Retraité de l'industrie automobile américaine et vétéran de la Guerre de Corée, Walt Kowalski vivote dans une petite maison de banlieue ouvrière du Michigan. Il passe le plus clair de son temps à siroter des bières et à bichonner sa Gran Torino, quand il ne médit pas sur l'importante communauté d'immigrés asiatiques qui compose son voisinage. Un soir, il surprend Thao, le fils de sa voisine, en train de tenter de voler sa voiture chérie sous l'injonction d'un gang du quartier. L'ado parvient certes à s'échapper mais il sera sommé le lendemain par sa famille de présenter ses excuses à Walt et de lui offrir ses services pendant toute une semaine afin d'expier sa faute. Cette expérience sera l'occasion pour l'ancien ouvrier de s'ouvrir à ses voisins, d'apprendre à les connaître et accessoirement de se confronter à ses propres démons...Au travers d'un pitch assez simple, ce bon vieux Clint aborde des thèmes aux imbrications bien plus complexes qu'il peut y paraître au premier abord [xénophobie, immigration, traumatismes de guerre, gangs,...]. Son personnage de vieux grincheux pourra sembler un peu caricatural à certains égards, mais ce rendu contribue à créer un climat aux accents comiques qui contraste fortement avec le dernier tiers de la bobine, résolument dramatique et percutant.
Le film achevé, j'ai cru déceler un regard porté par l'acteur réalisateur sur son oeuvre, et je me demande si dans une certaine mesure la rédemption cinglante de son personnage ne transcrit pas une forme de trait tiré sur son passé et les films qui ont fait sa gloire... Peut-être, peut-être pas, mais ce qui est certain, c'est que pour ce dernier opus Clint frappe plutôt fort, alors hop hop hop, on y va et on ne traîne pas ! :o)
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Elysian Fields, Queen Of The Meadow
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