Always be a first rate version of yourself, not a second rate version of someone else.
- Judy Garland
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Les premières minutes d'un film se révèlent souvent décisives, et dans le cas présent elles m'auraient presque effrayé... La séquence d'ouverture -naissance du canasson- m'a ainsi donné l'étrange impression d'assister à un feuilleton échappé de chez Disney Channel, ce qui était évidemment de mauvais augure, et bien malheureusement ce sentiment m'a accompagné tout du long de la bobine.
1665, Mer des Caraïbes. La Jamaïque bat alors pavillon anglais, et le représentant de la Couronne Britannique -Sir James Almont- la dirige depuis Port-Royal. Le Gouverneur apparaît bien laxiste aux yeux de certains -la ville pullule de pirates débauchés-, mais il trouve néanmoins appui auprès du Roi Charles II, car il pourvoit régulièrement son monarque en trésors le plus souvent dérobés aux Espagnols. Ayant eu vent de l'étrange comportement d'un navire ibérique, Sir James organise un dîner en n'oubliant pas de convier ce vieux briscard des mers qu'est Edward Hunter. Ce dernier voit son intérêt évidemment éveillé lorsqu'il comprend qu'un navire chargé d'or a trouvé refuge dans la forteresse espagnole réputée imprenable de Matanceros. Ni une ni deux, l'homme monte un équipage et prend la mer, couvert par une lettre de marque britannique, avec en ligne de mire la promesse d'un conséquent trésor...
Sur la planète Tridan, le Royaume de Gandahar apparaît comme un havre de paix plutôt idyllique. La population y mène une vie tranquille, d'amour et d'eau fraîche pour ainsi dire, en harmonie avec la nature. L'horizon du Royaume s'assombrit toutefois quand les oiseaux-miroirs -sortes de caméras de surveillance ambulantes- détectent des intrusions belliqueuses aux frontières. La Reine mandate alors l'un de ses chevaliers, Sylvin Lanvère, pour enquêter sur ce qui semble être une étrange armée d'hommes-robots. Le jeune homme s'envole sans attendre en mission, et représente sans le savoir le dernier expoir de Gandahar...
Le texte prend la forme d'un compte-rendu d'expédition scientifique en Antarctique par son instigateur principal, un géologue de l'Université de Miskatonic. L'homme souhaite par son récit mettre en garde les organisateurs de la mission qui doit succéder à la sienne, et par là-même parvenir à les stopper dans leur élan. Pourquoi donc ? Parce que la zone recèle des secrets qui doivent le rester, sous peine de voir l'équilibre du monde complètement bouleversé... Oueps, farpaitement.
Force est de constater que l'ajout d'une dose de 3D en post-prod n'a pas changé la donne pour ce premier volet qui pour moi est toujours aussi fantôme, mais je n'avais pas vraiment d'illusions. J'ai néanmoins profité de cette ressortie pour avoir le loisir de savourer cet instant unique où la lumière s'éteint et où la magnifique musique de John Williams prend le relai. Néanmoins, je profite de l'occasion pour signaler à George qu'en dépit de ma fanittude inconditionnelle de l'univers de Star Wars, je pense vraiment qu'il tire un peut trop sur la corde et qu'à force il tue les bobines. Je préfèrerais de loin voir poindre l'horizon d'une nouvelle trilogie centrée sur la Nouvelle République, comme cela avait été à l'origine temps envisagé. 'Fin bref, tout ça pour dire que cette ressortie de Star Wars : Episode I - La Menace fantôme en 3D ne mérite pas plus d'attention que ça, à moins d'en être un inconditionnel, ou de ne pas connaître.
Suède, de nos jours. Mikael Blomkvist [Daniel Craig] vient de perdre un procès en diffamation intenté par un investisseur notoire, un certain Wennerström, ce qui le met en délicate posture, tout comme le journal qu'il a cofondé, Millénium. Il se voit alors contacté par l'avocat de l'un des plus puissants capitaines d'industrie du pays, Henrik Vanger [Christopher Plummer], qui le convie à une entrevue avec son employeur. Ce dernier propose au journaliste d'investigation d'enquêter sur la disparition de sa nièce survenue quelques décennies plus tôt, persuadé qu'il est qu'elle a été assassinée par l'un des membres de sa (grande) famille.

Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.
- Henry David Thoreau
Hawaï, de nos jours. La femme de Martin King [George Clooney], Elizabeth, a été victime d'un accident de bateau alors qu'elle recherchait le frisson nautique, et se trouve depuis lors plongée dans un profond coma. Son état d'abord stationnaire se dégrade rapidement en dépit de l'assistance médicale dont elle bénéficie, et ses jours se voient comptés. Martin doit donc faire face à cette proche et fatale perspective en compagnie de ses deux filles, Alexandra (17 ans) et Scottie (10 ans), avec lesquelles le dialogue reste difficile.
Max Brooks propose avec ce World War Z un nouvel objet singulier, un livre qui se présente comme un rapport brut réalisé dans le cadre d'une mission des Nations Unies près d'une décennie après la fin officielle de la Guerre des Zombies, fin actée par la "libération" de la dernière grande puissance mondiale.