Saturday, May 31, 2008

Friday, May 30, 2008

Debatus Mortis Est

Pascal Légitimus déclarait dans le VSD du 21 Mai dernier (via 20 Minutes) :

On respire de la merde, on mange de la merde, on est entouré de gens agressifs. A part ça, tout va bien.


Ce constat froid me semble assez en phase avec ma perception du monde qui nous entoure et, plus que des questions de pollution sur lesquels nous n'avons que peu de prise, je m'inquiète particulièrement de l'évolution des relations interpersonnelles.

Je ne m'attends pas à ce que l'être humain se comporte en Bisounours, pas plus que je ne le souhaite d'ailleurs, mais l'agressivité latente de certains de nos congénères me semble tout de même assez préoccupante. Pis, cette agressivité n'est pas le fait de quelques énergumènes épars, elle peut surgir n'importe où, de n'importe qui, n'hésitant pas à s'immiscer dans de simples conversations a priori bon enfant, à tel point qu'il en devient très difficile d'engager un débat serein sur quelconque un sujet [particulièrement sur le terrain politique].

J'ai le sentiment que les échanges d'idées se sont mués en guerres de tranchées, chacun assenant ses vérités dans le but de les faire accepter par l'autre au forceps, et qu'il n'y a de fait plus d'échange. J'y vois là une sorte de travers de l'individualisme forcené qui a cours dans notre société : une opposition d'idée est vécue comme une attaque en règle contre une personne physique, au lieu de servir de base à un dialogue intelligent, et donc à la possibilité pour les différentes parties de progresser de concert...

Et cela est bien triste.

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Wednesday, May 28, 2008

Compulsion

Le moins que l'on puisse dire c'est que si la déclaration de revenus simplifiée ne soulage pas particulièrement l'impact de la Douloureuse, elle rend tout de même l'exercice bien moins pénible qu'auparavant : je n'ai en effet plus qu'à y apposer mon autographe à peu de choses près. Ceci dit, qu'il soit ou non fastidieux, l'exercice provoque toujours en moi la même réaction, une sorte d'irrésistible envie d'aller dépenser des sous, en me disant que ça au moins ils ne l'auront pas. [Nota : Ceux d'entre vous qui pensent qu'il ne s'agit là que d'un simple prétexte pour satisfaire mes basses pulsions consuméristes ne sont peut-être pas loin de la vérité, mais je nierais bien entendu énergiquement si d'aventure ils venaient à publiquement émettre cette hypothèse.]

Après avoir rempli mon devoir déclaratif et accessoirement être tombé dans une semi-dépression fiscale en évaluant le montant de ma future imposition, j'ai donc tout naturellement pris le chemin de mon disquaire agitateur préféré.

Au rez-de-chaussée de l'établissement, le choix qui aurait pu s'avérer cornélien ne l'a finalement pas été et je me suis dirigé sans attendre vers le deuxième étage. Mes yeux y ont balayé des dizaines voire des centaines de titres, avant de s'arrêter sur un très sobre objet tout de noir vêtu qui affichait un simple Le Syndicat du Crime - Trilogie en mots rouges et blancs. Cette vision m'a laissé paralysé un instant, avant que dans un sursaut vital l'une de mes mains ne s'empare prestement d'un exemplaire de cette surprise tout à fait inattendue.

John Woo gardera toujours une place de choix dans mon âme de cinéphile amoureux du cinéma de genre : certains de ses films découverts au début des années 90 [The Killer ou Hard Boiled notamment] ont été autant de baffes magistrales qui ont fait voler en éclat tous mes repères de policier d'action et m'ont invité au voyage dans ces productions de HK sur lesquelles je continue de porter un regard bienveillant. A ma connaissance, aucun des volets du Syndicat du Crime n'avait jusqu'à présent été édité en dévédé, d'où ma grande surprise, et je me dis que tomber sur cette pièce en ce jour précis n'était pas le fruit du hasard, mais bel et bien le fait du Destin !

Tout content de mon inestimable trouvaille, je me suis ensuite dirigé vers le sous-sol, rayon Metal puisque j'avais quelques envies de musique puissante. Là encore les bonnes surprises ont été au rendez-vous et j'y ai également vu un Signe du Destin. J'ai donc jeté mon dévolu sans la moindre once de culpabilité sur le dernier album de Powers Court, deux rééditions de Maiden presque données, No Prayer for the Dying & The Number of the Beast, et le dernier Arch Enemy, Rise of the Tyrant, à petit prix.

Les bras chargés de ces quelques auto-cadeaux bienvenus, je suis ressorti du lieu le sourire au lèvre, en me disant toutefois qu'il allait falloir que je me mette sérieusement à la recherche d'un moyen de réduire drastiquement le montant de mon imposition... Des suggestions ?!?

Nota : Il semblerait que les serveurs de mon service de commentaire débloquent un brin en ce moment, mais ne vous inquiétez pas, ça va leur passer...

Fond Sonore : Casino, Bande Originale

Tuesday, May 20, 2008

Paranoïa

Pas vraiment emballé par le film que je viens de voir, je rejoins la lumière du jour sans attendre la fin du générique. A l'extérieur, le soleil brille généreusement, un petit vent caresse mon visage, il fait bon. Les terrasses des cafés environnants sont remplies, les lunettes de soleil de sortie, et le matage va bon train.

Le bus ne tarde pas à arriver. Je m'installe tout au fond, légèrement en hauteur et laisse mon regard se perdre dans la foule. Arrêt suivant, le feu passe au vert, le bus démarre. Un type tape sur les vitres latérales. Le bus, engagé dans le carrefour, s'arrête brièvement à la suite du camion qui le précède. Le gus remonte le véhicule et tambourine à nouveau vers l'arrière. Le bus redémarre et s'en va faire la petite boucle habituelle pour rattraper la Rue du Départ.

J'aperçois au loin le type se hâter en direction du prochain arrêt que nous allons bientôt rallier. Il remonte le bus, pénètre à l'intérieur du véhicule et s'en prend immédiatement à la conductrice. J'ai tapé aux vitres, vous ne m'avez pas laissé monter, commence-t-il avant de poursuivre, Vous ne vouliez pas que je monte, vous pensiez que je ne vous rattraperais pas, mais je suis quand même là !

Le bus démarre mais le type s'enfonce dans un délire paranoïaque, Vous avez la haine, vous vous prenez pour un petit chef dans votre bus, et la conductrice lui demande de descendre au prochain arrêt. Fin de non-recevoir, appel du PC. Le gus prend les voyageurs à partie [Vous avez du temps à perdre, hein, vous avez du temps à perdre ?!?], puis s'adresse de nouveau à la conductrice : Moi je suis là, je ne bougerai pas, j'ai le droit d'aller jusqu'au terminus !

Les secondes s'égrènent, longues, les tons se durcissent, et dans un élan de magnanimité incommensurable et assurément inattendu le type lance soudainement à l'intention des passagers, Je vais descendre, oui, je vais descendre, pour vous, parce que je ne veux pas vous faire perdre de temps, avant de s'exécuter. Le bus redémarre alors pour reprendre le cours normal de son service, et je laisse à nouveau mon regard se perdre dans la ville, tandis que je me demande pourquoi certains prennent un tel malin plaisir à se compliquer la vie...

Fond Sonore : Oasis, Stop The Clocks

Monday, May 19, 2008

Good Ol' Times

Je me suis levé ce matin avec des envies musicales 80's, allez savoir pourquoi. J'ai donc entrepris de flâner un brin sur la toile à la recherche de la petite pépite dont j'allais pouvoir vous faire profiter, et après avoir passé en revue quelques-uns de mes tubes préférés de cette époque vénérée [de "Black Velvet" à "Bette Davis Eyes" en passant par "Total Eclipse of the Heart" j'en passe et des meilleurs], le choix s'est finalement imposé de lui-même, car comme vous l'avez certainement compris depuis belle lurette, I Love Rock'n'Roll !


I looooove Rock'n'roooooll
So put another dime in the jukebox, baby
I looooove Rock'n'roooooll
So come n'take your time n'dance with meeeeeeeeee


Fond Sonore : Joan Jett, I Love Rock'n'Roll

Saturday, May 17, 2008

Iron Man

Les trois semaines de congés dont je viens de bénéficier à la faveur de ponts du mois de mai généreusement reliés m'ont grandement été profitables. Outre la nécessité physique de faire un break, elles m'ont permis de me vider la tête, de me sortir de ma routine et de m'aérer l'esprit, ce dont j'avais bien besoin car voyez-vous ma résistance a des limites, je ne suis pas un homme de fer.

Iron Man est donc sorti sur nos écrans le 30 avril dernier, et non il ne s'agit pas là d'une transition capillotractée. Peu réceptif d'une façon générale aux adaptations de comics, je me suis tout de même laissé tenter à la faveur d'une bande-annonce intéressante, et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu, très loin de là même.

Grand magnat de l'industrie de la défense, Tony Starck est un inventeur de génie milliardaire qui mène une vie dorée et éminemment superficielle. Lors d'une visite d'affaire en Afghanistan, il est enlevé par les troupes d'un chef de guerre local qui lui demande de concevoir dans les grottes de son repaire une réplique de sa dernière arme meurtrière, la terrible bombe Jericho. Sur place, il se rend compte que les rebelles ont mis la main sur un stock non négligeable de produits militaires siglés à son nom, et réalise de fait que son métier de marchand d'arme ne peut se réduire à sa vision manichéenne. En fait de réplique de la bombe Jericho, Tony Stark va mettre au point une armure unique en son genre qui lui permettra de s'échapper de sa geôle. Profondément marqué et transformé par cette expérience, il entreprendra ensuite de donner un sens à sa vie...

Tony Stark, à la différence des autres super-héros récemment aperçu sur les écrans (toute la clique des X-Men notamment), n'est pas un mutant mais un être humain qui ne doit son statut qu'à son intelligence hors-norme. Il est dès lors beaucoup plus facile de s'y identifier, et je crois que là se trouve l'une des clés de mon adhésion au concept [Spiderman étant le contre-exemple qui confirme la règle.].

J'ai été agréablement surpris par la réalisation dynamique et sans temps mort de Jon Favreau qui fait passer les deux heures de métrage sans que l'on ne s'en rende compte. Le casting n'est pas en reste, il est même excellent, agréablement charismatique, et j'ai dans l'idée que ce film doit beaucoup à un Robert Downey Jr qui s'est sérieusement investi dans l'écriture du script et qui se glisse dans le costume de ce milliardaire rock'n'roll comme s'il s'agissait d'une seconde peau. Les inévitables effets spéciaux pour leur part sont tout bonnement magnifiques, ils s'intègrent parfaitement au récit, mais comment aurait-il pu en être autrement avec ce bon vieux Stan Winston à la supervision et les équipes d'ILM en support ?

A mes yeux, Iron Man trouve évidemment sa place dans le haut du panier des films de super-héros, ce qui me conduit à chaudement vous le recommander !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Wednesday, May 14, 2008

(Pre-)Return of ze Captain

Un simple souffle, voila ce que m'ont semblé être ces trois semaines de congés qui se sont achevées le week-end dernier par un petit tour sur la côté Atlantique. Un petit souffle de rien du tout, puis le train-train quotidien m'a sauvagement remis dans le droit chemin, en prenant bien soin de me punir pour mon écart vacancier au moyen d'une reprise calée un jour férié... Et ça c'est très mal, qu'on se le dise !

Le soleil aidant, je n'arrive plus à trouver le sommeil dans ma tanière surchauffée, le boulot m'assaille plus que de raison le saligaud, je suis en quelque sorte un brin rétamé, mais je survis... Oui, je souffre, farpaitement, c'est terrible !

Je ne suis pas bien loin, plusieurs ébauches de posts sont en souffrance d'affinage, mon clavier me manque terriblement, mais je ne puis lutter pour le moment... Ce week-end peut-être ?!? Du moins l'espère-je !

Et vous, ca va ? :)

Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me

Monday, May 5, 2008

One Helluva Good Day !

Un petit samedi soir tranquille, quelques échanges sur MSN, et voilà le dimanche matin la Grito Connection réunie comme à la grande époque au Marché des Enfants Rouges [3e] pour y savourer des capuccinos et les désormais célèbres Choco Cakes. Notre assistance distinguée était composée d'une photographe [Alex], de l'âme soeur de Kylie M. [Castor], d'une personnalité trissociée [Do / Prof / Nick - Rayez la mention inutile... ;p], d'une famille féerique à roues [Phérine & Sub & Choupette], d'un faiseur de rêves [Songe] accompagné, et enfin, last but absolutely not least, d'un éminent monarque [ze King Negrito] également accompagné.


Photo originale by Negrito & Trituration by ze Captain


Une fois la collation avalée, la petite troupe s'est dirigée vers le Square du Temple tout proche, pour y passer un sympathique moment à tailler la bavette tandis que Choupette affirmait son goût pour le ballon rond [C'est assurément une Zidanette en culotte courtes que nous tenons là ! ;)]. Ne reculant devant rien, une fraction d'aventuriers a témérairement poursuivi du côté de la Rue Sainte-Anne [1er] pour y déguster un peu plus tard quelques plats traditionnels japonais dans un petit restaurant cantine d'excellent rapport qualité-prix. Je me suis personnellement laissé tenter par un Yakiniku Don [lamelles de boeuf posées sur un épais lit de riz avec oignons et gingembre] accompagné de soupe Miso, et cela était tout bonnement délicieux ! :o)


Yakiniku Don + Soupe Miso

Direction ensuite le Parc de Bercy [13e] pour tranquillement digérer tout en refaisant un brin ce monde qui en a tant besoin. L'après-midi étant déjà bien avancée, Castor, Do et votre serviteur avons courageusement entrepris de rejoindre Denfert [14e] pour nous repaître d'un rare met italien aux vertus digestives indéniables [Sisi je vous jure !], les glaces Amorino. Mon Grand Cornet [Oué, farpaitement, GRAND Cornet, je voulais être certain de profiter au maaaaaaximum de leurs vertus digestives, indéniables j'ai dit !] m'a donc permis de me délecter d'un savoureux mélange où le sucré de la banane le disputait à la douceur de la framboise tandis que la légère acidité du citron parachevait l'extase gustative qui était mienne... Un pur délice, je ne vous dis que ça ! ;)

Et puis, l'heure de la dissolution de ce qu'il restait de la Communauté Gritienne étant arrivée, nous avons finalement regagné nos pénates respectives, sous la douce chaleur de cet après-midi de printemps, repus et tout simplement heureux. :o)

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Saturday, May 3, 2008

Shutdown Day

Aujourd'hui est le Shutdown Day paraît-il, une initiative visant à nous faire vivre une journée sans notre ordinateur fétiche. J'ignore la nature de la motivation profonde de ses instigateurs (nous faire respirer ou bien économiser de l'énergie), mais ce qui est certain c'est que dans mon cas c'est objectivement raté... :o)

Se tenir éloigné de son ordinateur, pourquoi pas, mais cela signifie alors : plus de programmes ciné, plus d'horaires de transports en commun, plus de partoches, plus de musique, plus de radios, plus d'écriture, plus de programmes tévé, plus de contacts par MSN (que j'utilise autant que d'autres le téléphone)... Soit plus rien de ce que j'utilise quotidiennement et qui fait mon bonheur. En d'autres termes, je le reconnais d'ailleurs sans ambages, l'informatique fait partie intégrante de ma vie et j'aurais bien du mal à m'en passer, ne serait-ce qu'une seule petite journée.

Est-ce un bien, est-ce un mal, je n'en sais rien si ce n'est qu'il s'agit là de l'ère du temps...


La seule chose dont je pourrais faire grief aux organisateurs de cette journée est qu'ils auraient pu lancer leur initiative en plusieurs langues au lieu de présager que tout le monde comprenait l'anglais. Cela aurait ainsi évité que tous les boulangers de mon quartier ne traduisent de travers et ne ferment de concert leurs échoppes pour cette journée de samedi, ce qui est tout bonnement tonteux !

Voilà, c'est dit, je peux donc m'en retourner rêvasser à cette bonne baguette tradition toute chaude et croustillante que je n'aurai pas... *soupir*

Fond Sonore : Lord of the Rings - The Fellowship of the Ring, Bande Originale

Friday, May 2, 2008

Homo Cyprinidus

Un matin, il y a quelques semaines. Je monte dans ma rame habituelle, pose mon séant sur ce siège qui a l'honneur de le recevoir depuis maintenant quelques années, et commence à m'assoupir au son de quelques musiques paradoxalement plutôt fortement rythmées.

*Blom*

Je ne prête pas attention au bruit sourd qui vient de se produire derrière moi.

*Blom*

J'ouvre les yeux et j'aperçois à ma hauteur un type en jogging encapuchonné, arrêté, qui se penche légèrement en avant, et repart d'un pas, puis de deux.

*Blom*

Le sac que porte le gus en bandoulière vient de heurter un siège. Le type s'arrête, regarde son fardeau d'un air las, se penche en avant pour le faire passer par-dessus le dossier du fauteuil, et repart d'un pas, puis de deux.

*Blom*

Son sac vient de cogner le siège suivant. Même air las, même cirque... Qui se répètera jusqu'à l'autre extrémité de la rame...

J'en ai ce jour-là conclu que le zyva devait être un proche parent du poisson rouge.

Fond Sonore : Garden State, Bande Originale

Thursday, May 1, 2008

Gazette Ciné du Muguet

Jeux de Dupes

Déterré un peu par hasard du tas des sorties que j'avais écartées de ma liste de films à voir, je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par cette dernière réalisation du sieur Clooney. Ce film, s'il ne révolutionnera certes pas le cinéma, s'est avéré être un agréable divertissement, fort distrayant, très bien filmé, parfaitement interprété, et last but not least étonnamment bien pourvu en petites répliques qui font mouches. Mentions spéciales à George et Renée qui sont tout bonnement excellents, mais carton orange au distributeur français pour sa traduction de Leatherheads par Jeux de Dupes...

Mongol

J'ai été surpris par ce film que j'imaginais bien fourni en batailles épiques et qui s'est finalement révélé très posé, au rythme assez lent, mais indéniablement empreint d'une certaine magie hypnotique qui m'a captivée. Je me suis laissé porter par l'histoire de ce Grand Khan qui en son temps conquit la moitié du monde mais qui, il faut bien l'avouer, aurait mérité pour second patronyme celui de Monsieur Pas-d'bol...

Shine a Light

Quand je suis entré dans la salle, je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire : à voir les dégaines des spectateurs j'avais le sentiment d'être dans mon élément, la culture rock. Ceci étant, j'ai tout de même été un poil déçu par l'objet et j'hésite à le qualifier de film de concert pas transcendant ou bien de documentaire râté quand je fais le bilan de la playlist qui m'a déçu, de la réalisation pas extraordinaire, du public new-yorkais pas vraiment en délire (un peu trop guindé), des images d'archives trop rares... Mébon, ce qui est certain, c'est qu'à l'âge des Rolling Stones j'aimerais avoir leur patate !

Fond Sonore : Black Snake Moan, Bande Originale

Tuesday, April 29, 2008

Juste pour Rire

L'homme est un animal comme les autres, ça on le sait tous depuis que Darwin a publié ses travaux. Toutefois, là où ce bon vieux Charles s'est planté, c'est que l'homme ne descend pas du singe mais du mouton. La preuve en images :


J'ai toujours adoré l'esprit de ces premières caméras cachées, aux concepts simples mais diablement efficaces. Parmi les plus célèbres, je ne me lasse d'ailleurs pas de la fameuse double porte battante sans vitres...


Si la tradition semble visiblement s'être quelque peu perdue dans l'Hexagone, je suis heureux de constater qu'elle perdure outre-atlantique chez nos cousins Québécois. Il m'est arrivé à plusieurs occasions de profiter de leurs oeuvres à la tévé le dimanche après-midi, et j'ai à chaque fois été ravi par leur créativité et la bonne humeur qui se dégageait de ces séquences, dont vous trouverez ci-après un petit aperçu au travers de deux séries de sketches (respectivement ~7min et ~19min).




Je ne sais pas pour vous, mais mouah ça active mes zygomatiques et ça me détend ! :o)

Fond Sonore : AC/DC, Live '92

Monday, April 28, 2008

(Not so) Funny Games U.S.

Un couple aisé se rend dans sa cossue résidence secondaire pour y passer quelques jours en compagnie de leur fils Georgie et de leur chien. Selects comme il faut, Ann et George écoutent du classique, jouent au golf et possèdent un petit bateau qu'ils utilisent sur le lac situé à l'arrière de la maison. Alors qu'ils prennent possession des lieux, Peter, un jeune homme qu'ils ont aperçu un peu plus tôt chez leurs voisins, se présente à leur porte pour leur emprunter quelques oeufs. La petite famille ne le sait pas encore, mais cette requête d'apparence simple vient de la faire basculer dans l'arène de jeu mortel de deux sociopathes de la plus belle espèce...

Dès les premières minutes du film, on sait au travers du jeu de silence et de musiques que le réalisateur veut délibérément nous malmener. Michel Haneke met ainsi en scène une histoire morbide à la violence crue qui nous donne l'impression de vivre de l'intérieur l'un de ces faits divers dont regorgent les journaux. La spirale infernale dans laquelle le couple est engagé malgré lui, l'idée que chacun d'entre nous pourrait être confronté à ce genre de folie, dérange, génère un double sentiment de malaise.

De fait, l'humour cynique que distille parfois Haneke se révèle malvenu et tombe plutôt à plat, voire décrédibilise même l'ensemble [la scène de la télécommande, assez incongrue] tant et si bien que l'on ne sait plus quel message de fond il souhaite faire passer. Le métrage achève de nous perdre dans sa seconde moitié en oscillant entre les genres, de l'abus de longs (Bien trop longs!) plans fixes complaisamment malsains [le père mutilé qui se traîne à terre] aux clins d'oeil adressés par l'un des sociopathes aux spectateurs.

Je n'ai donc pas aimé ce Funny Games U.S., qui m'aura tout de même été utile pour prendre la décision d'arrêter définitivement les films dont les BA m'auront laissé une impression malsaine...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Lordi, The Arockalypse

Sunday, April 27, 2008

No Funny Games F.

Appuyé contre le piquet de tête de ma file d'attente, je m'emploie tant bien que mal à retirer le plastique protecteur de ma Chupa Chups. Le type arrive près de moi par la transversale et attaque sans s'encombrer d'aucune forme de politesse : T'as pas une cigarette ?

La dégaine du personnage ne me plaît pas, il est nerveux, il a une tête à embrouilles. Je le regarde dans les yeux et me fends d'un simple non, relativement sec, et reporte illico mon attention sur ce satané emballage qui s'efforce de rester attaché au bâton de ma sucette. Tu fumes pas ?, reprend le gars. Je lui réponds d'un simple nan sans même prendre la peine de le regarder, la lutte intense qui a cours au bout de mes doigts revêtant selon moi une bien plus grande importance.

J'entrevois alors en coin le type me toiser de haut en bas avant de s'en retourner sur la chaise qu'il squatte au café d'à côté. Quelques instants plus tard, il se lève en trombe, jette sa cannette de bière contre la portière d'une voiture et s'engouffre dans la bouche de métro située à deux pas.

La Chupa enfin prisonnière de ma cavité buccale, je patiente en feuilletant un journal. Quelques éclats de voix se font soudainement entendre. Je lève les yeux et aperçois l'énergumène de tout à l'heure en train de tournoyer autour d'un ado que tente de protéger un SDF du quartier. Le gus a dégoté une proie facile, il s'excite, mais le gamin a heureusement trouvé un protecteur providentiel. Voyant qu'il n'arrivera à rien, le gars repart une nouvelle fois en trombe pour on ne sait où...

Peut-être reviendra-t-il, je n'en saurai rien, car c'est enfin l'heure de ma séance.

Fond Sonore : The Shins, Oh, Inverted World

Thursday, April 24, 2008

Gazette Ciné - Séance de Rattrapage

Une petite série de films vus cette année et dont je n'ai pas parlé ou bien par manque de temps ou bien par manque d'inspiration...


3h10 pour Yuma

"Pourquoi ne pas tenter de traiter les idées du film d'origine avec une perspective plus moderne ?", se demandait James Mangold en commençant à travailler le scénario de ce remake. Pourquoi pas en effet, mais du coup cette nouvelle version de 3h10 pour Yuma manque singulièrement de ce qui faisait le charme des westerns d'antan, le côté sale et poussiéreux. Je ne me suis pas vraiment ennuyé pendant la séance, mais j'ai trouvé l'objet un brin poussif et peinant à me faire adhérer aux enjeux. Dommage.


Bienvenue chez les Ch'tis

Carton dans les salles oblige, j'ai attendu que la folie Ch'tis se calme un brin avant d'aller voir ce film et de me faire mon avis. Alors, oui c'est sympa, oui c'est divertissant, oui j'ai passé un bon moment... Mais je ne le verrai probablement pas deux fois, alors que je ne compte plus mes visionnages de La Grande Vadrouille...


It's a Free World

Constat désabusé d'un monde moderne où l'homme est un loup pour l'homme. J'ai franchement eu du mal à rentrer dans l'histoire, surtout que j'avais toujours en mémoire le précédent film de Ken Loach, Le Vent se Lève, beaucoup plus romanesque et enlevé.



Mad Detective

Un film prometteur avec de très bonnes idées (notamment la représentation des personnalités multiples, des "démons dans le coeur des gens") gâchées par une narration inutilement alambiquée et quelques scènes ridicules (l'intro avec la valise, l'enterrement simulé). Déception donc, nouvelle illustration de ce que quantité ne rime pas toujours avec qualité... Pensez-y donc Mr To...


MR 73

Un polar sombre, très sombre, remarquablement bien interprété par un Daniel Auteuil à fond dans son rôle, mais qui pèche par un excès d'introspection et d'effets de styles (étrange photo par instants, caricature forcée de l'univers carcéral,...). Peut-être le film le plus personnel d'Olivier Marchal dont les deux précédentes réalisations, Gangsters et 36 Quai des Orfèvres, ont de loin ma préférence.


No Country for Old Men

Un film d'ambiance assez unique qui fleure bon la sueur et la poussière du sud des Etats-Unis. C'est décalé, furieux, barré, bref tout bonnement indispensable ! :)





Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Wednesday, April 23, 2008

Boomerang

Arrivé devant l'agence seuneuceufeu un bon quart d'heure avant l'ouverture, je marche de long en large, comptant les demi-dalles (et il y en a assurément moins que jusqu'à Rome), admirant la peinture du mur au plafond ou regardant passer les badauds Avenue du Maine. Un premier papy arrive, tout guilleret, me sourit et paf se poste juste devant la porte encore fermée. Ben voyons, pense-je.

Trente secondes s'écoulent, puis un couple du troisième âge se pointe à son tour et va directement se planter derrière le premier bonhomme. Ben voyoooons, repense-je. Trente nouvelles secondes et une mamie vient rejoindre papy numbeur ouane tandis qu'un autre couple de sexagénaires arrive d'on ne sait où pour à son tour faire la queue...

Je commence à entrevoir là quelque manifestation du Complot, je rumine un brin, je chouine intérieurement, pensant qu'elle est belle la vieillesse, qu'elle abuse allègrement de la situation à passer comme si de rien n'était sous le nez des gens... Et c'est à cet instant précis, alors que l'agence venait tout juste d'ouvrir, que le premier papy s'écarte pour me laisser la place avec un large sourire, vu que vous étiez là en premier....

Et là je me suis senti vieux con.

Fond Sonore : The Beatles, 1962-1966

Tuesday, April 22, 2008

Speedy Mamieles

Qui dit vacances, dit également changement de rythme : le réveil est remisé au placard, tandis que le badge du boulot est rangé au fond d'un tiroir [histoire d'être certain de s'appeler "Oubli Badge" le jour de la reprise sinon c'est pas drôle]. Ceci étant, les vacances n'effacent malheureusement pas la nécessité d'accomplir des taches d'intendance aussi passionnantes que le ravitaillement alimentaire. C'est ainsi qu'aujourd'hui, de bon matin, je me suis retrouvé dans les rayonnages de mon supermarché attitré, dont je ne tairai le nom mais sachez qu'il atac atac ataaaac leeeeees priiiiiix.

Ma liste d'emplettes fermement tenue en main, je ne traîne pas, zigzaguant habilement entre les caddies du troisième âge et les palettes des employés plus ou moins affairés, tant et si bien qu'à peine une petite vingtaine de minutes après être entré dans le lieu j'entame déjà la queue aux caisses. Alors que la caissière, pardon l'hôtesse de caisse, n'en finit plus de sortir des duplicatas de tickets pour le client précédent, une petite voix se fait entendre derrière moi...

Ouuuuuh, c'est long, commence-t-elle avant de poursuivre, A mon âge c'est difficile d'attendre debout comme ça, tandis que la personne qui l'accompagne acquiesce généreusement. Ma vision périphérique, couplée à un habile et discret mouvement de tête, me permet d'apercevoir une petite mamie d'aspect frêle, plutôt fatigué. Je l'imagine alors souffrir d'arthrite et d'arthrose, de troubles de l'équilibre ou que sais-je encore, avant d'envisager de lui céder ma place. Et avec le monde on n'est pas sorti, reprend-elle un peu plus fort d'un ton quelque peu agacé...

Là mes velléités de prévenance volent en éclat comme un bonhomme de neige kické par Chuck Norris, et je pense intérieurement : Eh bien écoute ma pauvre Lucette, tu veux passer ? Ok, pas de problème, mais dans ce cas, arrête tes allusions peu finaudes, adresse-toi directement à moi et je m'effacerai sans polémiquer aucunement devant ton auguste personne...

C'est alors que j'aperçois une hôtesse de caisse qui s'installe un peu plus loin. La voix derrière moi prend immédiatement des accents de vive fermeté, qui tranchent ouvertement avec le ton faiblard auparavant et mise, et lance impérieusement à sa voisine, Là-bas !, avant de redresser son dos et de partir comme une fusée jusqu'à l'endroit désigné, sans même s'aider de sa canne... Envolée l'arthrite, disparue l'arthrose, évanouie l'allure fatiguée, pulvérisée l'apparente fragilité, pfiout, c'est magique !

Sacrée filoute la mamie, en fait elle avait la pêche, elle a juste voulu me prendre pour une truffe mais je me félicite de n'avoir point été bonne poire...

Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Monday, April 21, 2008

BashFR - Quotes of ze Day

Quelques petites perles aperçues aujourd'hui sur BashFR :

Quote n° 7041
(AnToiNe) dis, tu pourrais me faxer une feuille simple à grand carreaux please ?
(AnToiNe) j'en ai plus

Quote n° 7039
(Plop) Je vient de remarquer que sur mon t-shirt "Free Tibet" sur l'etiquette étais marqué "made in china" -_-"

Quote n° 7030
(Dislogical) un pote m'a montré Age Of Empire II y'a pas longtemps
(Dislogical) étant plutot orienté FPS Old-school, je connaissais aps trop
(Dislogical) au début j'appréciais pas trop le truc, y'avait trop un coté tactique sans bourrinage
(Dislogical) et c'est au moment où j'ai vu 6 villageois massacrer, dépecer et réduire en lambeaux un pauvre mouton qui venait vers eux - sans doute dans unbut amical - que j'ai pris goût à ce jeu.

Quote n° 7027
(Cocolastico) N'empêche il n'y aurait pas eu la Deuxième Guerre Mondiale, on aurait jamais vu La Grande Vadrouille....

Quote n° 7020
Duc) Ya pas a dire, Linux c'est bien, mais le plug n' play ressemble plus souvent a du plug n' pray

Quote n° 7015
(Petrucci) En Suède, ils ont du fer et ils savent pas qoi en foutre. Au Vatican c'est l'inverse.

Quote n° 7010
(lea) Question 28 : Qu'est ce que le petit prince ramone régulierement sur sa planete ?
(Ewilan) la petite princesse


Une feed à suivre dans votre aggrégateur si ça n'est déjà le cas ! ;)

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Doomsday

2008, Ecosse. La Faucheuse, virus redoutable et totalement incontrôlable, fait son apparition au beau milieu du pays. Devant l'ampleur du désastre, le gouvernement britannique décide de boucler la région, abandonnant par là-même la population écossaise à une mort certaine. 2033, la Faucheuse réapparaît en plein coeur de Londres. Afin de prévenir une redite du scénario écossais, les autorités décident d'envoyer dans le nord de l'île une équipe chargée de mettre la main sur un hypothétique antidote...

Un zeste de New-York 1997, une pincée de Mad Max, une lichette de 28 Jours Plus Tard, voilà l'agréable cocktail que nous sert Neil Marshall avec Doomsday. Un pitch sympatoche, de l'action en continu, de l'humour, des cascades old school, une héroïne mi-ange mi-démon, une réalisation dynamique, c'est fun, c'est cool, bref c'est boooon ! :)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Neal Casal, Anytime Tomorrow

Sunday, April 20, 2008

Penelope

Il y a un petit paquet de décennies, un fils Wilhern a eu la regrettable idée de prendre du bon temps avec l'une des servantes de la maison et de lui faire don d'une petite graine qui a trouvé terrain fertile à sa mesure. Initialement décidé à l'épouser, il a toutefois rapidement renoncé à son projet, conventions sociales obligent. Quelque peu courroucée, la sorcière du village jeta alors un sort à la famille : le prochain enfant de sexe féminin serait affublé d'appendices porcinetesques. Quelques générations passèrent sans qu'aucune naissance ne soit marquée du Sceau de la Rose, jusqu'à ce que Pénélope ne pointe le bout de son nez, pardon, de son groin. La jeune femme grandira recluse dans la demeure familiale, tandis que ses parents lui chercheront sans relâche le mari de bonne famille qui saura faire sauter la malédiction...

Pénélope est un conte de fée moderne et coloré qui par certains aspects m'a rappelé l'univers du grand Tim. Derrière une morale qui peut sembler facile se cache une vérité essentielle sur l'acceptation de soi dans ce monde où le paraître s'érige en art de vivre. Divertissant, parfaitement interprété et ingénieusement réalisé, Pénélope m'a séduit dès les premières images, ce qui me conduit à chaudement vous le recommander !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak