Wednesday, February 28, 2007

Das Leben der Anderen

Il semble qu'il s'établisse une sorte de consensus plus ou moins universel autour de la question de la grasse matinée, entendez par là qu'elle aurait valeur de nirvana et qu'il ne faudrait en aucun cas y déroger dès lors que l'occasion se présente. Eh bien, personnellement, je m'inscris en faux contre cette idée!

Pourquoi? Eh bien figurez-vous qu'hier matin je n'ai pas mis de réveil : j'ai traînassé au lit, me réveillant et me rendormant par intermittence, jusqu'à ce qu'un mal de crâne carabiné ne finisse par se pointer... Du coup, j'ai dû composer avec ce malotru qui m'a conduit à tirer un trait sur tous mes plans de la journée! A contrario, aujourd'hui même, je me suis levé dès que mon réveil m'en a intimé l'ordre... Résultat? Frais comme un gardon avec une pêche d'enfer! Conclusion évidente : traînasser au lit le matin, c'est mal!

Bon le pavé étant jeté dans la mare du consensus, passons donc aux choses sérieuses : mes pas m'ont mené en salle obscure [Quelle surprise n'est-ce pas?!?] dans l'après-midi pour enfin me permettre de voir La Vie des Autres.

L'histoire se déroule dans le Berlin des années 80, peu avant la chute du Mur et du Rideau de Fer. A la demande d'un ministre qui aimerait bien s'attirer les faveurs de la compagne actrice d'un auteur de théâtre, Gerd Wiesler, fonctionnaire de la Stasi qui accomplit froidement son travail, est affecté à la surveillance de l'intellectuel. Le but avoué de sa mission est de piéger l'homme de lettres pour laisser le champ libre au ministre de la culture. Mais las, Gerd Wiesler va s'ouvrir à un monde qu'il ne connaissait pas et, pire que tout, va depuis l'ombre protéger le couple chez qui il était sommé de trouver quelque chose...

Le travail de Florian Henckel von Donnersmarck - inconnu au bataillon jusqu'à présent - est tout bonnement remarquable. Au travers d'une réalisation sans fioriture mais néanmoins captivante, il dresse un portrait très juste de l'Allemagne de l'Est, ce qui est certainement dû à la combinaison de ses propres souvenirs d'enfance et des quatre années qu'il a passées à se documenter. Son script, ciselé avec minuties, déroule une mécanique parfaitement huilée et s'épanouit dans le jeu remarquable et émouvant des différents interprètes.

La Vie des Autres apparaît comme un premier film étonnamment maîtrisé, qui mérite amplement son Oscar du Meilleur Film Etranger. A voir sans plus attendre.

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Monday, February 26, 2007

Capillo Story

Comme tous les mois, la question s'est imposée comme une évidence alors que je me regardais dans la glace de ma salle de bain. J'y ai tout d'abord répondu par la négative, avant de me raviser pas plus tard que le lendemain et de tout ratiboiser.

N'en déplaise à ma coiffeuse, ma chevelure est certainement l'une des plus indomptables qui soit : la raideur de mes cheveux n'a d'égal que celle d'un amortisseur de Boeing 747. En d'autres termes, mes cheveux ont une fâcheuse tendance à pousser tout droit, à la perpendiculaire de mon crâne, sans que je n'y puisse grand-chose.

J'avais bien réussi à passer outre les humeurs délicates de cet héritage paternel marqué, à force de persévérance maintenue à son plus haut niveau des années durant - fût un temps où mes cheveux frontaux ployaient sous leur propre poids et descendaient sous mon menton sisi j'vous jure -, mais tous mes efforts furent d'un coup d'un seul réduits à néant par un beau matin de septembre 1999.

Nous étions une bonne poignée d'appelés, anciens sursitaires à l'extrême nouvellement Scientifiques du Contingent [Ca pète hein? ^^], tout juste arrivés à Orange pour nos classes. Nan, ne partez pas, je ne vais pas vous raser avec mes souvenirs d'armée, enfin pas trop! Nous étions donc quelques-uns à déconner gaiement quand nos instructeurs nous ont emmenés au pas dans une petite bicoque un peu à l'écart de nos quartiers.

Deux hommes et une femme nous attendaient de pied ferme, le sourire aux lèvres et la débroussailleuse à la main. C'est à cet instant précis que j'ai compris que le fruit de ces années d'effort allait bientôt être sacrifié sur l'autel de la nation. Cela s'est confirmé quelques instant plus tard quand après être passé entre les mains plus ou moins expertes du coiffeur - enfin le bidasse affecté à la tonte quoi - j'arborais une coupe que n'aurait pas reniée la Britney cuvée 2007.

De ce passage sous les drapeaux, j'ai conservé une coupe de cheveux plutôt courte, pas brosse mais néanmoins courte : je me suis habitué à sa facilité d'entretien, j'ai remisé mon sèche-cheveux au placard, mais surtout je ne suis pas tellement emballé par la perspective de devoir (sup)porter une toison digne d'un porc-épic le temps que mes cheveux soient suffisamment lourds pour à nouveau ployer sous leur propre poids.

De fait, toutes les quatre semaines, je me pose invariablement la question, hésitant entre l'embroussaillement et le rafraîchissement. Il y a quelques jours, j'ai à nouveau opté pour le seconde solution. Rendez-vous dans un mois.

Nota Ciné : Quand je vous disais que Forest Whitaker était époustouflant dans Le Dernier Roi d'Ecosse : il a reçu l'Oscar du Meilleur Acteur pour ce rôle! Foncez le voir si ça n'est déjà fait!

Fond Sonore : Sepultura, Chaos A.D.

Sunday, February 18, 2007

Shame on my Ears!

Etre réveillé à deux heures du mat' par des pouffes beuglant sur un "Like a Virgin" qui s'échappe d'une chaîne poussée dans ses derniers retranchements, c'est déjà limite, mais que cette pollution sonore dure pendant plus de deux bonnes heures, c'est tout bonnement insupportable. Si les irrespectueux fêtards avaient été dans mon escalier, je serais certainement monté leur rendre une petite visite - au risque de distribuer quelques bourre-pifs et de déflorer mon casier judiciaire -, mais ils se trouvaient un ou deux escaliers plus loin dans ma résidence. Deux voisins sont bien descendus tour à tour pour leur demander de ramener le volume à un niveau décent, mais leurs requêtes n'ont trouvé comme échos que des vous me faîtes chier... Ahah, vous me faîtes chier, c'est l'hôpital qui se fout de la charité comme on dit.

La vie en société nécessite, pour que tout se passe bien, que chacun y mette du sien. Faire la fête ok, mais dans la mesure du raisonnable : pour s'exploser les tympans et crier comme des gorets il y a des lieux dédiés. Le plus triste dans la situation de la nuit dernière c'est que les quelques tentatives de conciliations aient été balayées sans aucune forme de discussion possible... Si d'aventure cela devait se reproduire, eu égard à ce passif, je ne m'encombrerais pas de scrupules et ferais directement intervenir les forces de l'ordre pour tapage nocturne. Dommage d'en arriver là, mais si c'est la seule solution...

Mébon, n'accordons pas à ces trouble-sommeils plus d'intérêts qu'ils n'en méritent et passons à autre chose.

Aller, va pour un questionnaire musical puisque j'en ai vu circuler un que je ne connaissais pas. Je vais prendre sur moi d'y répondre sans sollicitation, ce qui me permettra de me délester de secrets sonores enfouis au plus profond de mes oreilles et dont le souvenir me pèse. Oui, je vais faire mon coming out musical et vous révéler trois titres que j'ai appréciés en leur temps et qui aujourd'hui font pour ainsi dire un peu tache dans ma musicothèque presque irréprochable...

* Alors tout d'abord il y a ça. Non non, pas question que je l'écrive en clair iceblog. Bon qu'ai-je à dire pour ma défense? Ben petite jupette, petites couettes, une voix craquante... Ca n'est certes pas une excuse, mais ça explique! :-]

* Ensuite il y a ça. Ma défense ce coup-ci? Ben la bomba latina quoi, une rengaine entrainante, et... La dictature des hormones sur la raison... ^^

* Pour finir, j'évoquerais bien ça. Bon, là, pas question d'hormones, juste un refrain rigolo à forte rémanence cérébrale, mais à part ça c'est assez naze... :-]

Voilà c'est dit, je me sens plus léger! Mais on s'empresse d'oublier hein, on fait comme si vous n'aviez rien lu... Histoire de vous y aider d'ailleurs, je vous suggère d'aller laisser trainer vos oreilles du côté du Wincing the Night Away des Shins et du Whatever People Say I Am, That's What I'm Not des Arctic Monkeys, parce que ça c'est vraiment du tout bon! [NdC: Extraits in ze radio.]

Fond Sonore : The Shins, Wincing the Night Away

Thursday, February 15, 2007

Ouganda 1971 - 1979

Le Dernier Roi d'Ecosse nous propose une plongée dans l'Ouganda des années soixante-dix, alors sous la coupe de l'un des dictateurs les plus sanguinaires que l'on monde ait connu, Idi Amin Dada, surnommé non sans raisons le Boucher de l'Afrique. Le film se concentre sur le personnage du despote - époustouflant Forest Whitaker - via les yeux de son médecin personnel, un jeune écossais parti chercher l'aventure tout juste après avoir obtenu son diplôme. Ce dernier sera tout d'abord fasciné par le charismatique Idi Amin Dada avant de prendre la mesure de sa folie et de la réalité de l'exercice de son pouvoir. Le Dernier Roi d'Ecosse se révèle assez captivant et, chose toujours remarquable, passe sans aucun soucis l'épreuve de la montre en dépit des deux heures cinq qu'il affiche au compteur, ce qui me conduit à vous le recommander. Bonne séance!

Fond Sonore : Arctic Monkeys, Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

Monday, February 12, 2007

Surprise Surprise

Ce matin, attablé devant mon petit-déjeuner, la tête enfarinée. Je saisis d'une main la tranche de pain grillée tout juste sortie du paquet [trop speed pour m'en griller une en direct] tandis que l'autre entreprend de généreusement la tartiner de Nutella. Oui je sais, je suis un homme de goût.

Je trempe ensuite ladite tranche nutellaisée dans mon thé, geste ô combien condamnable à en croire nos voisins d'outre-manche mais m'en fous j'assume. La tartine entame son irrésistible ascension vers cette bouche maintenue grande ouverte dans la perspective de l'extase gustative qui me sera bientôt offerte, quand tout à coup mon oeil affûté détecte un petit morceau brun qui se balance nonchalamment au bord de mon pain grillé.

Je le balaye d'une petite pichenette désinvolte, l'envoyant valdinguer dans l'assiette destinée à recueillir les quelques miettes que je ne manquerai pas de répandre dans un futur proche. Je réamorce le mouvement de la tartine vers sa destinée finale, mais me fige bientôt, un frisson parcourant mon échine... Le petit morceau brun a bougé!

Ahah, bougé, oué c'est ça, faut que j'arrête le Nutella, je suis au bord de l'overdose! Je me penche alors vers mon assiette, persuadé d'avoir rêvé, quand la chose se met à lentement se tortiller... Je me fige alors à nouveau, retenant ma respiration, non sans laisser une petite moue de dégoût se dessiner sur mon visage... Un vers! Un vers dans mon assiette, un vers qui il y a quelques secondes se trouvait encore sur ma tartine, un vers que j'ai été à deux doigts de mastiquer... Beuaaark!

Bon oké, je sais bien que les petites bêtes ne mangent pas les grosses, mais quand même, mon petit-déjeuner, je le préfère de loin mort que vif!

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, February 11, 2007

Blood Diamond

Blood Diamond est un film intense et engagé, qui comme son titre l'indique traite des tristement célèbres pierres de sang. Au moyen d'un script intelligent et dynamique, servi par des interprètes impressionnants de justesse, il aborde tous les thèmes connexes à ce sujet depuis la guerre civile en Sierra Leone jusqu'à l'esclavagisme patriotique mené par des milices révolutionnaires, en passant par la question des enfants soldats et les jeux de dupes qui se jouent de toutes parts.

Les pierres de sang dont il est question représentent certes une faible part du négoce mondial de diamants, mais les sommes dégagées sont néanmoins largement suffisante pour permettre à différentes factions de mettre à feu et à sang quelques régions du continent africain. L'industrie du diamant a beau s'être dotée d'un processus de certification [sous l'égide des Nations Unies] visant à exclure du marché lesdites pierres, elle n'a semble-t-il à ce jour pas les moyens de s'assurer que ledit processus est bien appliqué, ce qui laisse supposer que des exactions similaires à celles décrites dans le film sont bien malheureusement toujours monnaie courante...

Blood Diamond m'a captivé, pris aux tripes comme rarement ces derniers temps. Je me suis immergé deux heures vingt durant [qui m'ont semblées bien plus courtes] dans le quotidien de ces populations exploitées, massacrées pour servir les intérêts de milices locales et fournir les pays riches en pierres précieuses... Et la remontée n'a pas été facile. En sortant du cinéma, j'ai regardé autour de moi, j'ai vu les passants insouciants, les gens attablés dans les cafés, les voitures défiler... J'ai pensé que nous vivions dans un petit Paradis tandis que d'autres connaissaient l'Enfer... Et j'ai eu mal à mon monde moderne.

Je vous recommande donc ce Blood Diamond que je classerais volontiers au côté d'un Constant Gardener ou encore d'un Syriana et qui ne saurait vous laisser indifférent. Bonne projection! [En VO bien évidemment.]

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Thursday, February 8, 2007

Evolution

Autant parfois j'ai tendance à maudire l'omniprésence de la publicité dans notre monde moderne, autant là j'aurais presque envie de bénir son inventeur!


(via La Fée des Coquelicots)

Tout simplement grandiose!

Fond Sonore : Deep Purple, Made in Japan

Wednesday, February 7, 2007

Back to Business

Retrouver le chemin du blog, après un peu plus de deux semaines d'abstinence, c'est un peu comme sortir de chez soi un matin de gueule de bois: tout transpire un brin l'inconnu par-dessus les effluves familières. On sent une sorte de trou noir, on se demande par quelle magie le laps de temps qui nous sépare de la dernière note a bien pu se volatiliser, puis on conclut rapidement que le travail c'est la santé mais qu'il ne faut pas en abuser. Oué, parfaitement, surtout si cela a pour conséquence de nous tenir éloigné des salles obscures pendant plus de quinze jours, parce que ça c'est mal, très mal, et même tout à fait condamnable! Mébon, ce qui compte c'est que j'aie pu reprendre possession du lieu et de mon espace-temps. Content de vous retrouver!

Fond Sonore : Cowboy Junkies, Open

Sunday, January 21, 2007

Stranger Than Fiction

Harold Crick est contrôleur en chef à l'IRS, le Fisc américain. Sa vie est réglée comme du papier à musique, chacune de ses journées suit la même partition interprétée sans aucune fausse note. Harold passe son temps à compter, mécaniquement, qu'il s'agisse des revenus de contribuables qu'il doit contrôler, du nombre d'allers et retours de sa brosse à dents ou encore du nombre de pas qui séparent son domicile de son arrêt de bus. Tout est parfaitement réglé donc, jusqu'à ce qu'un matin un canard se fasse entendre dans la lecture de cette partition quotidienne : une voix féminine se met à commenter les moindres faits et gestes de notre ami, ses moindres pensées. Le phénomène le perturbe bien évidemment, particulièrement quand il entend l'annonce de sa mort prochaine...

Agréable surprise que ce film dont le script a su intelligemment éviter les pièges d'un principe a priori casse-gueule. De l'histoire émouvante, tantôt grave tantôt légère, j'extrairai cette évidence que l'on oublie par trop souvent : quel que soit notre âge, il ne faut jamais laisser la routine prendre racine, il nous faut sans cesse aller de l'avant, sans oublier qui nous sommes et ce que nous voulons. Mention toute particulière à Emma Thompson et Dustin Hoffman, tout simplement parfaits, et surtout l'adorable Maggie Gyllenhaal [oui je suis tombé amoureux]. Un petit film sans prétention néanmoins bien plaisant. A voir.

Fond Sonore : Television, Marquee Moon

Saturday, January 20, 2007

Truands

Dites voir, ôtez-moi donc d'un doute : la direction d'acteur, cela fait bien partie des prérogatives du réalisateur, non? Parce que dans ce cas il faudrait peut-être le rappeler à Schoendoerffer... Certains des siens ont tellement l'air d'être en roue libre [Caubère notamment, à fond dans l'excès, insupportable] qu'on se demande s'ils ne cherchent pas sciemment à saborder le navire. Je passe sur les dialogues sans grands intérêts, le rythme poussif de l'histoire creuse et certaines séquences ultra-violentes totalement inutiles. A éviter.

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Friday, January 19, 2007

Métro Show

Comment se rebooster un p'tit coup en prévision du week-end après une semaine relativement éreintante? Tout simplement en visionnant cette video de Naturally 7 reprenant a cappella In The Air Tonight au bout milieu d'une rame de la ligne 1 du métro parisien :


(Via Mathilde)

Magnifique n'est-il pas?

Fond Sonore : Naturally 7, In The Air Tonight

Tuesday, January 16, 2007

Confessions

Devant la pression exercée conjointement par mesdames Aeris et Flo, je me vois contraint de vous dévoiler cinq choses que vous ne savez pas encore sur ma petite personne. Après une longue réflexion, je suis finalement parvenu à convenir de ce que je pouvais décemment déballer sur la place publique... C'est parti :

* Je suis bélonéphobe. En d'autres termes j'ai la trouille des aiguilles en général et des piqûres en particulier. Concrètement, pour une simple prise de sang, je peux être au bord de la syncope.

* J'adore les voix féminines éraillées, je les trouve super sexy. Je suis donc logiquement amoureux de Bonnie Tyler [It's a Heartache], Kim Carnes [Bette Davis Eyes] ou encore Alanah Miles [Black Velvet].

* Quand je voyage en train et que j'écoute du Death Metal type The Pursuit of The Viking de la formation suédoise Amon Amarth, je me laisse bercer et je dors comme un bébé.

* Je suis un handicapé du téléphone [Aeris, on est deux! :)] : je ne termine jamais mon forfait portable 1h et ma dernière facture FT ne comptait qu'une seule ligne à savoir celle de l'abonnement.

* Last but not least, sachez qu'en maternelle j'ai été membre de la Compagnie des Lapins Bleus d'Emilie Jolie pour un spectacle de fin d'année, ce qui n'a pas manqué de me traumatiser... Et non, ça n'est pas la peine de demander, il n'y aura pas de photo! Non, j'ai dit!

Bon, il me faut à présent passer le relais... Alors voyons voir... Hmmm, je verrais bien Tite Brunette pour commencer, puis Milou et enfin Sel, histoire d'avoir un trio exclusivement féminin. A vos claviers Mesdames!

Fond Sonore : Come Fly With Us, Compilation Glitterhouse Records

Saturday, January 13, 2007

Captain Ciné Awards 2006

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'à l'instar de 2005 l'année 2006 a elle aussi été placée sous le signe du cinéma, avec une bonne soixantaine de séances en salle obscure. Il est très plaisant de constater que sur ce volume je n'ai eu à faire face qu'à très peu de déceptions. Preuve en est qu'à la première passe sur ma pile de tickets de l'année écoulée, j'ai dressé une liste d'une quarantaine de films ayant particulièrement retenu mon attention! Cela me conforte évidemment dans l'idée de continuer à établir mon programme cinéma en suivant mon instinct.

Quarante films dans le premier jet donc, pour descendre à une bonne vingt-cinquaine après une intense concertation avec mouah-même. J'ai tenté de les classer par catégorie, histoire de faire ressortir leurs qualités premières, mais cela s'est révélé relativement ardu pour plusieurs d'entre eux, ce qui m'a conduit à finalement décider de leur attribuer comme l'an passé une récompense commune.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Mesdamoiseaux, le moment est à présent venu de vous dévoiler la liste des lauréats 2006 des célèbres et tant attendus Captain Ciné Awards ! And ze winners are : (par ordre alphabétique - liens vers mes commentaires postés si disponibles, vers la fiche Allociné sinon)

* Arrivederci Amore, Ciao
* Babel
* A Bittersweet life
* Braqueurs amateurs
* La Colline a des Yeux
* Les Fils de l'Homme
* The Fountain
* Good Night and Good Luck
* Jean-Philippe
* Jarhead
* Le Labyrinthe de Pan
* Little Miss Sunshine
* Lord of War
* Paprika
* Petites Confidences (à ma Psy)
* Renaissance
* Romanzo Criminale
* A Scanner Darkly
* Severance
* Syriana
* Thank You for Smoking
* Transamerica
* Le Vent se Lève
* La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge
* Une Vérité qui Dérange

Et vous, que retenez-vous donc de 2006 cinématographiquement parlant ?

Fond Sonore : The Shins, Oh Inverted World

Monday, January 8, 2007

Weird

Pour moi, Céline Dion est tout sauf rock'n roll. Alors quand je suis tombé sur cette vidéo qui la montrait en train de reprendre You Shook Me All Night Long, j'en suis pour ainsi dire resté bouche bée...


Mébon, après réflexion, je crois bien que je préfère l'entendre esquinter quelques bons standards du rock plutôt que mes oreilles avec son heart qui will go ooooooooooooooooon...

Fond Sonore : AC/DC, Live 92

Saturday, January 6, 2007

Breaking Niouze : Migration

Me sentant d'humeur quelque peu aventureuse ce matin, j'ai entrepris de migrer mon compte Blogger de l'ancienne vers la nouvelle plate-forme. A priori, il n'y a rien de cassé, mais je compte sur vous pour me signaler ce qui pourrait éventuellement dérailler!

Fond Sonore : Kiss, Best Of

Friday, January 5, 2007

Déjà Vu

Après une mise en bouche plutôt bien orchestrée en dépit d'un petit goût de déjà vu, le film s'installe tranquillement, distillant de temps à autre quelques indices qui sèment le trouble. Même Denzel Washington se fond plutôt bien dans le script, parvenant presque à faire oublier que, comme à son habitude, il joue plusse du Denzel Washington que son propre personnage. La séance s'annonce donc divertissante... Jusqu'à ce que les scénaristes se prennent malencontreusement le stylo dans la nappe, mais bon il fallait s'y attendre, invention scientifique et paradoxes temporels obligent.

WARNING : je vais spoiler grave alors si vous envisagez de voir ce film, ne lisez surtout pas la suite de suite.

Embrouille #1

Le FBI a mis la main sur un appareil expérimental capable de créer un champ électromagnétique très intense et de replier l'espace-temps sur lui-même : cela lui offre la possibilité d'observer le passé, avec un décalage temporel constant [4 jours 6 heures et une poignée de minutes] par rapport au présent.

Le point de contact entre les deux dimensions temporelles [passé et présent] se trouve au beau milieu d'une petite chambre d'expérience elle-même située à l'intérieur dudit appareil. Les signaux captés par la sonde temporelle sont transmis à une salle de contrôle installée à l'écart, puis exploités via une batterie de terminaux de diverses natures.

Ces terminaux, par essence, ne peuvent transmettre un quelconque signal du poste de contrôle vers la chambre d'expérience ou la sonde temporelle, et encore moins vers le passé. De fait, quand quand Denzel, pardon Doug, illumine un écran avec son pointeur laser, le halo ne peut pas se propager jusqu'à la dimension temporelle observée [i.e. le passé], alors qu'il l'est. D'où premier problème.

Embrouille #2

Le second problème tient en ces paradoxes temporels si chers au Doc Emmett Brown. Bon, tentons de ne pas (trop) nous embrouiller dans notre exposé.

Situons le début de l'action après l'explosion du ferry et nommons A ce point temporel. Dans son enquête postérieure à A, Doug remarque dans l'appartement de la défunte Claire Kuchever une inscription sur un tableau blanc, "u can save her". Gardons cela en mémoire. Doug découvre ensuite l'existence de l'appareil expérimental, blah blah blah, il monte dedans et est renvoyé dans le passé, quelques heures avant le drame, i.e. l'explosion du ferry. Nommons B ce point temporel.

A partir de là, Doug va s'échiner à faire échouer les plans du terroriste. Je passe les détails hormis le fait qu'il inscrit sur le tableau blanc de Claire le message qu'il a lui-même lu plus tôt dans le film [oui, donc plus tard dans le futur]. Bon, Doug arrive effectivement à faire échouer les plans dudit terroriste, au prix de sa vie. Partant de là, le ferry n'explose pas, Claire est saine et sauve, et le point A devient un point C.

Dans ce point temporel C, le Doug de cette réalité (qui n'est pas au courant de ce qu'il s'est tramé avec son double du futur) n'ira jamais lire le message inscrit sur le tableau blanc devenu de fait inutile. Il n'aura donc aucune raison de retourner dans le passé, donc le Doug voyageur du temps n'aura pas de raison d'exister, donc il n'empêchera pas le ferry d'exploser, donc il enquêtera, donc il retournera dans le passé, donc il empêchera l'explosion de se produire, donc... On ne s'en sort pas.

Ceci étant posé, comment expliquer que le premier Doug ait effectivement lu ce message postérieurement au point A? Car s'il lit le message, c'est nécessairement que le ferry a explosé en dépit de son futur retour vers le passé (Vous suivez?), et donc que cette intervention dans le passé a été vaine. Conclure ainsi le film aurait certes été un peu osé - car pas happy-endesque -, mais tellement plus cohérent sinon réaliste - si tant est que l'on puisse parler de réalisme -...


Fin bref, voilà en gros ce qui m'a gêné dans ce film et me conduit à ne pas vous le recommander. Si vous avez un avis autre, ou si vous avez d'autres théories sur le schmilblick, surtout n'hésitez pas, j'ai mon tube d'aspirine à portée de main.

Fond Sonore : The Kills, Keep on your Mean Side

Thursday, January 4, 2007

Y2K+7 Objectives

Une année s'en est allée, une autre a pris le relais. L'occasion de dresser quelques bilans, notamment cinématographique - j'y reviendrai -, et de se donner quelques objectifs. Car s'il est vrai que je prône la cueillette de l'instant présent, il ne faut pas oublier que l'homme est fait pour avancer et que s'il avance à vue, sans objectifs aucun, il finira irrémédiablement par aller dans le mur. Et ça j'ai déjà donné, merci.

Des objectifs donc, il faut des objectifs. Je pourrais me dire qu'à la fin de l'année je devrais avoir repris une activité sportive, mais cela sonnerait un peu trop résolution de nouvel an et serait de fait voué à l'échec. Hmmm, je pourrais éventuellement envisager de dépoussiérer ce petit scénario que j'avais malencontreusement omis de transmettre aux Lutins pour leur concours - et à cause de ça le monde du cinéma ne m'a toujours pas vu éclore pfff -, de le retoucher un peu et de me mettre en quête d'une asso pour le réaliser. Oué, ça arrache déjà plus comme idée, vous ne trouvez pas?

Bon, oké, ça arrache certes, mais ça manque singulièrement d'enjeux. Il me faudrait trouver quelque chose qui dépasse le cadre simple de ma petite personne, quelque chose qui revête une portée plus, comment dire, universelle... Tout de suite, le détail de mon action serait certainement plus difficile à définir et ses effets non moins difficiles à évaluer, mais le jeu en vaudrait la chandelle. Il faudrait qu... Mais attendez un instant, j'y pense... Oui, ça y est, je crois que j'ai trouvé l'objet de ma sainte mission!

Figurez-vous que, selon certaines projections, il pourrait manquer pas loin de 200 millions de femmes sur Terre d'ici 25 ans... 200 millions, pfiou, c'est une perspective qui n'est guère encourageante et qu'il nous faut combattre sans plus attendre : 2007 sera donc l'année qui marquera mon entrée en lutte pour la préservation de la parité homme-femme au sein de l'espèce humaine. Je vais donc me mettre à disposition de toutes les femmes qui elles-aussi souhaitent prendre part à ce gigantesque combat et, ensemble, nous redresserons la barre!

Bon, c'est pas tout mais, avec le travail qui m'attend, faut que je prenne un max de forces mouah. Je vais donc m'en aller mixer ma soupe maison qu'elle est bonne pour mon corps.

Ah au fait, avant de partir comme dirait Roch, pour ceux à qui je ne les ai pas encore adressés (et puis aussi aux autres après tout ça ne peut pas faire de mal), je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2007, qu'elle vous soit autant que possible heureuse et agréable!

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Sunday, December 31, 2006

Modèle Malgré Lui

Il y a une dizaine de jours, je somnolais dans le train, comme tous les matins. J'étais assis dans l'un de ces fameux p'tit gris, les fesses bien enfoncées dans un siège auquel il manquait un peu de rembourrage et sous lequel crachait un chauffage par bien trop généreux. Mon nez piquait dans mon écharpe tandis que le Battle of Evermore de Led Zep résonnait dans mes oreilles. J'étais isolé dans un agréable univers d'une douce tiédeur, quand à la faveur d'un freinage mes yeux se sont ouverts : j'ai alors remarqué que quelqu'un me croquait le portrait.

Sur l'instant, je me suis senti troublé, plutôt mal à l'aise... A l'instar du dessinateur d'ailleurs qui, pris en flagrant délit de croquage, a immédiatement refermé son carnet tout en détournant le regard.

Imaginer quelqu'un me scruter à mon insu, me détailler pour dégager les traits caractéristiques de ma personne n'est pas forcément une pensée qui m'est très agréable, et j'imagine qu'il en est de même pour toute personne ayant de temps à autre des rapports conflictuels avec sa propre image. J'entrevoyais déjà le résultat, forcément grotesque, quand me sont revenus en mémoire tous ces "croquis de voyage" et autres tranches de vie aperçues de-ci de-là sur le web. J'en suis resté songeur un bref instant avant de décider que, finalement, être croqué tenait plutôt de l'honneur que d'autre chose.

Rassuré par cette pensée, je me suis de nouveau abandonné à cette douce somnolence qui n'en attendait pas moins, au son des premières notes de Misty Mountain Hop tandis que le croqueur s'était certainement déjà remis à l'oeuvre.

Fond Sonore : Garden State, BO

Saturday, December 30, 2006

EMT

Constat empirique du jour :

Si l'on ne met pas le feu sous l'eau des pâtes, il n'y a aucune chance que ladite eau se mette à bouillir.


Demain je procède à la contre-expertise, sait-on jamais.

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Thursday, December 28, 2006

Moteur !

Après un agréable petit Nowel passé en ma belle et verte Normandie, je m'en suis retourné en mes pénates panamiennes, qui ne le nions pas commençaient sérieusement à me manquer. Et bien évidemment, à peine mes bagages posés, j'ai repris le chemin des salles obscures!

* The Fountain

Un film singulier sur la vie, la mort et l'amour. Une belle expérience - d'aucuns parleraient certainement de trip halluciné - qui se ressent autant qu'elle se regarde. A voir sans hésitation aucune si vous aimez les OFNI (*).

* The Holiday

Deux femmes déçues par la gent masculine échangent leurs résidences l'espace de deux semaines, histoire de faire le vide et de se ressourcer. Mais, plus qu'une simple remise à zéro des compteurs, cette expérience leur permettra pour leur plus grand bonheur de rencontrer l'amoûûûûr.


Une comédie romantique qui s'en sort plutôt bien, des personnages attachants, des acteurs au poil, des situations bien senties, des touches d'humour qui font mouche, bref un agréable cocktail qui a même manqué de m'arracher quelques larmes. Oué, je sais, j'ai un côté guimauve, mais m'en fous, j'assume. A voir pour se détendre et avoir sa dose de bons sentiments.

* Paprika

Dans un futur proche, une équipe de scientifiques travaille à la mise au point d'un appareil capable de s'immiscer dans l'inconscient des êtres humains à des fins psychothérapeutiques. Mais plusieurs prototypes disparaissent et bientôt le monde des rêves commence à se mêler au monde réel... Pas facile dans ces conditions pour le professeur Atsuko Chiba de démêler le vrai du faux et découvrir qui se cache derrière ces vols et les manipulations de l'inconscient du monde entier.


Une nouvelle perle signée Satoshi Kon, déjà papa de l'excellent Perfect Blue. La trame narrative est certes complexe, jonglant sans discontinuer entre le réel, l'inconscient de chaque personnage et l'imaginaire collectif, mais si le spectateur s'accroche avec attention, il sera récompensé en voyant peu à peu les indices disséminés tout au long du métrage s'agencer pour former au final une fresque (presque) limpide. Un bien bel objet animé qui comme ses congénères m'invite à continuer à laisser mon regard pointé vers l'Est. [A l'Ouest, rien de nouveau comme dirait Erich...]


(*) OFNI : n.m. (acronyme de Objet Filmé Non Identifié). 1. Terme qui chez le Captain désigne tout film faisant montre d'un anti-académisme prononcé. 2. Plus généralement toute oeuvre cinématographique susceptible de laisser une bonne partie du public sur le carreau.

Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces

Friday, December 22, 2006

How Come?

Les questions philosophico-existentielles, je m'en pose de temps en temps, de préférence le soir au coucher sinon ça ne serait pas drôle. Avoir besoin de récupérer et sentir son cerveau surchauffer alors qu'il se demande si l'Homme peut être Libre, si le Vraisemblable peut être Vrai ou encore s'il faut préférer le Bonheur à la Vérité, ça n'a vraiment pas de prix... A croire qu'inconsciemment je cherche parfois à retarder ma tombée dans les bras de Morphée de peur de me livrer aux "bons" soins de ce bon vieux Freddy...

Ceci dit, ma question du moment n'est pas tant philosophique que physiologique. Plantons le décor. Moi, la sphère ORL complètement congestionnée et donc le nez bien bouché. Sous la douche. Je me savonne vigoureusement, j'empoigne la pomme et entreprends de revigorer mon corps encore endormi d'un jet fort généreux, avant de couper l'eau et d'ouvrir le rideau. Là, sous quelques secondes, je sens un picotement envahir mes fosses nasales, rapidement suivi d'une salve d'éternuements puissance 12 sur l'échelle de Beaufort!

Sachant que ce scénario se reproduit à chaque fois que j'ai une bonne congestion, j'aimerais bien en comprendre le mécanisme. [Oué, je sais pertinemment que tout s'explique par 42 mais je ne serais pas contre une formulation un peu moins absconse.] Est-ce donc dû au jet d'eau expulsée par la pomme de douche qui génère un courant d'air qui lui-même taquine mes narines? Est-ce causé par l'ouverte du rideau qui provoque un choc thermique nasal entre le microcosme douchesque et le reste de la salle de bain? Est-ce psychanalytiquement révélateur de quoi que ce soit de profondément enfoui en mon moi, mon surmoi ou encore mon ça? Autant d'hypothèses qui soulèvent plus d'interrogations qu'elles n'apportent de réels éclaircissements. Agaçant.

M'enfin bon, à côté de tous ces questionnements métaphysiques et physiologiques, il reste fort heureusement des questions simples auxquelles je saurais répondre quand mon p'tit n'veu me les posera dans le dos de ses parents.


(Via Sukie)


Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Tuesday, December 19, 2006

Peace MAM !

Michèle Alliot-Marie, citée par le Le Canard Enchaîné lui-même repris par 20 Minutes :

Tout est encore possible. Sarkozy peut perdre son self-control (...), il peut aussi mourir.


Eh beh, il règne une ambiance de folie à l'UMP...

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen

Monday, December 18, 2006

Black Friday

Récit en trois actes d'un début de journée plutôt infernal comme il n'en arrive (fort heureusement) que peu souvent. Flashback, dix jours plus tôt...

Acte Premier : Ze Rebel Spoon

Je me lève, la tête un peu enfarinée, ma douche ne suffisant pas à me réveiller. Je me rends dans la cuisine pour achever de sécher la vaisselle qui s'est déjà bien égouttée durant la nuit. Une poêle, pas de soucis. Une assiette, RAS. Un verre, no problemo. Puis vient le tour de la cuillère...

On ne dirait pas comme ça, mais une cuillère ça peut être vachement retors quand ça s'y met. J'étais tranquille, j'étais peinard, je l'avais délicatement enveloppée dans un torchon et je l'astiquais... Mais v'là t'y pas que d'un coup d'un seul, alors que je m'apprêtais à effectuer le vient de mon va-et-vient le long de son manche, l'une de ses extrémités trouve le moyen de se caler sous l'ongle de mon pouce gauche pour y faire levier et le retourner sur quelques millimètres! Je crois que c'est à cet instant précis que j'ai laissé échapper une flopée de jurons bien fleuris...

Acte Deuxième : Ze Big Mess

Arrivé à la gare, je constate que mon train a été avancé d'une dizaines de minutes et qu'il a été rendu omnibus. Grève oblige. Toutefois, un quart d'heure plus tard, soit deux minutes après l'horaire usuel de départ, nous sommes toujours à quai... Confusion. Une rame serait sur le point de partir sur le quai d'en face. Hésitation. Les voyageurs vont d'un train à l'autre, de l'autre à un train, certains traversent même directement les voies. Bordel général. Une voix annonce soudainement le départ imminent de la première rame. Cohue. Départ. Ouf, enfin.

Arrivé en gare de Versailles-Chantiers, soit deux arrêts avant le mien, on nous informe qu'en raison de son retard notre train va être rendu direct jusqu'à Rambouillet. Ahah, sacré eux tiens. Une bonne partie des voyageurs descend donc sur le quai afin de grimper dans le train suivant, en provenance de La Défense, qui au lieu d'être long se révèlera court. Ahah, ambiance. Bourrage de voitures comme aux pires heures de la seuneuceufeu, descente compliquée à destination, mais au moins je suis à bonne gare.

Acte Troisième : Ze Shower

Dans le bus qui m'emmène à destination, je souffle, prévoyant déjà de décompresser devant un bon petit café tout en dépilant mes mails. Cette pensée à elle seule faisant déjà effet, j'en oublie la sacro-sainte règle empirique maintes fois vérifiées du jamais deux tuiles sans trois... Mais pas pour longtemps.

Je descends tranquillement du bus, je touche presque au but, à une soixantaine de mètres près. Tiens, une goutte... Oh, une autre, et en l'espace d'une dizaine de secondes, une bruine, une grosse pluie, une averse, du vent, et enfin un véritable déluge! Je cours aussi vite que me le permet ce gros sac qui m'encombre, manque de me viander mais parviens finalement à atteindre le hall d'entrée de mon taf, dégoulinant de partout...

Bilan : Ze Epilog

Je me suis donc retrouvé assis à ma place, complètement détrempé, après un trajet de deux bonnes heures et quart porte à porte... Autant vous dire que tout cela m'a mis de très bon poil, ce qui à en croire mes collègues pouvait aisément se lire sur mon visage...

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Saturday, December 16, 2006

Breaking Niouze : Saddam Fait le Mur!

De notre envoyé spécial en Irak:

Récemment condamné à mort par pendaison pour l'exécution de cent quarante-huit villageois dans les années 80 en représailles contre une tentative d'attentat envers sa personne, Saddam a décidé de se soustraire à la justice de ses pairs. Profitant d'un moment d'inattention de ses geôliers, le despote déchu se serait faufilé hors de l'enceinte de sa prison via le jardin d'enfants adjacent et aurait pris la fuite en direction du désert. Il semblerait toutefois que les troupes irakiennes le marquent en ce moment même à la culotte, ou plutôt à la roulette devrais-je dire. [NdC: Gif Animé...]


Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Friday, December 15, 2006

Sacrilège!

Mais que diable leur a-t-il donc pris d'oser toucher au mythique Love is All ?!? N'ont-ils donc point conscience d'avoir profané un son sacré et des images qui ne le sont pas moins?!? Mouah je dis que c'est tout simplement tonteux et que pour la peine ils iront rôtir en Enfer!

Fond Sonore : Roger Glover & Guests, Love is All

Thursday, December 14, 2006

Crime de Lèse-Guerrier Gaulois

Au petit-déjeuner, alors que ma bouche vorace s'apprêtait à enfourner une seconde tartine de baguette croustillante généreusement tartouillée de Nutella, j'ai marqué un temps d'arrêt quand la nouvelle, qui venait d'être décodée par les quelques neurones déjà alertes en dépit de l'heure bien matinale, a atteint les tréfonds de mon cerveau : la touche finale serait sur le point d'être donnée à un lifting complet de la collection Astérix...

Si je comprends que l'on puisse reprendre l'encrage de lignes "effacées par le temps" ou encore supprimer des "taches non désirées", j'ai beaucoup plus de mal à accepter que l'on "uniformise" la "typographie des textes" ainsi que la "mise en couleur" des différents opus. Pour moi, chaque album est le témoin de son temps, il a une histoire propre qui lui est volée au cours de ce lifting [exemple : les "approximations chromatiques" des premiers albums mentionnées dans l'article en lien au premier paragraphe], et ça, c'est déjà bien dommage.

Mais non content de violer l'intégrité artistique originale de la collection, l'éditeur en profite pour surdimensionner les planches de l'ordre de 20%... Pour un intérêt qui reste à définir, si tant est que cela soit possible!

Un traitement similaire avait été appliqué aux Blake et Mortimer il y a quelques années, ce qui m'avait déjà surpris à l'époque. Le surdimensionnement des planches et la réorganisation de la pagination avait conduit cette dernière à augmenter sensiblement. De fait, l'éditeur s'était autorisé à passer de deux à trois le nombre de tomes d'épisodes aussi essentiels que Le Mystère de la Grande-Pyramide et Le Secret de l'Espadon. A 12€ l'unité sur ces best-sellers qui se vendent comme des petits pains, je vous laisser imaginer ce qui avait bien pu motiver ce type de "mise à jour"...

On aura beau me dire que les motivations des Editions Albert-René ne sont pas aussi bassement matérielles que ne le furent celles de la maison Le Lombard, j'aurais bien du mal à le croire...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York

Tuesday, December 12, 2006

Book Story

Il y a des moments dans la vie où l'on est contraint de livrer une partie de soi-même en pâture à l'assistance avide de révélations croustillantes. Eh bien figurez-vous que suite à l'injonction d'une Tite Brunette le présent jour est devenu l'un de ces moments particuliers. Alors enfoncez bien votre postérieur dans votre fauteuil, attachez correctement vos ceintures et plongeons donc sans plus attendre dans mon intimité littéraire!

Combien lisez-vous de livres par an ?

En temps normal j'aurais bien avancé une petite moyenne de 1 par mois, mais pour cette année je vais devoir baisser ladite moyenne à disons 0.33... Oui, je sais, c'est mal, mais je me suis fait une raison, je n'écluserai jamais ma pile de bouquins en retard.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

Les Fils de l'Homme de P.D.James, juste après avoir vu l'excellente adaptation cinématographique du sieur Cuaron. Très emballé au départ, j'avoue avoir été rapidement freiné dans ma lecture par le rythme lénifiant du roman qui tranche sensiblement avec celui du film, snif.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Hmmm, il me semble qu'il s'agit du 1984 de George Orwell, mais je n'en mettrais pas ma main à couper. Mais bon, c'est au moins l'occasion de mentionner cette oeuvre essentielle (et flippante) du roman d'anticipation!

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés :

* Blade Runner, de Philip K. Dick. Un roman sur la conscience, la quête de soi, la solitude, l'empathie... Un grand Dick, peut-être le seul dont l'adaptation cinématographique a été réussie à mes yeux.

* Frankenstein, de Mary Shelley. Un drame sur la différence à l'autre, qui donne à réfléchir.

* La Porte Rouge, de Dean Koontz. Un roman d'une noirceur certaine, mais à coup sûr l'un des meilleurs de cet excellent écrivain de Terreur.

* Le Principe de Dilbert, de Scott Adams. Un essai sur la vie en entreprise, que je croyais parodique quand je l'ai découvert pendant mes études, avant de comprendre dès mes premiers mois de boulot qu'il était bien en-deçà de la réalité...

* Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien. LE roman d'Heroic-Fantasy par excellence, rien d'autre à ajouter. :)

A qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi ?

Je vous laisse disposer à votre guise de ce questionnaire, en d'autres termes qui veut prend. Pourquoi? Paskeeeeeeeeeeeeeeeeee!

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Sunday, December 10, 2006

Entendu à la Tévé

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, à propos du procès de membres de son syndicat jugés pour avoir mis le feu au siège du Medef lors d'une manifestation :

On assiste à la criminalisation de l'acte syndical.

Ben voyons, comme si le paravent de l'action syndicale pouvait servir de prétexte à faire tout et n'importe quoi...

C'est bizarre, mais j'ai comme l'impression que si la successeuse du Baron donnait l'ordre à ses sbires d'incendier le siège de la CGT le sieur Bernard aurait tout le mal du monde à y voir la marque d'un acte militant patronal et à se refuser de porter plainte en justice...

Fond Sonore : Indochine, Unita

Tuesday, December 5, 2006

Forever Young

Pas plus tard que ce matin :

Un prestataire : T'as quel âge?
Ze Captain : Moi? 31 ans.
P : Hein?!?
C : Béhoué 31 ans, enfin pas tout à fait mébon ch'suis pas à une semaine près.
P : ...
C : Pourquoi, tu me donnais quel âge?
P : Ben vers les 25-26 ans.
c : Ah oué? *grand sourire jusqu'aux oreilles*


Conclusion : soyez jeune à l'intérieur, ça se verra à l'extérieur! :)

Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Sunday, December 3, 2006

Royale Séance

Quand la nouvelle de la mise en chantier du 21ème opus de la franchise James Bond est parvenue à mes oreilles, cela ne m'a guère ému. Il faut dire que j'avais été passablement échaudé par les derniers épisodes qui, derrière leurs titres à la limite du ridicule (Meurs un Autre Jour - Le Monde ne Suffit pas - Demain ne Meurt Jamais), n'étaient que de pâles copies les uns des autres, rivalisant d'excès (toujours plus de gadgets improbables, de blagues vaseuses, de girls déssappées) et surtout ne résistant pas au test de la montre. James Bond était devenu pour moi synonyme de blockbuster, dans le sens le plus péjoratif du terme.

Ma curiosité a commencé à s'éveiller quand la rumeur du départ de Pierce Brosnan et celle d'un retour aux sources du mythe se sont faites plus insistantes, puis a été piquée au vif quand le nom de Daniel Craig a commencé à circuler. Si cette embauche pouvait paraître surprenante en regard du physique d'agent soviétique de l'acteur, elle m'a plutôt ravi car j'avais eu l'occasion d'apprécier par le passé la prestation de cet acteur dans le très britannique Layer Cake. Mais las, les mois passant, mon intérêt s'est effondré comme un soufflé sorti trop tôt du four, de telle sorte qu'à la sortie de Casino Royale sur nos écrans j'avais tout simplement prévu de ne pas aller le voir... Cela était toutefois compter sans l'excellent bouche-à-oreille dont le film allait bénéficier.

A force, j'ai fini par daigner visionner la bande-annonce - ce que je n'avais même pas jugé utile de faire jusqu'alors -, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été agréablement surpris : quelque chose de neuf semblait se dégager de ce 21ème épisode, ce qui n'a pas manqué de se confirmer lors de la projection.

Brut et sombre, Casino Royale se débarrasse dès les premières minutes du clinquant des précédents opus. Il nous livre un James Bond froid, tout juste promu double zéro, qui loin d'être un surhomme s'en prend rapidement plein la figure : c'est certes moins classe, ça salit le smocking, mais c'est foutrement plus réaliste. Casino Royale se révèle dynamique dans l'ensemble, bien foutu, et - signe qui ne trompe pas - résiste sans problème au test de la montre.

La production a donc marqué un bel essai que j'espère voir transformé dans le prochain opus - prévu pour mi-2007 - qui dans l'idéal devra conserver le côté sombre tout en complexifiant un peu plus le scénario. A vous de jouer messieurs les producteurs!

Post Postum : J'aimerais bien avoir autant de bonnes mains que Bond et Le Chiffre quand j'affronte ma DS au Texas Hold'em ...

Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Friday, December 1, 2006

TWIY - Saison 4 - Layout V2.1

Petit lifting de mi-automne en trois axes, histoire de gommer quelques rides sans pour autant procéder à un ravalement de façade complet :

Logo :
Si j'appréciais le précédent logo, je lui reprochais de ne pas couvrir suffisamment d'espace en largeur. J'ai conservé le concept de base [triptyque titre / carte / blason] et ai pu accoucher du nouveau visuel après avoir redécouvert une carte de la Terre de Fangh réalisée par POC que je remercie au passage de m'avoir laissé librement torturer sa création sous Toshop.

About :
Comme je le disais récemment, ce blog est devenu comme une extension naturelle de ma personne. Dès lors, il me semblait logique de le sortir de son état d'objet impersonnel, ce qui ne pouvait se faire autrement qu'en y ajoutant ma trombine. Mais las, je n'aime pas tellement me voir en photo, et puis une photo brute aurait trop juré dans le layout. Après quelques recherches, j'ai finalement trouvé ce que j'estime être un bon compromis, toujours grâce à l'ami Toshop.

RadioBlog :
La musique comme vous le savez - ou pas - occupe une place de choix dans mon univers. En d'autres termes, je ne peux vivre sans elle, il y a toujours un cédé qui tourne en fond ou un mp3 qui s'échappe de mes écouteurs. Je vous faisais jusqu'à présent partager un peu de cet univers via les mentions fond sonore en bas de mes posts, ce que je continuerai à faire, mais j'ajoute une nouvelle dimension à ce partage via une radio blog dont le lien se trouve en colonne de droite [première livraison : 11 gâteries ouvertement orientées blues/blues rock]. A noter que les titres sont pour le moment stockés sur l'espace d'hébergement gratuit de mon FAI dont le débit d'accès n'est peut-être pas phénoménal, mais bon, be cool, take it easy, si ca plante, retentez, de préférence pas aux heures de pointes sur le réseau. Pour finir sur ce sujet, je ne peux que vous encourager à écouter, apprécier, et investir dans les cédés des artistes qui retiendront éventuellement votre attention : vive la musique, que la musique vive!

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Sunday, November 26, 2006

Axpérimentation

De retour dans ma salle de bain pour le rituel brossage post p'tit déj de mon râtelier, j'observe mon buste d'éphèbe dans la grande glace qui me fait face, et je souris. Je bombe le torse, empoigne vivement mon déodorant et d'un geste vigoureux m'enveloppe d'un large nuage voodooien. Puis j'attends, le sourire aux lèvres.

Les secondes puis bientôt les minutes s'égrènent lentement, longuement, mais rien ne se passe. Une moue dubitative se dessine sur mon visage... J'ai dû manquer de précision dans mon mouvement, oué ca doit être ça, je ne vois pas d'autre explication possible.

Je ragaillardis mon bombage de torse avant d'entamer une seconde brumisation, très généreuse, d'un geste ample et gracieux comme jamais. Et j'attends, encore.

Pas un bruit, pas d... Aaaah siiiii, dans l'escalier! Un bruit de pas précipités, des marches dévalées quatre à quatre! Aurais-je donc trouvé le juste geste?!? Les pas se font plus pressants, ils se rapprochent... Pour finalement s'éloigner jusqu'au rez-de-chaussée. *mgmgmgmg* Le silence s'installe alors à nouveau, pesant, agaçant.

Rien. Personne. Aucune fenêtre brisée, aucune porte fracassée, aucune horde féminine en rut ne se précipitant dans mon réduit parisien, nada. Spray more, get more, mon c*l oué, la pub Axe [ou Lynx c'est pareil] c'est du P-I-P-O mouah je vous le dis!

Pub Lynx (Billions)


Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Saturday, November 25, 2006

Bāb-ili

Babel, un film d'une rare intelligence narrative, où des destins se croisent et s'entremêlent aux quatre coins du globe, une oeuvre brillante qui mérite amplement sa Palme du Meilleur Réalisateur reçue lors de la dernière édition du Festival de Cannes. A voir impérativement en VO pour profiter pleinement du jeu de langues [anglais, arabe, japonais, espagnol, français, langue des signes].

Nota: Les Cahiers du Cinéma n'ont pas aimé, tout va bien. ;)

Fond Sonore : Rhapsody, Triumph or Agony

Friday, November 24, 2006

Une de Plus...

Pour un peu je serais passé à côté dites donc : il y a deux jours, mercredi 22 novembre pour être précis, ce petit espace d'expression virtuel qui est mien fêtait ses trois ans d'existence! Trois ans déjà, pfiou...

Pour être honnête, je ne les ai pas vu passer. Ce blog fait à présent partie de ma vie, il est devenu une sorte d'extension naturelle de ma personne : j'y écris par envie, quand j'en ai envie, sans contrainte aucune. J'ai trouvé mon rythme de croisière en somme et je peux dire d'une certaine façon que mon blog est un long fleuve tranquille.

J'ai aussi le plaisir de constater que vous êtes régulièrement un certain nombre à passer en ce lieu, et je voudrais profiter de l'occasion pour vous en remercier, que vous laissiez ou non une empreinte, parce que mine de rien, même si l'on écrit avant tout par plaisir et non pas pour une audience à tout prix, il est toujours plaisant et rassurant de voir que vous êtes là. Donc bises amicales à Mesdames, cordiales poignées de mains à Messieurs, et en avant pour la saison 4!

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Wednesday, November 22, 2006

Revue de Presse

Ou moins pompeusement, ce qui m'a interpellé dans ma lecture du 20 Minutes du jour, mais ca faisait long pour un titre.

* Quand les pompiers foutent le feu...

Une manifestation nationale des pompiers professionnels (...) a été marquée par des heurts violents avec les forces de l'ordre, hier à Paris, où deux gendarmes ont été blessés sérieusement. L'un d'eux a été grièvement atteint à la tête et un autre a eu la jambe fracturée à coups de massue (sic!). (...) Les affrontements se sont poursuivis jusqu'en début de soirée à hauteur des barrages installés place de la Nation, où les policiers ont utilisé canons à eau et gaz lacrymogènes pour repousser les pompiers, qui leur ont lancé des fusées de détresse et du matériel de chantier (re-sic!).

C'est pitoyable. Après ça, on pourra toujours tenter d'expliquer aux racailles des cités qu'il ne faut pas caillasser les pompiers ni même leur balancer des parpaings ou autres frigos du haut des tours parce qu'ils forment un corps "respectable" qui oeuvre à sauver des vies.

* Saw III sort aujourd'hui sur nos écrans... Assorti d'une interdiction aux moins de 18 ans! La conséquence? Les projecteurs vont se braquer sur ce film que les mineurs prendront un malin plaisir à récupérer sur le net et à regarder avec le sentiment de braver un interdit - j'en sais quelque chose, j'ai fait la même chose en mon temps avec le Massacre à la Tronçonneuse de Tobe. Plutôt que de s'attaquer à des oeuvres de fiction que l'on va voir en connaissance de cause, je préfèrerais que ceux-qui-nous-gouvernent et le CSA se penchent sur la question de la violence des journaux télévisés que l'on regarde en famille...

* Kelly Joe Phelps est au moment où j'écris ces lignes en concert sur Paris. Je n'ai pas encore pu écouter son dernier album, Tunesmith Retrofit, mais s'il est de la même veine que Sky Like a Broken Clock et Shine Eyed Mister Zen ca devrait être du tout bon.

* L'excellente Prison Break pourrait bien être reléguée en seconde partie de soirée si jamais le CSA décidait de la labelliser interdite aux moins de 12 ans. Ayant vu l'intégralité de la première saison, je ne pense pas vraiment qu'il soit nécessaire de faire évoluer la classification actuelle qui déconseille la série aux moins de 10 ans. Au risque de me répéter, le CSA a d'autres sujets plus importants sur lesquels plancher...

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Sky Like a Broken Clock

Tuesday, November 21, 2006

Empilez qu'ils disaient!

Je crois que je me suis trouvé une nouvelle lubie pour mes fins de week-ends, le dice stacking. Admirez donc ce que ca peut donner quand c'est maîtrisé : *non non, ce ne sont pas mes mains*


(via Marius)


Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ca va valser dans l'appart...

Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak

Wednesday, November 15, 2006

Et Demain, Toy Story?

Dimanche en fin d'après-midi, je ne savais pas trop quoi faire. Oué, ca arrive. Après avoir successivement commencé puis arrêté la lecture de One Piece, la rédaction d'un synopsis et le tri d'une pile de linge à repasser, j'ai finalement échoué devant mon pécé. - Ma DS était en charge, je ne pouvais de fait pas tenter de gagner les dernières étoiles à Mario Kart, pffff! -

Celtx s'est ouvert de lui-même, un peu comme par magie, mais j'ai refusé son invitation : mon humeur n'était vraiment pas à l'écriture comme en avait témoigné quelques instants plus tôt mon rapide abandon face à mon petit synopsis. J'ai préféré réveiller le renard de feu qui roupillait tranquillement jusque-là sur la gauche de mon bureau, histoire de farfouiller un peu dans la liste de liens que je stocke au gré de mes escapades surfesques.

L'un des tous premiers m'a mené chez Sith, qui avait posté un peu plus tôt dans la journée au sujet d'un site "aux allures de blog" qui se veut une sorte d'annuaire de tutoriaux en tous genres. J'ai entrepris d'explorer la rubrique des tutos 3D, pour finalement dégoter celui-là. Résultat alléchant, explications claires et progressives, illustrations abondantes... Il n'en fallait guère plus pour me décider à me lancer!

J'ai donc dépoussiéré ce bon vieux soft de 3D qui se languissait du pointeur de ma souris depuis bien trop longtemps, et me suis attelé à la tâche... Qui ne s'est finalement pas révélée trop ardue, armé que j'étais du tutorial, de l'aide en ligne et de ce non moins bon vieux système D. Si j'ai bien suivi la modélisation du boulier, le positionnement des sources et de la caméra, ainsi que le séquencement de l'animation, je dois avouer que j'ai un peu plus pataugé sur les textures des objets et le paramétrage des dites sources... M'enfin bon, pour un début, je suis plutôt content du résultat final, qui est certes court mais néanmoins plaisant! :) [ .mov 11Mo - .avi 176Ko - J'ai une nette préférence pour le .mov mais il est plus gros alors vous voyez hein! ]

Fond Sonore : Elysian Fields, Queen of the Meadow

Friday, November 10, 2006

Kouestionnaire

Je me disais bien que plus le temps passait, plus j'avais statistiquement de chances de me le récupérer au détour d'un blog que je lis... C'est à présent chose faite, grâce à [ou à cause de c'est selon ;)] Miss Sug, alors acquittons-nous donc de notre tâche parce que oué nous n'avons peur de rien!

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne.

"liers de lassitude, de dépression, de malaise indéter-". Ca scotche hein? [Pour la petite histoire, c'est extrait de l'édition de poche du roman de P.D.James, Les Fils de l'Homme.]

2) Quelle heure est-il?

A Paris, il est très exactement...

3) Vérifiez!

La vérification se passe là, et à mon avis il ne devrait pas y avoir plus de quelques secondes d'écart... ;)

4) Que portez-vous?

Une tenue de glandage convalescent à domicile : un pantalon gris qu'ils appellent battle (un peu baggy avec plein de poches quoi) et un gilet en laine beige à grosses mailles bien chaud comme il faut.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?

Missing : Disparus sans Laisser de Trace. Un titre à la con pour une série qui se laisse regarder. Hein? Oui, en partie pour Caterina Scorsone, on ne peut rien vous cacher.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur?

La lampe qui se trouve à côté du pécé et dont l'ampoule fait clic clic de temps en temps, ainsi que Black Dog de Led Zeppelin qui s'échappe de mes enceintes.

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait?

La dernière fois que je suis sorti de chez moi, c'était pour aller voir le médecin. Y'a pas à dire, lui, je lui fais son chiffre en ce moment.

8) Avez-vous rêvé cette nuit?

Non, ou plutôt peut-être devrais-je dire, mais je n'en ai pas le souvenir.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois?

Sur le quai du métro... Une rame était là, portes ouvertes, bondée. La suivante avait beau être annoncée sous deux minutes, les passagers continuaient de s'entasser dans les voitures... A chaque fois que j'observe ce genre de scène, je ne peux m'empêcher de rire tellement cela est ridicule. Après ils pourront se plaindre des conditions de voyage tiens...

10) Qu 'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes?

Rien. Il y aura des choses aux murs de mon chez moi quand je serais propriétaire.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez?

Un appartement pardi! Les prix sont tellement prohibitifs dans Paris que je me demande comment l'on peut acheter sans être multimillionnaire ou sans s'endetter sur quinze générations...

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu?

Le Labyrinthe de Pan, mais ca vous le savez déjà.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?

A part une vieille dame qui parlait à son chien comme s'il s'était agi de son enfant, non.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire?

J'en pense que j'aimerais bien savoir qui l'a lancé...

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore.

Le Germanium ne transmet pas le visible.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Aucune idée, je me poserais la question si jamais un jour j'ai la perspective d'avoir des enfants.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Cf. réponse à la question précédente.

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Oui, cette idée traîne d'ailleurs dans un coin de mon esprit depuis mon retour d'Ecosse où j'ai vécu pendant une année. Un jour qui sait...

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

Ah, enfin quelqu'un qui a de l'humour, je commençais sérieusement à m'emmerder!

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous?

Je remettrais l'homme à sa place parmi les autres espèces terrestres, en diminuant nettement le nombre de ses représentants.

21) Aimez-vous danser ?

Non.

22) Ge*rges Bu$h?

Bush Jr? Un brave type, pas vraiment futé ni méchant, mais entouré d’une bande de mauvais garnements qui l'utilisent comme paravent.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Cf. réponse à la question 5.

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais de ce questionnaire ?

Les quatre qui se porteront éventuellement volontaires, je ne voudrais pas me fâcher avec qui que ce soit! ;)

Fond Sonore : Led Zeppelin, Remasters

Sunday, November 5, 2006

An Eye for Annai

Vous prendrez bien une petit pincée de bonne humeur et d'optimisme en vue de la prochaine semaine de boulot qui s'annonce hein? Alors accordez-vous donc cinq petites minutes pour visionner ce court métrage d'animation découvert au hasard de mes surfs dominicaux :


Sympathique n'est-il pas?

Fond Sonore : Rab McCullough, Belfast Breakdown

Friday, November 3, 2006

Gazette Ciné de la Semaine

Les Fils de l'Homme avait ouvert les hostilités il y a quelques jours en plaçant la barre très haut... Le moins que l'on puisse dire c'est que les séances suivantes n'ont pas démérité puisqu'aucune grosse déception n'est à déplorer dans leurs rangs : cette semaine est donc à marquer d'une pierre blanche dans les annales cinématographiques!

Severance : Un principe casse-gueule - mixer la comédie noire et le film d'horreur -, pour un résultat étonnamment maîtrisé. C'est intense, rigo(re)lot, assez unique et plutôt jouissif. A voir si le genre ne vous donne pas de l'urticaire.

Last Kiss : Un film sur la trentaine et la peur de l'engagement que l'on appréciera différemment en fonction de son propre vécu. J'en extrairais cette sage pensée : peu importe ce que l'on prétend ressentir pour quelqu'un, ce qui compte c'est la façon dont on traite cette personne. A voir pour s'introspecter un peu.

Mémoires de nos Pères : J'avais décidé de ne pas aller le voir - la bataille d'Iwo Jima ca n'est pas vraiment nouveau - jusqu'à ce que j'apprenne que ce film est en fait le premier opus d'un diptyque consacré à ladite bataille : Mémoires de nos Pères traite le sujet du point de vue américain, tandis que le second volet, Lettres d'Iwo Jima - prévu pour le premier semestre 2007, adoptera le point de vue japonais. Si Mémoires de nos Pères décortique habilement ce tournant de la guerre du Pacifique, il pèche à mon goût par une narration un peu confuse du fait des incessants flash-backs et des protagonistes parfois difficilement identifiables. A voir pour l'exercice et dans la perspective du second opus.

Scoop : Une comédie allenienne rigolote, et c'est tout ce qu'on lui demande! Mention spéciale à l'adorable Scarlett Johansson déjà vue dans l'excellent Match Point. [NdC: Autrement dit Kowalsky, tu peux d'office mettre ce film dans ta liste de dévédés. ;)] A voir pour se dérouiller les zygomatiques.

Le Labyrinthe de Pan : Un film magnifique, magique, unique, LA baffe de la semaine. A voir, en VO presque impérativement parce que je doute que les intonations du français restituent l'ambiance particulière de la version espagnole.

Je profite de cette gazette pour vous signaler la mise en place en colonne de droite d'un menu déroulant intitulé "Escales Ciné" qui présente les films dont les bandes-annonces ont retenu mon attention et que j'envisage de voir. Si l'un de ces films vous tente, n'hésitez pas à vous manifester!

Bonnes projections!

Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times

Wednesday, November 1, 2006

War is NOT Over!

L'homme dort paisiblement. Son esprit vagabonde joyeusement dans un univers remplis de verdure, de joie et de bonne humeur. Peace and Love, l'homme est heureux. Soudain, l'horizon de son rêve s'obscurcit, une menace indistincte semble planer dans les airs. Le visage de l'homme se crispe, il sait que son subconscient a déjà identifié la nature de cette menace, mais il ne parvient pas à la visualiser. Il sent l'angoisse l'étreindre, sa respiration s'accélère. Un bruit, pas n'importe lequel, LE bruit... Naaaaaaaaaaaaaaan! L'homme s'éveille en sursaut.

Il l'entend amorcer son virage au loin, il s'imagine déjà au beau milieu de son viseur, car il sait que le prochain assaut est imminent. Effectivement. Le son strident se fait bientôt plus persistant, plus intense, l'homme en tremble. Il sait que l'ennemi fond sur lui sans une once d'hésitation, tel un pilote lilliputien aux commandes de son Corsair bien décidé à défendre son territoire d'un Gulliver décidément trop encombrant. Le bruit semble pénétrer le corps de l'homme par tous les pores de sa peau et se répandre insidieusement, véritable venin paralysant. L'homme est tétanisé. Nouveau passage en rase-motte. L'homme, dans un ultime effort, parvient à agiter les bras, ce qui perturbe visiblement les plans de l'ennemi contraint de partir en vrille incontrôlable.

Silence. Le silence semble s'installer pour de bon, mais l'homme n'est pas dupe, il attend. Ses yeux parcourent l'obscurité de sa chambre, en vain. De toute façon l'homme n'est pas nyctalope. Il allume la lumière. L'homme retient un cri quand il aperçoit l'étendue des dégâts : son bras gauche est digne des plaines d'Iwo Jima après le passage du bulldozer à la bannière étoilée. Il vaporise un peu de lotion apaisante, son visage se relâche de soulagement.

L'homme décide alors de poursuivre sa nuit, il sait pertinemment que la traque serait vaine. Il s'allonge, recouvre son visage d'un drap et se laisse aller à un sommeil qu'il espère réparateur.

Au petit matin, l'homme tente, une fois levé, un coup d'oeil circulaire. Rien, bien évidemment. L'homme entreprend alors de s'étirer. Les bras, hmmmm ca fait du bien, les jambes, hmmm c'est bon, le dos et le cou - il se cambre -... Mais... Mais, qu'est-ce donc que ce point noir planté au plafond juste au-dessus de sa tête?!? L'homme se pose la question, mais connait très bien la réponse. Son sang ne fait qu'un tour, l'homme pose un pied sur la tête de son lit et se projette en l'air, le poing en avant qui vient heurter le plafond dans un bruit sourd.

Las, la bête s'enfuit. Son moteur a des ratés, il ne faut pas la perdre ni de vue ni de l'écoute. L'ennemi se réfugie sur un mur, immédiatement suivi par le poing de l'homme qui a volé au travers de la pièce. Re-las, une accélération fulgurante a permis à la bête de s'en tirer. Mais son acrobatie subite l'a contrainte à partir en vrille. L'homme tente de l'aplatir entre ses mains, raaaaaaaaaaah, l'ennemi s'enfuit. Dans une rage impuissante, l'homme se met à battre des mains, rivalisant avec les plus grands danseurs de flamenco - Aiiiie - et... Et paf la bête.

L'homme se fige dans une posture improbable. La rage que l'homme a laissé explosé il y a quelques instants marque encore son visage, mais l'homme sent un immense sentiment de plénitude l'envahir. Il a certes les mains couvertes de son propre sang et quelque peu endolories par les coups portés contre le plafond et le mur, il porte certes les stigmates des sévices infligés par l'ennemi durant la nuit, mais l'homme est néanmoins heureux car il vient de remporter une importante bataille dans cette lutte ancestrale...

Fond Sonore : Diana Krall, Love Scenes

Monday, October 30, 2006

Le Lundi, c'est KT !

J'ai découvert cette video un peu par hasard en surfant au gré des liens qui passaient sous le pointeur de ma souris, et je ne résiste pas à l'envie de vous la proposer. On y voit la charmante KT Tunstall sur le plateau de Taratata interpréter son Black Horse and the Cherry Tree avec l'aide d'un sampler qu'elle utilise pour enregistrer en direct et en quelques secondes ses pistes d'accompagnement. A toi KT !



Si vous avez apprécié la prestation, vous apprécierez de même son second passage sur le plateau pendant lequel, toujours accompagnée de son sampler, KT a repris le célèbre I Want You Back des Jackson Five. Une très belle performance!



C'est pour ce genre de moments spéciaux que j'appréciais Taratata quand je le regardais. Ca me fait d'ailleurs penser que je suis à la recherche du magnifique Rock Collection de 16 minutes que Voulzy a interprété en compagnie de tout un tas d'artistes à l'occasion d'un Taratata - Special Fête de la Musique en juin 1995. Si jamais vous savez où trouver ca, n'hésitez surtout pas à me faire signe hein!

Fond Sonore : Rhapsody, Legendary Tales

Saturday, October 28, 2006

Children of Men

Terre, 2027. L'espèce humaine est condamnée à l'extinction sous moins d'un siècle en raison de sa soudaine infertilité. La Terre s'embrase d'innombrables conflits, et seule la Grande-Bretagne arrive à maintenir un semblant d'ordre sur son territoire moyennant une politique totalitaire ultra-répressive. C'est dans ce contexte, alors que l'être humain le plus jeune au monde vient d'être assassiné, qu'une jeune femme tombe enceinte et devient une icône que d'aucuns aimeraient récupérer à des fins politiques. Théo, anonyme bureaucrate alcoolo, va donner un sens à sa vie en entreprenant - un peu malgré lui - de guider et de protéger ladite jeune femme.

J'aime quand le cinéma me surprend, me bouscule, me fait passer par une palette d'émotions variées, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été servi par Les Fils de l'Homme. Ce film, réalisé de main de maître par un Alfonso Cuaron inspiré, présente un futur étonnament réaliste et plausible tant au niveau visuel - qui tranche avec le clinquant d'un I, Robot par exemple - que thématique - les dérives ultra-sécuritaires. Il nous captive rapidement pour ne plus nous lâcher jusqu'à la séquence finale, nous maintient dans un climat de tension permanente que je n'avais pas ressenti depuis longtemps et nous scotche ponctuellement à notre fauteuil sans que nous voyions les coups venir.

Je n'en dirais pas plus, de peur de déflorer certains passages clés qu'il convient de découvrir en séance, si ce n'est que Les Fils de l'Homme est assurément l'un des films du moment à ne pas rater. Bonne projection!

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This

Friday, October 27, 2006

Loi des Séries

Il y a quelques jours, un matin (presque) comme les autres. Je me lève, la tête enfarinée, ne parviens pas à me réveiller au moyen d'une bonne douche, quitte mon repaire un peu à la bourre. Arrivé dans le hall de mon immeuble, j'aperçois mon image dans le reflet de la porte d'entrée. Je me fige sur place. Quelque chose ne va pas, un petit détail insignifiant qui, comme toutes les choses insignifiantes, a forcément son importance... Raaah, mes lunettes, oubliées! *mgmgmg*

Remonter les escaliers à toute vitesse, manquer de se viander, ouvrir la porte du couloir, ouvrir la porte blindée de l'appartement, ouvrir la porte de la salle, choper les lunettes au vol, refermer la, nan les portes, espérer ne pas réveiller la galerie (je décolle de bonne heure), descendre cinq à cinq les escaliers en colimaçon, piquer un cent mètres dans l'allée de la résidence, rater le bouton d'ouverture de la grille, se manger ladite grille, *mgmgmg*, maugréer, filer à l'arrêt de bus... Juste à temps!

Arrivé à Montparnasse, je constate que tous les deux roues sont couchés depuis Gaîté. Mon regard balaye l'avenue, j'imagine qu'une bande de d'jeun's se sera très certainement amusée durant la nuit... Je reprends mon chemin, m'engageant sur le parvis de la gare. J'y aperçois un type en jean/cuir arborant un brassard orange fluo de la sécurité, un pansement sur son arcade sourcilière gauche, le regard vif, assez nerveux, un talkie walkie collé à la bouche.

Immédiatement, un frisson parcourt mon échine, le temps semble se figer, je passe en DefCon 1... Et si la bande était encore dans le coin? Je me hâte à l'intérieur de la gare... Pour y découvrir un autre type de la sécurité qui se déplace d'un pas rapide, le regard fixé au loin. J'observe rapidement les alentours : RAS, la voie est dégagée, je peux monter prendre mon train. Enfin, prendre mon train... Car forcément, le train en question n'est pas affiché même s'il se trouve bien à son quai habituel.

Deux agents sncf se pointent alors, vraiment cools. Ils papotent, avancent nonchalamment, sortent un extincteur caché en bout de quai avant d'entreprendre de remonter lentement la rame. Une équipe de la sécurité, en uniforme, ne tarde pas à se montrer, arrivant en petites foulées. Elle ralentit en bout de quai, avant de remonter la rame à son tour, sans se presser. Un pompier arrive ensuite, en voiturette, double les gars de la sécurité, direction l'autre bout du train. Un second pompier arrive encore après, à pinces, la veste sur l'épaule, encore plus peinard que les autres... Sur quoi un épais nuage de fumée se dessine à l'extrémité de la rame opposé à l'endroit où je me trouve.

Surréaliste.

Une voix s'élève alors des hauts-parleurs pour annoncer l'annulation du train. Tu m'étonnes...

Je me rabats sur une solution de secours. La rame est à quai, affichée. Le train part à l'heure, je me détends, le retard sera minime. Vingt minutes plus tard, la rame ralentit puis s'arrête. Une minute passe, puis deux, trois, quatre... Le conducteur nous annonce que le train qui nous précède sur nos rails est en rade vingt mètres plus loin, à l'entrée de la gare de Versailles Chantiers, et que nous allons devoir attendre qu'il soit dépanné...

Je crois que c'est à cet instant précis que je me suis dit que la journée allait certainement être longue, très longue...

Fond Sonore : The Strokes, First Impressions of Earth

Thursday, October 19, 2006

No Comprendo

Quand on pose un lundi, on espère que le reste de la semaine se passera sans encombre, que le corps réagira favorablement à cette période ouvrée un peu plus courte qu'à l'accoutumée, que l'on pourra faire des folies... Mais force est de constater qu'en ce jeudi soir...



Fond Sonore : Albert Hammond Jr, Yours to Keep

Sunday, October 15, 2006

Next Generation

Petit d'homme s'est accroché, il s'est battu et a finalement vaincu. Cela fait maintenant une petite semaine qu'il est sorti de néo nat et a rejoint son chez-lui. Il est chouchouté par ses parents, et complètement ignoré par le chat de la famille qui daigne à peine tourner une oreille quand il crie famine... Et pourtant il donne sacrément de la voix le bougre!

Promis, maintenant que Tonton s'est remis de son coup de froid carabiné, il ne va pas tarder à venir te voir. Il pensera d'ailleurs à glisser dans sa musette quelques p'tits cédés de derrière les fagots, histoire de commencer sur de bonnes bases ton éducation musicale. :)

***
Edit-qui-n'a-rien-à-voir : Demain (lundi) je prolonge mon week-end. Oui, je sais c'est honteux, mais que voulez-vous... Ca tente quelqu'un(e) un ciné en début/milieu d'après-midi?
***

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Friday, October 13, 2006

A Laisser...

Hier soir, en zappant à la fin des infos régionales, je suis tombé sur la seconde partie du jeu A Prendre ou à Laisser présenté par Arthur sur tihefone... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce programme est absolument fan-tas-tique, oui je pèse mon mot, fan-tas-tique, car d'un vide intersidéral rarement atteint et pourtant d'une cinquantaine de minutes pendant lesquelles le présentateur s'échine à meubler avec des pitreries.

Mais cékoidonc le concept? Eh bien, pour la seconde partie que j'ai vue, en gros, une candidate est assise devant une grosse boite à chaussures. Face à elle, un certain nombre d'autres candidats eux-mêmes possédant de grosses boites à chaussures. Sous le couvercle de chaque boite est collée une feuille sur laquelle est inscrite une somme. La candidate doit alors éliminer une à une les dites boiboites - tout en ayant la possibilité d'échanger la sienne contre l'une des autres -, en espérant que la dernière en jeu sera celle qui "contiendra" la plus grosse somme.

Comme tout ca n'est pas bien palpitant, l'animateur tente d'instaurer un certain climat de suspense, joue avec les nerfs de la candidate, laquelle stresse effectivement, larmoie, hésite, boit son verre d'eau - comme dans Qui Veut Gagner des Millions oué -, s'en veut d'avoir échangé puis éliminé la boite aux 300.000 euros, etc etc etc...

On a beau dire, Questions pour un Champion et Des Chiffres et des Lettres, ca a peut-être un côté un peu vieillot, mais au moins y'a du fond...

Fond Sonore : Bert Jansch, The Black Swan

Monday, October 9, 2006

Free Hugs Campaign

C'est l'histoire d'un type qui un jour a eu l'idée folle de proposer des accolades gratuites (ie juste motivées par le fait de distribuer un peu de tendresse) aux passants d'une rue fréquentée de Sydney. Le phénomène a rapidement pris de l'ampleur au grand dam des autorités qui ont tenté de l'enrayer... Mais c'était compter sans le soutien populaire qui a contraint la mairie à laisser faire.

Il reste de cette initiative une vidéo émouvante, chargée d'énergie positive, avec une bande-son à tomber [All the Same by the Sick Puppies].

Here is it :



(Découvert via Inside the USA.)

Raaaah, les Sick Puppies viennent tout juste de sortir un EP, mais uniquement sous forme numérique, pfff... J'espère que leur premier album, prévu pour 2007, sera lui diffusé sous forme de galette classique... Alleeez sioupléééé!

Fond Sonore : Sick Puppies, Juke Box de leur site

Saturday, October 7, 2006

Quel Emmerdeur!

Une petite semaine de passée et pas vraiment d'amélioration en vue : il semblerait même que mon petit coup de froid carabiné prennent chaque jour un peu plus ses aises. Espérons toutefois qu'il ne survivra pas au feu de l'artillerie lourde antibiotique auquel il est soumis depuis une dizaine d'heures, car dans le cas contraire je commencerais sérieusement à m'inquiéter pour mon avenir... Afin de maximiser mes chances de survie, n'hésitez surtout pas à m'envoyer vos bonnes ondes... A vot' bon coeur M'sieurs Dames!

Si j'ai un temps hésité à sortir cet après-midi, de peur d'aggraver encore un peu plus mon état, je me suis finalement décidé : je ne pouvais décemment pas ne pas aller voir cet Emmerdeur de Veber pour lequel j'avais pu dégoter une place de première catégorie à un prix défiant toute concurrence.

A l'entrée dans ma loge, j'ai immédiatement eu confirmation de mon bon placement : je bénéficiais d'une vue dégagée et légèrement plongeante sur la scène, un peu comme pour le spectacle d'Arturo il y a deux ans. La pièce s'est ensuite révélée agréablement divertissante, portée par un Berry et un Timsit évidemment complices. C'est carré, bien mis en scène, bien enlevé, même si la mise en place est peut-être un peu longue. M'enfin bon, ce qui compte c'est que j'ai passé un bon moment et que je suis ressorti du théâtre avec le sourire. Rien que pour ça, je vous recommande chaudement cette pièce, qui se joue au Théâtre de la Porte Saint-Martin jusqu'à fin 2006.

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Tuesday, October 3, 2006

Tout Cassé

Qui aime bien châtie bien dit la célèbre maxime. Si tel est le cas, je me dois de conclure que l'automne m'aime à la folie, car non content de m'apporter la fraicheur que j'attendais impatiemment il m'a gratifié en bonus d'une bonne petite grippe précoce qui me vaut trois jours d'arrêt de travail. Tant d'amour c'est trop, vraiment fallait pas...

Me voilà donc coincé chez moi, avec une fièvre qui fait du yoyo, une migraine qui s'en va et qui revient (C'est fait de tout petits riens - Ça se chante et ça se danse - Et ça revient, ça se retient - Comme une chanson populaiiiire - ahem désolé), des courbatures qui rendent ma démarche saccadée et plutôt lente et me font me sentir vieux, mais vieux...

Bon, Papy va aller se faire un bouillon hein, puis se caler devant Question pour un Champion. Le corps a beau être tout cassé, l'esprit est alerte. Enfin il le reste tant que la fièvre est en phase yoyo-bas, comme là tout de suite maintenant.

Aller, à toi Julien!



Tiens ca me fait penser à ce grand moment de tévé...

Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST