Doublages Bien-Pensants et Scènes Coupées en Série
Au bout du ciseau, le cathodiquement correct. Quand un médecin de la série « Grey's Anatomy » prescrit une cigarette par jour en guise d'antistress à son patient, dans la version française il lui recommande... un bol de riz. Et dans un épisode de la saison 2 de « New York section criminelle », les images d'une femme baignant dans son sang ont été supprimées. Ciselage impromptu ou petite censure ordinaire ? « On est obligé de changer le texte tous les jours », déplore une comédienne de doublage. Selon elle, les chaînes fournissent des listes de mots à « retaker », réécrire dans le jargon.
Vendredi dernier, deux cents auteurs de doublage et de sous-titrage ont d'ailleurs dénoncé la « psychose » qui s'est emparée des chaînes de télé depuis une dizaine d'années. « Elles veulent à tout prix qu'on expurge les “Fuck you”, qu'on remplace “Ferrari” par “belle voiture de sport rouge”, de peur que le téléspectateur zappe. Mais à force de tomber dans le politiquement correct, on trahit l'oeuvre et on dupe les gens ! », s'emporte Jean-Louis Sarthou, président de la commission audiovisuelle de la Sacem. Contacté hier, TF1 – dont la responsable « mise en conformité » est baptisée « Miss Ciseaux » par les fans de séries – n'a pas confirmé les faits mais se voit en diffuseur « responsable ». Nicolas de Tavernost, PDG de M6, lui, a reconnu en décembre dans Le Figaro que « Prison Break » est régulièrement amputée de certaines scènes. Pour ne pas choquer les ados ou parce que le CSA l'y oblige ? « Les chaînes sont prêtes à tout pour faire rentrer ces séries dans le créneau primetime », décrypte Jean-Louis Sarthou. Elles préfèrent affadir des héros cultes plutôt que de reporter la diffusion en deuxième partie de soirée, ou hériter du pictogramme « interdit aux moins de 12 ans ». Qu'importe l'esprit de la série, pourvu qu'on ait l'audience.
Laure de Charette
©2006 20 minutes
« Tu finiras par rôtir sur la chaise électrique » devient « Si tu vas en prison, tu l'auras bien mérité » (« Les Experts » - TF1), « J'adore le champagne » devient « Je reprendrais bien de cette boisson » (« Le destin de Lisa » - TF1), « Espèce de tarlouze » devient « Chochotte, va » (« Mon oncle Charlie » - Canal Jimmy), sans oublier le récurrent « Oh, my god » qui devient « C'est pas vrai ».
S'il y a quelque chose qui m'agace sérieusement dans l'univers télévisuel, ce sont bien ces histoires de lissage politiquement correct. J'estime en effet que si l'on prend la décision de diffuser un programme quel qu'il soit, on doit alors le diffuser sans aucune censure, faute de quoi l'on ne respecte pas l'oeuvre et l'on se fiche ouvertement des téléspectateurs !
Fond Sonore : John Mayall, Along for the Ride

Surprenant et tripant, voilà comment je qualifierais 
Society et Slayers, deux jeux vidéo révolutionnaires entremêlés de real tivi. Les joueurs évoluent dans un univers tantôt SIMSesque tantôt DOOM-like, mais l'innovation réside en ce que leurs avatars sont des êtres humains de chair et de sang qu'ils pilotent à distance. La thématique est évidemment intéressante et possède un potentiel indéniable, mais voilà, l'exécution ne m'a vraiment pas convaincu...
Une trentenaire productrice de talk-show qui n'aime pas l'imprévu, un animateur du même âge un poil provocateur macho, deux êtres que tout oppose a priori mais qui en application d'une bonne vieille loi électrique ne pourront que finir par s'attirer. Une histoire somme toute classique, mais qui fonctionne néanmoins très bien, particulièrement grâce au tandem Heigl / Butler. En somme, un
Il y a des films qui marquent leur époque de leur empreinte, des actioners qui balayent tout sur leur passage, des pièces remplies d'émotion et de morceaux de bravoure, des bobines qui révolutionnent par leur parti-pris esthétique, des pellicules qui dévoilent des talents insoupçonnés et dont certaines scènes / répliques / séquences font date... Eh bien 
