Monday, April 27, 2015

Le Péril Vient de la Mer - John Wyndham

Ce roman de John Wyndham est une nouvelle illustration de la force tranquille caractéristique de l'auteur, cette singulière aptitude à dérouler de manière extrêmement fluide une mécanique absolument implacable. Tout commence ici par la simple observation d'un phénomène atmosphérique (des globes rouges traversant le ciel et plongeant dans l'océan) par un couple de journalistes britanniques (dont le narrateur), qui se révèlera être le symptôme d'une colonisation extra-terrestre d'ampleur.

A la différence de nombre de romans du genre, il n'est ici pas question de jouer la surenchère, l'essentiel étant d'analyser les comportements humains, tout d'abord dans un contexte de guerre froide Est-Ouest au niveau de leurs sociétés construites, puis entre les individus une fois que le cataclysme attendu s'est produit. J'ai de nouveau apprécié le traitement posé de l'auteur, ce rythme caractéristique prompt à susciter l'immersion (terme très fort à propos uhuh) et la réflexion.

Après Le Jour des Triffides, Le Village des Damnés / Chocky, il s'agit donc d'une nouvelle incursion réussie dans l'univers de John Wyndham. Il ne me reste plus qu'à inscrire dans ma PAL le dernier titre disponible, Les Chrysalides, n'est-ce pas ? :o)

Le Bal des Schizos - Philip K. Dick

Je ne suis pas certain d'avoir un avis définitif au sujet de ce Bal des Schizos, en dépit des évidents ingrédients d'essence dickienne qui y figurent. La schizophrénie est ici un mal de société largement répandu, et les malades se voient traités dans des institutions d'Etat qui tâchent de les repérer dès l'école primaire.

Louis Rosen est passé entre les mailles du filet, mais sa maladie finit néanmoins par se déclarer en écho à sa rencontre avec la fille de son associé, Pris, en permission de sortie d'un hôpital privé. Certains dialogues entre les deux personnages m'ont laissé un étrange sentiment, un peu comme s'ils étaient à peine dégrossis, à moins que leur singularité ne doivent être vue comme une manifestation de leur pathologie...

Dans son déphasage avec la réalité, Louis en vient à s'interroger sur sa propre nature... Est-il être humain ? Est-il l'un de ces êtres synthétiques (ou simulacres) créés de toute pièce par Pris, sa conscience ayant été reconstituée sur bandes magnétiques d'après son histoire personnelle, à l'instar des simulacres d'Edwin Stanton et Abraham Lincoln qui cohabitent sous son toit ? Autant de questionnements qui concourent à le voir interner dans le même hôpital privé que la jeune schizophrène, et qui recoupent ce que l'on peut lire par ailleurs chez l'auteur.

Je ne sais globalement pas trop quoi penser de ce roman, un peu déroutant quoique pas dénué d'intérêt, pas déplaisant sans non plus être tellement palpitant. Probablement à réserver aux fans ultimes de l'auteur. Oueps.

Saturday, April 25, 2015

Catch 22 - Joseph Heller

J'ai pour la première fois entendu parler de ce roman lorsque j'ai demandé quelques précisions à un locuteur anglophone après qu'il ait eu employé l'expression "it's a Catch 22 situation". Le texte de Joseph Heller a ainsi eu un tel impact que son titre est entré dans le langage courant pour désigner une inextricable situation où tout le monde se trouve perdant.

Catch 22 traite de l'absurdité de la guère en général, et de l'institution militaire en particulier. On y suit principalement le personnage de Yossarian, navigateur-bombardier de l'escadrille américaine basée sur l'île italienne de Pianosa, dont l'unique objectif (compréhensible) est de rester en vie. Le soldat se trouve toutefois confronté à un double-problème : non seulement le commandant d'escadrille passe son temps -par pur zèle- à augmenter le nombre minimum de missions aériennes à accomplir avant de rentrer au bercail, mais le retors Article 22 l'empêche de facilement tirer au flanc. Dans ce contexte, Yossarian et ses camarades de feu survivent comme ils le peuvent, en multipliant magouilles et combines.

Chaque situation, chaque personnage, chaque dialogue pourrait être qualifié d'ubuesque, et le roman pourrait objectivement se voir sous-titré Voyage en Absurdie. Si le concept amuse au début, il se montre rapidement pénible, et l'on a vite le sentiment de tourner en rond, d'enchaîner des pages sans queue ni tête, sans jamais voir de près ou de loin où l'ensemble va bien pouvoir finir par aller. De fait, la lecture de ce Catch 22 a presque relevé sur calvaire, et je me suis demandé si je n'allais pas abandonner. Oueps.

Voilà donc après cet Abattoir 5 de Kurt Vonnegut un deuxième roman anti-guerre dit classique auquel je n'adhère pas... Ce qui est certain, c'est que vu le pavé (570 pages en format moyen) je ne redonnerai pas sa chance à ce texte. Nope.

Retour en Absurdie - Stéphane De Groodt

L'humoriste belge Stéphane De Groodt ayant quitté le navire de l'émission Le Supplément sur Canal+, c'est avec un plaisir non feint que j'attendais ce nouveau recueil des chroniques de l'absurde.

L'ouvrage reprend pour l'essentiel les textes non publiés dans le délectable volume Voyages en Absurdie, et constitue pour cette partie une agréable échappée dans l'univers de l'auteur. Au bout de 120 pages toutefois, changement de registre, avec une compilation de vrais-faux "courriers des téléspectateurs" de l'émission La Matinale, toujours sur Canal+, d'un intérêt bien plus discutable... J'ai d'ailleurs globalement zappé ces 60 (sic) pages, qui m'ont fait l'effet d'un simple exercice de remplissage...

Une lecture en demi-teinte pour ce recueil donc, me laissant partagé entre le plaisir de la lecture des Chroniques, et le sentiment de flouage en dernier tiers. Je réserverais donc ce Retour en Absurdie aux inconditionnels de l'humoriste, en suggérant tout de même d'attendre un éventuel passage en poche. Je conseille plutôt aux néophytes le précédent volume, Voyage en Absurdie, ou l'intégrale vidéo des Chroniques, véritable source de pépites ! :o)

Friday, April 24, 2015

Lost River

Première réalisation pour l'acteur Ryan Gosling, Lost River prend pour cadre une Amérique désoeuvrée, celle des banlieues flanquées de maisons en ruine, désertées par des habitants qui ne peuvent plus payer les traites de leur emprunt immobilier. L'envers du décor est stylistiquement bien posé, mais au-delà de cette intention esthétique concrétisée, la bobine manque tout de même d'âme.

Il est ainsi difficile de projeter son empathie sur des personnages aux contours dessinés, mais qui manquent singulièrement de profondeur, de compatir aux destins tragiques de ces âmes perdues dans leur morne quotidien. La "cité engloutie" pour sa part reste cantonnée à une aura mythique, elle ne tient pas exactement le haut de l'affiche, et son rôle reste bien mystérieux, tout comme le reste du script, s'il existe.

Lost River me fait l'effet d'un coquillage récupéré sur la grève et enluminé dans un atelier de primaire, prompt à attirer l'oeil, mais bien vide si l'on y regarde de trop près...

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Avengers : L'Ere d'Ultron

Avengers : L'Ere d'Ultron, c'est avant tout la surenchère : plus d'action, plus de vitesse, plus d'ennemis, plus, plus, plus, plus... A tel point que cela en est presque épuisant, l'action étant difficilement lisible, et le script ne prenant pas le temps de se poser. Le ton est d'ailleurs donné dans la séquence d'intro qui flanque un chouille le tournis, scotchant certes le spectateur à son fauteuil, mais l'assommant également quelque peu.

Je ne suis pas certain de mon sentiment en regard de ce film. Certes, le spectacle était là, mais le sentiment d'être submergé par une avalanche d'effets visuels me laisse comme toujours un peu suspicieux de m'être fait enfler par du clinquant. Je crois que je redonnerai sa chance à la chose lors de la diffusion tévé, et je verrai bien...

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Thursday, April 23, 2015

American Sniper

American Sniper raconte l'histoire de Chris Kyle, un sniper d'élite qui a lors des conflits au Moyen-Orient exécuté un nombre incalculable d'opposants.

Si le film expose la responsabilité du soldat fasse à ses décisions [shooter ou non un gamin qui porte ce qui ressemble à un engin explosif], s'il met en lumière les difficultés de l'homme à décrocher du conflit lorsqu'il rentre en permission dans son foyer, la séquence finale avec la longue procession funéraire de l'hommage national rendu à la personne de Chris Kyle m'a laissé un peu circonspect, me conduisant à m'interroger sur l'intention du réalisateur Clint Eastwood.

Quoi qu'il en soit, la bobine ne m'a pas emportée plus que de raison, il y a des longs-métrages bien plus captivants sur le sujet.

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Wednesday, April 22, 2015

The Voices

The Voices m'aura objectivement surpris par son choix d'adopter le point de vue d'un narrateur psychotique, apportant une dose d'originalité dans un genre visité jusqu'à -pourrait-on dire- l'overdose. Ce parti pris se traduit à l'écran par un renversement visuel bien vu, l'univers de Jerry apparaissant clinquant / propret lorsqu'il prend ses médicaments, et bien plus -disons- sale lorsqu'il s'abstient.

Le film débute dans une ambiance un peu factice qui n'a pas été sans me rappeler celle du Truman Show, et s'emballe dans le délire sanglant lorsque Jerry commet (par inadvertance) son premier meurtre. L'ensemble conserve alors un ton grotesque et décalé jusqu'à l'improbable chanson du générique final. J'en garde après quelques semaines un souvenir plutôt sympathique, mais qui ne me conduira pas non plus à le revoir.

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Monday, March 30, 2015

Kingsman : Services Secrets

Je n'attendais rien de spécial de cette bobine, mais à force de bons échos atteignant mes tympans j'ai fini par lui donner sa chance.

Objectivement, la séance a été distrayante, mais j'ai regretté un petit manque de consistance. Kingsman : Services Secrets remplit globalement le contrat, empruntant les codes des films d'espionnage, ajoutant une touche légère et familiale, optant pour le vernis parodique avec un méchant digne d'Austin Powers.

En rendant l'ensemble un peu moins balistique, en complexifiant l'intrigue, en crédibilisant un peu le bad guy mégalo, il aurait pu s'agir d'un objet très recommandable. Si la séance est -je le répète- distrayante, il n'en reste pas moins que la bobine ne casse pas non plus trois pattes à un canard. Nope.

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Birdman

Birdman m'a pour ainsi dire laissé un sentiment ambivalent. J'ai tout d'abord été happé par la bobine, effet hypnotique de la rythmique sèche des percussions aidant. Michael Keaton livre une performance qui m'a semblé remarquable, à l'égard de cet Edward Norton excellent de suffisance dans son rôle d'acteur en vue. Ce faisant, la bobine m'a donné l'impression de finir par tourner un peu à vide, ne sachant trop où elle allait.

Je n'ai pas réellement su me positionner en regard de l'alter ego de Riggan Thomson, le script laissant place à l’ambiguïté. Est-on en présence d'un super-héros caché ou bien d'une métaphore névrotique pour un homme au bout du rouleau ? La question reste pour moi ouverte, et je n'ai pas vraiment envie de tenter un second visionnage pour lever le doute. Une séance en demi-teinte je dirais donc.

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Sunday, March 15, 2015

Chappie

Après la déception relative de ce simple actioner blockbusteresque qu'était Elysium, il va sans dire que j'attendais un peu fébrilement cette nouvelle livraison de Neill Blomkamp.

Le scénario de Chappie ne casse certes pas trois pattes à un cyborg, mais il se trouve soutenu par une réalisation qui tient la route. Il est difficile de rester insensible face à ce robot qui s'éveille à la conscience et aux touches d'humour associées à son éducation gangsta.

Chappie baigne dans une atmosphère de funitude inattendue, en partie grâce aux personnages de ses parents adoptifs, campés par le duo du groupe de rap-rave sud-africain Die Antwoord. Il prend toutefois un virage plus SF hardcore dans ses derniers instants, oscillant entre défouraillages furieux et thématique cyperpunk. Il m'en reste au final un sentiment de sympathique récréation futuriste, qui me conduit à le suggérer sinon le recommander. :o)

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Une Merveilleuse Histoire du Temps

Biopic de bonne facture, mais manquant tout de même un peu d'âme du fait de son académisme, Une Merveilleuse Histoire du Temps représente avant tout une leçon de courage et de détermination face à la maladie, soutenue par les solides liens d'un couple fusionnel.

La bobine doit beaucoup aux interprètes de Stephen Hawking [Eddie Redmayne, bluffant] et son épouse Jane [Felicity Jones], et permet de faire ressentir le génie de la personnalité du cosmologiste le plus célèbre, sans pour autant alourdir le sujet de théories difficilement accessibles. A posteriori il m'en reste surtout le souvenir de ces performances d'acteurs, et l'étincelle d'envie de relecture de cette Brève Histoire du Temps.

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Sunday, March 8, 2015

Imitation Game

Cet Imitation Game rend hommage au travail d'un esprit matheux, qui a infléchi le cours de la Seconde Guerre Mondiale, et accessoirement contribué par ricochets à sauver des vies par millions.

On voit ainsi Alan Turing [Benedict Cumberbatch, habité] rejoindre une équipe montée par les services secrets britanniques dans l'optique de casser Enigma, le système cryptographique utilisé par le régime nazi pour l'ensemble de ses communications. Si les enjeux stratégiques apparaissent évidents, la démarche intellectuelle à l'oeuvre dans l'esprit du mathématicien l'est beaucoup moins, et le suspense censément instauré par les cliquetis de la machine m'a un peu laissé de marbre, le succès de l'entreprise étant connu.


[© SquareOne Entertainment]

Techniquement, j'ai trouvé la bobine très bonne, de la réalisation aux jeux des différents interprètes. Il lui manque toutefois à mon sens un supplément d'âme, qui lui conférerait un statut autre que celui de bon produit technique. J'aurais donc tendance à conseiller cet Imitation Game essentiellement sur la double foi de l'intérêt historique et de la prestation de Benedict Cumberbatch. Oueps.

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Sunday, February 15, 2015

Jupiter - Le Destin de l'Univers

Ce Jupiter Ascending (titre VO qui me semble moins ridicule) a tout de la plus grosse fumisterie science-fictionnesque de ces derniers temps. Le fond recelait pourtant du potentiel, et le nom des Wachowski semblait gage de sérieux, surtout en repensant à cette singulière trilogie Matrix auquel le marketing n'a eu de cesse de faire écho. Mais las, il ne s'agissait que d'un leurre !

Loin de révolutionner le genre, le duo de réalisateurs ne prend pas la peine de travailler les assises de son projet, et se satisfait d'un remplissage superficiel de ce que la bande-annonce proposait. Il accouche au final d'un objet clinquant, bricolé à la sauce de ces bobines calibrées pour un public pas trop regardant, et s'assoit joyeusement sur toute originalité.


[© 2015 Warner Bros. / Village Roadshow]

Je sauverais néanmoins volontiers le passage bureaucratique à la Brazil, mais cela rest bien maigre. Côté acting, globalement pas de surprise, Channing Tatum est égal à lui-même (on ne lui demandera pas de composition), Mila Kunis me fait toujours fondre (je ne suis pas objectif), seul Eddie Redmayne mérite réellement une mention, avec son personnage de Balem au visage émacié et à la voix murmurée, quoique monolithique.

Bref, il s'agit d'une bien belle déception, mais je ne peux pas dire que mon instinct ne m'avait pas prévenu... Ca m'apprendra à ne pas l'écouter...

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Whiplash

La séance de Whiplash m'a laissé avec un sentiment ambivalent. Derrière la thématique intéressante de la lutte contre soi-même, de la bataille pour se surpasser, il y a au final une rétro-justification des méthodes discutables du mentor Terence Fletcher, interprété par un terrifiant J.K.Simmons.

Le terme "discutable" est un évident euphémisme, tant que je suis persuadé qu'il est possible d'amener son prochain à tirer le meilleur de lui-même, sans pour autant recourir à la torture psychologique, mais l'Art est évidemment difficile. En somme, ledit mentor en est ici pour moi un (très) mauvais, une sorte de John Kreese, l'antithèse de ce sage Maître Miyagi.


[© Ad Vitam]

De surcroit, si la rythmique des baguettes a su me captiver, j'ai un peu le sentiment que si l'on débarrasse la bobine de leur tapage hypnotique il ne lui reste pas grand chose... Ceci, couplé au fait que je ne serais pas nécessairement candidat à un second visionnage, m'amène à reléguer ce Whiplash à une position intermédiaire dans le panier de ce début d'année, en dépit de l'intensité de la séquence finale. Oueps, farpaitement.

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Wednesday, February 4, 2015

Snow Therapy

Présenté au Festival de Cannes dans la sélection "Un Certain Regard" et auréolé de prix glânés ici et là, Snow Therapy partait avec de bons atouts. Si l'on ajoute le concert de louanges à peu près unanime, la séance s'annonçait comme une rare réussite, mais las, il n'en fut rien.

Prenez la bande-annonce, ajoutez autant de longueurs que possible pour atteindre les 2h de métrage, et vous avez la bobine. Passée la mise en place et l'avalanche, le film m'a donné le sentiment de faire du surplace, de ne jamais parvenir à prendre un rythme de croisière, alignant les séquences de manière plate, au-delà de l'artifice du chapitrage en "jours de ski" et de ces brèves envolées musicales classiques qui à tort laissent croire qu'un tournant quelconque va nous sortir de notre torpeur.

Le seul intérêt de la bobine s'il fallait en trouver un ? M'avoir à demi motivé à retrouver les sommets enneigés. A part ça... :os

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Monday, January 19, 2015

Wild

Une bande-annonce qui m'interpelle couplée à la signature du réalisateur de Dallas Buyers Club, plutôt de bon augure, n'est-il pas ?

Wild suit les pas de Cheryl Strayed, une trentenaire qui entreprend de fouler l'espace d'une centaine de jours la piste du Pacific Crest Trail, un chemin de grande randonnée qui s'étire sur la Côte Ouest des Etats-Unis, du Mexique au Canada. Le film distille au moyen de flashbacks les éléments qui nous permettent de comprendre le besoin d'évasion de la dame, un peu à la manière de 127 Heures, à mesure qu'elle avale tant bien que mal ces kilomètres pour lesquels elle était très loin d'être préparée.


[© 20th Century Fox]

Les grands espaces, s'ils sont présents, m'ont paradoxalement donné le sentiment de n'être qu'anecdotiques, et la bobine m'a semblé singulièrement manquer de passion, d'émotion, bref de sensations. L'ensemble n'est pas désagréable à regarder, mais il reste loin de ce vibrant appel de la nature que j'espérais à demi. N'étaient ces résonances personnelles qui ont émaillé le visionnage, je ne sais si je me montrerais clément...

Le film semble être tiré d'un bouquin, tout comme l'étaient 127 Heures et Into the Wild des plumes respectives d'Aron Ralston et John Krakauer, je pense que je vais le positionner dans l'antichambre de ma PAL. Pour le reste, je vous laisse aviser.

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Sunday, January 18, 2015

Hard Day

Je suis allé voir cette bobine coréenne sur la foi de mon seul feeling, lequel a objectivement fait bonne pioche. Sous ses atours de polar, Hard Day ne manque pas d'humour (tendance noir), il happe l'attention et parvient à la conserver grâce à sa réalisation enlevée.

Si le thème reste classique, si l'on pourrait soulever un léger bémol en regard du (dernier des) rebondissement(s), le divertissement a été très plaisant, et la séance éminemment satisfaisante. En somme, il s'agit là d'une nouvelle illustration de ce que le cinéma coréen reste un vecteur de surprise, à l'opposé d'un cinéma américain qui peine à sortir de l'ornière dans lequel il est embourbé. 'Fin bref, tout ça pour dire, allez voir cet Hard Day ! :o)

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Saturday, January 3, 2015

Cold in July

Cette bobine commence par suggérer qu'elle va s'articuler autour de la question de la légitime défense, avant qu'un twist inattendu ne vienne rebattre les cartes et qu'une thématique on-ne-peut-plus glauque ne soit dégainée en arrière-plan.

Cold in July n'est pas vraiment une série B haletante, elle aurait gagné à être stylisée à la sauce des films d'exploitation, à l'instar de l'excellent (sisi) projet Grindhouse, et en aurait certainement été plus percutante. Enfin, force est de constater que cela n'est pas encore la bobine qui permettra à Michael C. Hall de faire montre d'un réel talent d'acteur...

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A Most Violent Year

New York, 1981. La ville est gangrénée par la violence, depuis le bas de l'échelle (gangs de rue) jusqu'au plus haut (corruption généralisée). Dans ce contexte peu favorable, un entrepreneur [Abel Morales - Oscar Isaac] tente de faire sa place dans la distribution de fioul domestique, à la concurrence mafieuse, en s'efforçant de rester intègre en dépit des attaques dont ses camions font régulièrement l'objet.

La bobine suit le personnage d'Abel, présente académiquement les difficultés rencontrées par l'homme et son épouse [Anna - Jessica Chastain], et l'on retrouve le côté didactique du réalisateur de l'excellent Margin Call. A Most Violent Year a globalement su retenir mon attention, même si j'ai tout de même parfois été à la limite de me demander combien de temps il pouvait bien rester avant que le générique de fin ne se pointe...


[© StudioCanal]

Le film pèche à mon sens par un manque de dynamisme et peut-être surtout par l'absence de charisme de cet acteur principal de tous les plans, qui ne m'avait déjà pas vraiment convaincu dans Inside Llewyn Davis. L'intérêt du script et la belle photo ne faisant pas tout, cette première séance de l'année ne m'a pas totalement emportée.

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