Monday, January 2, 2017

Captain Ciné Awards 2016

Je viens de faire le bilan de mes séances ciné pour 2016, et je ne suis guère surpris par le résultat : la tendance engagée les précédentes années se poursuit, avec un score de 32 bobines (contre 41 en 2015), ce qui représente grosso modo une chute de 67% par rapport à ma période boulimique. Indépendamment des différents facteurs IRL toujours à l'oeuvre, je conserve le même sentiment de médiocrité globale des productions, prenant souvent plus de plaisir devant le petit écran, aux oeuvres plus construites et captivantes.

Ce faisant, le prix de revient de mes séances continue à grimper en flèche, pour atteindre 8.2€, ce qui me rapproche du prix du billet à l'unité (classe 10€). Il me reste à solder mon énorme stock de points fidélité, et je pourrais dire adieu à mon abonnement illimité après bientôt 14 ans d'adhésion. Une nouvelle page qui se tournera disons.

Parmi les 32 bobines de l'année, il ne m'a pas été tellement difficile de décider quels titres mettre en avant, ils se sont dégagés le plus naturellement du monde, je les avais toujours à l'esprit... Ce qui est un signe indéniable, non ? J'ai donc le plaisir de présenter les 6 lauréats 2016 (par ordre alphabétique) :


Captain Fantastic, pour sa réflexion non partisane sur l'éducation et globalement le rapport à notre société consumériste et de gaspillage.

Dernier Train pour Busan, pour son côté décomplexé qui change des productions occidentales impliquant des infectés.

Kubo et l'Armure Magique, parce qu'il s'agit d'une très jolie fable qui fait la part belle à cette technique du stop-motion que j'affectionne tout particulièrement et qui présente un charme dont le tout-numérique est absolument dépourvu.

Midnight Special, pour l'originalité du traitement de son sujet SF.

Premier Contact, pour son captivant traitement des problématiques de communications et des relations entre mode de pensée & langage.

Sing Street, parce que feel-good movie.

Voilà voilà, il va sans dire que je recommande ces bobines... Enjoy ! :o)

Sunday, January 1, 2017

Captain Bouquins Awards 2016

L'année 2016 s'est inscrite dans la continuité de l'année 2015, avec une microscopique augmentation en volume (absolument non représentative d'un point de vue statistique) à dix titres contre neuf. L'exercice de tri s'en est en conséquence trouvé relativement aisé, et fort heureusement deux petites pépites se sont distinguées du lot :


Les Monades Urbaines de Robert Silverberg, tout d'abord, un texte qui donne matière à réfléchir sur la société, son organisation, notre vision de notre microcosme, notre perception des autres (ceux qui ne sont pas comme nous), ce qui en ces temps troublés me semble plus que jamais nécessaire.

Ensuite, Replay de Ken Grimwood, un roman qui se conclut en forme d’ode à la vie : nous n'en avons qu'une, il nous faut la vivre comme elle vient, en être acteur, ne pas nous laisser noyer par le poids du passé, ne pas nous laisser paralyser par l'inconnu du futur, savourer l'instant présent du mieux que nous pouvons.

Il va évidemment sans dire que je vous recommande (très) chaudement ces deux titres ! :o)

2016 - Bilan Lectures T3 / T4


Le second semestre de l'année dernière (eh oui, déjà) a fait jeu égal avec le premier, affichant cinq maigres lectures au compteur. Quatre de ces titres sont en cohérence avec mon univers lecturesque habituel, le dernier [ Le Liseur du 6h27 ] se distingue par sa nature francophone et contemporaine.

Ce court roman de Jean-Paul Didierlaurent est vendu comme un "concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d'humanité" (dixit la quatrième de couverture), et si ces qualificatifs ne sont pas nécessairement usurpés, si la fin m'a (je le reconnais) un peu ému, je n'ai pu m'empêcher de rester un brin sur ma faim, me demandant en substance : Tout ça pour ça ? Un ouvrage un peu anecdotique dirais-je.

Auprès de moi toujours m'a dérouté, parce que lent, très lent, construit comme un voyage presque contemplatif dans les souvenirs de la narratrice. La thématique (fondamentalement passionnante) ne se fait jour que petit à petit, les indices sont distillés avec grande parcimonie, ce qui a eu peine à me captiver, rendant la lecture des presque 440 pages un peu fastidieuses. De fait, je ne garde pas nécessairement un très bon souvenir de cette lecture, mais je vais probablement donner sa chance à son adaptation ciné de 2010.

Coulez mes larmes, dit le policier se pose dans un futur dystopique (totalitaire) et contient des ingrédients déjà connus chez PK.Dick, qu'il s'agisse des drogues hallucinogènes ou des altérations de la réalité. Après quelques semaines il ne m'en reste qu'un souvenir diffus, si ce n'est que je l'avais trouvé assez inégal et que son développement m'avait laissé un peu perplexe. Next.

L'Effet Domino d'Alex Scarrow fait suite à La Théorie des Dominos du même auteur. Il se positionne temporellement après que le système de distribution de pétrole ait volé en éclat, et est centré sur quelques personnages évoluant au sein d'un groupe de survivants qui ont trouvé refuge sur des plateformes pétrolières situées au large de la Grande-Bretagne. De manière analogue au volume précédent, L'Effet Domino s'est révélé thriller assez classique, orienté action. Il se lit relativement bien, mais m'a semblé un peu déséquilibré, entre une mise en place assez longue et un final un peu expédié en une centaine de pages sur les 750 que compte le roman. Une sympathique lecture néanmoins.

Enfin, sans conteste le meilleur texte de cette petite série, Replay de Ken Grimwood. Le roman traite de la question fondamentale que l'on en vient tous à se poser à un moment où à un autre, à savoir : Si nous pouvions revivre notre vie, qu'y changerions-nous ? J'ai abordé le texte avec une certaine méfiance tant j'apprécie l'exercice de Jirō Taniguchi dans son excellent Quartier Lointain, mais j'ai été absolument conquis par ce qui me semble être un sans-faute. Le texte s'est révélé excellemment bien construit, avec des personnages d'une épaisseur certaine, et se conclut en forme d'ode à la vie : nous n'en avons qu'une, il nous faut la vivre comme elle vient, en être acteur, ne pas nous laisser noyer par le poids du passé, ne pas nous laisser paralyser par l'inconnu du futur, savourer l'instant présent du mieux que nous pouvons. En somme, le top du top de ces lectures du second semestre 2016. Oueps, farpaitement. :o)

Friday, July 15, 2016

2016 - Bilan Lectures T1 / T2


Dans la droite ligne de l'année dernière, ces six premiers mois de 2016 n'ont guère vu mon appétit lecturesque reprendre du poil de la bête... Quand la tête n'y est pas, point la peine de forcer, n'est-ce pas ?

On peut noter dans ces cinq titres qui me sont passés sous les yeux une cohérence certaine avec mes univers de prédilection : trois post-apo, une dystopie, un récit fantastique. J'évacuerais ce dernier en tout premier, Du Sel sous les Paupières de Thomas Day, en concluant simplement que je n'arrive pas à accrocher au style de cet auteur. Nouvelle déception après Sympathies for the Devil, c'est est donc fini de lui dans ma PAL. Next.

Le Monde Vert de Brian Aldiss m'a lui à la fois fasciné et dérangé. Fasciné, parce qu'il présente une Terre en fin de vie, bien après l'action du Monde Englouti de J. G. Ballard, avec une végétation singulièrement hostile. Dérangé, parce qu'il rend justement tangible cette fin inéluctable, quand le soleil mourra et qu'il effacera l'existence de notre Terre nourricière, niant par là-même notre propre existence. Ceci étant, le récit m'a bien porté, et si j'excepte ces quelques éléments auxquels je suis resté hermétique (la Lune physiquement reliée à la Terre notamment), la lecture en reste bonne.

L'Homme des Morts de V.M.Zito représentait une lecture à risque. Pourquoi "à risque" ? Parce que le récit prend place dans une Amérique post-apo zombie, et que dans la thématique du marcheur mort, on trouve aujourd'hui un peu de tout et n'importe quoi, pour ne pas dire surtout n'importe quoi. Orienté action, ce roman m'a quelque part globalement captivé, même si après quelques semaines (ou mois je ne sais plus), son souvenir s'est considérablement étiolé. J'en garde le souvenir d'un début poussif, avant que des évènements inattendus ne viennent pimenter la sauce. Je vais conserver ce titre, en prévision d'une éventuelle relecture.

Le Ravage de René Barjavel m'a séduit par son côté rétro-SF et son absence de demi-mesure dans la catastrophe qu'il décrit. La civilisation s'effondre, et le chemin de croix du groupe de survivants que l'on suit est impitoyable. Seul m'a gêné le côté ultra patriarcal du final, probablement en ligne avec la décennie de publication du roman (années 40). Il n'en reste pas moins que ce titre reste notable dans la thématique du post-apo.

Last, but not least, Les Monades Urbaines de Robert Silverberg. Ces monades sont autant d'immeubles d'un millier d'étages, organisés en villes (des regroupement d'étages), desquels on ne sort jamais, et au sein desquels les habitants sont encouragés à procréer sans relâche pour le plus grand bien de l'humanité. Robert Silverberg pose habilement les bases d'un système qui paraît fonctionner de manière quasi-idyllique, avant d'en révéler les petits grains de sables, puis les brèches béantes. Ces Monades Urbaines donnent matière à réfléchir sur la société, son organisation, notre vision de notre microcosme, notre perception des autres (ceux qui ne sont pas comme nous), ce qui en ces temps troublés me semble plus que jamais nécessaire. Clairement tout en haut du panier de ces cinq livres, et une nouvelle bonne pioche dans l'oeuvre de Silverberg, après Les Déportés du Cambrien.

Sunday, January 17, 2016

Captain Ciné Awards 2015

Comme je m'y attendais, ma fréquentation ciné 2015 a clairement marqué le pas, passant de 64 bobines l'année précédente à 41. En cause, de multiples facteurs IRL, mais également un sentiment de qualité globalement médiocre des sorties, de plus en plus marqué au fil des ans. La création a déserté le grand écran pour le petit, où les idées peuvent encore éclore en relative liberté dans l'univers sérialesque.

Ce faisant, le prix de revient de mes séances grimpe en flèche de 3.7€ à 5.9€, mettant objectivement en cause l'intérêt de l'abonnement illimité. Je ferai donc un point à la fin du premier trimestre 2016, afin de décider ou non de résilier mon abonnement après bientôt 13 ans de fidélité. Oueps.

Parmi les 41 bobines de l'année, il n'a pas été tellement difficile de décider quels titres mettre en avant. J'ai donc le plaisir de présenter les 6 lauréats 2015, toujours au format pavé (ordre alphabétique - liens vers les (brèves) notes du lieu)









Evidemment, je recommande ces bobines... Enjoy ! :o)

Sunday, January 3, 2016

Captain Bouquins Awards 2015

L'année 2015 n'a malheureusement pas été marquée par une correction de la tendance 2014, la faute à différents facteurs IRL, et mon compteur lecturesque sur l'année a plafonné à neuf titres. Oui, neuf, ce qui n'est pas bien notable, avec même pas un livre par mois.

De fait, déterminer quels titres mettre en avant ne s'est pas révélé trop compliqué, et mon choix s'est porté sur les deux suivants :


[© Ze Captain]

Liens vers les Billets Associés :
Le Péril Vient de la Mer - John Wyndham
Cristal qui Songe - Theodore Sturgeon

Il va sans dire que ces titres sont comme d'habitude chaudement recommandés ! :o)

Wednesday, December 30, 2015

Star Wars - Le Réveil de la Force

J'ai laissé passer la frénésie de la sortie, et je me suis tranquillement installé en salle en cette fin d'année à la faveur d'une séance pas bondée pour profiter de ce nouveau volet de la saga Star Wars. J'y suis allé sans a priori aucun, sans attente particulière non plus... Et j'ai trouvé l'ensemble très réussi et divertissant !

Le tournage avait abandonné les écrans verts pour retrouver les éléments en volume, et cela se voit à l'écran, cela génère une ambiance toute particulière, plus crédible et moins clinquante que dans les épisodes I / II / III. Le script a beau (sérieusement) lorgner du côté de l'épisode IV, j'ai trouvé que cela fonctionnait, que les nouveaux personnages étaient bien introduits, et que le lien avec les anciens était bien fait ("Chewie, we're home !" \o/). On peut également noter des séquences assez jouissives, comme le premier décollage du Millenium Falcon et la poursuite avec les vaisseaux du Premier ordre. Je n'émettrai que deux bémols, l'assaut final de la Résistance qui copie un peu trop celle visant l'Etoile Noire, et le visage de Kylo Ren que j'aurais envisagé moins lisse.

Cet épisode VII m'a donc globalement emballé, mais j'attends de voir ce que va bien pouvoir donner l'épisode VIII avant de considérer que l'essai a été transformé par le nouveau propriétaire de la licence, Disney...

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Sunday, December 20, 2015

Le Dernier des Maîtres - Philip K. Dick

Sur la foi d'un certain feeling et du nom de Maître Dick je m'étais porté acquéreur de ce recueil de nouvelles comportant onze pièces, écrites entre 1952 et 1965. Je l'avais logé dans ma PAL pour l'en sortir à la suite du sympathique Cristal qui Songe de Theodore Sturgeon, et j'avais -de mémoire- été globalement captivé par cette petite anthologie.

Si j'écris "de mémoire", c'est évidemment que j'ai une fois encore omis de prendre des notes à la fin de ma lecture. J'ai bien pour moi l'excuse d'une année pas exactement folichonne sur un plan personnel, mais qu'importe, factuellement je me retrouve fort dépourvu. :os Je me souviens néanmoins avoir apprécié les thématiques, très dickiennes, du mirage de la réalité à la paranoïa en passant par la révolte sous de multiples formes.

Faute de matière je ne m'étendrai pas plus avant, mais je conseillerais tout de même ce recueil, au côté de cet autre Souvenir du même auteur. Oueps, toutafé. :o)

Sunday, December 6, 2015

Cristal qui Songe - Theodore Sturgeon

Acheté un peu par hasard, ce roman relativement court (248 pages) s'est révélé une excellente pioche. Chose éminemment notable, le récit se distingue par sa fluidité. Il donne le sentiment de bien exploiter ses différentes composantes, il construit son univers de manière cohérente et captive très rapidement.

Le texte s'articule autour du personnage de Horty, un jeune garçon de huit ans qui s'est enfui du foyer de ses violents parents adoptifs et qui a trouvé refuge au sein d'un cirque ambulant constitué de singularités. La troupe foraine évolue sous la férule du Cannibale, un être peu amène qui ne vit que pour son obsession, des cristaux qui semblent doués de pensée et qu'il s'évertue à (tenter de) domestiquer. La relation entre Horty et les cristaux se fera peu à peu jour, via une mécanique extrêmement bien huilée.

Cristal qui Songe traite de la "différence", de ce qui s'éloigne de la "norme" admise, de manière somme toute très humaine, et m'a été très plaisant à lire. Il se pourrait bien que je le relise à l'occasion. Oueps, farpaitement. :o)

Tuesday, November 24, 2015

Les Faucheurs sont les Anges - Alden Bell

Voilà encore un roman que j'ai terminé il y a déjà quelques temps et dont le souvenir s'étiole... J'aurais indéniablement dû prendre quelques notes après en avoir tourné la dernière page... Mais cela ne fut point le cas... Qu'en dire donc ?

Les Faucheurs sont les Anges est un roman post-apocalyptique, dans lequel on suit une adolescente, Temple, qui du haut de ses quinze ans n'a jamais connu autre chose qu'un monde rempli de zombies. Ce personnage au caractère bien trempé constitue le point fort (sinon l'essentiel) du roman. Je me souviens m'y être attaché, et avoir parcouru les quelques trois cents pages sur ses pérégrinations avec une bonne vélocité.

Le texte fluide ne m'a laissé circonspect que sur un point, la question des ressources. Dans ce monde à l'arrêt depuis 25 ans, il m'a semblé que les personnages (Temple y compris) trouvaient un peu facilement de quoi subvenir à leurs besoins, alors que la production industrielle (nourriture, essence,...) est supposée totalement stoppée depuis presque trois décennies... Ce point mis à part, la lecture m'a été sympathique.

Monday, November 23, 2015

Le Blog - S13

Hier, le 22/11 donc, le présent lieu virtuel a fêté sa douzième bougie. Oueps, douze ans d'existence, rien que ça ! \o/


L'activité s'y est certes encore un peu réduite, conjonction de différents facteurs IRL disons, mais je n'envisage toujours pas de l'abandonner. Sa fonction de carnet de bord culturel va je pense se pérenniser, les réseaux sociaux [G+ / Twitter / Pinterest] complétant sur d'autres aspects. Direction vers le treizième anniversaire donc ! :o)

Sunday, November 1, 2015

The Lobster

Vous recherchez un objet singulier et surréaliste ? Tentez donc The Lobster !

Dans cette bobine dont l'action se situe dans un futur (plus ou moins) proche, les célibataires sont stigmatisés : Arrêtés, ils disposent d'une quarantaine de jours pour trouver l'âme soeur dans le vase clos d'un hôtel froid et impersonnel. Faute de réussite dans l'épreuve, ils se trouvent transformés en l'animal de leur choix. Oueps, carrément.

Satire du diktat social qui impose la vie en couple, la bobine oscille entre comédie pince-sans-rire et drame personnel, Colin Farrell et Rachel Weisz (deux acteurs que j'apprécie énormément) se révélant très touchants dans leur rôle respectif. J'en conserve toutefois un sentiment ambivalent, avec d'un côté la satisfaction d'avoir vu quelque chose qui sort de l'ordinaire, et de l'autre le regret d'avoir dans la seconde moitié un peu senti le temps passer, preuve que je n'ai pas été totalement captivé.

Ceci étant, en regard du conformisme global de la production cinématographique, il me semble important de saluer cette livraison. Merci au réalisateur Yorgos Lanthimos donc !

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Sunday, October 25, 2015

Seul sur Mars

S'agissant d'une livraison de ce bon vieux Ridley Scott, il va sans dire que j'attendais avec une certaine impatience l'arrivée de Seul sur Mars, et objectivement je me suis trouvé captivé par la bobine.

Du point de vue cinématographique, l'ensemble fonctionne très bien, on partage les émotions de cet astronaute Mark Watney (Matt Damon) abandonné sur la planète Mars, on vit littéralement l'aventure à ses côtés. Du point de vue scientifique et technique, les éléments du script sont crédibles, très certainement grâce au concours de ces membres de la NASA qui ont participé à l'écriture de script. Bien sûr on peut toujours trouver des points de détail qui chiffonneront les puristes, mais comme le soulignait l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson au sujet d'Interstellar, il est nécessaire d'accorder au cinéma une licence artistique pour s'écarter de la science pure et dure, faute de quoi les films risqueraient de devenir de suite bien moins palpitants...

'Fin bref, tout ça pour dire que de mon point de vue Seul sur Mars est une réussite, et qu'il convient évidemment de lui donner sa chance. Oueps, farpaitement. :o)

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Monday, October 19, 2015

L'Homme Irrationnel

Dans la filmographie prolifique du réalisateur (un film par an), cet Homme Irrationnel occupe pour moi une place médiane, ni raté, ni transcendant.

On retrouve certes une partition connue, un pitch amoral soutenu par des acteurs calibrés pour leur rôle (Emma Stone et Joaquin Phoenix), mais la ritournelle ne m'a pas embarquée, j'ai comme qui dirait patiemment attendu la barre de fin de la dernière mesure. Je ne sais pas de quoi sera faite la prochaine livraison de Woody, mais j'espère qu'il renouera avec l'originalité d'un Minuit à Paris ou le non-politiquement correct d'un Whatever Works. Nous verrons bien ce qu'il en sera... :-?

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Sunday, October 18, 2015

Blade Runner

Blade Runner est objectivement l'une de mes bobines préférées, sinon celle que je place au-dessus de toutes les autres. Je n'avais malheureusement pas eu l'occasion de la voir sur grand écran jusqu'à cette année 2015, c'est à présent chose réparée !

La séance a été de bout en bout jouissive, j'ai de nouveau apprécié la virtuosité de Ridley Scott, la thématique unique de ce bon vieux P.K.Dick, les interprètes tous fondus dans leur rôle, et -last but not least- la magnifique musique de Vangelis qui génère une ambiance à nulle autre pareille. J'ai manqué de peu à la fin de la séance d'enchaîner avec la suivante, mais j'ai su rester raisonnable. Ce qui est toutefois certain, c'est qu'à la prochaine nouvelle occasion, je fonce de nouveau en salle obscure pour de nouveau profiter du spectacle ! \o/

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Saturday, October 17, 2015

Crimson Peak

Cette nouvelle livraison de Guillermo del Toro, Crimson Peak, est une ghost story au sens le plus noble du terme, une histoire de fantôme gothique à l'esthétique particulièrement soignée. Cet aspect est d'ailleurs la grande force du film, suivi de près par la qualité des interprètes qui se fondent dans leurs personnages.

Ce faisant, j'ai trouvé que la sauce ne prenait que moyennement, j'ai eu du mal à me sentir captivé. En somme, j'ai ressenti la même absence d'émotion que lors du visionnage de la précédente bobine du réalisateur, Pacific Rim. Faut-il y voir un signe ? Réponse avec la prochaine livraison... :-?

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Sunday, October 11, 2015

Everest

Du haut de ses presque 9000 mètres de hauteur, l'Everest attire les amateurs de sensations fortes, prêts à risquer leur vie et débourser quelques 60000 USD pour pouvoir déclamer "je l'ai fait". Le lieu est devenu une sorte de cirque à la suractivité délirante, les cordées s'enchaînant, provoquant des embouteillages dignes du périphérique parisien aux heures de pointes.

Parfois cela passe, parfois cela casse, comme cela est ici raconté, mais de manière pas nécessairement plus convaincante qu'un reportage sur National Geographic Channel ou Discovery Channel. Question montagne, Cliffhanger était dans mon souvenir plus palpitant que cet Everest, c'est dire. Next.

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Saturday, October 10, 2015

Sicario

Après la captivante tension sourde de Prisoners et l'arnaque arty Enemy, il va sans dire que j'attendais prudemment cette nouvelle réalisation de Denis Villeneuve... Pour au final ressortir de la salle plutôt conquis.

Sicario m'a ainsi fait l'effet d'une bobine sans concession, donnant un aperçu de la lutte qui se joue à la frontière américano-mexicaine. La bobine déroule une mécanique bien huilée, implacable, qui dresse un constat partiellement désabusé, et quelque peu cynique, malheureusement raccord avec l'idée que l'on peut se faire de la question en se documentant.


[© StudioCanal]

La part belle est ici faite à l'immersion au sein d'une équipe d'opérations spéciales, et forme un complément au film Traffic de Steven Soderbergh que je reverrais bien.

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Sunday, September 27, 2015

La Isla Mínima

Devant cette bobine plantée dans une chaude Andalousie servant de cadre à une enquête sur le meurtre de jeunes femmes retrouvées mutilées, difficile de ne pas avoir une pensée pour l'excellente saison 1 de la série True Detective, plus somme toute plus mystique et marquante.

La Isla Mínima s'en tire néanmoins avec les honneurs, abordant en filigrane les conséquences de la période franquiste, ce qui a j'imagine contribué à son succès en Espagne. Je mentionnerais bien dans le positif la photo assez magnifique, et dans les bémols le manque de rythme et de rebondissements. Ce faisant, le bilan reste très positif de mon point de vue. Oueps.

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Thursday, September 24, 2015

American Ultra

American Ultra est un film de genre bien racé, qui s'assume objectivement, et qui comble par son côté décomplexé son petit manque de consistance. Le couple Jesse Eisenberg / Kristen Stewart fonctionne plutôt bien, ce qui m'a assez surpris car si je suis fan du premier le jeu de la seconde me laisse d'ordinaire plutôt de marbre.

Objectivement la bobine se tente, mais il faut mieux éviter de visionner la bande-annonce au préalable, elle en montre un peu beaucoup trop, et je ne sais pas ce que cela peut donner sans l'effet de surprise. Je serai pour ma part fixé sur ce point au second visionnage, car oui je la reverrai bien à l'occasion. C'est un signe, non ?

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