Friday, October 16, 2009

Censurus Edax Rerum

En farfouillant dans le bazar de mon pécé en vue de faire un peu de tri, je suis retombé sur cet article de 20 Minutes que j'avais mis de côté :

Doublages Bien-Pensants et Scènes Coupées en Série

Au bout du ciseau, le cathodiquement correct. Quand un médecin de la série « Grey's Anatomy » prescrit une cigarette par jour en guise d'antistress à son patient, dans la version française il lui recommande... un bol de riz. Et dans un épisode de la saison 2 de « New York section criminelle », les images d'une femme baignant dans son sang ont été supprimées. Ciselage impromptu ou petite censure ordinaire ? « On est obligé de changer le texte tous les jours », déplore une comédienne de doublage. Selon elle, les chaînes fournissent des listes de mots à « retaker », réécrire dans le jargon.

Vendredi dernier, deux cents auteurs de doublage et de sous-titrage ont d'ailleurs dénoncé la « psychose » qui s'est emparée des chaînes de télé depuis une dizaine d'années. « Elles veulent à tout prix qu'on expurge les “Fuck you”, qu'on remplace “Ferrari” par “belle voiture de sport rouge”, de peur que le téléspectateur zappe. Mais à force de tomber dans le politiquement correct, on trahit l'oeuvre et on dupe les gens ! », s'emporte Jean-Louis Sarthou, président de la commission audiovisuelle de la Sacem. Contacté hier, TF1 – dont la responsable « mise en conformité » est baptisée « Miss Ciseaux » par les fans de séries – n'a pas confirmé les faits mais se voit en diffuseur « responsable ». Nicolas de Tavernost, PDG de M6, lui, a reconnu en décembre dans Le Figaro que « Prison Break » est régulièrement amputée de certaines scènes. Pour ne pas choquer les ados ou parce que le CSA l'y oblige ? « Les chaînes sont prêtes à tout pour faire rentrer ces séries dans le créneau primetime », décrypte Jean-Louis Sarthou. Elles préfèrent affadir des héros cultes plutôt que de reporter la diffusion en deuxième partie de soirée, ou hériter du pictogramme « interdit aux moins de 12 ans ». Qu'importe l'esprit de la série, pourvu qu'on ait l'audience.

Laure de Charette
©2006 20 minutes

« Tu finiras par rôtir sur la chaise électrique » devient « Si tu vas en prison, tu l'auras bien mérité » (« Les Experts » - TF1), « J'adore le champagne » devient « Je reprendrais bien de cette boisson » (« Le destin de Lisa » - TF1), « Espèce de tarlouze » devient « Chochotte, va » (« Mon oncle Charlie » - Canal Jimmy), sans oublier le récurrent « Oh, my god » qui devient « C'est pas vrai ».


S'il y a quelque chose qui m'agace sérieusement dans l'univers télévisuel, ce sont bien ces histoires de lissage politiquement correct. J'estime en effet que si l'on prend la décision de diffuser un programme quel qu'il soit, on doit alors le diffuser sans aucune censure, faute de quoi l'on ne respecte pas l'oeuvre et l'on se fiche ouvertement des téléspectateurs !

Fond Sonore : John Mayall, Along for the Ride

Thursday, October 15, 2009

Fait d'Automne

Il y a trois jours, José a été retrouvé par les pompiers dans son appartement, momifié. Il serait décédé dans son canapé, il y a deux ans, dans l'indifférence générale, sans que personne ne se soit soucié de son sort. Interrogé par des journalistes, l'un des locataires de l'immeuble a cru bon de s'étonner :

"J’ai alerté le gardien deux fois à propos de l’odeur pestilentielle qui émanait de la porte. Il y a des employés qui font le ménage aussi. Pourquoi personne n’est allé voir si cet homme n’avait pas besoin d’aide ? C’est incroyable."


Incroyable, effectivement, que personne n'ait trouvé le temps de s'inquiéter plus avant du devenir de ce voisin. Incroyable, mais pas nécessairement si surprenant dans une société où l'on se croise plus que l'on ne se rencontre...

NdC : Je dois confesser moi-même ne pas vraiment connaître mes voisins, à peine sais-je vaguement à quoi ils ressemblent, quels sont leurs rythmes de vie... :-/

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Wednesday, October 14, 2009

Couleur d'Automne

J'ai brièvement croisé son chemin à la fin du siècle dernier. Affectés sur la même base aérienne et ayant une connaissance commune ("l'homme de base" de ma section), nous dinions souvent ensemble. A mesure de ces repas, j'avais noté son attitude en retrait, ses traits plutôt fermés, son apathie latente. Il couvait quelque chose que je ne faisais alors que soupçonner.

Un soir, rentré au bercail après avoir accompli mon (pas si) dur labeur de scientifique du contingent, la dite connaissance commune m'a platement annoncé : "Mathieu s'est suicidé". J'ai marqué un temps d'arrêt, arboré un rictus de surprise et d'étonnement, avant de demander confirmation. "Il était de garde au septième étage", a-t-il ajouté, "il a subitement quitté ses camarades, a ouvert la fenêtre et a sauté".

J'ai passé les jours suivants à encaisser la nouvelle, à me demander si je n'aurais pas pu faire quelque chose, si je n'aurais pas dû oser m'immiscer dans son univers, si je n'aurais pas pu d'une manière ou d'une autre lui venir en aide... Je savais pertinemment que cela était totalement vain, mais je ne pouvais m'en empêcher.

Depuis lors, chaque automne, je repense à cet évènement. Je me repose invariablement ces mêmes questions et, même si je sais que je n'ai pas de doute à avoir, je trouve toujours moyen de me miner avec des "et si" qui me laissent pensif...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New-York

Sunday, October 11, 2009

Addiction Commune

Quand j'arrive dans le rayon Jeux Vidéo, elle est déjà en grande discussion avec le vendeur, son fils participant de temps à autre. Soudain, son téléphone portable se manifeste. La mère farfouille immédiatement dans son sac, trouve l'objet vibrant et décroche sans attendre.

Le vendeur s'en retrouve comme un cxn à parler dans le vide, la femme assène à son interlocuteur qu'elle est occupée, nan mais attend, elle est occupée là, elle ne peut pas répondre, elle est occupée là, c'est pas possible, elle est occupée, tu comprends... Avant de finalement raccrocher au bout d'une petite minute à ne rien dire.

Ne pouvait-elle simplement ignorer l'appel ? Ne pouvait-elle le diriger vers sa boîte vocale ? Ne pouvait-elle au besoin rappeler quelques instants plus tard la personne qui avait tenté de la joindre ? Bien sûr que oui.

Personnellement, quand mon interlocuteur me laisse en plan au milieu d'une phrase pour répondre au téléphone sans aucune forme de considération, j'hésite souvent entre deux alternatives à l'attente passive : le direct du droit ou l'abandon sur l'instant du (de la) malotru(e) avec son mobaïle...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, God & Guns

Saturday, October 10, 2009

(500) Jours Ensemble

(500) Days of Summer en VO, 500 jours en compagnie de Summer, 500 jours d'un Eté alternant belles éclaircies et vigoureux orages de saison. Un homme, une femme, deux êtres dont les fils de vie se s'entremêlent l'espace de quelques mois. Un premier film simple et touchant, d'une agréable légèreté pleine de fraîcheur. Une structure narrative un peu tortueuse certes, mais toute une foultitude de moments qui font mouche. Une réussite plaisante en somme, qui nous laisse un sourire sur le visage à la fin de la projection. Que demander de plus ?

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Doors, Best Of

Friday, October 9, 2009

Poisson d'Octobre

Lorsque j'ai pris connaissance de la nouvelle au cours de mon rapide survol des tweets de la journée, je vous avouerais que j'ai marqué une pause et que j'en suis resté dubitatif quelques instants... N'est-ce pas en effet la première fois -ainsi que je le lisais justement sur Rue89- qu'un Prix Nobel de la Paix est attribué à un homme aux intentions déclarées certes bonnes mais aux réalisations encore inexistantes, de surcroît Chef d'Etat dont les armées occupent illégalement deux pays (anciennement) souverains ?

Comme l'a écrit Michael Moore sur son Twitter :

Congratulations President Obama on winning the Nobel Peace Prize! You have filled the world with hope -- now you must make peace happen.


Good luck.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Thursday, October 8, 2009

Boomerang

Confortablement avachi dans le bus, je regarde avec un brin de condescendance cet automobiliste stressé qui malmène son klaxon pour faire entendre aux éboueurs qu'ils le gênent. Le camion-poubelle avance de quelques mètres, puis stoppe à nouveau. L'excité de l'avertisseur sonore reprend de plus belle, je le prends en pitié. S'il perd son sang froid à la moindre petite contrariété, je n'ose imagine l'état de son estomac, il va avoir un ulcère à force !

Un peu plus tard, dans un autre bus post case seuneuceufeu, je lève les yeux de mon 20 Minutes. Mon oreille interne avait détecté l'absence de mouvement relatif du véhicule et mon cerveau alerté m'a sorti de ma lecture. Les vitres sont embuées, mais je distingue nettement la pluie qui les fouette. Il y a des voitures à perte de vue, devant, derrière, et la file à contre-sens déborde également de carrosseries.

Une sirène retentit. Les automobiles s'écartent, le camion rouge file à vive allure, puis la nasse se resserre. Une autre sirène, même ballet. Les secondes s'égrènent, les minutes passent. Mes pieds trépignent, l'attente m'agace. Je roule le journal en un tube, et je tapote sur mes cuisses. Je peste intérieurement sur ces automobilistes qui conduisent n'importe comment et qui aux premières pluies automnales s'envoient dans le décor. Je soupire d'agacement, et je repense à l'automobiliste du matin.

Je le revois s'enfermer dans son attitude absolument vaine, je me revois le considérer avec condescendance, je me vois pester contre l'embouteillage... Je baisse la tête en la secouant alternativement de gauche à droite, je souris en poussant un petit soupir, et je m'incline intérieurement devant cette maestria avec laquelle la Vie s'amuse à me donner de temps à autre de petites leçons.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Sunday, October 4, 2009

The Time Has Come !


[=> Time for Climate Justice]


Fond Sonore : 60 Artists, Beds Are Burning

District 9

Surprenant et tripant, voilà comment je qualifierais District 9. Surprenant tout d'abord, car il adopte une approche docu réaliste assez atypique, très éloignée des productions SF clinquantes, et c'est tant mieux ! De fait, on se trouve rapidement immergé dans ce présent alternatif, et l'on y croit. Tripant ensuite, car une fois le décor posé, la bobine se mue en un thriller qui parvient à nous tenir en haleine. Le film souffre peut-être d'un rythme un peu inégal, mais comme je dis souvent, ne faisons pas la fine bouche, car pour un premier long métrage le rendu est franchement bluffant !

=> Bande-Annonce

=> PS : District 9 est basé sur un court métrage, Alive in Joburg, qui est disponible sur YouTube pour ceux que ça intéresse :



Fond Sonore : The Smiths, Best Of

Saturday, October 3, 2009

Captain Reloading

Le vendredi précédent le week-end dernier, je me suis couché sur le coup des 21h, éreinté que j'étais par une semaine menée tambour battant. La nuit a été longue, très longue, et fort récupératrice. La semaine suivante s'est illustrée par un rythme encore plus fou, et le dernier jour ouvré arrivé, j'ai recommencé la même manoeuvre, pour ce matin me lever après 12h de sommeil.

Plus le temps passe, plus le rythme effréné de mon activité professionnelle appelle récupération régulière, plus je me sens en phase avec cette assertion d'un journaliste de 20 Minutes relevée dans l'édition du 19/03 dernier :

"L'homme est un animal fait pour être actif le jour et dormir la nuit."


Alors vous comprendrez aisément que cette Nuit Blanche...

Fond Sonore : The Smiths, Best Of

Thursday, September 24, 2009

Perspective

François Cluzet, interviewé par le magazine UGC Illimité à l'occasion de la sortie prochaine du film Le Dernier pour la Route :

"Nous vivons dans un pays en paix, nous sommes pour la plupart d'entre nous des gens valides... C'est une chance qu'on ne mérite pas, dont on a très peu conscience, et dont nous devons savoir profiter au maximum."


A méditer quand l'envie se fait de voir le verre à moitié vide.

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Sunday, September 20, 2009

Alerte Sanitaire !


[© Unknown]


Fond Sonore : Bernard Lavilliers, Histoires

Saturday, September 19, 2009

Ultimate Game

Society et Slayers, deux jeux vidéo révolutionnaires entremêlés de real tivi. Les joueurs évoluent dans un univers tantôt SIMSesque tantôt DOOM-like, mais l'innovation réside en ce que leurs avatars sont des êtres humains de chair et de sang qu'ils pilotent à distance. La thématique est évidemment intéressante et possède un potentiel indéniable, mais voilà, l'exécution ne m'a vraiment pas convaincu...

Au niveau du visuel tout d'abord, primordial quand on veut représenter l'univers du jeu vidéo. La caméra apparaît tellement sautillante / tremblotante pendant les scènes de shoot de Slayers qu'au lieu de ressentir l'adrénaline de l'instant j'ai éprouvé une réelle gêne. Mauvais point. Les séquences de Society donnent dans un style différent, mais pas nécessairement de meilleur aloi. Pour faire court, elles brillent pas un côté clipesque clinquant que je n'ai pas du tout goûté.

Au niveau des symboles ensuite, le scénario ne décolle tout simplement pas. Il n'y a pas de réel développement, le déroulement est balistique, la conclusion affreusement bâclée. Quant aux personnages, n'en parlons pas, ils sont aussi épais qu'une feuille de cigarette et les acteurs qui les interprètent ne sont pas au meilleur de leur forme... Michael C. Hall peut ainsi s'en retourner à Dexter, au moins à la tévé on ne le voit pas cabotiner. [Nota : Ils auraient pu nous faire grâce de la caricature éculée du joueur obèse, crade, et pervers... Les gamers que je connais sont plutôt trentenaires, cadres, propres sur eux... Bon, oké, pervers peut-être, on ne peut jamais savoir ! ^o^]

Une grosse déception donc que cette bobine toute en forme -et encore pas la meilleure- qui se trouve assez désagréable à regarder. Rien à sauver dans cet Ultimate Ratage ? Non, vraiment rien, si ce n'est la musique du générique d'intro, Sweet Dreams par Marilyn Manson.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Marilyn Manson, Holy Wood

Friday, September 18, 2009

Et la Marmotte...

Au journal télévisé, à l'instant, un reportage au sujet de cette question du droit de vote à partir de 16 ans. Les lycéens interrogés se montrent pour le moins circonspects et l'on ne sent pas nécessairement un grand enthousiasme.

J'ai été particulièrement amusé par deux d'entre eux. Un ado comme un autre, survêt' noir, casquette verte, tête haute, claironne avec fierté -je cite- "je pourrais voter, j'ai mes propres idées sur la politique d'aujourd'hui". Ce à quoi l'une de ses camarades rétorque immédiatement : "mais tu ne penses pas quand même qu'il y a des gens à 16 ans qui n'ont pas la capacité de faire comme toi" ? Le pauvre bougre -qui a pourtant ses propres idées- a subitement décidé de les garder pour lui car il est en resté tout bouche bée à gober les mouches... Ca promet(trait) ! ^o^

'Fin bref, tout ça pour dire qu'avant de se préoccuper de cette question, je préfèrerais plutôt que l'on se demande comment ramener devant les urnes les abstentionnistes de plus de 18 ans de notre beau pays... Parce qu'il n'y a vraiment pas de quoi être fier... :-/

Fond Sonore : ZZ Top, Best Of

Sunday, September 13, 2009

Zen, Restons Zen...

Je ne suis pas d'un naturel excessivement superstitieux, à voir des mauvais présages pour un rien, mais il y a indéniablement des situations où j'aime que tout se déroule sans accroc (comme aurait dit ce bon vieil Hannibal). En avion par exemple.

Ainsi, je n'aime guère quand l'hôtesse me demande de changer de place parce qu'un cache plastique ne tient pas correctement et que -je cite- "en cas de dépressurisation les masques à oxygène risqueraient de ne pas tomber". Ahah, rien que ça...

Ensuite, je ne goûte que peu d'entendre quelques instants plus tard sa collègue se plaindre de ne pas s'y retrouver dans le décompte de passagers. J'envisage immédiatement tous les actes délictueux auxquels pourrait se livrer l'énergumène manquant, j'ai certainement trop d'imagination. Ceci dit, le zouave retrouvé et la madame soulagée, je ne me trouve pourtant pas apaisé d'entendre que le compte est bon à 23 têtes dans ma zone... 23, oué, 23, ce nombre même qui manqua de faire perdre la raison à Jim Carrey... *grumpf*

Enfin, avant le décollage, je n'apprécie que moyennement d'entendre un bruit de fuite d'air aux environs de l'issue de secours que je jouxte. Manquerait plus qu'elle ne décide de prendre la poudre d'escampette pendant le vol tiens ! Car quand bien même à cette place le masque à oxygène tomberait-il sans gêne, que cela m'en taquinerait l'une sans en faire bouger l'autre, vu que je serais instantanément gelé... Oué, think positive qu'ils disaient, je sais, mébon...

'Fin bref. Anxieux en avion moi ? Pffff, tout de suite les grands mots...

Fond Sonore : Metallica, And Justice For All...

Saturday, September 12, 2009

Pas Tibulaires, Mais Presque !

Les deux gus arrivent sur le quai de la station RER et s'adossent à une rambarde. Joggings, sweats capuches avec tête couverte en dépit du soleil généreux, chaussures de sport bigarrées et chaussettes qui remontent sur le pantalon. Deux djeun's, deux Zyvas.

Le premier laisse échapper de son mobile une musique r'n'besque qui crachote affreusement, mais leurs oreilles -peut-être entamées par des séances intensives d'écoute à l'oreillette & volume trop élevé- ne semblent s'en émouvoir. Le type s'extasie sur son choix en jetant à son pote qu'il ne connait pas hein, qu'il ne connait pas hein hein, qu'il ne connait pas hein hein hein. Le second se lève, se déplace en dodelinant de gauche à droite comme un culbuto, marche en rond, en huit, crache deci delà. La tête baissée mais les yeux hauts, le visage fermé, il a le regard sévère.

Peut-être ne sont-ils pas "méchants", me dis-je, mais ils me sont tout de même fortement antipathiques, avant de me replonger dans ma lecture.

Fond Sonore : Katie, Melua, Piece By Piece

Sunday, September 6, 2009

Darkly Dreaming Dexter

Je viens de terminer le visionnage des trois premières saisons de Dexter, et j'ai ma foi plutôt bien apprécié !

Dès l'origine, le concept m'avait intéressé [un serial-killer dans les rangs de la police qui ne s'en prend qu'à des criminels], mais je restais tout de même sur mes gardes, conscient que tout allait dépendre du traitement adopté. Je n'avais toutefois pu suivre la série lors de sa diffusion initiale sur les réseaux câblés, et j'ai donc profité de mes congés d'été pour me rattraper.

Ce qui m'a séduit c'est avant tout le point de vue adopté : on pénètre la psyché du personnage principal, on comprend ses motivations, ce qui l'anime et pourquoi il adopte son comportement singulier. Paradoxalement, ce Dexter apparaît éminemment sympathique et l'on s'y attache rapidement tout comme l'on s'attache d'ailleurs à la galerie de personnages typés qui l'entourent.

Au fur et à mesure des épisodes, je me suis un peu senti faire partie du clan et, les trois saisons avalées, je me retrouve sans rien à me mettre sur la rétine en attendant que la saison 4 ne débarque chez nous... J'en suis tout dépité...

La suiiiiite, viiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Thursday, September 3, 2009

L'Abominable Vérité

Une trentenaire productrice de talk-show qui n'aime pas l'imprévu, un animateur du même âge un poil provocateur macho, deux êtres que tout oppose a priori mais qui en application d'une bonne vieille loi électrique ne pourront que finir par s'attirer. Une histoire somme toute classique, mais qui fonctionne néanmoins très bien, particulièrement grâce au tandem Heigl / Butler. En somme, un divertissement inattendu qui m'a bien détendu et, perso, je n'en demande pas plus.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Shania Twain, Come On Over

12 Rounds

Il y a des films qui marquent leur époque de leur empreinte, des actioners qui balayent tout sur leur passage, des pièces remplies d'émotion et de morceaux de bravoure, des bobines qui révolutionnent par leur parti-pris esthétique, des pellicules qui dévoilent des talents insoupçonnés et dont certaines scènes / répliques / séquences font date... Eh bien 12 Rounds n'est clairement pas de cette trempe et aurait mérité de figurer dans le lot direct-to-dévédé. Next !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Police, Best Of

Wednesday, September 2, 2009

Ventirad Story

Comme je le disais encore il y a quelques semaines, l'informatique est vraiment loin d'être un long fleuve tranquille. Quand un logiciel ne décide pas de merdouiller pour une obscure raison, il y a souvent un élément matériel qui prend le relais... En l'occurrence ma carte graphique.

Cela faisait quelques temps que son ventilateur me faisait des misères, aussi ai-je décidé de profiter de mes congés pour me pencher sur son cas. Une observation attentive des phénomènes m'a rapidement amené à constater que l'élément était tout simplement cassé (sic) et que lorsqu'il ne faisait pas de bruit il ne tournait en fait plus (re-sic). "Le risque" vous demandez-vous ? Oh presque rien, si ce n'est (au moins) faire claquer la carte graphique. Un détail. *gloups*

Peu enclin à procéder directement à un changement de la dite carte graphique (une chance sur deux que je doive tout ré-installer), j'ai commencé à fureter sur la toile et ai pu identifier un ventirad Zalman a priori compatible de mon composant. Confirmation obtenue de l'efficacité de l'engin via diverses revues en ligne, j'ai donc fait un petit saut dans le XIIe pour en acquérir un exemplaire rue de Charenton : le matériel était bien disponible chez Abeilles Micro Informatique, au prix indiqué sur le site Rue Montgallet. A noter comme lors de ma précédente visite, un accueil courtois et efficace des patrons, ce qui dans le quartier n'est pas nécessairement l'habitude. Nouveau bon point pour la boutique donc.

De retour en ma tanière, je vous avouerais que si j'étais heureux d'avoir une option de sauvetage j'étais tout de même un poil anxieux (<= "euphémisme" qu'on appelle ça je crois). Pourquoi ? Eh bien je n'ai jamais tenté cette opération et en cas de casse de carte j'aurais été bien embêté... Mébon, aventurier dans l'âme, je me suis attaqué à l'opération hier matin.

Après avoir fait tourner mon pécé quelques temps (pour faire chauffer le processeur graphique et donc faciliter le démontage ultérieur du ventirad d'origine), j'ai donc déposé la fameuse carte graphique.


Asus Extreme AX700 Pro - Ventirad d'Origine


Ce que l'on appelle le "ventirad", c'est le boîtier bleu : il est constitué d'un radiateur qui capte la chaleur dissipée par le processeur graphique de la carte et l'achemine ensuite vers le ventilateur transparent qui l'expulse. Le propos de cet ensemble est d'assurer une régulation thermique qui garantit d'une part des performances optimales et d'autre part une bonne durée de vie du composant.

Le démonter a fort heureusement été assez facile, mais l'opération m'a permis de constater que la pâte thermique censée assurer un bon transfert de chaleur entre la puce et l'élément dissipateur n'était pas optimal : j'imagine que sur la chaîne de fabrication ils se contentent de déposer un pâté au centre et de le laisser s'étaler par pression mécanique. Soit. Mais à l'avenir, si je devais acquérir une nouvelle carte sur le marché, je crois que je commencerais par reprendre ce dépôt.

Après nettoyage de la carte graphique, j'ai entamé le montage du Zalman VF700 Al Cu, pas à pas, prenant mon temps, suivant scrupuleusement toutes les instructions fournies par le constructeur et bénissant son évident sérieux. L'opération a été relativement aisée, et j'ai rapidement pu savourer le résultat.


Asus Extreme AX700 Pro - Ventirad Zalman


Satisfait, je restais tout de même un brin angoissé car il restait à implanter l'assemblage dans le ventre de ma bête et ensuite procéder à un allumage... Ce qui fut fait quelques instants plus tard et évacua enfin mon résidu de stress.

Je me suis donc sorti d'affaire pour cette fois, et franchement je me dis dans ces situations que je suis bien content d'avoir dans ma jeunesse fait mes gammes sur de la dissection de pécés...

Fond Sonore : Angra, Holy Land