Cette nouvelle adaptation du texte de PK.Dick m'a fait l'effet d'une attraction de fête foraine. La bobine happe l'attention dès les premiers instants et la maintient captive tout du long grâce à son rythme trépidant, mais il ne reste au final pas grand-chose une fois les lumières rallumées.Total Recall - Mémoires Programmées donne dans une surenchère d'action qui lorgne du côté de la saga Jason Bourne [version Matt Damon], et l'impression d'emprunter ouvertement à d'autres blockbusters. La séquence de poursuite en voitures m'a ainsi renvoyé à celle que l'on trouve dans I, Robot, et lorsque la Fédération Unie de Grande-Bretagne s'apprête à attaquer la Colonie j'ai franchement eu le sentiment de me trouver dans Star Wars : Episode II - L'Attaque des Clones [les robots-policiers en escouades, le chancelier avec ses hommes sur la plate-forme supérieure,...]...

[© Sony Pictures Releasing France]
Point positif tout de même (il en faut bien un), les images sont superbes et le design des mégalopoles futuristes m'a semblé assez classe. Le postulat du moyen de transport entre la Grande-Bretagne et l'Australie (= "the fall", sorte de tunnel passant proche du coeur de la planète) reste lui acceptable dans la première partie du film, mais part en cacahuète dans la seconde, quand des protagonistes décident de sortir à l'extrémité du véhicule en phase de décélération... Sans même parler de la température qui doit régner à l'intérieur du tunnel, le trajet dure 17 minutes pour une distance supérieure à 12800km, ce qui correspond à une vitesse moyenne de l'ordre de [12800 x 60 / 17] = 45176km/h... Je vous laisse imaginer les efforts exercés sur les corps... Mébon, passons...

[© Sony Pictures Releasing France]
Il va sans dire que le questionnement relatif à la personne de Quaid / Hauser se trouve expédiée assez rapidement, de même que la thématique plus générale de la mémoire et de la personnalité, tout juste a-t-on droit à la magnifique assertion philosophique : "Je ne sais plus qui j'étais, mais je sais qui je suis." Oueps. Ca scotche. Ou pas. Même si c'est quand même profond. Quand on y pense. Si si.
Cette absence de questionnement philosophique constitue évidemment le point faible majeur du film, et il est surprenant de lire dans la rubrique Secrets de Tournages sur Allociné les propos du producteur Toby Jaffe :
"J’ai senti que nous pouvions faire une version complètement nouvelle de l’histoire. Nous pouvions entièrement la ré-imaginer, approfondir les personnages et l’histoire elle-même. Il y avait énormément de possibilités et cela paraissait frais et nouveau."
Approfondir les personnages et l’histoire elle-même, il y a de quoi rire non ? 'Fin bref, cette bobine s'est révélée un actioner blockbusteresque sans réelle saveur, et cela est ma foi bien dommage. Next.
=> Bande-Annonce

Le pitch est assez simple : un anglais trentenaire s'en va en Australie épouser son récent amour de vacances, il emmène dans sa bagages sa seule famille à savoir ses trois meilleurs potes, qui se révèleront pour le moins gaffeurs. La cérémonie de mariage débute avec quelques accrocs a priori aussi anodins qu'un battement d'aile de papillon mais qui se transformeront rapidement en tornade et feront partir l'évènement complètement en vrille. Cette montée en puissance progressive m'a rappelé en cours de séance 


La bobine se trouve être l'adaptation d'une pièce de théâtre que je ne connaissais pas, La Ronde d'Arthur Schnitzler. Elle entremêle les destins de personnages sous la perspective de l'amour, qu'il soit conjugal, filial, passionné, raisonné, impossible ou encore physique. La bobine se déroule avec la régularité d'une horloge, les tableaux s'enchaînent et forment un tout cohérent, mais l'ensemble manque globalement d'intensité.
Dernier film de ma série d'hier après-midi,
Second film de mon plan anti-canicule de la veille, je suis allé voir ce
J'y suis allé sur la foi double de la bande-annonce que j'avais trouvée plutôt sympathique en 3D et du nom de Timur Bekmambetov dont le 

Cette bobine m'a objectivement déprimé, que cela soit dit. Sur base d'une idée de fin du monde que l'on peut penser opportuniste en cette année 2012 (même si le calendrier Maya ne serait pas si fiable après tout - ouf), la réalisatrice Lorene Scafaria déroule une histoire qui aurait dû se révéler poignante, intense, mais qui ne l'est pas. Steve Carell y interprète un personnage dont la neurasthénie irrite au bout d'un certain temps, et Keira Knightley une douce excentrique bien fade en comparaison de la Natalie Portman de
On retrouve quelques années après la fin du précédent volet une Gotham City sécurisée, grâce à l'arsenal anti-criminalité mis en place suite au sacrifice de Batman qui a endossé le meurtre du procureur-adjoint Harvey Dent. Arrive toutefois un personnage énigmatique et bourrin, Bane, qui semble bien décidé à en découdre avec la ville. Les actions de ce personnage d'apparence mégalo vont conduire le Chevalier Noir à sortir de l'ombre dans laquelle il se terrait, ce qui ne sera pas une mince affaire. Bruce Wayne se trouve ainsi totalement brisé, tant moralement que physiquement, et la noirceur dépressive associée à cet état tranche avec la flamboyance d'autres super-héros capés. C'est objectivement ce point je crois qui m'intéresse dans le personnage du Chevalier Noir.

Cette dernière livraison Pixar prend place comme l'affiche le suggère ostensiblement dans ma belle Ecosse. Le Roi Fergus et la Reine Elinor ont a coeur de réunifier les quatre clans majeurs et souhaitent pour se faire que l'un de leurs premiers nés épouse leur fille Merida. Cette dernière ne l'entend évidemment pas de cette oreille et s'enfuit après avoir mis la pagaille dans le concours censé désigner son futur époux. Dans un accès de naïveté juvénile, Merida demande alors à une sorcière de lui préparer un sort qui permettra de faire changer l'opinion de sa mère sur son devenir. Mais (re-)évidemment, la magie exige toujours un dû qui nous échappe...

Abandonnée à une institution dont les méthodes auraient fait le bonheur des 

S'agissant d'un film qui se déroule en Ecosse, je ne pouvais évidemment pas bouder 

