7h58 ce jour-là, le mond... Ah nan, excusez-moi, 7h58, c'était un samedi, et un film magistral. Là on est aux antipodes... Je reprends... 4h44 ce jour-là donc, le monde cessera d'exister. Pourquoi ni comment on ne sait guère, mais le fait est là, soit. La bobine se trouve centrée sur deux New-Yorkais [dont le trop rare Willem Dafoe] qui se préparent à cette interruption du programme de la vie de manière assez résignée, poursuivant leur quotidien comme si de rien n'était (ou presque).Leurs derniers instants se voient entrecoupés de messages divers, dont des interviews d'Al Gore ou du Dalaï-Lama fustigeant l'irresponsabilité de l'homme vs la nature, d'images non moins diverses de foules portant des bougies ou se révoltant, ce qui donne à l'ensemble un côté assez bordélique, et l'on ne voit pas bien la direction que prend le script, en assumant bien entendu qu'il suive une quelconque ligne directrice. L'ennui pointe assez rapidement le bout de son "e", et l'on se demande quand diable la bobine pourra bien se terminer, interrogation d'autant plus insidieuse qu'aucune ligne temporelle ne nous permet de jauger d'une quelconque progression... Objectivement, l'heure vingt-deux de métrage m'a paru en durer 2h30... :-/
'Fin bref, en conclusion je reprendrais les mots de Première [via la rubrique Critiques Presse sur Allociné] qui assènent que 4h44 Dernier Jour sur Terre "dégage à l'arrivée l'inimitable parfum des nanars auteuristes". Oueps, pas mieux. A éviter donc.
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