S'il y a bien un sujet apte à déchaîner les passions, c'est celui du sort à réserver aux meurtriers, qu'ils soient mineurs ou non. L'aborder d'un point de vue objectif relève plus de la gageure que d'autre chose et immanquablement l'on est amener à s'interroger sur la notion de pardon : en d'autres termes peut-on jamais envisager qu'un meurtrier ait payé sa dette envers la société ? C'est cette question que soulève Boy A.Jack Burridge a 24 ans lorsqu'il sort de prison. Il vient de purger une peine d'un peu plus d'une dizaine d'année pour sa participation au meurtre d'une fillette, et il s'apprête à commencer une nouvelle vie. Bien préparé par un travailleur social qui l'accompagne, Jack trouve rapidement un emploi et se constitue un petit cercle d'amis, mentant par omission sur son passé, ce qui n'est pas sans lui poser des cas de conscience. Mais voilà qu'à l'occasion d'un acte de bravoure -il sauve une petite fille lors d'un accident de voiture-, son portrait se retrouve en première page de la gazette locale et il ne faudra pas longtemps avant que quelques-uns ne fassent le rapprochement avec le portrait-robot du tueur qui vient tout juste d'être remis en liberté...
Le film est émouvant, on se met à la place de ce jeune homme et l'on a envie de lui donner une seconde chance, mais dans le même temps on imagine la douleur des parents de la gamine assassinée une décennie plus tôt et leur colère à voir son assassin reprendre une vie normale (pour autant qu'elle puisse jamais l'être, "normale")... Peut-on comme je le demandais plus haut jamais envisager qu'un meurtrier ait réellement payé sa dette envers la société ? Je ne sais pas et je doute de jamais avoir un avis véritablement tranché sur la question...
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Metallica, ...And Justice for All
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