Sunday, September 8, 2013

Le Dernier Pub avant la Fin du Monde

Je suis présentement très ennuyé car j'espérais être en mesure de dire beaucoup de bien de ce Dernier Pub avant la Fin du Monde, et cela n'est objectivement pas le cas. Je serais même plutôt enclin à me montrer assez acerbe, mais je vais essayer de mesure garder.

Pour résumer simplement, je ne suis pas rentré dans le film. Le premier tiers a été une semi-torture en raison du personnage interprété par Simon Pegg, tout juste horripilant, j'avais franchement une Sainte Envie de choper le ticket magique de Last Action Hero afin de plonger dans la bobine et de lui coller une magistrale volée de baffes. Le second et le dernier m'ont quant à eux donné le sentiment qu'ils étalaient des platitudes, et mis à part deux trois choses j'ai trouvé le prétexte SF maladroitement exploité... Même Voisins du Troisième Type m'avait semblé plus divertissant, imaginez...

'Fin bref, je ne vais pas m'étendre, j'ai donc été extrêmement déçu par cette bobine, je vais la reléguer aux oubliettes et aller réviser ce bon vieux Paul. Next comme on dit.

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RED 2

On prend la même équipe, et on recommence... Pour notre plus grand plaisir ! Car oui, RED 2 est un objet absolument divertissant, totalement fun, avec un casting de choix [Bruce Willis, John Malkovitch, Catherine Zeta-Jones, Helen Mirren, Anthony Hopkins] qui à l'évidence s'amuse.

On pourra certes dire que ça ne casse pas trois pattes à un canard d'un point de vue scénaristique, que c'est ultra balistique, mais ça fonctionne, le rythme est très enlevé et le jeu des interprètes irréprochable. De fait, si une sympathique comédie d'action avec des retraités de la CIA sur le retour vous fait envie, tentez donc celle-ci, que vous ayez ou non vu le premier volet. Enjoy ! :o)

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Saturday, September 7, 2013

Alabama Monroe

Alabama Monroe est indéniablement la surprise de cette rentrée, un film totalement inattendu mais qui m'a emmené dans un Grand Huit émotionnel. Le film traite d'une thématique difficile, qui ne transparaît pas dans le résumé Allociné ni dans la BA [et c'est tant mieux], avec une justesse rarement égalée de mon point de vue. Le couple de personnages au coeur de cette tourmente s'est révélé très attachant, car très humain, et les interprétations de Johan Heldenbergh & Veerle Baetens [<3] se doivent d'être saluées.

[© Pandora Filmverleih]

La bobine propose une narration non-linéaire, exercice qui de base a mes faveurs et me réjouit d'autant plus quand il se trouve comme ici habilement bâti et ne perd pas le spectateur : il l'amène au contraire à se poser des questions alors qu'il recompose l'ensemble, et le surprend en lui fournissant chaque nouvelle pièce du puzzle. Le tout baigne dans une sympathique ambiance bluegrass, et j'ai plus d'une fois eu envie de chantonner avec le groupe de Didier & Elise. Je me dois évidemment de mentionner au passage la présence dans la BO du magnifique If I Needed You de Townes van Zandt.

Alabama Monroe est donc pour moi une bobine qui sonne vrai, et qu'il serait fort dommage de louper. Attention toutefois à prévoir quelque chose de joyeux après la séance... 'Fin pour c'que j'en dis...

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Friday, September 6, 2013

Kick-Ass 2

Kick-Ass 2 prend directement la suite du premier volet, s'articulant autour de la vengeance de Red Mist à l'encontre de Kick Ass qu'il accuse d'avoir pulvérisé son père. Le riche orphelin de la pègre décide de prendre un nom représentant selon lui le Mal absolu, Motherfucker, et fédère les criminels les plus retords.

A l'autre bout du ring, le dit Kick Ass poursuit son entrainement, coaché par une Hit Girl toujours aussi décapante mais en proie aux affres de l'adolescence. Son exemple ayant fait des émules, les justiciers masqués sont presque devenus légions, et le jeune héros en vient à rejoindre l'équipe Justice Forever.

Evidemment, les deux camps vont en arriver à se poutrer l'un l'autre... Voilà grossièrement pour le pitch.


[© Universal Pictures International France]

Mon sentiment à l'égard de cette bobine est très positif, elle possède un bon capital de funitude. J'y ai ainsi retrouvé l'esprit décalé du premier, même si le gag scato aurait à mon sens pu être omis... La réalisation a pour elle une (bien trop rare) fluidité, qui sait capter l'attention d'un bout à l'autre, ce qui n'est pas rien. On pourra juste regretter l'absence de séquence culte comme dans le précédent volet [i.e. Hit Girl in l'immeuble].

Je mentionnerais bien également le jeu des acteurs, impeccable, Chloë Moretz [Hit Girl] en tête suivie de près par Aaron Taylor-Johnson [Kick Ass] et tous les autres. Petit bémol toutefois pour Christopher Mintz-Plasse [Motherfucker] qui force parfois un peu le trait, mais le script l'y contraignait probablement.

'Fin bref, toute ça pour dire que Kick-Ass 2 a objectivement constitué une bonne surprise, à tenter ! :o)

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Sunday, August 25, 2013

Michael Kohlhaas

Adapté d'une nouvelle de l'auteur allemand Heinrich von Kleist que je n'ai point lue, Michael Kohlhaas traite de l'injustice subie par un honnête marchand de chevaux dans la France du XVIe siècle et de sa quête de réparation à l'encontre du seigneur qui en est à l'origine.

On aurait pu assister à un sympathique spectacle enlevé, une fresque épique illustrant certaines problématiques politiques et sociales de l'époque, mais cela était compter sans le parti pris auteurisant, conduisant à une bobine anti-spectaculaire, dépouillée de la moindre émotion, sapant les enjeux à force de statisme pour le moins agaçant, sans même parler du phrasé ultra-posé renvoyant à la récitation en salle de classe.


[© Les Films du Losange]

Il s'agit donc pour moi d'un immense ratage, d'une bobine d'une chiantitude exemplaire qui ne rend pas service au charisme de ce Mads Mikkelsen qui dans certains plans m'a renvoyé au Rutger Hauer de Ladyhawke. 'Fin bref, j'ai rêvé de l'impossible en allant voir une bobine hexagonale, ça m'apprendra, et l'on ne m'y reprendra plus, basta.

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Elysium

Après l'inattendu coup de maître qu'était ce premier film de District 9, j'attendais évidemment avec une impatience non feinte la prochaine livraison de Neill Blomkamp, finalement arrivée sur nos écrans en cet été 2013.

Elysium propose un futur dystopique basé sur une dichotomie assez classique, d'un côté une Terre ravagée par la surpopulation miséreuse et la pollution, de l'autre une station spatiale refuge pour les nantis. Le film se trouve centré sur le personnage de Max [Matt Damon], un ouvrier vivotant dans ce quotidien terrestre déglingué qui rappelle celui du District 9, et qui suite à un accident n'a d'autre option que de (tenter de) se rendre sur Elysium, l'oasis en orbite sur laquelle d'épatantes machines médicales pourraient lui sauver la vie. Voilà pour le pitch, simple.


[© Sony Pictures Entertainment]

Je pourrais également mentionner le personnage de Jessica Delacourt [campé par la très sympathique Jodie Foster], mais son arc se trouve malheureusement sous-exploité, et c'est bien là la faiblesse de cette bobine qui m'a fait l'effet d'un simple actioner blockbusteresque, avec une inévitable conclusion ultra bien-pensante. Je me demande ce que cela aurait pu donner si Neill Blomkamp avait eu les mains libres, s'il n'avait pas été aux commandes d'une superproduction avec têtes d'affiche... Peut-être District 10 apportera la réponse, qui sait...

Quoi qu'il en soit, pour en revenir à Elysium, je dirais que j'éprouve ce trop récurrent sentiment en forme de oui mais, cette sensation que le cinéma du moment a bien du mal à sortir des chemins balisés. Et cela est fort dommage. Oueps.

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Sunday, August 11, 2013

Insaisissables

Insaisissables, c'est une bobine remplie de magie, au sens spectaculaire du terme, son tour de force le plus remarquable étant probablement qu'elle est parvenue à me captiver d'un bout à l'autre de son métrage. A la manière des plus grand show du style, le film repose sur une mécanique astucieusement montée, générant une gigantesque illusion dont on ne parvient à soulever ne serait-ce qu'un petit pan du voile avant que l'on ne soit supposé le faire.

J'ai été agréablement surpris par la qualité de la réalisation de Louis Leterrier, dont les débuts dans l'écurie Europa Corp ne m'avaient guère convaincus. Insaisissables bénéficie également d'un casting de choix [Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Isla Fisher -miam-, Morgan Freeman, Michael Caine, sans oublier dans une moindre mesure Mélanie Laurent -re miam-] qui se révèle impeccable, et fait quelques sympathiques clins d'oeils à l'Hexagone. On y trouve d'ailleurs au passage un furtif second rôle campé par un José Garcia étonnamment sobre et supportable.


[© Concorde Filmverleih GmbH]

En bref, ce film constitue objectivement pour moi la meilleure surprise de ces derniers temps. Compte tenu de la relative disette de bobine divertissantes de qualité que je mentionnais dans le post consacré au dernier film de Gore Verbinski, il serait fort dommage de passer à côté de celle-ci !

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Saturday, August 10, 2013

Lone Ranger - Naissance d'un Héros

Nouvelle adaptation ciné pour cette figure radiophonique des 30's, ce Lone Ranger de Gore Verbinski était précédé d'une désastreuse réputation, héritée de virulentes diatribes de la critique US. Qu'importait pour moi, la bande-annonce ayant titillé ma curiosité je m'en suis allé donner sa chance à cette bobine hier soir, histoire de tranquillement conclure cette semaine ouvrée.

Le film narre en gros la naissance de ce justicier masqué campé par un Armie Hammer correctement dans le rôle [bien qu'un peu lisse], et secondé par un singulier comanche habité par un Johnny Depp inspiré. A mon sens ce second personnage porte d'ailleurs sur ses épaules le film, lequel se révèlerait en son absence bien trop commun.

La bobine consiste en un sympathique cocktail de western et d'humour [le running gag du Spirit Horse ^^], servi par une réalisation plutôt léchée. Mention spéciale d'ailleurs à la séquence (quasi) finale de poursuite sur deux trains, menée tambour battant, modèle de réussite dans le genre. J'ai pour ma part trouvé ce que j'étais venu chercher, à savoir un divertissement trépidant, assez fun, et je ne comprends pas bien le pourquoi du four monumental que ce film semble s'être pris outre-Atlantique... La faute aux critiques qui se sont acharnés dessus ? Allez savoir...


[© The Walt Disney Company France]

Quoi qu'il en soit, compte tenu de la relative médiocrité chiantesque de tout ce qui s'apparente plus ou moins à un blockbuster en ce moment, il serait dommage de ne pas donner sa chance à ce Lone Ranger. Oueps, farpaitement. Ah, un dernier point tout de même... Il serait bien que Disney modernise son logo... Le monde merveilleux du château de la Belle au Bois Dormant, ça jure un peu au début des bobines... 'Fin pour c'que j'en dis...

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Sunday, July 28, 2013

Tous à Zanzibar - John Brunner

Si mes yeux ont fini par croiser les lignes de ce (non-)roman de John Brunner, c'est que je l'ai dégoté dans un article traitant de l'un de mes thèmes fétiches, la dystopie. Les prix qu'il a pu glaner ont achevé de me convaincre que je me devais de lire ce qui était présenté comme un classique de la SF.

Tous à Zanzibar pose en 1968 les bases d'un futur qui aujourd'hui ne nous semble pas si éloigné ni irréaliste. Le monde s'en trouve surpeuplé, à tel point que dans les mégalopoles la promiscuité est à son comble, le logement un luxe, et la vie dans la rue pas si sporadique. Entre émeutes urbaines, pollution, eugénisme et ultralibéralisme, le 21e siècle envisagé par l'auteur n'a absolument rien d'une sinécure.

La minutie mise en oeuvre pour cette prospective sociologique force le respect, l'univers est cohérent, complet, mais le fond se heurte pour le lecteur que je suis à la forme, insupportable. Le bouquin se trouve ainsi haché, il saute en permanence du coq à l'âne, morcelle le fil principal des deux colocataires Norman et Donald en y insérant nombre d'éléments de contextes perturbateurs. Régulièrement je me suis demandé où l'auteur voulait en venir, pourquoi il créait des césures à tel ou tel endroit, régulièrement je me suis agacé de ce trouble jeté sans raison apparente, maintes fois j'ai envisagé d'abandonner la lecture... Et si je me suis au final accroché, avaler les 700 pages a objectivement été une affreuse torture.

A posteriori je me demande si je n'aurais pas dû faire l'impasse sur les éléments qui n'étaient pas directement liés à ce fil principal de Norman et Donald... Si la lecture en aurait alors été facilitée, je n'aurais toutefois bénéficié des éléments de contexte, nécessaires pour s'immerger dans l'ambiance imaginée par l'auteur, ce qui n'aurait guère été satisfaisant d'un point de vue intellectuel. Impossible en outre de prédire quel aurait dans cette hypothèse été mon ressenti... Mais qu'importe dirais-je, Tous à Zanzibar est peut-être pour certain un ouvrage essentiel de la prospective SF, il est avant tout pour moi une éminente chiantitude lecturesque. Oueps, farpaitement !

Wolverine : Le Combat de l'Immortel

Wolverine est l'un de mes personnages favoris dans l'univers X-Men, voire même mon préféré, probablement en partie en raison de son côté indépendant et sauvage. Question d'identification dirons-nous, mais ça n'est pas ici la question. Je ne pouvais en tout cas décemment louper ce deuxième film qui lui est consacré, d'autant que j'avais plutôt bien apprécié le premier.

La bobine débute avec un Logan vivant comme un reclus dans une montagne, me faisant penser à un John Rambo de retour du Vietnam, torturé par la disparition de Jean. Il se trouve contacté par Yukio, une jeune femme adepte du sabre, qui le convie alors au Japon sous prétexte de présenter ses hommages à l'une de ses anciennes connaissances, mourante. Logan finit par accepter, et se retrouve bientôt privé de son unique pouvoir de guérison tandis qu'il cherche à protéger Mariko, une héritière en danger.

Ce pitch posé, la bobine se déroule à bon rythme, fournit des clés sur le passé japonais de l'homme aux griffes d'adamantium, mais donne également le sentiment d'accélérer un peu plus que de raison dans la deuxième partie. Il fallait malheureusement s'y attendre, tant cela semble devenir la norme en ce moment, ainsi qu'en témoignent les récents Pacific Rim et World War Z pour ne citer qu'eux.


[© Twentieth Century Fox]

Dans le cas de ce Wolverine, cela est d'autant plus dommage qu'il y avait visiblement matière à remplir un diptyque, ou tout au moins un métrage plus long, la période japonaise du personnage n'étant visiblement pas anecdotique dans les comics, à ce que j'ai pu comprendre. Les axes à développer n'auraient en effet pas manqué, entre le complot de Shingen, les motivations de Vipère, le rôle du Clan Noir, la relation avec Mariko... Mais la fin ne laisse aucun doute sur la volonté de proposer un seul loner en vue d'autres bobines ultérieures.


[© Twentieth Century Fox]

Bref, une sympathique séance en forme de "oui mais", agréablement distrayante, mais un peu trop condensée pour être totalement satisfaisante. Wolverine : Le Combat de l'Immortel reste néanmoins une bobine intéressante dans l'univers X-Men. Oueps.

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Saturday, July 27, 2013

Pacific Rim

Si vous aimez les Kaijū et autres Mecha, Pacific Rim mérite objectivement votre considération : Guillermo Del Toro nous offre sur un plateau d'argent de belles bastons, et il serait fort dommage de ne point profiter de cette (rare) occasion.

La réalisation n'a point de failles, les titanesques frittages bénéficient d'une crédibilité singulièrement délicieuse, mais le scénario éminemment linéaire aurait mérité d'être bien plus tortueux. On a ici un peu l'impression de se trouver dans un rail shooter, à enchaîner les épreuves jusqu'au boss final. On peut aussi regretter une accélération dans la toute dernière partie dont les pirouettes nuises à la crédibilité [cf. le portail, sans trop spoiler].


[© Warner Bros. France]

Côté bémols, on peut également mentionner l'émotion qui brille par son absence, des personnages qui se révèlent assez peu charismatiques [hormis toutefois Ron Perlman assez savoureux dans son rôle de contrebandier spécialisé dans le dépeçage de Kaijū]. Ceci étant, la bobine possède néanmoins un sympathique côté jouissif, qui à lui seul justifie la séance. Oueps, farpaitement.

Alors, à voir ou pas ? Cela dépend pour moi de votre rapport aux genre sus-cités, Kaijū et Mecha...

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Sunday, July 21, 2013

World War Z

L'ouvrage de Max Brooks dont est inspiré ce film m'avait objectivement captivé, il brillait par sa structure singulière (une collection d'entretiens) qui nous conduisait à reconstituer pièce par pièce le puzzle de ces évènements qui ont déstabilisé le monde. La perspective d'une adaptation ciné m'a donc plutôt laissé dubitatif, et mes craintes se sont concrétisées dès les premiers trailers...

D'une enquête post guerre on passe ainsi à une investigation (en l'occurrence un bien grand mot) durant ses premières phases, et surtout -oui surtout-, il n'y a pas zombie qui (non) vive mais plutôt des infectés. La différence est de taille car ce World War Z lorgne de fait beaucoup plus vers l'excellent 28 Jours Plus Tard de Danny Boyle que vers quoi que ce soit d'autre. Ici, point de menace lente et inexorable (l'un des éléments qui font le sel de la thématique zombie), mais plutôt une vague menaçante sous amphet', absolument aux antipodes donc.


[© Paramount Pictures France]

L'enquêteur se voit confier la tâche de déterminer l'origine du mal en plein marasme de l'explosion de la pandémie, ce qui pose d'évidents problèmes logistiques. Alors que le monde se désorganise totalement, il parvient néanmoins à s'extirper des Etats-Unis, à se retrouver en Chine pour aussitôt en repartir en direction d'Israël avant d'atterrir en Grande-Bretagne (sous réserve pour cette dernière destination, j'ai un léger doute). Chaque étape se révèle fugace, l'enquête n'en a que le nom, et l'on sent la volonté de caser le maximum de choses sans toutefois dépasser les deux heures imparties.

Le périple s'achève dans les locaux d'une institution équivalente au CDC, et l'ambiance vire Resident Evil tant on pourrait se croire dans les locaux d'Umbrella Corp. Sur la fin je me suis demandé si le timing n'était point un peu serré, car l'on nous gratifie d'une pirouette à la Deus Ex Scenarista, héroïsme stupide et invraisemblable qui permet de conclure qu'un enfant de la bannière étoilée a sauvé le monde, hallelujah.


[© Paramount Pictures France]

Le plus gros reproche que je ferai à cette bobine est qu'elle sacrifie sur l'autel du sensationnalisme l'aura de réalisme que Max Brooks avait su instaurer dans son ouvrage. Elle reste néanmoins un blockbuster dans la moyenne, pas pire que les autres, avec les mêmes agaçants tics de réalisation (gros plans en excès, saccades parkinsoniennes de la caméra). A vous de voir si vous désirez ou non tenter, mais le cas échéant ne vous attendez pas à quelque chose du calibre du bouquin !

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The Bay

Cela fera bientôt un mois que j'ai vu The Bay, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne m'a pas vraiment laissé un souvenir impérissable.

La bobine se positionne sur le créneau de ces found footages, détaillant a posteriori des évènements qui se seraient produits dans la baie du Maryland, en les enrobant d'une factice aura d'authenticité. L'exercice en lui-même est intéressant, il change de ces longs métrages plus ou moins bâtis sur le même principe ultra linéaire, et The Bay apporte en ce sens un peu de fraîcheur.


[© Lionsgate]

On découvre le sujet de manière progressive, au moyen de diverses sources vidéo et du témoignage de l'un des rares survivants, et si l'on se laisse happer (ce qui n'a point été mon cas) on ressent peut-être quelques frissons. La bobine ratisse un peu large dans la thématique écologique (pollution, radioactivité, élevage industriel,...), et l'on peut peut-être y voir un soupçon de militantisme. Je me suis d'ailleurs demandé en sortant de la séance si Levinson n'avait voulu s'offrir son Contagion, sorte de récréation entre deux objets plus académiques...

'Fin bref, un film original, techniquement bien mené, mais qui ne m'a pas captivé outre mesure. A voir, ou pas.

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Sunday, June 30, 2013

Star Trek - Into Darkness

Ce second volet de Star Trek by J.J. Abrams, Into Darkness, m'a globalement fait l'effet du premier, c'est à dire celui d'un blockbuster bien vitaminé, mené tambour battant avec des rebondissements à la pelle. J'ai plutôt bien apprécié, même s'il y a tout de même ce côté lisse, clinquant, qui fait que l'on ne se laisse pas non plus captiver à 100%.

A posteriori, deux semaines après la séance, je ne suis pas certain d'en retenir grand chose, hormis le personnage de Khan campé par un Benedict Cumberbatch mécanique comme il convient, et que l'on imaginerait revenir dans un potentiel prochain opus. A voir ou pas, telle est la question, je ne saurais trop que dire sinon vous conseiller d'aviser en fonction de votre appréciation du premier...

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Sunday, June 23, 2013

After Earth

Quand on lit le synopsis de cet After Earth sur sa fiche Allociné, on s'attend à un objet épique ["Kitai s’engage dans un périple à haut risque (...). Il va explorer des lieux inconnus, affronter les espèces animales qui ont évolué et dominent à présent la planète, et combattre une créature extraterrestre redoutable qui s’est échappée au moment du crash."] avec un accent sur la thématique maintes fois abordée de la relation filiale ["Pour avoir une chance de rentrer chez eux, père et fils vont devoir apprendre à oeuvrer ensemble et à se faire confiance..."]. Si ce dernier aspect se trouve survolé, le premier, uhuh, comment dire, brille par son absence.


[© Sony]

Je suis allé voir cette bobine la fleur au bout du fusil, l'esprit relativement dénué de tout préjugé, et je l'ai au final trouvée bien décevante. Le plus flagrant est sans doute le singulier manque d'émotions, qui fait que l'on suit le parcours de Smith Jr sans vraiment s'inquiéter pour lui, et que l'on assiste au statisme de Smith Sr sans vraiment s'émouvoir pour cette jambe fracturée qui risque de lui coûter la vie. La réalisation se trouve proprette, mais Shyamalan n'y apparaît que technicien, bien loin de l'auteur futé de Sixième Sens ou Le Village par exemple.

After Earth m'a fait l'effet d'un cadeau de star multimillionnaire à son gosse, une vitrine à quelques 130 millions de dollars pour exposer la trombine du bambin pendant quasi 1h40. A la limite pourquoi pas, puisqu'il peut se le permettre, mais Smith Sr aurait pu garder cette bobine pour ses projections familiales de longues soirées d'hiver, elle ne m'aurait pas manquée outre mesure.

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Sunday, June 2, 2013

Only God Forgives

Après ce Drive à la mise en scène exemplaire, je ne pouvais a priori décemment passer à côté de cette nouvelle livraison de Nicolas Winding Refn. A posteriori c'est déjà bien moins certain.

J'ai retrouvé dans cette bobine l'esthétique qui transparaissait dans la bande-annonce, une photo travaillée, une mise en scène posée, mais le caractère énigmatique qui avait initialement suscité mon intérêt n'a eu de cesse de se renforcer, faisant rapidement sombrer l'ensemble dans des travers abscons assez incommensurables.

Le film est essentiellement composé de figures statiques, de tableaux juxtaposés, ce qui lasse assez rapidement. Ryan Gosling s'enferme dans son style autistique en rejouant le Ryan Gosling de Drive [et dans une certaine mesure celui de The Place beyond the Pines], Vithaya Pansringarm est lui insupportable avec son pas lent et cadencé -sans parler de ce balais qui lui bloque la nuque-, et l'on se demande comment Kristin Scott Thomas en est venue à se perdre par ici.


[ © Tiberius Film]

Côté narratif, il manque à l'évidence une grille de lecture, le résultat laissant assez dubitatif. Les motivations de chacun des protagonistes restent inexpliquées, le script [s'il existe] se contente d'aligner des séquences entre fantasmes et réalité, et l'on se dit que les personnages de Ryan Gosling, Vithaya Pansringarm et dans une moindre mesure Kristin Scott Thomas devraient se faire psychanalyser et soigner, voire préventivement internés. Les séquences gores sont à l'instar de celles de Drive, tout bonnement inutiles, et seul l'hommage à Jodorowski annoncé en générique de fin permet peut-être d'expliquer certaines réactions pour le moins barrées de Gosling.

Bref, cette bobine m'a fait un effet d'esbroufe, d'un foutage de tronche éhonté de quelqu'un qui ne se sent plus après son prix à Cannes. Only God Forgives, probablement, parce que moi non pour le coup.

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Song for Marion

Couple de retraités londonien, Arthur [Terence Stamp] et Marion [Vanessa Redgrave] s'aiment profondément en dépit de leurs natures aux antipodes, asocial grincheux pour monsieur, pétulante sociable pour madame. Marion participe à une chorale pop emmenée par la pétillante Elizabeth [Gemma Aterton], ce qui l'aide à oublier ce cancer qui la ronge, n'en déplaise à son ours de mari.

Quand la maladie remporte finalement la guerre, Arthur en veut (encore plus) à la Terre entière, se renferme totalement, mais peut-être l'activité de sa défunte épouse saura-t-elle parvenir à le libérer ? La réponse ne fait aucun doute tant cette bobine est balistique, mais je l'ai trouvée très humaine, et de fait je me suis laissé porter. J'imagine qu'elle sera perçue différemment suivant que l'on a ou non vécu une situation de maladie analogue avec un proche, mais en ce qui me concerne l'optimisme qui au final se dégage de la bobine m'a fait du bien.


[ © Ascot Elite Filmverleih]

Song for Marion n'est certes pas de ces films que l'on se doit de voir absolument sous peine de rater quelque chose dans sa vie, mais la justesse avec laquelle il traite cette délicate thématique qu'il transforme en touche d'espoir pour le survivant mérite que l'on y prête un minimum d'attention. Oueps.

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Monday, May 13, 2013

Stoker

Park Chan-wook restera toujours avant tout pour moi le réalisateur du cultissime Old Boy. Le voir traverser le Pacifique pour travailler aux USA m'a dans un premier temps laissé un peu dubitatif, non que je doute de son talent, mais j'avais peur que la machine hollywoodienne ne lui permette de s'exprimer totalement [par analogie avec le premier essai américain de John Woo par exemple]. C'est donc avec un mélange d'espoir et de craintes que je me suis rendu en salle voir son Stoker.

La bobine se concentre sur une cellule familiale endeuillée par la perte du père de famille, formée du duo mère / fille Evelyn [Nicole Kidman, très juste comme toujours] & India [Mia Wasikowska, qui avec son teint glacé pourrait suivre les traces de son aînée]. Un oncle dont elles n'avaient que (très) vaguement entendu parler, Charles [Matthew Goode, inquiétant], vient s'installer avec les deux femmes, et un trouble jeu se met en place.

Le script emprunte parfois des sentiers inattendus, mais il m'a néanmoins semblé par instants sous-exploité. Certains traits auraient ainsi pu être forcés, et cela aurait probablement été le cas si Park Chan-wook avait eu les coudées franches pour les retravailler. Cet aspect se voit toutefois compensé par la singulière ambiance instaurée par le réalisateur, jouant du montage et des éclairages, même si là-encore on aurait pu attendre quelque chose de plus définitif.


[© Fox Deutschland]

Au final il m'en reste un sympathique conte macabre, une bobiné léchée plutôt intéressante en dépit des petits bémols évoqués précédemment. A tenter donc.

=> Bande-Annonce [Mieux vaut ne pas regarder la BA pour bien profiter de la bobine.]

Mud

Ado d'une bourgade quelconque du Mississippi, Ellis passe le plus clair de son temps avec son pote Neckbone, quand il n'est pas à l'école ou en train d'aider son père pêcheur. Au cours d'une expédition sur une île du fleuve, les deux ados découvrent un homme, Mud [Matthew McConaughey, à l'accent chewing-gum], qui y survit dans l'attente -prétend-il- de sa dulcinée.

En dépit de sa nature mystérieuse et des suspicions de mythomanie, Ellis & Neckbone ados vont sous l'impulsion du premier apporter leur aide à Mud, ce qui leur donnera un objectif dans leur morne quotidien désoeuvré. On suit cette relation l'histoire de quelques jours, en se laissant guider à vue, sans toutefois qu'il n'y ait de conséquente surprise.


[© James Bridges / Neckbone Productions]

Si les gamins sont bien dans leurs rôles, la composition de Matthew McConaughey ne m'a qu'à moitié convaincue, elle exhale un je-ne-sais-quoi de désabusé assez agaçant. La réelle faiblesse de ce récit de l'adolescence se situe toutefois ailleurs, dans le manque de rythme qui confère à l'ensemble un caractère regrettablement poussif, auquel s'adjoint un notable manque d'émotion...

De fait, lorsque la lumière revient dans la salle au bout des 2h10 de métrage, on se trouve un peu soulagé, sans pour autant avoir eu le sentiment de passer une mauvaise séance... Ressenti un peu ambivalent donc, qui conduit tout de même à se dire que ce Mud a au final raté le coche. Oueps.

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Sunday, May 12, 2013

L'Hypnotiseur

Adapté d'un best-seller que je n'ai pas lu, L'Hypnotiseur s'ouvre sur une séquence frénétique, un meurtre très sanglant. La mise en place qui s'en suit, après la découverte de cette famille assassinée dans une banlieue de Stockholm laisse entrevoir la perspective d'un sympathique polar venant du froid, à l'instar de Easy Money ou encore Jar City.

L'hypnotiseur en question doit tenter de pénétrer l'inconscient de cet unique rescapé du massacre pour y glaner des indices sur l'identité du coupable. Cette idée intéressante ne se trouve toutefois pas assez exploitée à mon goût, et l'intrigue progresse par à-coups, me donnant l'effet d'une intrigue en escalier plutôt que d'une mécanique bien huilée.


[© UGC Distribution]

De fait j'ai assisté à la projection sans vraiment rentrer dedans, les rebondissements ne m'ont guère surpris, et j'ai regretté qu'il n'y ait eu ce nécessaire soupçon de peps de tout thriller qui se respecte. Au final cette bobine m'a donc laissé aussi froid que les contrées glacées dans lesquelles elle trouve sa résolution. Oueps.

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