Pourquoi? Eh bien figurez-vous qu'hier matin je n'ai pas mis de réveil : j'ai traînassé au lit, me réveillant et me rendormant par intermittence, jusqu'à ce qu'un mal de crâne carabiné ne finisse par se pointer... Du coup, j'ai dû composer avec ce malotru qui m'a conduit à tirer un trait sur tous mes plans de la journée! A contrario, aujourd'hui même, je me suis levé dès que mon réveil m'en a intimé l'ordre... Résultat? Frais comme un gardon avec une pêche d'enfer! Conclusion évidente : traînasser au lit le matin, c'est mal!
Bon le pavé étant jeté dans la mare du consensus, passons donc aux choses sérieuses : mes pas m'ont mené en salle obscure [Quelle surprise n'est-ce pas?!?] dans l'après-midi pour enfin me permettre de voir La Vie des Autres.
L'histoire se déroule dans le Berlin des années 80, peu avant la chute du Mur et du Rideau de Fer. A la demande d'un ministre qui aimerait bien s'attirer les faveurs de la compagne actrice d'un auteur de théâtre, Gerd Wiesler, fonctionnaire de la Stasi qui accomplit froidement son travail, est affecté à la surveillance de l'intellectuel. Le but avoué de sa mission est de piéger l'homme de lettres pour laisser le champ libre au ministre de la culture. Mais las, Gerd Wiesler va s'ouvrir à un monde qu'il ne connaissait pas et, pire que tout, va depuis l'ombre protéger le couple chez qui il était sommé de trouver quelque chose...Le travail de Florian Henckel von Donnersmarck - inconnu au bataillon jusqu'à présent - est tout bonnement remarquable. Au travers d'une réalisation sans fioriture mais néanmoins captivante, il dresse un portrait très juste de l'Allemagne de l'Est, ce qui est certainement dû à la combinaison de ses propres souvenirs d'enfance et des quatre années qu'il a passées à se documenter. Son script, ciselé avec minuties, déroule une mécanique parfaitement huilée et s'épanouit dans le jeu remarquable et émouvant des différents interprètes.
La Vie des Autres apparaît comme un premier film étonnamment maîtrisé, qui mérite amplement son Oscar du Meilleur Film Etranger. A voir sans plus attendre.
Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns


Harold Crick est contrôleur en chef à l'IRS, le Fisc américain. Sa vie est réglée comme du papier à musique, chacune de ses journées suit la même partition interprétée sans aucune fausse note. Harold passe son temps à compter, mécaniquement, qu'il s'agisse des revenus de contribuables qu'il doit contrôler, du nombre d'allers et retours de sa brosse à dents ou encore du nombre de pas qui séparent son domicile de son arrêt de bus. Tout est parfaitement réglé donc, jusqu'à ce qu'un matin un canard se fasse entendre dans la lecture de cette partition quotidienne : une voix féminine se met à commenter les moindres faits et gestes de notre ami, ses moindres pensées. Le phénomène le perturbe bien évidemment, particulièrement quand il entend l'annonce de sa mort prochaine...
Dites voir, ôtez-moi donc d'un doute : la direction d'acteur, cela fait bien partie des prérogatives du réalisateur, non? Parce que dans ce cas il faudrait peut-être le rappeler à
Terre, 2027. L'espèce humaine est condamnée à l'extinction sous moins d'un siècle en raison de sa soudaine infertilité. La Terre s'embrase d'innombrables conflits, et seule la Grande-Bretagne arrive à maintenir un semblant d'ordre sur son territoire moyennant une politique totalitaire ultra-répressive. C'est dans ce contexte, alors que l'être humain le plus jeune au monde vient d'être assassiné, qu'une jeune femme tombe enceinte et devient une icône que d'aucuns aimeraient récupérer à des fins politiques. Théo, anonyme bureaucrate alcoolo, va donner un sens à sa vie en entreprenant - un peu malgré lui - de guider et de protéger ladite jeune femme.