Tuesday, January 31, 2006

Bluffant

En ce moment se tient à la Fondation Cartier pour l'Art Comtemporain une exposition consacrée à l'artiste australien Ron Mueck, qui nous propose cinq nouvelles sculptures hyperréalistes.

En dépit de leurs tailles sur ou sous-dimensionnées, les pièces semblent contenir en elles une étincelle de vie que l'on se surprend à rechercher en les examinant attentivement, en guettant le moindre soupçon de mouvement qui pourrait les trahir. Ce sentiment étrange et troublant est provoqué par la minutie avec laquelle les sculptures ont été travaillées : l'artiste a pris soin de reproduire avec une précision chirurgicale toute une multitude de détails (pores, veines, veinules, rides,...) et d'imperfections (boutons, rougeurs,... ) qui confèrent ce semblant de vivant à ces objets inanimés.

Mais une bonne photo valant mieux qu'un long discours, je vous laisse apprécier par vous même le degré de réalisme de ces pièces... Impressionnant n'est-il pas? (NdC: La photo représente une partie d'une sculpture non visible à l'expo.).

Fond Sonore : Elysian Fields, Queen of the Meadow

Saturday, January 28, 2006

Hooga Hooga Ooga Chakka

David Hasselhoff pour ma génération c'est avant tout Michael Knight, fier défenseur de la veuve et de l'orphelin qui dévore le bitume au volant de Kitt, la voiture la plus intelligente de l'Ouest. Pour les suivantes, il est Mitch Buchannon, beau grand et fort sauveteur malibuïen entouré d'une myriade de starlet(te)s.

Mais David Hasselhoff n'est pas seulement acteur, il est aussi chanteur à ses heures. Si vous vous demandez pourquoi ses titres et clips n'ont pas traversé l'Atlantique, j'ai comme dans l'idée que vous aurez la réponse à votre question en jetant un oeil par ici... Absolument désopilant n'est-il pas?

Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of

Friday, January 27, 2006

Hoodwinked

Petit séance ciné de bonne heure ce matin, pour découvrir La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge. La bande-annonce laissait augurer d'un film d'animation un peu barré, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne s'est pas jouée de moi : Hoodwinked - en VO dans le texte -, c'est 1h20 de petit délire non-stop.

L'histoire débute avec notre petit chaperon rouge qui rend visite à sa grand-mère. La jeune fille se retrouve rapidement menacée par un loup déguisé en mamie et qui en veut à son panier. Mère-grand, ligotée, sort alors d'un placard en sautillant et se précipite vers le canidé tandis qu'un bûcheron fait irruption par une fenêtre, vociférant et brandissant une hachette. Rupture. On retrouve tout ce beau monde assis dans le salon en compagnie de la police qui recherche un voleur de recettes de cookies. Chacun des protagonistes va alors livrer des explications de sorte à justifier sa présence dans le salon de la grand-mère...

L'humour est omniprésent, la narration habile et rythmée, les protagonistes tous un brin allumés (mention spéciale pour le Bouc qui yodelise et l'écureuil qui a de la caféine à la place du sang dans les veines), la bande-son excellente, la réalisation parfaitement maîtrisée, et n'en déplaise à certains, l'animation de bonne facture (Peut-on décemment comparer la technique d'un gros budget de Pixar et celle d'un petit budget bricolé dans un studio Philippin?).

La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge est une excellente surprise que je vous invite à découvrir sans plus attendre sur grand écran! (Et comme je dis toujours : en VO de préférence...)

Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me

Wednesday, January 25, 2006

Fan Fic Ghibli

A l'occasion de la sortie sur nos écrans du Pompoko de Takahata, Buta Connection - La référence francophone consacrée au studio Ghibli - organise un petit concours de nouvelles. Le texte devra commencer par une phrase imposée et reprendre exclusivement des personnages de l'univers Ghibli. Deadline : 5 février 2006. A vos claviers!

Fond Sonore : Katie Melua, Piece by Piece

Saturday, January 21, 2006

Tête de Jarre

Lorsque j'ai quitté mon repaire pour me rendre au ciné, il y régnait une honnête température de 19°C : la longue période d'aération de la matinée avait fait son office. Mais lorsque je suis rentré quelques heures plus tard, j'ai eu la surprise de voir mon thermomètre afficher un bon 22°C... Je crois qu'il va vraiment falloir que je suggère à mes voisins d'utiliser le chauffage avec Parcie et Monie!

Petite séance ciné en début d'après-midi donc, pour voir Jarhead de Sam Mendes.

Ce film est adapté des mémoires éponymes du Marine Anthony Swofford qui a participé à l'opération Tempête du Désert lors de la première Guerre du Golfe. On y voit de jeunes recrues entraînées, conditionnées et galvanisées au Camp Pendleton, avant d'être expédiées en Arabie Saoudite. Mais las, au lieu de casser de l'Irakien comme elles sont prêtes à le faire, elles se retrouvent à devoir tromper l'ennui des mois durant dans un campement perdu au beau milieu du désert. Entre désillusion et frustration, les Marines comptent les jours en essayant de ne pas trop péter les plombs. Et quand vient enfin le moment de partir à l'assaut de cet ennemi invisible dont ils ne savent rien, l'aviation lourde leur déblaie le passage, réduisant par là même à néant leurs dernières perspectives d'action. Les soldats rentrent alors au bercail, accueillis comme des héros pour une guerre qu'ils n'ont finalement pas livrée.

La narration nous immerge littéralement dans le quotidien de ces Marines en adoptant leur point de vue. Elle est soutenue en cela par l'excellente réalisation qui livre exclusivement des prises de vue réalisées à hauteur d'homme de ce que peuvent effectivement voir les soldats. Ce choix judicieux de Mendes conduit à un tableau plus réaliste, plus cru et moins idéalisé que ne l'étaient les images et reportages diffusés pendant le conflit par les services de communication de l'armée.

Jarhead est un film critique bien écrit, à voir sans plus attendre! (En VO, of course...)

Anecdote : Alors que je venais de mettre le point final à ce post, mes enceintes se sont mises à cracher le Born in the USA de Springsteen...

Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Wednesday, January 18, 2006

L'Autantisme Triomphera!

L'heure est grave. La conspiration Autemptiste est passée à l'offensive en traquant les sympathisants Autantistes au sein de son propre camp, j'en ai la preuve. Devant la menace qui se précise et se radicalise, il va vous falloir choisir votre camp.

Mais rappelons donc les enjeux. A la base, la nature humaine imparfaite. L'Homme commet des erreurs. S'en rendant compte, il s'exclame "otan pour moi". Si l'on lui demande de coucher ces mots par écrits, il optera suivant ses inclinations naturelles pour l'une des deux graphies "autant" ou "au temps". Selon le site Langue Française, la seconde remporterait le plus de suffrage parmi les linguistes, grammairiens, et autres lexicographes, tandis que la première serait défendue par seule une poignée d'irréductibles.

Mais voilà... J'utilise la graphie "autant". Il en est de même pour toutes les personnes que j'ai pu sonder off-line à ce sujet et qui à l'occasion se sont montrées étonnées de l'existence de l'alternative "au temps". Partant du principe que la graphie majoritaire ne peut être absente de mon microcosme, j'en déduis qu'il ne peut s'agir que de la première, à savoir "autant"... Ce qui me conduit à affirmer que la prétendue suprématie de l'école Autemptiste relève de la pure et simple désinformation conspiratoire!

Alors, oui, il nous faut lutter pour rétablir la vérité! Glorifions l'Autantisme et laminons l'Autemptisme! Autantistes déclarez-vous, et Autemptistes dénoncez-vous!

PS : Pour les détails sur les origines des deux graphies, je vous renvoie vers un article du site Langue Française.

PPS - Bonus : Un petit quizz sur les homophones... Osez! ;)

Fond Sonore : The Police, Greatest Hits

Monday, January 16, 2006

Brèves de e-Comptoirs

Les chats, ce ne sont pas seulement mes animaux de compagnie préférés [ Ils bouffent ces saletés de monstres du post précédent! Ahahaaah! ], ce sont aussi des salons virtuels dans lesquelles les bons mots et touches d'humour ne sont pas en reste. Certains sites ont la bonne idée de compiler les petites perles qui s'y échangent, comme par exemple BashFR dont j'avais malencontreusement égaré l'url jusqu'à ce que je la retrouve au hasard d'un heureux clic.

Si ces bons mots requièrent parfois un certain niveau de geekisme, leur majorité est accessible au plus grand nombre. Morceaux choisis :

#221
[ATome> Le café moulu c'est du café chanceux

#652
[Toufou] beh c quoi un consultant ?
[ThanatoS] c un emir pas tres malin

#80
[Stragus] qui a internet ici?

#1339
[Fefaine] j'ai envie de sexe...
[Sephi] cochonne
[Zoubi] Voyelle

#1215
[Freeben666] tu serait pas blonde par hasard vanessa??
[+Vanessa] on touche à ma brune aux planètes solides, un effet par hasard et à organiser les observe, qui les primates.
[TigrOo`] Oo

#2110
[Mopral] Tiens, j'ai une super histoire sur les blondes !
[Akenomi] Euh, Mopral, je te rapelle que tu es sur le chan #entresblondes, par consequent, toutes les personnes présente ici sont blondes.
[Mopral] Pas grave, je la raconterai plusieurs fois

#930
[VagHalam] Aujourd'hui je crois bien que j'ai évité un viol
[Fargo] Wow balèze ta fait comment ?
[VagHalam] J'ai réussi à la convaincre finalement ^^

#708
[ELManuTaf] attention *pause boulot*

1548
[Bolt] Il y a quelque chose de plus rapide que firefox actuellement?
[Elendil] la lumiere

#887
[cool2003] vous etes combien chez vous
[Martin_22] 102 ..... moi et les 101 dalmatiens ....
[cool2003] pour de vrai je parle moi
[Martin_22] 102
[cool2003] bon bin vu que tu veux pas me parler franchement je vais te bloquer
[Martin_22] non pour de vrai on est 8 ...
[cool2003] ok
[cool2003] merci de me parler franchement
[Martin_22] moi et les 7 nains


Pour retrouver le Top 50 de BashFR c'est par ici, et pour la liste complète de leurs brèves c'est par là ! Enjoy !

Fond Sonore : Nick Cave & The Bad Seeds, No More Shall We Part

Thursday, January 12, 2006

Cadeau Arachnéen

Lu dans le 20 Minutes de ce matin :

L'oreille d'une Suédoise a été squattée par une araignée durant 27 jours. La femme se plaignait d'un "bruit de grattage". C'est en appliquant un nettoyant liquide qu'elle a pu déloger la bête, bien vivante et grosse comme l'ongle du pouce.

Autant vous dire qu'à la lecture de cette brève j'ai laissé transparaître sur mon visage tout le dégoût que m'inspirait la situation évoquée... Une araignée lovée dans les profondeurs d'un conduit auditif externe... Brrrrr!

Je porte ces monstres de la nature en bien basse estime, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils me le rendent bien. Il y a à peine deux jours, l'un des leurs n'a pas hésité à monter une opération commando pour venir me piquer (ou mordre c'est selon) pendant mon sommeil. Résultat, j'arbore depuis lors un joli macaron sur ma cuisse droite.

Une fois n'est pas coutume, ce macaron ne s'est pas contenté de gratouiller et de s'en aller, non non, il a décidé de s'infecter. Ahahah, la bonne blague. Ma peau n'est elle-même pas en reste puisqu'elle n'a pas manqué de manifester son mécontentement quant à cette agression en décidant de réagir au sparadrap pourtant censé être neutre. Re-ahahah la bonne blague.

La situation est pour le moment sous contrôle, le foyer infectieux commençant à régresser sous l'action d'une pommade antibiotique (-c'est pas automatique) magique. Je vais toutefois surveiller de près l'évolution de la chose parce que bon j'aimerais tout de même éviter l'amputation, même si mon médecin m'a confié faire des prix sur les jambes de bois...

Fond Sonore : The White Stripes, Elephant

Wednesday, January 11, 2006

Gone

J'ai appris il y a quelques heures que le dernier de mes grands-parents encore en vie était décédé hier matin.

Cet homme, que je n'avais pas revu depuis bientôt une vingtaine d'années, avait coupé les ponts avec ses enfants et petits-enfants qui étaient pour lui autant de fardeaux. Il nous gratifiait d'un mépris auquel ne répondait que ma plate indifférence : jamais je ne me suis abaissé à m'apitoyer sur son sort quand en cas de santé défaillante il reprenait contact avec son fils en larmoyant, avant de mieux remontrer les crocs à mesure qu'il recouvrait ses forces.

Cet homme a quitté ce monde hier matin, et cela ne m'emplie pas d'une quelconque tristesse. J'aurais aimé qu'il en fût autrement.

Fond Sonore : Bruce Springsteen, Devils and Dust

Saturday, January 7, 2006

Captain Ciné Awards 2005

L'année 2005 a indéniablement été placée sous le signe du cinéma : j'y ai vu pas moins de 62 films en salle obscure, soit une moyenne de 1.2 par semaine pour un prix de revient à l'entrée de 3.5 euros (Carte Illimitée je t'adore!).

Après une première passe dans la pile de tickets sur laquelle veille jalousement l'un de mes Rubik's Cube, j'ai dressé une liste de 18 films qui ont particulièrement retenu mon attention. J'ai ensuite entrepris de réduire ce chiffre, ce qui s'est révélé bien plus difficile qu'escompté, chaque long-métrage ayant ses propres spécificités qui étaient autant de qualités. Néanmoins, après un long mais intéressant débat avec mouah-même, j'ai pu aboutir à une liste de 11 films auxquels je décerne mes célèbres Captain Ciné Awards !

Ladies and Gents, I have donc zi immense pleasure to vous dévoiler ze titles of 11 films qui à mon avis sortent du lot dans la cuvée 2005. And ze winners are : (par ordre alphabétique - liens vers mes commentaires postés)

* Les Bouchers Verts

* Capitaine Sky et le Monde de Demain

* Casshern

* La Chute

* Final Cut

* Frères de Sang

* Garden State

* Match Point

* The President's Last Bang

* Team America

* La Vie Aquatique

Bons visionnages de rattrappages le(s) cas échéant(s) ! :)

Et vous, que retenez-vous de 2005 cinématographiquement parlant ?

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Wednesday, January 4, 2006

Numérologie mon Amour

J'ai appris aujourd'hui même que nous allions accueillir une stagiaire dans mon service à partir du mois de juin prochain. Un bref coup d'oeil à la photo située en haut de son CV m'a immédiatement permis de conclure que seule une suite favorable pouvait être donnée à sa candidature.

Ensuite, j'ai noté son âge, 20 ans, ce qui en numérologie correspond au chiffre 2 (2+0). D'où : Elle = 2.

Encore ensuite, j'ai pensé au mien d'âge, 30 ans, soit 3 en numérologie. D'où : Moi = 3.

Or ne dit-on pas jamais 2 sans 3 ?!? Ce qui numérologiquement parlant conduit à : jamais Elle sans Moi ?!?

Jamais Elle sans Moi... Tudiou, mais si ca se trouve, elle est la femme de ma vie!

Fond Sonore : Diana Krall, When I Look in your Eyes

Monday, January 2, 2006

Compte-Rendu Ciné des Fêtes

Esprit de Famille : La surprise de la semaine. Un film juste aussi bien dans l'écriture que dans l'interprétation, émouvant, sincère et drôle. Un excellent moment de détente. Et puis au passage je suis tombé amoureux de Rachel McAdams... :-]

The Constant Gardener : Un thriller politique et humanitaire qui ne peut laisser indifférent quant aux pratiques qu'il dénonce.

King Kong : Très enthousiaste à l'idée de voir cette nouvelle réalisation de Peter Jackson, j'avais placé la barre assez haut, peut-être un peu trop comme en atteste ma légère déception. Si le film est une indéniable réussite esthétique [depuis le Roi Kong jusqu'à la mer démontée aux alentours de Skull Island en passant par le New-York des années 30], il pèche selon moi par une narration un tant soit peu décousue qui rend un peu longues les trois heures du métrage.

[Petite digression pour signaler qu'en ce moment passe sur les chaînes ciné de TPS l'excellent Forgotten Silver du même Peter, vrai-faux documentaire sur un réalisateur néo-zélandais imaginaire. Le film avait en son temps déclenché un scandale en Nouvelle-Zélande quand la supercherie avait été dévoilée.]

Le Monde de Narnia : Un film pour enfants à voir comme tel, avec des yeux d'enfant et surtout pas avec des yeux d'adulte en prenant le Seigneur des Anneaux comme référence. Partant de là, le film est plutôt réussi.

Saw 2 : Après un premier meurtre assez jouissif, le film se montre plutôt classique sans arriver à instaurer un véritable climat d'angoisse. Il m'a toutefois donné l'envie de voir le premier opus.

Angel-A : Un N&B classieux, quelques beaux plans, un Jamel Debbouze étonnament supportable, mais un ensemble léger, très léger, qui colle certes avec la légèreté propre à Nowel mais qui déçoit en regard du secret qui a entouré le projet.

Gentille : Ce film a au moins le mérite de m'avoir fait redécouvrir le sens profond du terme "libération" à la fin de la projection. Aaaaah si seulement j'avais vu AVANT d'aller au ciné que Les Cahiers du Cinéma avaient aimé ce film...

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Sunday, January 1, 2006

Api Niou Yeur !

En ce 1er janvier, je cède à la tradition et vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2006. Qu'elle soit placée sous le double signe de la santé et de la sérénité!

Fond Sonore : Shivaree, I Oughtta Give You a Shot in the Head for Making Me Live in this Dump

Saturday, December 31, 2005

Marketinger Proof

L'Oréal vient de sortir un rouge à lèvres, je cite, Invincible Kiss Proof Ultra-Glossy (entendu à la tévé et retrouvé ici). Si je trouve ce qualificatif tout bonnement ridicule, c'est parce que je suis un homme et donc pas la cible des marketingers?

Fond Sonore : Elysian Fields, Queen of the Meadow

Thursday, December 29, 2005

Il en manque une !

Oyez, oyez, braves gens! Soyez avisés que le 1er janvier prochain, à très exactement une heure du matin, il vous faudra retarder toutes vos horloges de non moins très exactement une seconde, faute de quoi vous ne vivriez plus dans le même espace-temps que le reste de la Terre!

M'enfin bon, si vos horloges sont aussi disciplinées que les miennes et indiquent l'heure à plus ou moins trente secondes voire une minute près, vous pouvez passer outre ce réajustement...

Fond Sonore : Katie Melua, Piece by Piece

Wednesday, December 28, 2005

Kangourou Power

Dans ma prime jeunesse, j'ai eu une assez mauvaise expérience avec un jump jumper. Késako? Eh bien il s'agissait d'une espèce de ballon entouré d'un plateau. Il convenait de placer les pieds sur ledit plateau et d'enserrer fermement le-aussi-dit ballon. Il restait ensuite à se déplacer en sautillant et en exécutant diverses figures dans la mesure de ses aptitudes gymnastiquesques.

Un jour, je sautille, lalalilala, tranquillou, lalalilala, quand je me retrouve sur une zone gravilonnée. Mêm' pas peur, je ne ralentis pas mon allure... Et là, le drame. Lors d'une prise d'appui, le ballon dérape. Je me retrouve sens dessus dessous, battant des bras et des jambes plus rapidement qu'un colibri en vol stationnaire ne bat des ailes. Le temps semble suspendre son vol, un peu comme quand Vil Coyote s'apprête à s'apercevoir qu'il court dans le vide, avant de repartir en accéléré... Et là, patatra, je retombe comme une grosse masse, me "pliant" alors méchamment le poignet droit au passage...

Très mauvaise expérience donc, qui m'a conduit à devenir un anti-jump jumper et consorts primaire, mais qui ne m'empêchera toutefois pas de tester cette curiosité si jamais je devais en avoir l'occasion! (NdC: L'un(e) d'entre vous saurait-il(elle) me donner les références de la chanson qui accompagne la video?)

Fond Sonore : Drugstore, Songs for the Jet Set

Sunday, December 25, 2005

Folie de Noël

Vendredi dernier. Une enseigne de la grande distribution organise une "nuit américaine" : ouverture jusqu'à minuit avec son lot de ventes flash. Les clients sont venus en nombre, ils évoluent en masse compacte. Les corps se bousculent, les caddies s'entrechoquent. Une vente flash par-ci, les consommateurs se ruent dans le rayon pour le dévaliser, une vente flash par-là, la foule inverse le sens de son courant, d'autres rayonnages sont vidés. Certains clients font le pied de grue devant l'entrée des réserves pour s'accaparer les marchandises au plus tôt.

Une petite fille perd le contact avec ses parents. Elle est seule, personne ne s'arrête, mais bon vous comprenez, faudrait surtout pas rater une bonne promotion. Un chef de rayon la sauve de la noyade en l'emmenant à l'écart.

Un homme d'âge mûr se sent mal à l'aise. Il est compressé par les autres consommateurs, l'atmosphère est lourde, les gens hargneux. Il fait une crise cardiaque.

Le chef de la sécurité demande au directeur du magasin d'arrêter ses ventes flash et de fermer boutique. Le patron rétorque qu'il est là pour faire du commerce, que le chiffre est bon et qu'il ne va donc pas mettre un terme à cette lucrative soirée. Le chef de la sécurité le somme alors de tirer le rideau sans quoi il fera appel aux forces de l'ordre pour évacuer le magasin.

Plusieurs appels n'y font rien, la foule veut encore plus de remises. Des employés sont malmenés. Le directeur annonce alors que dans la prochaine demi-heure pour tout jouet acheté le second sera à moitié prix. Le mouvement vers la sortie s'entame enfin. Il durera plusieurs heures.

Est-ce donc cela l'Esprit de Noël?

(NdC: Je n'étais pas partie prenante de cette folie. Ces faits m'ont été rapportés par une tierce personne de confiance qui travaille dans ledit magasin.)

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Sky Like A Broken Clock

Friday, December 23, 2005

Embarquement

Dans le train qui allait m'emmener dans ma belle et verte Normandie, une femme à la pré-quarantaine très séduisante me demande : vous prenez les deux places?

Après avoir jeté un bref coup d'oeil à ma taille, je réponds un sourire en coin : hmmm, non, je pense que je vais tenir sur une seule. :)

Fond Sonore : Jonny Lang, Lie To Me

Thursday, December 22, 2005

Superheating

J'ai récemment reçu un email qui me mettait en garde contre le danger que pouvait représenter un petit volume d'eau chauffé au micro-onde. Le laïus alarmiste était accompagné d'une petite video plutôt convaincante.

Si le phénomène est connu et facilement reproduisible en laboratoire, il y a très peu de chances qu'il ne se manifeste dans nos cuisines. Cela dit, afin de minimiser ces (mal)chances, il est conseillé de ne pas faire chauffer l'eau plus longuement que nécessaire et d'éviter d'utiliser des contenants trop neufs ou lisses.

Pour le cas où cette question vous interpellerait, je vous suggèrerais d'aller traîner le pointeur de votre mulot du côté d'Hoaxbuster pour les francophones et de cette page d'un professeur de l'Université de Nouvelles-Galles du Sud (Australie) pour les anglophones.

Fond Sonore : KT Tunstall, Eye to the Telescope

Wednesday, December 21, 2005

Gastéropocratie

A l'heure où notre beau pays n'est pas au mieux de sa forme, j'ai dans l'idée que nous devrions nous rassembler derrière un emblème fort. Après une longue et intense réflexion, je suis parvenu à la conclusion que cet emblème ne pouvait être que l'escargot. Oui, vous avez bien lu, l'escargot.

Je dis l'escargot, car ce mollusque est bien selon moi le symbole le plus absolu de courage et de persévérance face à l'adversité. Quand il est confronté à une difficulté d'abord insurmontable, l'escargot ne panique pas. Il prend la mesure du problème sans en omettre un seul aspect, puis il va de l'avant, manque de perdre l'équilibre, et se redresse pour finalement triompher. En cela il mérite respect et admiration.

Alors, oui, mes ami(e)s, adorons l'escargot, suivons ses préceptes et l'avenir nous appartiendra!

Fond Sonore : Porco Roso, BO