompés de deux ans... Dans le doute, continuons à savourer l'instant présent sans nous laisser abattre par les tracas du quotidien, et advienne que pourra ! :o)

Tuesday, December 31, 2013

La Pierre et le Sabre & La Parfaite Lumière - Eiji Yoshikawa

Après avoir terminé la lecture de l'excellent roman La Voie du Sabre by Thomas Day, j'ai comme prévu continué mon incursion dans le japon médiéval, en donnant sa chance au texte d'Eiji Yoshikawa, publié dans notre contrée en deux recueils, les susnommés La Pierre et le Sabre & La Parfaite Lumière.


Ce roman initialement publié sous forme de feuilleton [j'adore ce type de publication] raconte un pan de la vie du célèbre escrimeur Miyamoto Musashi, grosso modo l'épisode de sa vingtaine. Il débute en l'an 1600, alors que la Bataille de Sekigahara vient de s'achever, et que le personnage principal fortement blessé gît sur le sol. Cet épisode marque un tournant dans la destinée du turbulent adolescent alors âgé de 16 ans, puisqu'il entreprend quelque temps après de se lancer sur le chemin d'une stricte autodiscipline.

Le texte apparaît comme un roman initiatique, emprunt d'une profonde philosophie zen, incarnée par une autre figure historique japonaise, le moine Takuan Sōhō. Le personnage de Musashi progresse sur la Voie du Sabre du tout long des quelques 1550 pages, sa métamorphose s'opérant à force d'expériences diverses lui permettant d'aiguiser sa lame mais aussi -et surtout- son esprit. J'ai été très sensible à ce cheminement qui correspond à ce qui m'a toujours attiré dans la philosophie d'ascèse sous-jacente à ces récits qui m'ont bercé ado.

Le chemin de Musashi croise et recroise ceux des deux antagonistes que constituent son ami d'enfance Matahachi et l'autre célèbre escrimeur Sasaki Kojirô. Le premier incarne la voie de l'échec, en personnage suiveur sans force de caractère, tandis que le second se pose en rival de Musashi dans son excellence technique au sabre mais également dans sa recherche permanente de gloire. Le roman de solde d'ailleurs par un combat entre les deux bretteurs, une passe d'arme excellemment orchestrée qui m'a laissé un sentiment de rare contentement.

A posteriori je regrette de n'avoir pas pris de notes durant ma lecture, sur des repères géographiques / historiques, sur les relations entre les personnages, car j'avoue m'y être un peu perdu. Il aurait d'ailleurs été intéressant que l'éditeur français ait inclus des annexes auquel le lecteur aurait pu se reporter. Ceci étant, cela ne m'a pas empêché de profiter du texte, l'essentiel pour moi étant de suivre la progression de Musashi. Pour terminer, je dirais juste que je conserve un excellent souvenir de cette lecture, et que je la retenterais bien à l'occasion.

Don Jon

Pour sa première réalisation de long-métrage Joseph Gordon-Levitt s'attaque à la thématique de la comédie romantique, sans en emprunter les sentiers maintes et maintes fois battus. Il confronte Jon [qu'il interprète également], un beauf superficiel maniaque de la propreté et accro au porno, à Barbara [Scarlett Johansson], bimbo qui ne vit que pour mettre le grappin sur un Prince Charmant attentionné très idéalisé.

Les deux stéréotypes se trouvent globalement renvoyés dos à dos, aucune voie n'étant glorifiée. La bobine égratigne sarcastiquement la religion, qui apparaît comme complaisante en regard de ce qu'elle considère péchés [On pèche la semaine, on va à confesse le dimanche, paf l'âme est sauvée, et on peut recommencer.]. On peut voir dans son final un semblant de moralisation, mais cela ne m'a pas taquiné outre mesure.


[© Ascot Film]

Don Jon fonctionne plutôt bien grâce aux tics de réalisation, même si sur la longueur on peut se demander si le côté hypnotique du montage ne comble pas un certain vide. Quoi qu'il en soit, j'ai passé un sympathique moment en salle avec cette bobine, ce qui clôt sur une note positive le Cycle Cine 2013, et ça c'est pas rien !

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Monday, December 30, 2013

Albator - Corsaire de l'Espace

Après la cinglante déception qu'a constitué cette Désolation de Smaug, c'est avec une certaine fébrilité que je me suis rendu en salle obscure pour ce rendez-vous également tant attendu de la fin d'année 2013. L'idée était de retrouver un univers, une ambiance, non une simple copie de ces mythiques séries de ma jeunesse... Et je dois dire que j'ai été comblé !

La bobine commence par poser les bases du contexte : Un peu moins d'un millénaire après notre époque, un calme relatif règne dans notre galaxie. Une coalition humaine, dite Gaïa, maintient la paix depuis sa capitale installée sur une planète tierce, la Terre ayant été sacrée Sanctuaire inviolable depuis la fin la dernière Guerre du Retour. Personne ne lui tient tête, hormis le Capitaine Albator, à la tête d'un équipage épris de Liberté et d'une redoutable machine de guerre, le mythique Arcadia. La tête de l'homme à la cicatrice se trouve évidemment mise à prix, et l'Amiral Ezra s'emploie sans relâche à la lui couper... Voilà en substance pour le pitch.


[© Océan Films]

L'ensemble baigne dans une sombre atmosphère, tant par le rendu visuel que par le fond. Le Capitaine Albator apparaît très secret, torturé, impitoyable, majestueux, à la hauteur de mes attentes pour le personnage, et son Arcadia n'est rien de moins qu'une tuerie de badasserie mécanique comme je n'en ai rarement vu ! Les combats spatiaux qui impliquent ce vaisseau m'ont complètement subjugué, et j'en aurais presque écrasé une larme de bonheur. Oueps, farpaitement.


[© Océan Films]

La réalisation est d'excellente facture, et je regrette vraiment d'avoir loupé l'atelier de Shinji Aramaki lors de la première édition de Geekopolis. Du point de vue technique je n'apporterai aucun bémol, à la différence peut-être du script. J'ai ainsi beaucoup aimé les thématiques de l'histoire (la perspective de disparition de l'humanité, le mensonge fondateur de la coalition Gaïa, le secret du Capitaine et sa volonté de reboot), le côté torturé des personnages (Albator comme Ezra ou son frère Yama), mais je me dis que le scénario aurait pu être un peu complexifié, qu'il aurait pu éviter de jouer sur les rebondissements qui font changer ledit Yama d'engagement (Albator vs Gaïa) comme de chemise... Peut-être... Mais comme je le dis depuis que je suis sorti de cette séance, j'ai tellement tripé durant la projection qu'il est hors de question que je fasse la fine bouche !


[© Océan Films]

Bref, tout ça pour dire que cette bobine Albator - Corsaire de l'Espace me semble constituer un excellent divertissement SF, qui pourra plaire aux fans ultimes d'Albator comme aux néophytes. Pour ma part, je m'en vais prolonger l'expérience en commençant cette intégrale du manga de Leiji Matsumoto dégotée récemment ! \o/

=> Bande-Annonce [ Nota : Autant tout découvrir directementsur grand écran... ]

Saturday, December 28, 2013

Le Hobbit - La Désolation de Smaug

Après la très bonne surprise qu'a constitué The Lunchbox, je me suis rendu en toute confiance en salle pour profiter de ce second volet du Hobbit. Tolkien & Peter, un combo évidemment gagnant, du moins le pensais-je, car la déception fut à la hauteur de l'attente...

La Désolation de Smaug prend la suite directe du Voyage Inattendu, et couvre globalement ce que j'avais imaginé [le skin-changer Beorn, la dangereuse forêt de Mirkwood, les Elfes Sylvains, et enfin la découverte de Smaug]. Le principal grief que j'émettrais à l'encontre de cette nouvelle bobine tient en cette narration hachée, en ce sentiment d'assister à une succession de saynètes plus qu'à une longue histoire filée... La résultante en est que l'ensemble manque diablement de souffle épique, pfoulala, ce qui contraste de manière flagrante avec la trilogie du Seigneur des Anneaux !


[© Warner Bros.]

Dans le précédent trio de films que je viens de mentionner, j'approuvais à 100% (voire 200%) les choix narratifs de Peter et ses comparses d'écriture. Par exemple, sucrer Tom Bombadil de La Communauté de l'Anneau constituait une évidente option tant ce personnage n'aurait rien apporté à la bobine en dépit de sa singularité dans la Terre du Milieu. Ici, j'ai par exemple été assez étonné de voir le passage impliquant Beorn réduit à la portion congrue, l'ensemble se résumant à une féroce apparition de sa version ursidé, puis une vague boutade sur le fait qu'il aime encore moins les orques que les nains...

Ensuite, la séquence avec Smaug m'a laissé un peu dubitatif... Le dragon est de nature un être assez badass, et en vieux routier de la destruction qu'il est le modèle qui sommeille en la Montagne Solitaire d'Erebor constitue une menace sans commune mesure avec les capacités de combats de quelques nains accompagnés d'un hobbit. Dès lors, diverger du roman et conduire dès cet opus la compagnie menée par Thorïn à se fighter avec la Bête aurait logiquement dû conduire la petite troupe à connaître quelques pertes substantielles ! Ménon ledit Smaug ne leur fait pas bien grand mal et tout énervé se contente de prendre son envol pour la cité lacustre d'Esgaroth sans s'évertuer à dégommer ces petits vermisseaux qui l'ont dérangé en son sommeil...


[© Warner Bros.]

Cette séance s'est donc soldée comme je le disais plus haut par une immense déception, et cela m'attriste pour ainsi dire de devoir l'admettre tant je reste amateur de l'univers de Tolkien et du travail effectué au cours de sa carrière par Peter Jackson. A posteriori je me demande si mon plaisir n'a pas été entamé par ces innombrables vidéos / compte-rendus de tournages qui s'ils ont l'avantage de nous immerger dans le Saint des Saints nous dévoilent beaucoup trop de choses et ruinent le plaisir de la découverte. Quoi qu'il en soit, je pense que je vais de fait beaucoup moins trépigner d'impatience pour le troisième volet de la saga, Le Hobbit - Histoire d'un Aller et Retour, prévu pour fin 2014...

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Friday, December 27, 2013

The Lunchbox

Cette bobine prend place dans la fourmilière de Bombay, et s'articule autour de ce système de livraison de lunchbox qui s'il existe réellement fonctionne objectivement par la grâce d'une quelconque puissance supérieure. La fiabilité du système se voit ponctuellement défaillante lorsque les plats préparés par la jeune Ila à destination de son mari, pas vraiment amoureux transi, arrivent sur le bureau d'un homme solitaire et aigri, proche de la retraite, Saajan.

La première s'étonne de voir les contenants revenir totalement vidés de leur substance, tandis que le second n'en revient pas de l'apparente montée en gamme de la gargote qui lui fournit sa pitance. Le quiproquo se clarifie néanmoins quand Ila décide de glisser un mot à l'endroit du mystérieux destinataire de sa cuisine, et un semblant de relation se crée entre ces deux âmes perdues.


[© AKFPL]

The Lunchbox m'a séduit par sa fraîcheur et sa simplicité, par son agréable légèreté et cette fin ouverte qui conduit après coup à se demander ce qu'il va advenir de ces deux personnes qui se sont croisées à distance. S'il y a en ce moment un film que je recommanderais volontiers à un large public, c'est bien celui-là. Oueps, farpaitement.

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Friday, December 13, 2013

Zulu

Zulu prend pour cadre l'Afrique du Sud qui nous est contemporaine, une société qui tente de se construire dans la période post-apartheid. Suite au meurtre sauvage d'une jeune femme blanche, les inspecteurs Brian Epkeen [Orlando Bloom] et Ali Sokhela [Forest Whitaker] lancent des investigations qui vont les confronter aux démons encore vivaces de leur pays.

La bobine présente une réalité extrêmement violente de cette nation, laquelle ne se trouve pas nécessairement si éloignée de l'image que l'on peut s'en forger en suivant l'actualité. L'histoire se déroule à bon rythme, mais il manque un indéfinissable je-ne-sais-quoi pour en faire un oeuvre véritablement palpitante. Je pense donc que je vais à terme prolonger cette séance par la lecture de l'ouvrage qui en est à l'origine, Zulu de Caryl Férey.

=> Bande-Annonce [Nota : Mieux vaut ne pas la visionner, elle en montre bien trop.]

Casse-Tête Chinois

Ils en ont fait du chemin depuis leurs heures estudiantines à Barcelone ! La vie se poursuit pour ces désormais quarantenaires, dans une ambiance toujours singulièrement cosmopolite. Xavier [Romain Duris] se fait mettre à la porte du domicile conjugal parisien avant que Wendy [Kelly Reilly] n'emménage dans le cossu logement new-yorkais d'un autochtone.

Le toujours jeune (si si) écrivain décide de traverser l'Atlantique dans le but de se rapprocher de ses enfants, et loge dans un premier temps chez Isabelle [Cécile de France], vivant le relativement parfait amour avec Ju [Sandrine Holt]. Entre texte qui n'avance pas, paperasse d'immigration, paternité directe et indirecte, la vie de Xavier ne va objectivement pas en simplifiant, surtout quand Martine [Audrey Tautou] débarque en ville à l'occasion d'un voyage d'affaire.


[© StudioCanal]

Le Casse-Tête Chinois qui en résulte illustre sympathiquement la Vie, avec ses aléas, ses hauts et ses bas, et sonne agréablement vrai. Je ne mentirai pas en disant que j'ai passé une agréable séance, et que s'agissant d'un film français cela n'est pas loin d'être un exploit. A tenter si vous ne l'avez pas fait.

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Tuesday, December 3, 2013

Snowpiercer - Le Transperceneige

Snowpiercer partait sur le papier avec une excellente base [une bande dessinée éponyme renommée -que je n'ai pas encore lue-, un réalisateur singulier -Bong Joon Ho-, quelques acteurs sympathiques], et à la différence du récent Cartel il transforme lui l'essai.

La bobine commence par poser l'univers, elle expose les origines de cette ère glaciaire et du fameux train, assurant au récit une assise solide. L'action débute alors en queue du bolide autarcique, là où résident les citoyens de dernière classe (les privilégiés logeant en tête), et l'on suit l'embrasement d'une révolte jusqu'ici larvée.

Le train se présente à l'évidence comme une métaphore de notre société, d'un monde toujours en mouvement, filant la thématique de la lutte des classes. Le récit se déroule tout d'abord sous la forme d'un actioner, agréable divertissement suivant la progression de quelques âmes le long du gigantesque bolide, puis propose un dernier quart en contrepoint. La cruelle réalité qui se cache derrière la magnifique beauté technologique du train met alors en lumière les paradoxes d'une vérité que beaucoup préfèreraient éviter de découvrir, la pilule rouge offrant un choix de confort.


[© 2013 SNOWPIERCER LTD.CO]

Snowpiercer présente le double avantage d'être un sympathique divertissement, bien filmé, et d'amener a posteriori à réfléchir un peu sur l'état de notre monde. La suite pour moi sera évidemment de me plonger dans la lecture de la bande dessinée qui en est à l'origine, que j'ai finalement pu dégoter dans son édition intégrale ! \o/

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Sunday, December 1, 2013

Hunger Games - L'Embrasement

Par un concours de circonstances a posteriori fâcheux je me suis retrouvé à aller voir ce second volet de la saga Hunger Games, bien que le premier ne m'ait guère convaincu. Cette suite s'inscrit dans la continuité, j'y ai trouvé les mêmes travers, un fond intéressant au potentiel entravé par le traitement adolescent, conférant à la bobine de regrettables accents de bluette.

Je ne dirais pas non plus que le temps m'a semblé long, cela n'est objectivement pas le cas, mais la mécanique reste néanmoins poussive, longuette, et l'ensemble somme toute assez fade. L'actrice principale n'aide d'ailleurs vraiment pas, je n'arrive guère à lui trouver l'ombre d'un soupçon de charisme. 'Fin bref, pas de quoi épilogue sur cet embrasement qui manquait singulièrement de crépitements. Passons donc à autre chose...

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