Monday, September 27, 2010

Divergence

En rentrant du boulot, j'ai feuilleté les éditions du jour de deux gratuits. Les deux journaux ont fait un petit papier sur le dernier album de Raphaël, Pacific 231, et lire leurs revues coup sur coup s'est révélé assez amusant.

Pour 20 Minutes :

Les chansons de Raphaël, quand elles ne sombrent pas dans le grand guignol, manquent, elles, cruellement de sel.


Pour Direct Matin :

Pacific 231 (...) est certainement le meilleur de ses albums (...). (...) Porté par des mélodies épurées au service de texte inspirés, aucun n'est à reléguer en second plan.


Comme quoi, les goûts et les couleurs... ^o^

Pour ma part je dois reconnaître ne pas être capable de citer un seul titre de ce chanteur à quatre consonnes et trois voyelles, mais confidence pour confidence j'aime bien l'album de Carla subrepticement évoqué dans la première partie de cette phrase. Farpaitement. Et j'assume.

Fond Sonore : Fiona Apple, Tidal [Extrait : "Sullen Girl"]

Sunday, September 26, 2010

Sunday Music - Puggy

J'ai découvert ce titre à la radio ce matin et depuis j'ai fait tourner le clip plusieurs fois à cause de cette sympathique mélodie qui me fait bouger du chef. Enjoy ! :o)



Fond Sonore : RTL2

Saturday, September 25, 2010

Delirium Pamens

Lu dans un récent article de 20 Minutes au sujet de Gabriele Amorth, l'Exorciste en Chef du Vatican :

"En un quart de siècle d'exercice, il revendique 70.000 séances. Parmi elles, beaucoup se sont transformées en de véritables tête-à-tête avec Satan, via des patients vitupérant, rampant sur le sol ou crachant des clous.

Témoins de la matérialisation du démon, le père conserve ainsi chez lui plus de deux kilos de métaux et de poupées en plastique apparus dans la bouche de ses patients."
[source]


Eh beh, j'en connais un qui a sérieusement dû abuser du vin de messe... 'Fin j'dis ça, j'dis rien hein... ^o^

Fond Sonore : Marilyn Manson, Holy Wood (In The Shadow Of The Valley Of Death) [Link : "The Fight Song"]

Monday, September 13, 2010

1 Day - 4 Pics


[© Ze Captain (incl. IELLO pour la tofo en bas à droite)]

Le montage ci-dessus présente mon best-of de cette journée dédiée aux jeux, avec dans l'ordre z-esque :
  • Taluva, testé pendant l'after -et j'adore-,
  • Qwirkle, incontestablement mon coup de coeur du salon,
  • Pix, un proto sympa qui nous a replongé dans les années 80,
  • A la Carte, une dinette rigolote pas encore dans les rayons.

Le bilan de ce samedi ? On ne peut plus excellent ! :o)

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of [Link : "Have I Told You Lately"]

Friday, September 10, 2010

Précipitation

Photo aperçue dans un article intitulé "Rentrée Chorégraphique" du Direct Matin du jour (p.12) :


Ben... Z'auraient quand même pu prendre le temps de déballer les danseuses !

Fond Sonore : Trisha Yearwood, Songbook [Link : "She's in Love with the Boy"]

Thursday, September 9, 2010

Détente Ludique

Reprise rock'n'roll, des sources de stress en pagaille, des litres de café ingurgités et des nuits bien trop courtes... Mais qu'importe, le Saint Week-End est bientôt là, et le Monde du Jeu aussi ! \o/


[Site Officiel]

De mon côté, rendez-vous est pris pour samedi au moins. :o)

Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age Of Understatement [Link : "My Mistakes Were Made For You"]

Sunday, September 5, 2010

Duke Nukem Forever - Coming Soon ?

Oyez, oyez, gamerz du monde entier ! Selon certaines sources, Duke Nukem Forever serait de nouveau sur les rails et pourrait entrer en gare courant 2011, youhouuuuuuuu !


[© Jesaispasqui]

Bon oké, ça ne fait jamais qu'une grosse décennie qu'on l'attend et tant qu'on ne le verra pas en rayon il sera toujours permis de douter... Mébon il est également permis de rêver un peu, pas vrai ?

Fond Sonore : Dido, No Angel [Link : "Hunter"]

Salt

Salt, ou comment 1h40 peuvent passer à la vitesse de l'éclair ! Cette bobine va droit à l'essentiel avec son actioner punchy. L'histoire peut sembler classique, mais elle renvoie à cette période de la guerre froide bénie cinématographiquement parlant et qui je dois l'avouer me manque un peu (le terrorisme islamique et les guerres du Golfe ça commence à me lasser un chouille). J'ai vu ressurgir le spectre de la paranoïa associée à ce contexte et me suis laissé prendre, changeant plusieurs fois d'avis au sujet de la véritable nature de cette Evelyn Salt. Bref, ce film m'a bien fait triper avec son rythme effréné et sa réalisation efficace. Que demander de plus ?!?

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Fond Sonore : Pantera, Cowboys from Hell [Link : "Cowboys from Hell"]

Saturday, September 4, 2010

Le Plastique, c'est (pas) Fantastique !


[via Leonardo DiCaprio Foundation]


Belle plaie pour l'environnement que ce plastique consommé sans modération, et je dois avouer que lorsque j'ai appris l'existence de ce continent de déchets au beau milieu du Pacifique, j'en suis resté tout interdit, me demandant si je n'hallucinais pas [voir ce reportage, en VO certes mais les images sont suffisamment explicites].

A notre niveau nous ne pouvons certes pas agir pour son nettoyage [pas plus que pour celle de son cousin de l'Atlantique Nord d'ailleurs], mais nous pouvons travailler à endiguer l'afflux de déchets, notamment en suivant les deux conseils prodigués dans la vidéo et en prenant bien soin de trier nos déchets. De petits gestes au quotidien qui cumulés pèsent très rapidement. Pensez-y !

Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days [Link : "Shiver"]

Friday, September 3, 2010

Avatar : Special Edition (3D)

J'ai profité de la sortie en salle de cette "Edition Spéciale" (i.e. avec un peu moins d'une dizaines de minutes en plus) d'Avatar pour tenter l'expérience 3D. Je ne reviendrai pas sur l'histoire -j'ai toujours adhéré- et me contenterai de vous donner mon Na'vi sur cette dimension supplémentaire.

D'abord, la 3D, c'est avant tout des lunettes que l'on doit se ficher sur le nez. Outre le fait que cet accessoire a la fâcheuse tendance à me cisailler le pif, mieux vaut ne pas hériter d'une paire défectueuse... Ce à quoi j'ai eu droit aujourd'hui. Concrètement, j'ai été confronté à un problème de flou intermittent et d'instabilité de luminosité... J'ai donc dû m'échapper de la salle, piquer un sprint, récupérer une nouvelle paire, piquer un second sprint, regagner ma place... Loupant de fait le tout début de la bobine et embêtant au passage mes voisins de séance. Payer 1€ supplémentaire pour la location de l'accessoire, soit, mais on est en droit d'attendre du matériel fonctionnel non ? *grumpf*

Cette petite péripétie passée, j'ai pu me plonger dans l'univers de Pandora, et j'y ai retrouvé ce que j'avais apprécié la première fois, j'ai eu la haine contre ces cxnnards d'humains et j'ai souffert avec les autochtones avant de ressentir un souffle épique et de jubiler lors de la victoire finale. Ceci étant, je dois reconnaître que mon plaisir a été augmenté dans certaines séquences par la technologie 3D qui apportait un plus indéniable.

L'effet de profondeur m'a ainsi parfois donné l'impression d'être juste à côté des protagonistes, assistant au briefing dans la salle de commandement, me faufilant dans la végétation luxuriante de la planète ou encore flottant au côté des hélicoptères d'assaut. Cet effet s'estompe toutefois (logiquement) avec les bords de l'écran et je me dis que pour augmenter son impact il vaut certainement mieux se placer plutôt au centre de l'écran et à distance raisonnable. J'y pendrai garde la prochaine fois.

Enfin, la "prochaine fois"... N'allez pas croire que je vais me jeter sur toutes les projections 3D qui vont s'offrir à moi, disons simplement que j'aurai moins de réticences dès qu'un projet prometteur sera proposé avec cette nouvelle technologie...

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Fond Sonore : Eric Clapton, From The Cradle [Link : "Motherless Child"]

Blog Got (Snail) Mail


[© Ze Captain - (Y clique.)]

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Nota : Carte postée lundi soir... Franchement La Poste des fois j'vous jure... ^o^

Fond Sonore : ZZ Top, Greatest Hits [Link : "La Grange"]

Thursday, September 2, 2010

Be Bad !

Nick Twisp, ado lambda, n'assume ni sa personne ni son patronyme. Un beau jour, sa mère et son beau-père sont contraints d'aller passer quelques jours dans un parc de caravanes. Nick y rencontre une jeune fille dont il tombe amoureux sur l'instant. Toutefois, pensant n'avoir rien pour lui, il s'invente une sorte d'alter ego bad boy (d'où le titre du film) en vue de gagner les faveurs de sa dulcinée...

Il s'agit là d'un pitch relativement classique vous en conviendrez, mais la bobine se distingue par une réalisation atypique qui instille ici et là quelques petites touches décalées [séquences animées & apparitions de l'alter ego notamment]. Toutefois, l'ensemble manque un poil de peps et d'aucuns pourraient même le qualifier de molasson. Be Bad ! se laisse regarder sans déplaisir mais sans réel entrain non plus. A voir ou pas, c'est selon.

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Fond Sonore : Paradise Lost, Icon [Link : "Shallow Seasons"]

Dusty Road

Au ciné, je vois souvent cette pub pour le stylo Pilot FriXion, et franchement je l'adore. Elle dégage cette atmosphère unique qui me fait triper quand je regarde un road movie US et en cherchant la vidéo sur le net je suis tombé sur sa version longue (90s vs 45s), qui nous permet d'apprendre pourquoi la voiture a quelques soucis... Enjoy ! \o/



Nota : Post évidemment NON sponsorisé, j'adore cette pub, c'est tout.

Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times [Link : "Jaded"]

Wednesday, September 1, 2010

Piranha 3D

Si je vous dis que je ne suis pas allé voir ce film pour son scénario, cela ne vous étonnera guère, il tient comme on pouvait s'y attendre sur un post-it mini format : un lac + des étudiant(e)s dépravé(e)s + des piranhas préhistoriques affamés = un massacre aquatique. Mais pour être honnête, j'ai uniquement été motivé par la perspective d'un machin de genre, avec de belles plastiques et de la barbaque qui vole. Oueps, farpaitement, et j'assume.


[© Wild Bunch Distribution]

Même si j'aurais aimé avoir droit à une dose de tension beaucoup moins anecdotique, je dois reconnaître que j'ai regardé la bobine avec un certain plaisir coupable. Certaines séquences sortent du lot et j'ai été ravi de noter une exécution souvent décomplexée, rare pour un film qui bénéficie de 245 salles, même si l'édition dévédé uncut promet a priori d'être encore plus ludique avec une douzaine de minutes supplémentaires.

Quant à la 3D -techno que je n'avais pas tentée depuis Voyage au Centre de la Terre 3D en 2008-, son apport ne m'a pas semblé déterminant mais l'effet relief est plutôt sympathique par moments. A l'instant où j'écris ces lignes, je me souviens notamment de ces deux naïades dénudées qui s'enlaçaient torridement en apnée... ^o^ *soupir*

Bref, j'ai vu ce que j'attendais, je suis donc plutôt satisfait. Néanmoins, ce Piranha 3D vaut-il le coup hors Pass Illimité ? Intrinsèquement, non.

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Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times [Link : "Hallowed Land"]

Tuesday, August 31, 2010

Lucidité Tardive

Barack Obama, cité dans un article de l'exemplaire de Direct Matin du jour :

"Comme tout pays souverain et indépendant, l'Irak est libre de prendre ses propres décisions sur son avenir."


Oui, oui, mille fois oui ! Dommage seulement que son prédécesseur n'ait eu conscience de cette évidence avant de lancer l'invasion de ce pays qui à l'époque était déjà souverain et indépendant...

Fond Sonore : Bruce Springsteen, Devils & Dust

Sunday, August 29, 2010

Ondine

Syracuse, pêcheur irlandais de condition très modeste, remonte un jour dans ses filets une jeune femme. Alors qu'il croyait avoir repêché un cadavre, il se rend rapidement compte qu'elle est en vie et lui porte donc assistance. Sa passagère -Ondine- refuse catégoriquement le contact avec tout autre humain que Syracuse et le convainc de ne pas révéler sa présence à quiconque. Le jeune homme [sisi, trentenaire c'est jeune] l'installe alors dans la bicoque de feu sa mère et se rend bientôt compte qu'en sa présence sa pêche se fait plus heureuse. Dans le même temps, la petite fille de Syracuse -qui apprend l'existence de cette Ondine- se met en tête qu'il ne peut s'agir que d'une selkie...


[© UGC Ph]

Ondine en est-elle réellement une ou pas, Neil Jordan entretient le doute au moyen d'une mise en scène sobre mais également poétique. Ce conte de fée mâtiné de réalisme social m'a séduit par son aspect brut mais enchanteur, je me suis laissé bercer par la photo froide de ces rivages irlandais qui m'attirent irrémédiablement. Colin Farrell est évidemment parfait dans ce rôle et les autres interprètes ne déméritent pas.


[© UGC Ph]

Bref, j'ai passé un agréable moment devant cette bobine et, si la tofo juste au-dessus vous inspire -elle dégage quelque chose qui colle à l'atmosphère du film-, je vous encourage à tenter le coup, même si cela ne sera pas nécessairement aisé puisque le film n'est sorti que sur 25 écrans... :-/

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Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroad

Sunday Morning Music



Fond Sonore : Led Zeppelin, Remasters

Saturday, August 28, 2010

Karaté Kid

S'il y a une chose que les plus anciens d'entre vous doivent savoir, c'est que je ne raffole pas des remakes, mais alors pas du tout. J'ai non seulement été échaudé ces dernières années par des réalisations catastrophiques [genre ces Infiltrés de ce Scorsese copiteur qui n'arrive absolument pas à la cheville de l'Infernal Affairs original - NPMM : Dénigrer une fois de plus "Les Infiltrés", ça, c'est ((re-)^n)fait. ^o^] mais d'une façon générale je trouve que cela reflète un flagrant manque d'inspiration et exhale trop de relents de pognon facile. Et pourtant, il arrive parfois que je me laisse surprendre...

Dans ce nouveau Karaté Kid, plus question de Californie, direction la Chine où le jeune Dre Parker [Jaden Smith] a été contraint de suivre sa mère, mutée dans le cadre de son activité professionnelle. Le jeune ado va rapidement se faire prendre en grippe par une terreur des bacs à sable locale, Cheng, ce qui va lui valoir quelques déconvenues. Heureusement pour lui, il sera un jour secouru par l'homme à tout faire de sa résidence, Mr Han [Jackie Chan], qui viendra à lui enseigner le Kung-Fu avant sa confrontation finale avec son ennemi boutonneux... Ceci constitue un pitch relativement similaire au film original donc, à la localisation géographique près. Oké, à l'art martial près également, mébon.

Dès les premières séquences, la bobine se pare d'un vernis humoristique discret dont elle ne se départira jamais, et c'est certainement là l'un des éléments qui m'ont séduits. Ensuite, j'ai été sensible à la qualité de jeu de Jackie Chan [sobriété doublée d'une gravité que de mémoire je ne me souviens avoir entraperçue que dans le noir Crime Story] ainsi qu'à la performance du nouveau venu Jaden Smith, tout simplement excellent. La narration n'est pas en reste puisque je n'ai pas ressenti de temps morts en dépit des 2h20 de métrage. Seul petit bémol peut-être, le côté un peu trop Gros Bill des gamins dans les combats, seul écueil au réalisme de l'ensemble.

Mébon, pas question de faire la fine bouche, j'ai passé avec ce remake un EXCELLENT moment en salle, je le concède aisément et je l'assume entièrement ! :o)

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Fond Sonore : The Thrills, So Much For The City

Friday, August 27, 2010

Perspective

Entendu dans la bande-annonce du dernier film de Claude Lelouch, Ces Amours-Là -sur nos écrans le 15/09 prochain- :

"Les plus belles années d'une vie sont celles qu'on n'a pas encore vécues."


Aphorisme si évident et pourtant si souvent oublié...

Fond Sonore : Led Zeppelin, Remasters

Thursday, August 26, 2010

Un Bonheur Insoutenable - Ira Levin

Il y a quelques semaines j'ai terminé -comme je le laissais récemment entendre- la lecture d'une nouvelle dystopie tirée de cette PAL que j'ai pris grand soin de regarnir. Ce nouveau roman m'a laissé avec une interrogation qui me turlupine depuis sans que je n'aie réussi à me forger une opinion catégorique... Mais de quoi cela parle-t-il donc ? [No critical spoiler inside.]

Dans un futur plus ou moins lointain, l'humanité a abandonné sa destinée aux mains d'un superordinateur -Uniord- qui régit les moindres détails de la vie quotidienne. Il n'y a plus d'Etats -juste une "Famille"-, et seule l'harmonie globale importe, les individus étant conditionnés dès le plus jeune âge pour cette simple finalité.

Des velléités individuelles peuvent bien surgir deci delà, mais Uniord les tempère au moyen d'une chimiothérapie à laquelle chacun est assujetti sur une base régulière. Les individualités sont donc lissées, l'esprit critique et le libre arbitre n'existent plus, mais les membres de la Famille n'en ont pas même conscience.

C'est dans ce monde qu'évolue le personnage de Li RM35M4419, que suit le roman de son enfance à l'âge adulte. Li possède une singularité -deux yeux de couleurs différentes- qui le distingue de ses congénères aux physiques standardisés, mais également -et peut-être "surtout"- un surnom, Copeau, que lui a légué son grand-père. Jeune adulte, Li se souviendra des propos de cet aïeul qui l'encourageait à "vouloir" faire quelque chose, idée évidemment saugrenue dans l'univers de la Famille où Uniord décide des devenirs de chacun, et verra germer dans son esprit des pensées originales, donc subversives. Copeau en viendra alors à rencontrer des individus qui parviennent à cultiver une certaine liberté de pensée puis entreprendra de se libérer pour toujours de l'emprise d'Uniord...
Et je m'en tiendrai là pour le plantage de décor, de peur d'en arriver à déflorer un peu trop quelques points clés de l'intrigue.

Je dois avouer que j'ai été surpris de la facilité avec laquelle ce roman s'est laissé lire, je suis entré dans l'histoire plus facilement que dans celle du Meilleur des Mondes par exemple pour autant que je m'en souvienne. J'ai également apprécié le jeu de rythmes -lent quand Li est sous l'emprise d'Uniord, rapide quand il s'en défait- ainsi que les rebondissements distillés deci delà qui m'ont régulièrement replacé en posture expectative, ne sachant où l'auteur allait me mener.

La lecture achevée, je me suis retrouvé avec d'un côté une société dans laquelle l'être humain accède à une existence contrôlée où il ne manque de rien et a son quota de petits plaisirs auxquels il ne goûte que mécaniquement et de l'autre un univers dans lequel l'individu est libre de toute contrainte apparente mais est plongé dans un système qui génère des inégalités et autorise les dérives alcooliques et criminelles. En somme, un bonheur insoutenable car imposé [le monde d'Uniord] vs un bonheur accessible mais très incertain [notre monde], une absence de libre arbitre dont on n'a pas conscience avec un bonheur nivelé vs une pleine conscience de son existence sans pour autant avoir la garantie de pouvoir prétendre à un minimum de bonheur... Désigner l'une de ces deux options comme préférable ne reviendrait-il pas à choisir le moins pire des deux maux ? Je n'arrête pas de me poser la question... :-/

Fond Sonore : Green Day, 21st Century Breakdown