Saturday, May 24, 2014

La Voie de l'Ennemi

Cette bobine du réalisateur hexagonal Rachid Bouchareb, dont je n'ai pas vu grand chose d'autre, s'attaque à la thématique de la rédemption et de son corolaire, le pardon.

William Garnett [Forest Whitaker, égal à lui-même] se trouve ainsi libéré en conditionnelle, un peu moins d'une vingtaine d'années après avoir tué l'adjoint du shérif Bill Agati [Harvey Keitel, RAS], toujours en poste et objectivement désireux de voir le coupable retourner ad vitam derrière les barreaux. La confrontation attendue entre les deux hommes m'a semblé faire l'effet d'un pétard mouillé [pas de comparaison avec l'opposition John Rambo / Shérif Will Teasle par exemple], et le sujet à peine survolé en raison de ces enjeux qui peine à se faire ressentir.


[© Pathé Distribution]

La place faite à l'islam dans la rédemption de William Garnett semble également discutable tant cette religion ne colle pas exactement à l'idée que l'on peut se faire du microcosme d'un pénitencier du fin fond du Nouveau-Mexique... Peut-être faut-il y voir une volonté de l'auteur de la montrer sous le jour d'un vecteur de paix ? Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé qu'elle détonnait dans le contexte.

La bobine m'a donc laissé assez froid en dépit des températures régnant dans cet état désertique, et le final inutilement ouvert a contribué à me laisser sur ma faim. Je sauverais tout de même bien la prestation de Brenda Blethyn, très juste dans son rôle d'agent de probation, certes ferme mais résolument encline à donner une seconde chances aux âmes présentées comme perdues. Pour le reste, disons que l'on peut oublier. Oueps.

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