Monday, February 27, 2012

Etre (2)

Always be a first rate version of yourself, not a second rate version of someone else.

- Judy Garland


[via]

Sunday, February 26, 2012

Emplettes S8


[© Ze Captain]


Petite sortie hier en fin d'après-midi pour un léger regarnissage de PAL dans une FNAC étonnamment calme, effet vacances peut-être... Cette fois dans la besace :
  • Into the Wild de John Krakauer : Le roman à l'origine du film éponyme qui figure dans ma dévédéthèque mais que je n'ai pas encore vu.

  • 127 Heures de Aaron Ralston : Le livre témoignage qui a servi de base à Danny Boyle pour ce film lui aussi éponyme qui a su me séduire l'an passé.

  • Dexter Revient ! / Les Démons de Dexter / Dexter dans de Beaux Draps / Ce Délicieux Dexter : Quatre bouquins de Jeff Lindsay consacré à ce personnage que l'on ne présente plus, Dexter, et qui font suite à Ce Cher Dexter que je viens tout juste de commencer.

Cheval de Guerre

Les premières minutes d'un film se révèlent souvent décisives, et dans le cas présent elles m'auraient presque effrayé... La séquence d'ouverture -naissance du canasson- m'a ainsi donné l'étrange impression d'assister à un feuilleton échappé de chez Disney Channel, ce qui était évidemment de mauvais augure, et bien malheureusement ce sentiment m'a accompagné tout du long de la bobine.

Le défaut majeur de ce Cheval de Guerre réside en sa narration faiblarde, invraisemblable, qui du cheval fait un fil rouge plus qu'un réel personnage central. Aux bipèdes qui traversent la bobine, il est difficile de s'attacher tant leur présence se révèle fugace. Un fil rouge équidé, des humains filants, l'impression de voir des sketches se succéder, sans le moindre souffle épique contrairement à ce que suggère la bande-annonce -trompeuse et qui en montre bien trop-, bref de l'ennui.

A côté de ce flagrant manque d'âme maladroitement comblé par des violons tire-larmes se joue sur l'écran une véritable aberration linguistique... S'il est parfaitement logique que les anglais s'expriment dans la langue de Shakespeare, cela l'est beaucoup moins pour les allemands, surtout lorsqu'ils échangent entre eux... Même topo pour les français, qui de surcroît arborent ici un bel accent bien franchouillard qui sur certains mots jure franchement. Mébon, je n'étais plus à ça près.

'Fin bref je ne m'étendrai pas davantage, j'ai déjà accordé trop de temps à ce film qui n'en méritait pas tant, et je vais de suite le ranger au rayon des catastrophes à oublier.

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Tuesday, February 21, 2012

Le Café



Crédits :
Chanson : "Le Café" par Oldelaf et Monsieur D
Réalisation Clip : Stephanie Marguerite & Emilie Tarascou
Production : Ecole des Métiers du Cinéma d'Animation (EMCA)

Monday, February 20, 2012

Au-Delà

Les évènements ne sont que l'écume des choses, ce qui m'intéresse, c'est la mer.

- Paul Valéry in "Regards sur le Monde Actuel"

Sunday, February 19, 2012

Pirates - Michael Crichton

1665, Mer des Caraïbes. La Jamaïque bat alors pavillon anglais, et le représentant de la Couronne Britannique -Sir James Almont- la dirige depuis Port-Royal. Le Gouverneur apparaît bien laxiste aux yeux de certains -la ville pullule de pirates débauchés-, mais il trouve néanmoins appui auprès du Roi Charles II, car il pourvoit régulièrement son monarque en trésors le plus souvent dérobés aux Espagnols. Ayant eu vent de l'étrange comportement d'un navire ibérique, Sir James organise un dîner en n'oubliant pas de convier ce vieux briscard des mers qu'est Edward Hunter. Ce dernier voit son intérêt évidemment éveillé lorsqu'il comprend qu'un navire chargé d'or a trouvé refuge dans la forteresse espagnole réputée imprenable de Matanceros. Ni une ni deux, l'homme monte un équipage et prend la mer, couvert par une lettre de marque britannique, avec en ligne de mire la promesse d'un conséquent trésor...

Cette perspective apparaît aussi excitante que la mise en place initiale est étonnamment bien fichue : elle a en effet ce parfum des films d'aventures de la Grande Epoque (Les Révoltés du Bounty par exemple). A la différence toutefois de ces bobines, Michael Crichton présente un quotidien pas vraiment reluisant, une ville de Port-Royal qui tient plus de la porcherie que d'autre chose, à l'instar des fonds de cales d'ailleurs, l'une comme les autres baignant dans les excréments [bon appétit], bref un cadre somme toute loin d'être idyllique.

Ce réalisme prévaut grosso modo tout du long, même si des invraisemblances pointent parfois le bout de leur nez [la baston-surf sur le kraken O_o]. On pourrait passer sur cet aspect si le récit ne donnait pas l'impression d'être parfois expédié [les cannibales], et d'une certaine manière globalement inabouti. D'ailleurs, le texte ayant été publié après le décès de l'auteur [2008 pour un © en 2009], on se demande si l'éditeur n'a pas récupéré un manuscrit non finalisé qu'il a décidé de publier "tel quel" sans en avertir le lecteur, simplement dans l'optique de récupérer quelques (centaines de milliers de) dollars supplémentaires... :-/ Cela pourrait peut-être expliquer les agaçantes erreurs de typographie... A moins que le texte n'ait été revu par ce même secrétaire de publication qui n'avait déjà pas fait son taf pour Soleil Levant...

'Fin bref, j'ai apprécié de me trouver plongé dans une histoire de corsaires, mais je n'ai pas été pleinement satisfait et je pense sincèrement que ce roman n'a pas été livré dans une version finalisée : il clairement aurait dû bénéficier de disons 150 / 200 pages supplémentaires... Néanmoins, ce bouquin a au moins eu le mérite -non négligeable- de répondre à cet appel du large qui parfois me taraude et de me motiver à envisager de m'attaquer à la vingtaine de romans historiques de Patrick O'Brian, dont la première adaptation ciné Master and Commander : De l'Autre Côté du Monde m'avait bien emballé !

Saturday, February 18, 2012

Gandahar - Jean-Pierre Andrevon

Sur la planète Tridan, le Royaume de Gandahar apparaît comme un havre de paix plutôt idyllique. La population y mène une vie tranquille, d'amour et d'eau fraîche pour ainsi dire, en harmonie avec la nature. L'horizon du Royaume s'assombrit toutefois quand les oiseaux-miroirs -sortes de caméras de surveillance ambulantes- détectent des intrusions belliqueuses aux frontières. La Reine mandate alors l'un de ses chevaliers, Sylvin Lanvère, pour enquêter sur ce qui semble être une étrange armée d'hommes-robots. Le jeune homme s'envole sans attendre en mission, et représente sans le savoir le dernier expoir de Gandahar...

Les péripéties qui jalonnent l'enquête de Sylvin Lanvère se suivent avec une étonnante facilité, probablement grâce à l'écriture fluide Jean-Pierre Andrevon, élément qui m'avait déjà interpellé lors de la lecture d'un autre ouvrage du même auteur, Un Horizon de Cendres. L'ambiance du roman m'a rappelé avec plaisir celle de l'adaptation animée de René Laloux (1989), mais j'ai été déçu de ne pas voir ici développée la question des mutants comme cela était -dans mon souvenir- le cas pour le dessin animé. Les mutants y apparaissaient en effet marqués non seulement dans la chair mais également dans l'âme, rejetons de l'ère génétique de Gandahar, ne s'exprimant plus au présent mais en une étrange combinaison d'imparfait / futur [ex : "J'étais serai habitant de telle ville."], stigmatisant ainsi leur vie de souffrance qui pour eux n'en était pas une.

Les quelques deux cents pages s'avalent très rapidement et une fois parvenu à leur terme j'ai marqué un temps d'arrêt en pensant : "tout ça pour ça"... Je suis en quelques sorte resté sur ma faim, même si l'épilogue apparaît logique, dans la continuité du texte. J'aurais juste aimé quelque chose de plus flamboyant...

Passée cette petite déception finale, j'ai fait un sort aux deux nouvelles qui suivent le roman, Le Château du Dragon et Un Quartier de Verdure. Les deux historiettes sont présentées comme des aventures de Sylvin Lanvère, mais la parenté n'a rien d'évident tant les univers de ces textes diffèrent de celui de l'oeuvre qui les précède. Leur lecture n'a pas été déplaisante, le château de la première m'a (de loin) rappelé la ville forteresse in Les Clous Rouges de Robert Howard (cf. le recueil Conan chez Milady), la seconde m'a surprise par son côté barré un peu space, mais sans plus.

Bref, une lecture plaisante d'un bout à l'autre, sans pour autant que les textes ne soient ultimes.

Monday, February 13, 2012

Rappel

L'absurde et le dérisoire forment parfois l'essentiel.

- Elisabeth Carli


[via]

Sunday, February 12, 2012

TWIY - Change Log - 02/2012

Comme vous l'aurez probablement noté -à moins de lire ceci depuis un reader quelconque ;p-, je viens tout juste de refaire la peinture du lieu. Un changement de décor dans la continuité, la modification la plus conséquente étant invisible à vos yeux puisqu'elle concerne la conversion du layout vers le modèle "évolué" de Blogger.

Je vais fignoler deux trois trucs dans les jours à venir, mais a priori c'est fonctionnel. Si vous deviez néanmoins noter un truc qui cloche, n'hésitez pas à me le signaler ! Merci d'avance ! :o)

Saturday, February 11, 2012

Les Montagnes Hallucinées - H.P.Lovecraft

L'adaptation cinématographique par Maître Guillermo Del Toro de ces Montagnes Hallucinées du sieur Lovecraft ayant été remisée au placard (pour des questions -si je ne m'abuse- de budget et de classification), j'ai décidé de prendre les devants et de m'attaquer au court roman dont il est question.

Le texte prend la forme d'un compte-rendu d'expédition scientifique en Antarctique par son instigateur principal, un géologue de l'Université de Miskatonic. L'homme souhaite par son récit mettre en garde les organisateurs de la mission qui doit succéder à la sienne, et par là-même parvenir à les stopper dans leur élan. Pourquoi donc ? Parce que la zone recèle des secrets qui doivent le rester, sous peine de voir l'équilibre du monde complètement bouleversé... Oueps, farpaitement.

L'idée de base est assez passionnante, surtout replacée dans le contexte des années 30. A cette époque la conquête spatiale n'avait pas encore débuté, la surface de la Terre pouvait de fait aisément dissimuler certains recoins à l'observation humaine, et offrir autant de perspectives d'aventure... Qui se sont malheureusement évanouies avec l'envol des premiers satellites artificiels.

Le texte présente un premier abord assez aride, principalement en raison de sa nature descriptive et de la généreuse utilisation du vocabulaire géologique, domaine scientifique qui inexplicablement m'a toujours rebuté. J'ai donc failli caler plusieurs fois, mais j'ai néanmoins persévéré comme à mon habitude et je m'en suis par la suite félicité, car le récit du géologue donne des indices (très) appréciables quant à l'origine des Anciens et leur arrivée sur Terre.

On en apprend ainsi beaucoup sur ces civilisations qui ont foulé le sol de la Planète Bleue bien avant notre ère, et cette thématique est prolongée au-delà des Montagnes Hallucinées dans la nouvelle qui lui fait suite dans cette édition du bouquin, Dans l'Abîme du Temps. Ce second texte adopte une optique similaire à celle du premier, à savoir un témoignage visant à décourager une entreprise d'exhumation de vestiges archéologiques. Moins ardu à lire, il s'est révélé tout aussi intéressant et bien ficelé, à une notion près, un peu casse-gueule, mais dont je ne peux malheureusement parler sous peine de gâcher le plaisir des potentiels futurs lecteurs.

A posteriori, je comprends que le projet de Del Toro puisse être difficile à monter, mais je pense que ce réalisateur fait partie des rares cinéastes capables de le porter. Prends ton temps Guillermo, nous avons confiance en toi ! \o/

Friday, February 10, 2012

Religion in a Nutshell

Star Wars : Episode I - La Menace fantôme (3D)

Force est de constater que l'ajout d'une dose de 3D en post-prod n'a pas changé la donne pour ce premier volet qui pour moi est toujours aussi fantôme, mais je n'avais pas vraiment d'illusions. J'ai néanmoins profité de cette ressortie pour avoir le loisir de savourer cet instant unique où la lumière s'éteint et où la magnifique musique de John Williams prend le relai. Néanmoins, je profite de l'occasion pour signaler à George qu'en dépit de ma fanittude inconditionnelle de l'univers de Star Wars, je pense vraiment qu'il tire un peut trop sur la corde et qu'à force il tue les bobines. Je préfèrerais de loin voir poindre l'horizon d'une nouvelle trilogie centrée sur la Nouvelle République, comme cela avait été à l'origine temps envisagé. 'Fin bref, tout ça pour dire que cette ressortie de Star Wars : Episode I - La Menace fantôme en 3D ne mérite pas plus d'attention que ça, à moins d'en être un inconditionnel, ou de ne pas connaître.

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Sunday, February 5, 2012

Silly Symphony - The Skeleton Dance

Un sympathique cartoon des studios Disney (1929) dégoté un peu par hasard sur la toile... Enjoy ! :o)

Etre

Be yourself; everyone else is already taken.

- Oscar Wilde


[via]

Saturday, February 4, 2012

Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes

De la trilogie de Stieg Larsson, je ne connaissais jusqu'ici strictement rien. Je n'avais en effet pas vu les précédentes adaptations ciné pas plus que je n'avais lu les romans. C'est donc sans a priori aucun que je suis allé voir cette adaptation par Fincher du premier tome, et c'était tout aussi bien.

Suède, de nos jours. Mikael Blomkvist [Daniel Craig] vient de perdre un procès en diffamation intenté par un investisseur notoire, un certain Wennerström, ce qui le met en délicate posture, tout comme le journal qu'il a cofondé, Millénium. Il se voit alors contacté par l'avocat de l'un des plus puissants capitaines d'industrie du pays, Henrik Vanger [Christopher Plummer], qui le convie à une entrevue avec son employeur. Ce dernier propose au journaliste d'investigation d'enquêter sur la disparition de sa nièce survenue quelques décennies plus tôt, persuadé qu'il est qu'elle a été assassinée par l'un des membres de sa (grande) famille.

Mikael Blomkvist accepte ce challenge qui a le bon goût de le tenir éloigné de la capitale, et lui permet de fait de prendre du recul sur sa condamnation en justice. Le cas qui lui est soumis se révélant rapidement plus tentaculaire que prévu, le journaliste exprime le besoin de se faire assister dans ses recherches. Il se retrouve ainsi bientôt en relation avec Lisbeth Salander [Rooney Mara], jeune marginale doué d'un talent inné d'enquêtrice. Le duo trouvera rapidement son rythme de croisière, pour au final déterrer de bien sombres histoires...


[© Sony Pictures Releasing France]

L'association de ces deux enquêteurs dissemblables au plus haut point fonctionne néanmoins plutôt bien. Daniel Craig se fond aisément dans son personnage, il apparaît crédible dans ce rôle d'homme plus ancré dans la réflexion que dans l'action. Toutefois, c'est plutôt sa partenaire Rooney Mara qui a retenu mon attention. Elle parvient ainsi à rendre attachante son personnage, cette âme tourmentée et malmenée à la fois par la vie et les hommes. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé cette Lisbeth Salander plutôt sexy, n'en déplaise à certains.


[© Sony Pictures Releasing France]

La réalisation de Fincher se trouve (Evidemment ?) captivante, l'intrigue se déroule à rythme constant sans que les 2h38 ne se fassent ressentir (et ça c'est indéniablement bon signe). Néanmoins j'ai tout de même eu l'impression que nombre d'éléments n'avaient été qu'effleurés, et que la famille de l'industriel Henrik Vanger n'a pas livré tout ses secrets. Pour en savoir plus, probablement faudra-t-il que je me plonge dans le premier roman de la trilogie, ce qui ne devrait pas trop tarder, les bouquins figurant dorénavant en bonne place dans ma PAA.

Au final, il m'en reste un bon souvenir, et je pense sincèrement que ce Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes vaut le coup d'oeil si comme moi vous étiez totalement étranger à cet univers de Millénium. Dans le cas contraire, je ne saurais trop dire...

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Bonus : Le générique de cette bobine, avec l'excellente cover de l'Immigrant Song de Led Zep... Enjoy ! :o)

Tuesday, January 31, 2012

Hic et Nunc

Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.

- Henry David Thoreau


[via]

Sunday, January 29, 2012

The Descendants

Hawaï, de nos jours. La femme de Martin King [George Clooney], Elizabeth, a été victime d'un accident de bateau alors qu'elle recherchait le frisson nautique, et se trouve depuis lors plongée dans un profond coma. Son état d'abord stationnaire se dégrade rapidement en dépit de l'assistance médicale dont elle bénéficie, et ses jours se voient comptés. Martin doit donc faire face à cette proche et fatale perspective en compagnie de ses deux filles, Alexandra (17 ans) et Scottie (10 ans), avec lesquelles le dialogue reste difficile.

La délicate période de l'attente du décès inéluctable se trouve filmée avec une délicate pudeur, une émotion sincère. J'ai trouvé l'ensemble réaliste, d'expérience, laissant entrevoir ces immanquables révélations, ce resserrement des liens, ces banalités faussement encourageantes de l'entourage distant, ces adieux personnels entre chacun des (très) proches et le futur défunt. Si l'émotion est au rendez-vous, la bobine se voit toutefois sauvée d'une atmosphère trop lourde par des petites touches d'humour et une continuelle musique hawaïenne qui la berce d'une douce mélancolie.


[© Unknown]

Côté interprètes, tous livrent une partition très juste, je n'y ai pas décelé de fausses notes. George Clooney se glisse ainsi sans difficulté dans ce rôle d'un quinqua lambda confronté à une tragédie, confirmant une fois de plus sa qualité d'acteur caméléon. Quant à savoir si cela pourrait lui valoir un Oscar, pourquoi pas...

Bref, je ne vois rien à redire au sujet de The Descendants, et vous le recommande donc !

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Sunday, January 22, 2012

World War Z - Max Brooks

Mu par une irrépressible envie de lire du zombie, j'avais acquis en même temps ces deux ouvrages de Max Brooks dont on me vantait tant les mérites, Guide de Survie en Territoire Zombie & World War Z. Mon enthousiasme est toutefois rapidement retombé pendant la lecture du Guide [j'en parlais là], et j'ai donc relégué le second bouquin au fin fond de ma PAL, pour l'en tirer un peu par inadvertance...

Max Brooks propose avec ce World War Z un nouvel objet singulier, un livre qui se présente comme un rapport brut réalisé dans le cadre d'une mission des Nations Unies près d'une décennie après la fin officielle de la Guerre des Zombies, fin actée par la "libération" de la dernière grande puissance mondiale.

Concrètement L'ouvrage consiste en une collection d'entretiens réalisés auprès de différents témoins de cette longue guerre, des personnalités d'origines diverses qui chacune présente une vue complémentaire sur les évènements. Je pensais que l'exercice allait être un chouille rébarbatif, mais il s'est bien au contraire révélé extrêmement ludique : les témoignages sont autant de briques qu'il faut convenablement agencer pour petit à petit détourer et appréhender ce conflit mondial, depuis ses premiers frémissements jusqu'à l'après-conflit.

Les entretiens se voient rapportés bruts de fonderie, sans altération du rapporteur, ce qui ne les réduit pas à des extraits dépourvus d'émotion tel que l'on pourrait s'attendre à les trouver dans un rapport administratif à la description clinique. On plonge donc dans les mémoires de ces protagonistes, ce qui nous permet de vivre les évènements par procuration et les rend d'autant plus terrifiants alors que l'on se demande quel aurait bien pu être notre comportement à leur place.

Objectivement, j'ai pris un grand plaisir à la lecture de cet ouvrage, ce qui par contraste avec le Guide a constitué une surprise largement inespérée. De fait, je me vois obligé de le recommander, car il serait vraiment dommage de ne pas lui donner sa chance.

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

Thursday, January 19, 2012

Prisoners

Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.

- Charles Bukowski


[via]