Sunday, June 30, 2013

Star Trek - Into Darkness

Ce second volet de Star Trek by J.J. Abrams, Into Darkness, m'a globalement fait l'effet du premier, c'est à dire celui d'un blockbuster bien vitaminé, mené tambour battant avec des rebondissements à la pelle. J'ai plutôt bien apprécié, même s'il y a tout de même ce côté lisse, clinquant, qui fait que l'on ne se laisse pas non plus captiver à 100%.

A posteriori, deux semaines après la séance, je ne suis pas certain d'en retenir grand chose, hormis le personnage de Khan campé par un Benedict Cumberbatch mécanique comme il convient, et que l'on imaginerait revenir dans un potentiel prochain opus. A voir ou pas, telle est la question, je ne saurais trop que dire sinon vous conseiller d'aviser en fonction de votre appréciation du premier...

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Sunday, June 23, 2013

After Earth

Quand on lit le synopsis de cet After Earth sur sa fiche Allociné, on s'attend à un objet épique ["Kitai s’engage dans un périple à haut risque (...). Il va explorer des lieux inconnus, affronter les espèces animales qui ont évolué et dominent à présent la planète, et combattre une créature extraterrestre redoutable qui s’est échappée au moment du crash."] avec un accent sur la thématique maintes fois abordée de la relation filiale ["Pour avoir une chance de rentrer chez eux, père et fils vont devoir apprendre à oeuvrer ensemble et à se faire confiance..."]. Si ce dernier aspect se trouve survolé, le premier, uhuh, comment dire, brille par son absence.


[© Sony]

Je suis allé voir cette bobine la fleur au bout du fusil, l'esprit relativement dénué de tout préjugé, et je l'ai au final trouvée bien décevante. Le plus flagrant est sans doute le singulier manque d'émotions, qui fait que l'on suit le parcours de Smith Jr sans vraiment s'inquiéter pour lui, et que l'on assiste au statisme de Smith Sr sans vraiment s'émouvoir pour cette jambe fracturée qui risque de lui coûter la vie. La réalisation se trouve proprette, mais Shyamalan n'y apparaît que technicien, bien loin de l'auteur futé de Sixième Sens ou Le Village par exemple.

After Earth m'a fait l'effet d'un cadeau de star multimillionnaire à son gosse, une vitrine à quelques 130 millions de dollars pour exposer la trombine du bambin pendant quasi 1h40. A la limite pourquoi pas, puisqu'il peut se le permettre, mais Smith Sr aurait pu garder cette bobine pour ses projections familiales de longues soirées d'hiver, elle ne m'aurait pas manquée outre mesure.

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Sunday, June 2, 2013

Only God Forgives

Après ce Drive à la mise en scène exemplaire, je ne pouvais a priori décemment passer à côté de cette nouvelle livraison de Nicolas Winding Refn. A posteriori c'est déjà bien moins certain.

J'ai retrouvé dans cette bobine l'esthétique qui transparaissait dans la bande-annonce, une photo travaillée, une mise en scène posée, mais le caractère énigmatique qui avait initialement suscité mon intérêt n'a eu de cesse de se renforcer, faisant rapidement sombrer l'ensemble dans des travers abscons assez incommensurables.

Le film est essentiellement composé de figures statiques, de tableaux juxtaposés, ce qui lasse assez rapidement. Ryan Gosling s'enferme dans son style autistique en rejouant le Ryan Gosling de Drive [et dans une certaine mesure celui de The Place beyond the Pines], Vithaya Pansringarm est lui insupportable avec son pas lent et cadencé -sans parler de ce balais qui lui bloque la nuque-, et l'on se demande comment Kristin Scott Thomas en est venue à se perdre par ici.


[ © Tiberius Film]

Côté narratif, il manque à l'évidence une grille de lecture, le résultat laissant assez dubitatif. Les motivations de chacun des protagonistes restent inexpliquées, le script [s'il existe] se contente d'aligner des séquences entre fantasmes et réalité, et l'on se dit que les personnages de Ryan Gosling, Vithaya Pansringarm et dans une moindre mesure Kristin Scott Thomas devraient se faire psychanalyser et soigner, voire préventivement internés. Les séquences gores sont à l'instar de celles de Drive, tout bonnement inutiles, et seul l'hommage à Jodorowski annoncé en générique de fin permet peut-être d'expliquer certaines réactions pour le moins barrées de Gosling.

Bref, cette bobine m'a fait un effet d'esbroufe, d'un foutage de tronche éhonté de quelqu'un qui ne se sent plus après son prix à Cannes. Only God Forgives, probablement, parce que moi non pour le coup.

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Song for Marion

Couple de retraités londonien, Arthur [Terence Stamp] et Marion [Vanessa Redgrave] s'aiment profondément en dépit de leurs natures aux antipodes, asocial grincheux pour monsieur, pétulante sociable pour madame. Marion participe à une chorale pop emmenée par la pétillante Elizabeth [Gemma Aterton], ce qui l'aide à oublier ce cancer qui la ronge, n'en déplaise à son ours de mari.

Quand la maladie remporte finalement la guerre, Arthur en veut (encore plus) à la Terre entière, se renferme totalement, mais peut-être l'activité de sa défunte épouse saura-t-elle parvenir à le libérer ? La réponse ne fait aucun doute tant cette bobine est balistique, mais je l'ai trouvée très humaine, et de fait je me suis laissé porter. J'imagine qu'elle sera perçue différemment suivant que l'on a ou non vécu une situation de maladie analogue avec un proche, mais en ce qui me concerne l'optimisme qui au final se dégage de la bobine m'a fait du bien.


[ © Ascot Elite Filmverleih]

Song for Marion n'est certes pas de ces films que l'on se doit de voir absolument sous peine de rater quelque chose dans sa vie, mais la justesse avec laquelle il traite cette délicate thématique qu'il transforme en touche d'espoir pour le survivant mérite que l'on y prête un minimum d'attention. Oueps.

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Monday, May 13, 2013

Stoker

Park Chan-wook restera toujours avant tout pour moi le réalisateur du cultissime Old Boy. Le voir traverser le Pacifique pour travailler aux USA m'a dans un premier temps laissé un peu dubitatif, non que je doute de son talent, mais j'avais peur que la machine hollywoodienne ne lui permette de s'exprimer totalement [par analogie avec le premier essai américain de John Woo par exemple]. C'est donc avec un mélange d'espoir et de craintes que je me suis rendu en salle voir son Stoker.

La bobine se concentre sur une cellule familiale endeuillée par la perte du père de famille, formée du duo mère / fille Evelyn [Nicole Kidman, très juste comme toujours] & India [Mia Wasikowska, qui avec son teint glacé pourrait suivre les traces de son aînée]. Un oncle dont elles n'avaient que (très) vaguement entendu parler, Charles [Matthew Goode, inquiétant], vient s'installer avec les deux femmes, et un trouble jeu se met en place.

Le script emprunte parfois des sentiers inattendus, mais il m'a néanmoins semblé par instants sous-exploité. Certains traits auraient ainsi pu être forcés, et cela aurait probablement été le cas si Park Chan-wook avait eu les coudées franches pour les retravailler. Cet aspect se voit toutefois compensé par la singulière ambiance instaurée par le réalisateur, jouant du montage et des éclairages, même si là-encore on aurait pu attendre quelque chose de plus définitif.


[© Fox Deutschland]

Au final il m'en reste un sympathique conte macabre, une bobiné léchée plutôt intéressante en dépit des petits bémols évoqués précédemment. A tenter donc.

=> Bande-Annonce [Mieux vaut ne pas regarder la BA pour bien profiter de la bobine.]

Mud

Ado d'une bourgade quelconque du Mississippi, Ellis passe le plus clair de son temps avec son pote Neckbone, quand il n'est pas à l'école ou en train d'aider son père pêcheur. Au cours d'une expédition sur une île du fleuve, les deux ados découvrent un homme, Mud [Matthew McConaughey, à l'accent chewing-gum], qui y survit dans l'attente -prétend-il- de sa dulcinée.

En dépit de sa nature mystérieuse et des suspicions de mythomanie, Ellis & Neckbone ados vont sous l'impulsion du premier apporter leur aide à Mud, ce qui leur donnera un objectif dans leur morne quotidien désoeuvré. On suit cette relation l'histoire de quelques jours, en se laissant guider à vue, sans toutefois qu'il n'y ait de conséquente surprise.


[© James Bridges / Neckbone Productions]

Si les gamins sont bien dans leurs rôles, la composition de Matthew McConaughey ne m'a qu'à moitié convaincue, elle exhale un je-ne-sais-quoi de désabusé assez agaçant. La réelle faiblesse de ce récit de l'adolescence se situe toutefois ailleurs, dans le manque de rythme qui confère à l'ensemble un caractère regrettablement poussif, auquel s'adjoint un notable manque d'émotion...

De fait, lorsque la lumière revient dans la salle au bout des 2h10 de métrage, on se trouve un peu soulagé, sans pour autant avoir eu le sentiment de passer une mauvaise séance... Ressenti un peu ambivalent donc, qui conduit tout de même à se dire que ce Mud a au final raté le coche. Oueps.

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Sunday, May 12, 2013

L'Hypnotiseur

Adapté d'un best-seller que je n'ai pas lu, L'Hypnotiseur s'ouvre sur une séquence frénétique, un meurtre très sanglant. La mise en place qui s'en suit, après la découverte de cette famille assassinée dans une banlieue de Stockholm laisse entrevoir la perspective d'un sympathique polar venant du froid, à l'instar de Easy Money ou encore Jar City.

L'hypnotiseur en question doit tenter de pénétrer l'inconscient de cet unique rescapé du massacre pour y glaner des indices sur l'identité du coupable. Cette idée intéressante ne se trouve toutefois pas assez exploitée à mon goût, et l'intrigue progresse par à-coups, me donnant l'effet d'une intrigue en escalier plutôt que d'une mécanique bien huilée.


[© UGC Distribution]

De fait j'ai assisté à la projection sans vraiment rentrer dedans, les rebondissements ne m'ont guère surpris, et j'ai regretté qu'il n'y ait eu ce nécessaire soupçon de peps de tout thriller qui se respecte. Au final cette bobine m'a donc laissé aussi froid que les contrées glacées dans lesquelles elle trouve sa résolution. Oueps.

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Sous Surveillance

Sous Surveillance nous permet de retrouver Robert Redford derrière la caméra, et le sieur s'en tire évidemment avec les honneurs. Il propose une bobine divertissante, aux accents de thriller, qui conduit à s'interroger pendant (et après) la projection sur la notion d'engagement, sur les limites que l'on pourrait se poser dans le cadre d'une action militante.

Tout le casting s'est révélé impeccable, mais j'ai particulièrement été ravi de retrouver la magnifique Susan Sarandon, pour qui j'ai depuis toujours un faible. Robert Redford et Nick Nolte ont toujours de l'allure, et la relève a pour elle une vigueur qui laisse augurer d'une potentielle bonne évolution ultérieure, suivez mon regard vers Shia LaBeouf. J'ai trouvé l'acteur plutôt bon dans son rôle de journaliste "pot de colle", il faudra juste qu'il fasse attention à ne pas trop s'enfermer dans un jeu réflexe. Shia, si tu m'entends...


[© StudioCanal]

Bref, encore un sympathique instant de cinéma, qui donne un sentiment de fond travaillé, à bonne distance des bobines insipides du moment, cachant leur misère dans un surplus d'effets clinquants. Oueps, farpaitement.

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The Place beyond the Pines

Cette bobine déroule une seule histoire, découpée en trois arcs qui se succèdent temporellement. Les personnages sont autant de lignes de vie qui se croisent, s'entremêlent et s'éloignent, pour mieux se retrouver. Le script nécessite que l'on y prête une certaine attention, mais si l'on se laisse porter il y a tout pour se trouver captivé.

J'ai beaucoup aimé ce découpage qui tranche avec la linéarité de tant de longs métrages, la réalisation au service de l'histoire qui ménage de logiques transitions entre les arcs, les interprètes en accord parfait avec leurs personnages [Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Rose Byrne, Ray Liotta // pour ne citer que les principaux et plus connus], bref je ne vois absolument rien à jeter.


[© StudioCanal]

Je ne donnerais pas de détails sur le script car cela consisterait ici à mon sens à gâcher le plaisir de la découverte. The Place beyond the Pines a objectivement été un très bon moment de cinéma, et je vous encourage donc à lui donner sa chance.

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Wednesday, May 8, 2013

Jurassic Park - 3D

Après mes récentes (et successives) déceptions en salles obscures, j'ai opté pour une valeur sûre, oui sûre, parce que j'aime beaucoup ce Jurassic Park. A l'époque de sa sortie initiale je n'avais pu en profiter sur grand écran, et il aurait tout de même été fort dommage de ne point saisir l'occasion de me rattraper qui m'était donnée.

Cette bobine est aujourd'hui proposée avec une conversion 3D, et je dois reconnaître que le travail a été excellemment fait, l'effet de profondeur étant appréciable dès les premiers instants. Cet artifice mis à part, Jurassic Park conserve ce qui fait le sel des séances les plus divertissantes, c'est à dire de l'action, du rythme, de l'humour, des effets spéciaux au service de l'histoire, bref du Cinéma (avec un grand C, farpaitement).


[© Universal Pictures]

Voilà, je suis donc très content d'avoir pu profiter de cette bobine au ciné, j'ai été ravi de voir que toutes les générations présentes dans la salle se laissaient (sur)prendre par ce film d'une vingtaine d'années, et je ne peux que recommander cette ressortie. Oueps. :o)

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Sunday, May 5, 2013

La Théorie des Dominos - Alex Scarrow

L'excellent Une Seconde Après de William R. Forstchen nous montrait de manière assez percutante combien notre dépendance à la technologie pouvait se révéler extrêmement dangereuse. Alex Scarrow s'inscrit dans une logique similaire en traitant la thématique de l'or noir, mais adopte un angle relativement différent.

Là où William R. Forstchen faisait montre d'une précision clinique dans l'examen de la situation, dans le détail des larges conséquences de l'attaque IEM, l'auteur de cette Théorie des Dominos se cantonne ainsi dans l'action, déroulant un thriller somme toute assez classique.

Le texte s'articule autour de trois arcs, chacun suivant un membre d'une même cellule familiale éparpillée au moment où des attentats simultanés mettent un coup d'arrêt au flux mondial de pétrole. La proportion la plus conséquente du roman se voit consacrée aux péripéties individuelles, dans l'entreprise de ralliement de la maison britannique.

Alex Scarrow travaille les origines de cette situation, les explicite, mais s'arrête malheureusement là où les choses auraient pour moi commencé à devenir intéressantes, c'est à dire plonger dans l'examen de la vie sans pétrole, ou tout au moins des ravages causés par son absence longue durée. De ce point de vue je dois reconnaître avoir été un peu déçu, mais peut-être avais-je mal positionné mes attentes après la passionnante lecture de cet Une Seconde Après. Ceci étant, le texte d'Alex Scarrow reste très fluide, il se lit très facilement et constitue néanmoins un sympathique divertissement. Pourquoi s'en priver donc ? :o)

Mariage à l'Anglaise

Contrairement à ce que le titre VF laisse augurer, la bobine ne tourne absolument pas autour d'une cérémonie de mariage, mais sur la première année qui la suit, comme en atteste le titre VO I Give it a Year. On passera évidemment sur cette nouvelle transcription franchouillarde éminemment discutable.

On suit donc dans Mariage à l'Anglaise un couple de jeunes mariés, Nat [Rose Byrne, pas eu souvent l'occasion de voir son minois] & Josh [Rafe Spall, inconnu au bataillon], pas vraiment faits pour vivre ensemble, mais qui ne se séparent pas, chacun ayant peur de briser le coeur de l'autre. Voilà pour le pitch, simple me direz-vous.


[© StudioCanal Deutschland]

Pour l'enrober, le réalisateur a recours à une petite galerie de personnages aux traits un peu trop forcés à mon goût [le pote lourdingue, la conseillère conjugale au couple en plein marasme, la copine aigrie] voire un peu trop lisses [Simon Baker, mais pour être honnête je ne le supporte pas à la base in Mentalist], qui sonnent comme autant d'ingrédients hétérogènes déversés dans une sauce qui ne parvient jamais vraiment à prendre.

Alors certes on sourit, mais on ne rit guère aux éclats. Le temps passe, on se distrait, et quand vient le final convenu et maladroit comme le reste de la bobine, on quitte la salle sans trop de regrets. Après Upside Down, Promised Land et Iron Man 3, ça commence à faire beaucoup de déceptions... Si la prochaine séance n'est pas à la hauteur, je fais un malheur !

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Saturday, May 4, 2013

Upside Down

Upside Down inscrit son action dans un univers aux lois physiques singulières : deux planètes jumelles immobiles l'une par rapport à l'autre tournent autour du même astre solaire. Les habitants de chacune restent où qu'ils se trouvent soumis à la gravité de leur sol respectif, les matériaux non organiques de gravités différentes ne peuvent rester en contact plus d'une petite heure sans s'enflammer... Why not. Une fois le postulat physique accepté, la couche sociétale propose un "down" miséreux exploité par un "up" opulent exploitant le premier, et bien entendu un jeune homme du bas, Adam [Jim Sturgess, souvent à tête de Hobbit ou de rejeton de Charles Ingalls], aimant une jeune femme du haut, Eden [Kirsten Dunst <3], qu'il n'aura de cesse de tenter de rejoindre... En dépit du fait que -of course- tout contact entre les habitants des deux mondes est rigoureusement proscrit...


[© Unknown]

De fait, l'originalité du monde se trouve réduite à un prétexte à péripéties pour une histoire somme toute assez convenue. On passerait allègrement sur les invraisemblances / incohérences qui mettent à mal notre sens physique si un charmant romantisme était de la partie, mais hélas, mille fois hélas, il n'en est rien, et la charmante frimousse de Kirsten Dunst ne suffit à contenter le spectateur que je suis. La forme ne compense guère le fond, certains plans ne sont certes pas désagréables, mais l'ensemble exhale par instants un surprenant côté cheap qui m'a fait penser à quelques séries SF un peu fauchées... 'Fin bref, tout ça pour dire que je ne suis pas certain que cette bobine mérite plus d'attention. Oueps.

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Promised Land

Promised Land s'attaque à la thématique du Gaz de Schiste. On y suit un couple de salariés d'une firme d'exploitation dépêché dans une petite bourgade en vue d'y engranger des concessions. Fort d'un argumentaire réputé imparable et d'une situation économique pas vraiment à la faveur du milieu rural, Steve Butler [Matt Damon, sympa comme toujours] et Sue Thomason [Frances McDormand, parfaite, également comme toujours] pensent que leur travail relèvera plus du gâteau que d'autre chose, mais cela est compter sans Frank Yates [Hal Holbrook, bonne trombine], un ingénieur du MIT à la retraite plutôt bien documenté, et Dustin Noble [John Krasinski, bon poil à gratter], un militant écologiste roublard.


[© Unknown]

Sur la base de ce pitch je m'attendais à une charge efficace contre cette option énergétique, d'autant que le film se trouve produit pour partie par une société d'Abou Dabi, mais j'ai trouvé l'ensemble assez faiblard : j'ai vu des reportages sur le sujet bien plus virulents. L'intention du réalisateur me semble d'ailleurs plutôt floue, et a posteriori j'ai plutôt ressenti dans cette bobine une attaque contre les grosses corporations et leurs méthodes marteau-pilon.


[© Unknown]

Indépendamment de cet aspect critique, l'encéphalogramme du film m'a semblé relativement plat, la simili love story et le final attendu de bons sentiments ne relevant guère la sauce. Si l'histoire se suit sans réel déplaisir, on ne peut pas dire non plus que le feu de la passion nous étreigne des masses. Dommage...

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Sunday, April 28, 2013

Iron Man 3

Après avoir lutté au côté des autres Avengers contre une invasion extra-terrestre, Tony Stark en reste quelque peu chamboulé et se consacre au perfectionnement de ses gadgets. Lorsqu'une menace terroriste d'ampleur se fait jour, le multi-milliardaire inconséquent défie celui qui se fait appeler Le Mandarin en lui donnant... Son adresse.

Bien évidemment le domicile de l'inventeur subit une attaque nourrie qui le détruit complètement, et Tony Stark se retrouve in extremis en plein Tennessee, sans armure fonctionnelle. Après un démarrage poussif les choses semblent alors s'accélérer un peu, mais la vitesse de croisière n'atteint jamais de sommets. Il y a certes des ingrédients sympathiques [Le Mandarin, les répliques qui font mouche], mais la sauce ne prend pas, même la séquence finale (difficilement lisible) de baston entre les super-soldats & les jouets de Tony Stark ne rattrape rien.

A vrai dire j'ai un peu eu le sentiment de me trouver devant un divertissement un peu quelconque, seule la séquence post générique valant vraiment le coup. Déception vous avez dit ? Oui, je crois bien.

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Oblivion

En dépit du fait que cet Oblivion a été réalisé par celui qui a commis cette abomination de TRON - L'Héritage, je me suis rendu en séance avec espoir, les bobines de SF ayant une fâcheuse tendance à se faire bien trop rares à mon goût.

Le film se situe dans un futur relativement proche, et prend pour cadre une bien dramatique situation pour notre Belle Bleue : suite à une longue lutte contre un envahisseur d'outre-espace, la Terre est ainsi ravagée, l'Humanité a été évacuée dans une lointaine colonie, et une opération de récupération de ressources terrestres est en cours.

Jack Harper [Tom Cruise, qui n'en fait pas trop] intervient dans le cadre de ce dernier point, en tant que technicien en charge de la maintenance de drones. Il exerce sa charge routinière dans une zone délimitée, et vit ses repos dans une base en altitude, à l'écart des zones dangereuses. Sa mission touche à sa fin, et la promesse de rejoindre leurs pairs offre à sa compagne technicienne et lui-même un espoir salutaire, mâtiné de nostalgie puisqu'il faudra quitter la Terre nourricière.


[© Universal Pictures Germany]

La routine se voit toutefois perturbée lorsqu'un vaisseau s'écrase dans la zone dévolue à Jack Harper. Ce qu'il trouve à l'intérieur des décombres couplé au comportement des drones qu'il entretient amène le technicien à voir sa réalité sous un angle nouveau. Le retournement de situation, s'il n'a rien de bien neuf, se voit tout de même correctement traité et s'ancre tout entier dans une intéressante thématique SF que j'ai suivie avec plaisir.

Quand je dis qu'il n'y a rien de bien neuf, c'est que les thèmes / ressorts considérés ont déjà été utilisés au ciné comme dans des séries telles que Au-delà du Réel, l'Aventure Continue. Je préfère toutefois ne pas détailler plus avant, au risque de gâcher votre séance pour le cas où vous décideriez de lui donner sa chance.

Il manque un je-ne-sais-quoi pour faire de cet Oblivion une bobine définitive, mais j'y ai passé un bon moment... What else ?!? :o)

=> Bande-Annonce [La BA en montre beaucoup, à vous de (la) voir, ou pas.]

Sunday, April 21, 2013

Effets Secondaires

Effets Secondaires nous emmène dans les dédales tortueux de la médecine psychiatrique au travers de la relation entre le docteur Jonathan Banks [Jude Law, impeccable] et sa patiente Emily Taylor [Rooney Mara, parfaite]. Ce qui allait je pensais être réquisitoire contre les pratiques du milieu s'est révélé thriller implacable, remarquablement maîtrisé, et ménageant son lot de renversements de situations.

Si l'on peut ponctuellement ressentir une légère baisse de rythme, la bobine se montre suffisamment intriguante pour que l'on n'en fasse pas une montagne et que l'on se laisse porter par la machiavélique machinerie. Ce film est une nouvelle preuve de ce que Steven Soderbergh sait surprendre et qu'il mérite que l'on garde un oeil sur lui, à l'instar de Rooney Mara et Jude Law évidemment. Bref, une excellente surprise, inattendue, et cela est ma foi fort appréciable.

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The Grandmaster

Le Temps est quelque chose d'éminemment troublant. Impalpable par essence, il s'impose néanmoins parfois à nous au travers d'effets tangibles, telle cette séance de The Grandmaster qui m'a semblé durer une éternité.

Wong Kar-Wai propose un film un peu bazardélique dans lequel je ne suis pas du tout rentré. J'ai eu du mal à cerner ce qui constituait réellement l'arc principal [Ip Man, Gong Er, ou même La Lame], et même à m'y retrouver entre ces personnages pourtant pas si nombreux. Le style visuel du réalisateur confère une touche esthétique globalement pas désagréable, mais les plans serrés empêchent de profiter des chorégraphies exécutées dans les combats.

Bref, une déception que cette bobine, et je me demande bien en quoi ce fichu singe qui fait la révérence en regardant en arrière peut bien receler le secret absolu de la Maison Gong. Ca, ça va me troubler un bon moment. Oueps, farpaitement.

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Sunday, April 14, 2013

Darwinia - Robert Charles Wilson

Après l'excellente lecture qu'a constitué Une Seconde Après de William R.Forstchen, j'ai décidé d'effectuer un crochet SF avant d'entamer le prochain ouvrage d'essence post-apo en attente dans ma PAL, et Darwinia a donc atterri sur ma table de chevet.

Le roman débute comme une uchronie et fait l'hypothèse qu'en mars 1912 l'Europe se voit subitement remplacée par un continent aux contours semblables, mais à la faune et la flore relativement inhospitalières. A l'époque où science et technique sont en plein essor, la religion trouve dans le phénomène un regain de vigueur, les tenants du miracle divin se comptant par légions.

Huit ans plus tard, une expédition est organisée pour remonter le Rhin et tenter de pénétrer au coeur de ce nouveau continent sauvage, objet de luttes politiques pour la possession de ses potentielles richesses. Ce point laissait augurer d'une sympathique fresque d'aventure exploratoire, mais le texte a pris une direction inattendue, déroutante, qui m'a un peu laissé sur ma faim en dépit de son indéniable originalité.

Il m'est aujourd'hui assez difficile de rendre compte de cette lecture car je ne suis objectivement pas rentré dans le texte. J'ai trouvé la progression de l'intrigue relativement poussive, et l'interlude hétéroclites, qui si elle prend sens bien plus loin a achevé de sceller à mes yeux l'herméticité du bouquin.

L'arc principal -celui de la dite expédition- se voit pollué par deux confrères secondaires qui le hachent, et l'on n'accueille qu'avec une relative froideur les informations contextuelles qu'ils véhiculent. Bref, on ne bénéficie même pas d'un semblant de souffle épique, et j'ai comme qui dirait souffert pour parvenir au terme du roman, même si la dernière partie m'a tout de même interpellé.

A posteriori je ne suis pas vraiment certain d'avoir un avis définitif sur le texte, mais je regrette que l'originalité qui le sous-tend n'ait pas été mieux servie, par une narration fluide et des effets de style plus discrets. Bref, une lecture en demi-teinte, penchant plutôt vers la déception et la catégorisation de ce Robert Charles Wilson en auteur à éviter, tout au moins tant que j'aurais autre chose à me mettre sous la dent. Oueps, carrément.

Saturday, April 13, 2013

Warm Bodies

Je dois avouer que la première fois que j'ai entendu parler de ce projet je me suis montré assez dubitatif... J'imaginais en effet une bluette mielleuse pour adolescents, à la Twilight pour ne pas le citer, mais je me suis finalement laissé tenter après qu'un trailer ait sympathiquement su éveiller positivement mon attention...

Si l'intrigue se montre un chouille légère dira-t-on, l'ensemble fonctionne plutôt bien et la séance s'est au final révélée assez plaisante. La bobine se déroule sous le patronage de l'humour, parfois ironique, avec une voix off qui je pense fait la différence. Une bonne surprise que ce Warm Bodies, agréablement divertissant, une romcom décalée qui sait même séduire les fans de films de zombie hardcore comme moi, et ça, c'est pas rien !

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