Sunday, January 21, 2007

Stranger Than Fiction

Harold Crick est contrôleur en chef à l'IRS, le Fisc américain. Sa vie est réglée comme du papier à musique, chacune de ses journées suit la même partition interprétée sans aucune fausse note. Harold passe son temps à compter, mécaniquement, qu'il s'agisse des revenus de contribuables qu'il doit contrôler, du nombre d'allers et retours de sa brosse à dents ou encore du nombre de pas qui séparent son domicile de son arrêt de bus. Tout est parfaitement réglé donc, jusqu'à ce qu'un matin un canard se fasse entendre dans la lecture de cette partition quotidienne : une voix féminine se met à commenter les moindres faits et gestes de notre ami, ses moindres pensées. Le phénomène le perturbe bien évidemment, particulièrement quand il entend l'annonce de sa mort prochaine...

Agréable surprise que ce film dont le script a su intelligemment éviter les pièges d'un principe a priori casse-gueule. De l'histoire émouvante, tantôt grave tantôt légère, j'extrairai cette évidence que l'on oublie par trop souvent : quel que soit notre âge, il ne faut jamais laisser la routine prendre racine, il nous faut sans cesse aller de l'avant, sans oublier qui nous sommes et ce que nous voulons. Mention toute particulière à Emma Thompson et Dustin Hoffman, tout simplement parfaits, et surtout l'adorable Maggie Gyllenhaal [oui je suis tombé amoureux]. Un petit film sans prétention néanmoins bien plaisant. A voir.

Fond Sonore : Television, Marquee Moon

Saturday, January 20, 2007

Truands

Dites voir, ôtez-moi donc d'un doute : la direction d'acteur, cela fait bien partie des prérogatives du réalisateur, non? Parce que dans ce cas il faudrait peut-être le rappeler à Schoendoerffer... Certains des siens ont tellement l'air d'être en roue libre [Caubère notamment, à fond dans l'excès, insupportable] qu'on se demande s'ils ne cherchent pas sciemment à saborder le navire. Je passe sur les dialogues sans grands intérêts, le rythme poussif de l'histoire creuse et certaines séquences ultra-violentes totalement inutiles. A éviter.

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Friday, January 19, 2007

Métro Show

Comment se rebooster un p'tit coup en prévision du week-end après une semaine relativement éreintante? Tout simplement en visionnant cette video de Naturally 7 reprenant a cappella In The Air Tonight au bout milieu d'une rame de la ligne 1 du métro parisien :


(Via Mathilde)

Magnifique n'est-il pas?

Fond Sonore : Naturally 7, In The Air Tonight

Tuesday, January 16, 2007

Confessions

Devant la pression exercée conjointement par mesdames Aeris et Flo, je me vois contraint de vous dévoiler cinq choses que vous ne savez pas encore sur ma petite personne. Après une longue réflexion, je suis finalement parvenu à convenir de ce que je pouvais décemment déballer sur la place publique... C'est parti :

* Je suis bélonéphobe. En d'autres termes j'ai la trouille des aiguilles en général et des piqûres en particulier. Concrètement, pour une simple prise de sang, je peux être au bord de la syncope.

* J'adore les voix féminines éraillées, je les trouve super sexy. Je suis donc logiquement amoureux de Bonnie Tyler [It's a Heartache], Kim Carnes [Bette Davis Eyes] ou encore Alanah Miles [Black Velvet].

* Quand je voyage en train et que j'écoute du Death Metal type The Pursuit of The Viking de la formation suédoise Amon Amarth, je me laisse bercer et je dors comme un bébé.

* Je suis un handicapé du téléphone [Aeris, on est deux! :)] : je ne termine jamais mon forfait portable 1h et ma dernière facture FT ne comptait qu'une seule ligne à savoir celle de l'abonnement.

* Last but not least, sachez qu'en maternelle j'ai été membre de la Compagnie des Lapins Bleus d'Emilie Jolie pour un spectacle de fin d'année, ce qui n'a pas manqué de me traumatiser... Et non, ça n'est pas la peine de demander, il n'y aura pas de photo! Non, j'ai dit!

Bon, il me faut à présent passer le relais... Alors voyons voir... Hmmm, je verrais bien Tite Brunette pour commencer, puis Milou et enfin Sel, histoire d'avoir un trio exclusivement féminin. A vos claviers Mesdames!

Fond Sonore : Come Fly With Us, Compilation Glitterhouse Records

Saturday, January 13, 2007

Captain Ciné Awards 2006

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'à l'instar de 2005 l'année 2006 a elle aussi été placée sous le signe du cinéma, avec une bonne soixantaine de séances en salle obscure. Il est très plaisant de constater que sur ce volume je n'ai eu à faire face qu'à très peu de déceptions. Preuve en est qu'à la première passe sur ma pile de tickets de l'année écoulée, j'ai dressé une liste d'une quarantaine de films ayant particulièrement retenu mon attention! Cela me conforte évidemment dans l'idée de continuer à établir mon programme cinéma en suivant mon instinct.

Quarante films dans le premier jet donc, pour descendre à une bonne vingt-cinquaine après une intense concertation avec mouah-même. J'ai tenté de les classer par catégorie, histoire de faire ressortir leurs qualités premières, mais cela s'est révélé relativement ardu pour plusieurs d'entre eux, ce qui m'a conduit à finalement décider de leur attribuer comme l'an passé une récompense commune.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Mesdamoiseaux, le moment est à présent venu de vous dévoiler la liste des lauréats 2006 des célèbres et tant attendus Captain Ciné Awards ! And ze winners are : (par ordre alphabétique - liens vers mes commentaires postés si disponibles, vers la fiche Allociné sinon)

* Arrivederci Amore, Ciao
* Babel
* A Bittersweet life
* Braqueurs amateurs
* La Colline a des Yeux
* Les Fils de l'Homme
* The Fountain
* Good Night and Good Luck
* Jean-Philippe
* Jarhead
* Le Labyrinthe de Pan
* Little Miss Sunshine
* Lord of War
* Paprika
* Petites Confidences (à ma Psy)
* Renaissance
* Romanzo Criminale
* A Scanner Darkly
* Severance
* Syriana
* Thank You for Smoking
* Transamerica
* Le Vent se Lève
* La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge
* Une Vérité qui Dérange

Et vous, que retenez-vous donc de 2006 cinématographiquement parlant ?

Fond Sonore : The Shins, Oh Inverted World

Monday, January 8, 2007

Weird

Pour moi, Céline Dion est tout sauf rock'n roll. Alors quand je suis tombé sur cette vidéo qui la montrait en train de reprendre You Shook Me All Night Long, j'en suis pour ainsi dire resté bouche bée...


Mébon, après réflexion, je crois bien que je préfère l'entendre esquinter quelques bons standards du rock plutôt que mes oreilles avec son heart qui will go ooooooooooooooooon...

Fond Sonore : AC/DC, Live 92

Saturday, January 6, 2007

Breaking Niouze : Migration

Me sentant d'humeur quelque peu aventureuse ce matin, j'ai entrepris de migrer mon compte Blogger de l'ancienne vers la nouvelle plate-forme. A priori, il n'y a rien de cassé, mais je compte sur vous pour me signaler ce qui pourrait éventuellement dérailler!

Fond Sonore : Kiss, Best Of

Friday, January 5, 2007

Déjà Vu

Après une mise en bouche plutôt bien orchestrée en dépit d'un petit goût de déjà vu, le film s'installe tranquillement, distillant de temps à autre quelques indices qui sèment le trouble. Même Denzel Washington se fond plutôt bien dans le script, parvenant presque à faire oublier que, comme à son habitude, il joue plusse du Denzel Washington que son propre personnage. La séance s'annonce donc divertissante... Jusqu'à ce que les scénaristes se prennent malencontreusement le stylo dans la nappe, mais bon il fallait s'y attendre, invention scientifique et paradoxes temporels obligent.

WARNING : je vais spoiler grave alors si vous envisagez de voir ce film, ne lisez surtout pas la suite de suite.

Embrouille #1

Le FBI a mis la main sur un appareil expérimental capable de créer un champ électromagnétique très intense et de replier l'espace-temps sur lui-même : cela lui offre la possibilité d'observer le passé, avec un décalage temporel constant [4 jours 6 heures et une poignée de minutes] par rapport au présent.

Le point de contact entre les deux dimensions temporelles [passé et présent] se trouve au beau milieu d'une petite chambre d'expérience elle-même située à l'intérieur dudit appareil. Les signaux captés par la sonde temporelle sont transmis à une salle de contrôle installée à l'écart, puis exploités via une batterie de terminaux de diverses natures.

Ces terminaux, par essence, ne peuvent transmettre un quelconque signal du poste de contrôle vers la chambre d'expérience ou la sonde temporelle, et encore moins vers le passé. De fait, quand quand Denzel, pardon Doug, illumine un écran avec son pointeur laser, le halo ne peut pas se propager jusqu'à la dimension temporelle observée [i.e. le passé], alors qu'il l'est. D'où premier problème.

Embrouille #2

Le second problème tient en ces paradoxes temporels si chers au Doc Emmett Brown. Bon, tentons de ne pas (trop) nous embrouiller dans notre exposé.

Situons le début de l'action après l'explosion du ferry et nommons A ce point temporel. Dans son enquête postérieure à A, Doug remarque dans l'appartement de la défunte Claire Kuchever une inscription sur un tableau blanc, "u can save her". Gardons cela en mémoire. Doug découvre ensuite l'existence de l'appareil expérimental, blah blah blah, il monte dedans et est renvoyé dans le passé, quelques heures avant le drame, i.e. l'explosion du ferry. Nommons B ce point temporel.

A partir de là, Doug va s'échiner à faire échouer les plans du terroriste. Je passe les détails hormis le fait qu'il inscrit sur le tableau blanc de Claire le message qu'il a lui-même lu plus tôt dans le film [oui, donc plus tard dans le futur]. Bon, Doug arrive effectivement à faire échouer les plans dudit terroriste, au prix de sa vie. Partant de là, le ferry n'explose pas, Claire est saine et sauve, et le point A devient un point C.

Dans ce point temporel C, le Doug de cette réalité (qui n'est pas au courant de ce qu'il s'est tramé avec son double du futur) n'ira jamais lire le message inscrit sur le tableau blanc devenu de fait inutile. Il n'aura donc aucune raison de retourner dans le passé, donc le Doug voyageur du temps n'aura pas de raison d'exister, donc il n'empêchera pas le ferry d'exploser, donc il enquêtera, donc il retournera dans le passé, donc il empêchera l'explosion de se produire, donc... On ne s'en sort pas.

Ceci étant posé, comment expliquer que le premier Doug ait effectivement lu ce message postérieurement au point A? Car s'il lit le message, c'est nécessairement que le ferry a explosé en dépit de son futur retour vers le passé (Vous suivez?), et donc que cette intervention dans le passé a été vaine. Conclure ainsi le film aurait certes été un peu osé - car pas happy-endesque -, mais tellement plus cohérent sinon réaliste - si tant est que l'on puisse parler de réalisme -...


Fin bref, voilà en gros ce qui m'a gêné dans ce film et me conduit à ne pas vous le recommander. Si vous avez un avis autre, ou si vous avez d'autres théories sur le schmilblick, surtout n'hésitez pas, j'ai mon tube d'aspirine à portée de main.

Fond Sonore : The Kills, Keep on your Mean Side

Thursday, January 4, 2007

Y2K+7 Objectives

Une année s'en est allée, une autre a pris le relais. L'occasion de dresser quelques bilans, notamment cinématographique - j'y reviendrai -, et de se donner quelques objectifs. Car s'il est vrai que je prône la cueillette de l'instant présent, il ne faut pas oublier que l'homme est fait pour avancer et que s'il avance à vue, sans objectifs aucun, il finira irrémédiablement par aller dans le mur. Et ça j'ai déjà donné, merci.

Des objectifs donc, il faut des objectifs. Je pourrais me dire qu'à la fin de l'année je devrais avoir repris une activité sportive, mais cela sonnerait un peu trop résolution de nouvel an et serait de fait voué à l'échec. Hmmm, je pourrais éventuellement envisager de dépoussiérer ce petit scénario que j'avais malencontreusement omis de transmettre aux Lutins pour leur concours - et à cause de ça le monde du cinéma ne m'a toujours pas vu éclore pfff -, de le retoucher un peu et de me mettre en quête d'une asso pour le réaliser. Oué, ça arrache déjà plus comme idée, vous ne trouvez pas?

Bon, oké, ça arrache certes, mais ça manque singulièrement d'enjeux. Il me faudrait trouver quelque chose qui dépasse le cadre simple de ma petite personne, quelque chose qui revête une portée plus, comment dire, universelle... Tout de suite, le détail de mon action serait certainement plus difficile à définir et ses effets non moins difficiles à évaluer, mais le jeu en vaudrait la chandelle. Il faudrait qu... Mais attendez un instant, j'y pense... Oui, ça y est, je crois que j'ai trouvé l'objet de ma sainte mission!

Figurez-vous que, selon certaines projections, il pourrait manquer pas loin de 200 millions de femmes sur Terre d'ici 25 ans... 200 millions, pfiou, c'est une perspective qui n'est guère encourageante et qu'il nous faut combattre sans plus attendre : 2007 sera donc l'année qui marquera mon entrée en lutte pour la préservation de la parité homme-femme au sein de l'espèce humaine. Je vais donc me mettre à disposition de toutes les femmes qui elles-aussi souhaitent prendre part à ce gigantesque combat et, ensemble, nous redresserons la barre!

Bon, c'est pas tout mais, avec le travail qui m'attend, faut que je prenne un max de forces mouah. Je vais donc m'en aller mixer ma soupe maison qu'elle est bonne pour mon corps.

Ah au fait, avant de partir comme dirait Roch, pour ceux à qui je ne les ai pas encore adressés (et puis aussi aux autres après tout ça ne peut pas faire de mal), je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2007, qu'elle vous soit autant que possible heureuse et agréable!

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Sunday, December 31, 2006

Modèle Malgré Lui

Il y a une dizaine de jours, je somnolais dans le train, comme tous les matins. J'étais assis dans l'un de ces fameux p'tit gris, les fesses bien enfoncées dans un siège auquel il manquait un peu de rembourrage et sous lequel crachait un chauffage par bien trop généreux. Mon nez piquait dans mon écharpe tandis que le Battle of Evermore de Led Zep résonnait dans mes oreilles. J'étais isolé dans un agréable univers d'une douce tiédeur, quand à la faveur d'un freinage mes yeux se sont ouverts : j'ai alors remarqué que quelqu'un me croquait le portrait.

Sur l'instant, je me suis senti troublé, plutôt mal à l'aise... A l'instar du dessinateur d'ailleurs qui, pris en flagrant délit de croquage, a immédiatement refermé son carnet tout en détournant le regard.

Imaginer quelqu'un me scruter à mon insu, me détailler pour dégager les traits caractéristiques de ma personne n'est pas forcément une pensée qui m'est très agréable, et j'imagine qu'il en est de même pour toute personne ayant de temps à autre des rapports conflictuels avec sa propre image. J'entrevoyais déjà le résultat, forcément grotesque, quand me sont revenus en mémoire tous ces "croquis de voyage" et autres tranches de vie aperçues de-ci de-là sur le web. J'en suis resté songeur un bref instant avant de décider que, finalement, être croqué tenait plutôt de l'honneur que d'autre chose.

Rassuré par cette pensée, je me suis de nouveau abandonné à cette douce somnolence qui n'en attendait pas moins, au son des premières notes de Misty Mountain Hop tandis que le croqueur s'était certainement déjà remis à l'oeuvre.

Fond Sonore : Garden State, BO

Saturday, December 30, 2006

EMT

Constat empirique du jour :

Si l'on ne met pas le feu sous l'eau des pâtes, il n'y a aucune chance que ladite eau se mette à bouillir.


Demain je procède à la contre-expertise, sait-on jamais.

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Thursday, December 28, 2006

Moteur !

Après un agréable petit Nowel passé en ma belle et verte Normandie, je m'en suis retourné en mes pénates panamiennes, qui ne le nions pas commençaient sérieusement à me manquer. Et bien évidemment, à peine mes bagages posés, j'ai repris le chemin des salles obscures!

* The Fountain

Un film singulier sur la vie, la mort et l'amour. Une belle expérience - d'aucuns parleraient certainement de trip halluciné - qui se ressent autant qu'elle se regarde. A voir sans hésitation aucune si vous aimez les OFNI (*).

* The Holiday

Deux femmes déçues par la gent masculine échangent leurs résidences l'espace de deux semaines, histoire de faire le vide et de se ressourcer. Mais, plus qu'une simple remise à zéro des compteurs, cette expérience leur permettra pour leur plus grand bonheur de rencontrer l'amoûûûûr.


Une comédie romantique qui s'en sort plutôt bien, des personnages attachants, des acteurs au poil, des situations bien senties, des touches d'humour qui font mouche, bref un agréable cocktail qui a même manqué de m'arracher quelques larmes. Oué, je sais, j'ai un côté guimauve, mais m'en fous, j'assume. A voir pour se détendre et avoir sa dose de bons sentiments.

* Paprika

Dans un futur proche, une équipe de scientifiques travaille à la mise au point d'un appareil capable de s'immiscer dans l'inconscient des êtres humains à des fins psychothérapeutiques. Mais plusieurs prototypes disparaissent et bientôt le monde des rêves commence à se mêler au monde réel... Pas facile dans ces conditions pour le professeur Atsuko Chiba de démêler le vrai du faux et découvrir qui se cache derrière ces vols et les manipulations de l'inconscient du monde entier.


Une nouvelle perle signée Satoshi Kon, déjà papa de l'excellent Perfect Blue. La trame narrative est certes complexe, jonglant sans discontinuer entre le réel, l'inconscient de chaque personnage et l'imaginaire collectif, mais si le spectateur s'accroche avec attention, il sera récompensé en voyant peu à peu les indices disséminés tout au long du métrage s'agencer pour former au final une fresque (presque) limpide. Un bien bel objet animé qui comme ses congénères m'invite à continuer à laisser mon regard pointé vers l'Est. [A l'Ouest, rien de nouveau comme dirait Erich...]


(*) OFNI : n.m. (acronyme de Objet Filmé Non Identifié). 1. Terme qui chez le Captain désigne tout film faisant montre d'un anti-académisme prononcé. 2. Plus généralement toute oeuvre cinématographique susceptible de laisser une bonne partie du public sur le carreau.

Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces

Friday, December 22, 2006

How Come?

Les questions philosophico-existentielles, je m'en pose de temps en temps, de préférence le soir au coucher sinon ça ne serait pas drôle. Avoir besoin de récupérer et sentir son cerveau surchauffer alors qu'il se demande si l'Homme peut être Libre, si le Vraisemblable peut être Vrai ou encore s'il faut préférer le Bonheur à la Vérité, ça n'a vraiment pas de prix... A croire qu'inconsciemment je cherche parfois à retarder ma tombée dans les bras de Morphée de peur de me livrer aux "bons" soins de ce bon vieux Freddy...

Ceci dit, ma question du moment n'est pas tant philosophique que physiologique. Plantons le décor. Moi, la sphère ORL complètement congestionnée et donc le nez bien bouché. Sous la douche. Je me savonne vigoureusement, j'empoigne la pomme et entreprends de revigorer mon corps encore endormi d'un jet fort généreux, avant de couper l'eau et d'ouvrir le rideau. Là, sous quelques secondes, je sens un picotement envahir mes fosses nasales, rapidement suivi d'une salve d'éternuements puissance 12 sur l'échelle de Beaufort!

Sachant que ce scénario se reproduit à chaque fois que j'ai une bonne congestion, j'aimerais bien en comprendre le mécanisme. [Oué, je sais pertinemment que tout s'explique par 42 mais je ne serais pas contre une formulation un peu moins absconse.] Est-ce donc dû au jet d'eau expulsée par la pomme de douche qui génère un courant d'air qui lui-même taquine mes narines? Est-ce causé par l'ouverte du rideau qui provoque un choc thermique nasal entre le microcosme douchesque et le reste de la salle de bain? Est-ce psychanalytiquement révélateur de quoi que ce soit de profondément enfoui en mon moi, mon surmoi ou encore mon ça? Autant d'hypothèses qui soulèvent plus d'interrogations qu'elles n'apportent de réels éclaircissements. Agaçant.

M'enfin bon, à côté de tous ces questionnements métaphysiques et physiologiques, il reste fort heureusement des questions simples auxquelles je saurais répondre quand mon p'tit n'veu me les posera dans le dos de ses parents.


(Via Sukie)


Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Tuesday, December 19, 2006

Peace MAM !

Michèle Alliot-Marie, citée par le Le Canard Enchaîné lui-même repris par 20 Minutes :

Tout est encore possible. Sarkozy peut perdre son self-control (...), il peut aussi mourir.


Eh beh, il règne une ambiance de folie à l'UMP...

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen

Monday, December 18, 2006

Black Friday

Récit en trois actes d'un début de journée plutôt infernal comme il n'en arrive (fort heureusement) que peu souvent. Flashback, dix jours plus tôt...

Acte Premier : Ze Rebel Spoon

Je me lève, la tête un peu enfarinée, ma douche ne suffisant pas à me réveiller. Je me rends dans la cuisine pour achever de sécher la vaisselle qui s'est déjà bien égouttée durant la nuit. Une poêle, pas de soucis. Une assiette, RAS. Un verre, no problemo. Puis vient le tour de la cuillère...

On ne dirait pas comme ça, mais une cuillère ça peut être vachement retors quand ça s'y met. J'étais tranquille, j'étais peinard, je l'avais délicatement enveloppée dans un torchon et je l'astiquais... Mais v'là t'y pas que d'un coup d'un seul, alors que je m'apprêtais à effectuer le vient de mon va-et-vient le long de son manche, l'une de ses extrémités trouve le moyen de se caler sous l'ongle de mon pouce gauche pour y faire levier et le retourner sur quelques millimètres! Je crois que c'est à cet instant précis que j'ai laissé échapper une flopée de jurons bien fleuris...

Acte Deuxième : Ze Big Mess

Arrivé à la gare, je constate que mon train a été avancé d'une dizaines de minutes et qu'il a été rendu omnibus. Grève oblige. Toutefois, un quart d'heure plus tard, soit deux minutes après l'horaire usuel de départ, nous sommes toujours à quai... Confusion. Une rame serait sur le point de partir sur le quai d'en face. Hésitation. Les voyageurs vont d'un train à l'autre, de l'autre à un train, certains traversent même directement les voies. Bordel général. Une voix annonce soudainement le départ imminent de la première rame. Cohue. Départ. Ouf, enfin.

Arrivé en gare de Versailles-Chantiers, soit deux arrêts avant le mien, on nous informe qu'en raison de son retard notre train va être rendu direct jusqu'à Rambouillet. Ahah, sacré eux tiens. Une bonne partie des voyageurs descend donc sur le quai afin de grimper dans le train suivant, en provenance de La Défense, qui au lieu d'être long se révèlera court. Ahah, ambiance. Bourrage de voitures comme aux pires heures de la seuneuceufeu, descente compliquée à destination, mais au moins je suis à bonne gare.

Acte Troisième : Ze Shower

Dans le bus qui m'emmène à destination, je souffle, prévoyant déjà de décompresser devant un bon petit café tout en dépilant mes mails. Cette pensée à elle seule faisant déjà effet, j'en oublie la sacro-sainte règle empirique maintes fois vérifiées du jamais deux tuiles sans trois... Mais pas pour longtemps.

Je descends tranquillement du bus, je touche presque au but, à une soixantaine de mètres près. Tiens, une goutte... Oh, une autre, et en l'espace d'une dizaine de secondes, une bruine, une grosse pluie, une averse, du vent, et enfin un véritable déluge! Je cours aussi vite que me le permet ce gros sac qui m'encombre, manque de me viander mais parviens finalement à atteindre le hall d'entrée de mon taf, dégoulinant de partout...

Bilan : Ze Epilog

Je me suis donc retrouvé assis à ma place, complètement détrempé, après un trajet de deux bonnes heures et quart porte à porte... Autant vous dire que tout cela m'a mis de très bon poil, ce qui à en croire mes collègues pouvait aisément se lire sur mon visage...

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Saturday, December 16, 2006

Breaking Niouze : Saddam Fait le Mur!

De notre envoyé spécial en Irak:

Récemment condamné à mort par pendaison pour l'exécution de cent quarante-huit villageois dans les années 80 en représailles contre une tentative d'attentat envers sa personne, Saddam a décidé de se soustraire à la justice de ses pairs. Profitant d'un moment d'inattention de ses geôliers, le despote déchu se serait faufilé hors de l'enceinte de sa prison via le jardin d'enfants adjacent et aurait pris la fuite en direction du désert. Il semblerait toutefois que les troupes irakiennes le marquent en ce moment même à la culotte, ou plutôt à la roulette devrais-je dire. [NdC: Gif Animé...]


Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Friday, December 15, 2006

Sacrilège!

Mais que diable leur a-t-il donc pris d'oser toucher au mythique Love is All ?!? N'ont-ils donc point conscience d'avoir profané un son sacré et des images qui ne le sont pas moins?!? Mouah je dis que c'est tout simplement tonteux et que pour la peine ils iront rôtir en Enfer!

Fond Sonore : Roger Glover & Guests, Love is All

Thursday, December 14, 2006

Crime de Lèse-Guerrier Gaulois

Au petit-déjeuner, alors que ma bouche vorace s'apprêtait à enfourner une seconde tartine de baguette croustillante généreusement tartouillée de Nutella, j'ai marqué un temps d'arrêt quand la nouvelle, qui venait d'être décodée par les quelques neurones déjà alertes en dépit de l'heure bien matinale, a atteint les tréfonds de mon cerveau : la touche finale serait sur le point d'être donnée à un lifting complet de la collection Astérix...

Si je comprends que l'on puisse reprendre l'encrage de lignes "effacées par le temps" ou encore supprimer des "taches non désirées", j'ai beaucoup plus de mal à accepter que l'on "uniformise" la "typographie des textes" ainsi que la "mise en couleur" des différents opus. Pour moi, chaque album est le témoin de son temps, il a une histoire propre qui lui est volée au cours de ce lifting [exemple : les "approximations chromatiques" des premiers albums mentionnées dans l'article en lien au premier paragraphe], et ça, c'est déjà bien dommage.

Mais non content de violer l'intégrité artistique originale de la collection, l'éditeur en profite pour surdimensionner les planches de l'ordre de 20%... Pour un intérêt qui reste à définir, si tant est que cela soit possible!

Un traitement similaire avait été appliqué aux Blake et Mortimer il y a quelques années, ce qui m'avait déjà surpris à l'époque. Le surdimensionnement des planches et la réorganisation de la pagination avait conduit cette dernière à augmenter sensiblement. De fait, l'éditeur s'était autorisé à passer de deux à trois le nombre de tomes d'épisodes aussi essentiels que Le Mystère de la Grande-Pyramide et Le Secret de l'Espadon. A 12€ l'unité sur ces best-sellers qui se vendent comme des petits pains, je vous laisser imaginer ce qui avait bien pu motiver ce type de "mise à jour"...

On aura beau me dire que les motivations des Editions Albert-René ne sont pas aussi bassement matérielles que ne le furent celles de la maison Le Lombard, j'aurais bien du mal à le croire...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York

Tuesday, December 12, 2006

Book Story

Il y a des moments dans la vie où l'on est contraint de livrer une partie de soi-même en pâture à l'assistance avide de révélations croustillantes. Eh bien figurez-vous que suite à l'injonction d'une Tite Brunette le présent jour est devenu l'un de ces moments particuliers. Alors enfoncez bien votre postérieur dans votre fauteuil, attachez correctement vos ceintures et plongeons donc sans plus attendre dans mon intimité littéraire!

Combien lisez-vous de livres par an ?

En temps normal j'aurais bien avancé une petite moyenne de 1 par mois, mais pour cette année je vais devoir baisser ladite moyenne à disons 0.33... Oui, je sais, c'est mal, mais je me suis fait une raison, je n'écluserai jamais ma pile de bouquins en retard.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

Les Fils de l'Homme de P.D.James, juste après avoir vu l'excellente adaptation cinématographique du sieur Cuaron. Très emballé au départ, j'avoue avoir été rapidement freiné dans ma lecture par le rythme lénifiant du roman qui tranche sensiblement avec celui du film, snif.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Hmmm, il me semble qu'il s'agit du 1984 de George Orwell, mais je n'en mettrais pas ma main à couper. Mais bon, c'est au moins l'occasion de mentionner cette oeuvre essentielle (et flippante) du roman d'anticipation!

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés :

* Blade Runner, de Philip K. Dick. Un roman sur la conscience, la quête de soi, la solitude, l'empathie... Un grand Dick, peut-être le seul dont l'adaptation cinématographique a été réussie à mes yeux.

* Frankenstein, de Mary Shelley. Un drame sur la différence à l'autre, qui donne à réfléchir.

* La Porte Rouge, de Dean Koontz. Un roman d'une noirceur certaine, mais à coup sûr l'un des meilleurs de cet excellent écrivain de Terreur.

* Le Principe de Dilbert, de Scott Adams. Un essai sur la vie en entreprise, que je croyais parodique quand je l'ai découvert pendant mes études, avant de comprendre dès mes premiers mois de boulot qu'il était bien en-deçà de la réalité...

* Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien. LE roman d'Heroic-Fantasy par excellence, rien d'autre à ajouter. :)

A qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi ?

Je vous laisse disposer à votre guise de ce questionnaire, en d'autres termes qui veut prend. Pourquoi? Paskeeeeeeeeeeeeeeeeee!

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Sunday, December 10, 2006

Entendu à la Tévé

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, à propos du procès de membres de son syndicat jugés pour avoir mis le feu au siège du Medef lors d'une manifestation :

On assiste à la criminalisation de l'acte syndical.

Ben voyons, comme si le paravent de l'action syndicale pouvait servir de prétexte à faire tout et n'importe quoi...

C'est bizarre, mais j'ai comme l'impression que si la successeuse du Baron donnait l'ordre à ses sbires d'incendier le siège de la CGT le sieur Bernard aurait tout le mal du monde à y voir la marque d'un acte militant patronal et à se refuser de porter plainte en justice...

Fond Sonore : Indochine, Unita