[Pitch] L'Apocalypse, vous connaissez ? Non, je ne parle pas de cette pseudo fin du monde tant de fois annoncée par Mayas zé consorts, mais de cet affrontement final entre le Bien et le Mal qui dévastera notre pauvre Terre, tout juste vouée à être un champ de bataille entre Forces Célestes et Nemesis Souterrains... Eh bien figurez-vous que l'on y est enfin ! Oui, l'Antéchrist vient d'être apporté à la surface par une cigogne infernale [NdC : Vous serez bien aimables de ne pas rapporter cette analogie aux oreilles de Ligur et Hastur hein...] et confié aux bons soins d'une famille humaine, cela faisant partie de l’ineffable plan planifié depuis l'Aube des Temps.Cette perspective de la lutte finale aurait dû enthousiasmer l'ensemble des troupes du Ciel comme de l'Enfer, ce qui est globalement le cas, à l'exception toutefois de l'Ange Aziraphale et du Démon Rampa -tous deux parties prenantes dans les évènements du Jardin d'Eden-, qui mine de rien se sont plutôt bien faits à leur petite vie terrestre, à aider / asticoter les humains et jouir de plaisirs disponibles nulle part ailleurs. Par conséquent, quelle autre option d'y aller prudemment à reculons et dans la mesure du possible d'entraver la bonne marche de cette céleste mécanique peut-être pas si bien huilée finalement ?!? [/Pitch]
La lecture des premières pages m'a un peu dérouté, mais je me suis rapidement rendu à l'évidence : De Bons Présages possède un formidable caractère page-turning ! Le ton parodique suscite en effet très rapidement l'attention du lecteur, le captive au moyen d'un constant comique burlesque assez singulier, et rend chaque abandon de l'ouvrage douloureux, lors des changements de moyens de transport notamment, et je me suis d'ailleurs parfois vu maudire mes lignes de train pour leur (pour le coup) détestable régularité ! ^^
Le roman prend donc pour cadre l'une des mythologies essentielles de la religion catholique, mais il ne véhicule pas de critique acerbe, il se contente de divertir, d'amuser, même si l'on peut tout de même dégager une morale -que je partage- quant à l'absurdité de ces conflits de principe, opposant des êtres qui n'ont aucun réels griefs les uns envers les autres. Le développement se trouve extrêmement fluide en dépit des trois axes de progression simultanés [Aziraphale / Rampa, l'Antéchrist, le duo descendant d'Inquisiteur et de Prophétesse], auxquels on peut ajouter à un moment les fameux Quatre Cavaliers de l'Apocalypse.
Les personnages intervenants dans le récit ont été ciselés avec grand soin et je ne vois objectivement rien à leur reprocher, tout comme au texte dans son ensemble d'ailleurs. De Bons Présages est un roman assez atypique, avec un sympathique grain de loufoquerie, et qui a de surcroît le bon goût de ne jamais verser dans l'humour facile, surprenant régulièrement le lecteur par ses retournements burlesques. Bref, la lecture de ce bouquin a été éminemment plaisante et lorsque j'en ai eu atteint le bout je n'ai pu m'empêcher de me sentir un peu désemparé. Re-bref, du relativement Grand Art serais-je tenté d'écrire !
J'adore ! Un de mes favoris :)
ReplyDeleteObjectivement un excellent cru ! \o/ :o)
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