Tuesday, September 16, 2008

Un Bien pour un Mal

Mes paupières commençant à peser lourdement sur mes yeux embrumés, j'éteins finalement l'usine à décibels qui me permet de m'exprimer en ligne, mais le silence nouveau qui prend possession de l'appartement laisse tout de même filtrer quelques bribes de musiques des années 80. Prudence étant mère de sûreté (et surtout de bon sommeil en l'occurrence), je farfouille dans les tréfonds d'une étagère fourre-tout pour y débusquer une paire de mousses à oreilles sauvée du dernier nettoyage par le vide.

Les éléments protecteurs correctement enfichés dans mes conduits auditifs, je m'abandonne alors à un sommeil que j'espère récupérateur, isolé de toute nuisance externe mais néanmoins à la merci de mes bruits organiques de fait amplifiés... Et Dieu (s'il existe) sait s'ils sont stressants !

En me réveillant sur le coup des trois heures du mat', je ressens quelques démangeaisons et ne tarde pas à aller observer l'étendue des dégâts dans la salle de bain. Bilan : deux balafres au bras droit et une sur la joue gauche. Je fulmine intérieurement et imagine l'empaffée de saloperie de bestiole de sa race qui aura profité de la présence des mousses pour s'approcher à mon insu de mon corps appétissant sans déclencher mes défenses-réflexes moulinettesques !

Je retourne me coucher, lumières éteintes et (surtout) mousses retirées, ne laissant dépasser de mes draps que mon visage. Ni une ni deux, se croyant toujours protégé, l'impudent engage la manoeuvre d'approche mais est immédiatement repéré par mes sens en éveil. Je le sens se poser délicatement sur mon front, et là, ma main droite plus rapide que l'éclair se dégage des draps en une fraction de seconde et lui administre le châtiment de circonstance. Je reste ensuite éveillé quelques instants pour le cas où l'un de ses frères d'arme en embuscade déciderait de pointer à son tour le bout de ses ailes, ménon aucun vrombissement ne trahit de mouvement suspect.

La nuit se poursuivra plutôt agréablement, même si au petit matin j'aurai une légère frayeur en découvrant la trace de sang séché sur mon front, relique de cet ennemi éternel tombé sous le coup de mes violentes représailles...

Fond Sonore : Blind Guardian, Live

Thursday, September 11, 2008

Semaine 2 Après Reprise

Toujours en vie STOP Coup de bourre au taf STOP Complètement rétamé STOP Vivement le week-end STOP Plus qu'un jour à tirer STOP Over STOP

Enfin non, pas tout à fait "over" puisque je profite tout de même de mon passage pour vous proposer deux de mes récents coups de coeur musicaux, issus du premier album de The Last Shadow Puppets, side project d'Alex Turner et Miles Kane, respectivement chanteurs des Arctic Monkeys et des Rascals... Enjoy ! :o)


My Mistakes Were Made For You



The Age of Understatement


Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age of Understatement

Thursday, September 4, 2008

Mots contre Maux

Un représentant de la British American Tobacco France a déclaré ce soir au cours du 19/20 de France 3 alors qu'il était interviewé dans un reportage sur la contrebande/façon de cigarettes :

"Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir ce type de produit contrefait, avec les risques de santé que cela comporte."


Ahah, elle est bien bonne celle-là, comme si consommer des cigarettes "originales" ne comportaient aucun risque pour la santé... Elles ne contiennent jamais en sus des goudrons éminemment cancérigènes que des cadeaux bonux tels le Cadmium [concerné par la directive ROHS], le Polonium 210 [qui a notamment servi à "terminer" le dossier Alexander Litvinenko fin 2006] ou encore l'acide cyanhydrique [tristement célèbre] pour ne citer que ces trois là...


Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age of Understatement

Tuesday, September 2, 2008

Back to Business

Les vacances terminées, j'ai donc repris le chemin de mon labeur quotidien. Petite variation toutefois, j'ai commencé par trois jours de formation à un nouvel outil de gestion d'affaire.

Qui dit nouvel outil, dit également nouveau vocabulaire et nouveaux acronymes en pagaille, le tout servi dans un subtil franglais qui facilite les incompréhensions. Je suivais plutôt bien l'exposé plus ou moins pratique jusqu'à ce que, au détour d'un transparent évidemment trop chargé et inexploitable, je ne lise la conclusion du chapitre en cours :


Je crois que c'est à cet instant précis que mon cerveau a fait tilt.

Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak

Sunday, August 31, 2008

BlogDay 2008

Aujourd'hui dimanche 31 août a lieu le 4e BlogDay. Célébrons-le donc comme il se doit en vous invitant à la découverte de cinq univers que vous ne connaissez peut-être pas encore !

1) Blogshares => Le jeu de simulation boursière fictive sur les blogs. Vous disposez d'un capital de 500$ qu'il convient de faire fructifier par divers mécanismes. Le jeu peut s'aborder sous différents angles et peut se révéler assez prenant.

2) Boulet Corp => Le blog d'un dessinateur de bédés, Boulet, qui propose des billets sous forme de planches de bédés de grande qualité.

3) Crosstown Traffic => "Mythes, Anecdotes et Fabulations Rock n'Rollesques" comme ils disent.

4) Geekologie => Pour tout un tas de gadgets et d'infos insolites.

5) Word Spy => Un blog qui piste les nouveaux mots et expressions qui apparaissent quotidiennement dans la langue de shakespeare.

Bonne balade ! :)

Fond Sonore : Diana Krall, The Girl In The Other Room

Saturday, August 30, 2008

Gazette Ciné de Fin de Congés

Hop, un petit traitement de groupe pour les films dont je n'aurais pas le temps de parler individuellement avant ma reprise de lundi !

Be Happy

Poppy est une jeune trentenaire londonienne. Sa caractéristique principale ? Elle est toujours souriante, de bonne humeur, ce qui fait plaisir à voir dans ce monde terne qui est le notre. Mais son exubérance est également un poil agaçante et j'aurais je pense un brin de difficultés à la supporter en permanence. Je préfèrerais de loin côtoyer sa colocataire, plus posée et second degré, plus dans mon caractère. Accessoirement, je n'ai pas vraiment vu où le réalisateur voulait en venir.

Broken English

Nora est une jeune trentenaire new-yorkaise. Elle est toujours de bonne hum... Ah nan, ça c'était au-dessus. Nora donc, est célibataire et ressent le poids de la pression sociale face à sa situation. Au cours d'une soirée chez un collègue, elle rencontre un french dragueur qu'elle va ensuite perdre de vue et bien regretter... Un pitch assez classique sur les états d'âme d'une trentenaire en quête d'amour, des choses biens vues, un petit problème de rythme, ça passera très bien à la tévé.

My Name is Hallam Foe

Hallam est un jeune pré-adulte écossais. Il est toujours de bonne hum... Raaah, non, là non plus ! Hallam donc n'est pas vraiment de bonne humeur. Sa mère est décédée il y a quelques temps dans des circonstances un poil nébuleuses et le jeune homme est persuadé qu'on ne lui a pas tout dit. Taciturne et excentrique, Hallam s'est renfermé sur lui-même et passe le plus clair de son temps à espionner ses semblables et consigner par écrit le fruit de ses observations...

Un film indéniablement plus sombre que je ne l'avais imaginé, sur le thème de la perte de la mère et de l'apprentissage sentimental, qui doit beaucoup aux excellents interprètes.

Solitaire

Un groupe de touristes part sur une rivière australienne observer les crocodiles dans leur habitat naturel. Sur le chemin du retour, ils se dirigent au fond d'une gorge encaissée pour tenter de porter secours aux personnes qui ont tiré une fusée de détresse. Mais voilà qu'un violent choc les fait s'échouer sur une petite île qui sera bientôt submergée par la marée tandis qu'une forme sombre rôde dans les eaux environnantes...

Je ne savais trop à quoi m’attendre et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par ce film qui évite de verser dans la surenchère et qui instaure avec succès un climat oppressant. Dommage qu'il n'ait bénéficié que d'une diffusion confidentielle...

Surveillance

Deux agents du FBI arrivent dans le bureau du shérif d'un comté perdu pour auditionner les victimes d'une agression violente. Trois salles d'interrogatoire, trois points de vue différents... Pour une seule vérité, toute relative... L'exercice de style est ludique, l'atmosphère singulière, la construction et les dialogues bien travaillés. Extrême mais également classique, un poil dérangeant mais totalement assumé. Intéressant.

Un mot de la réalisatrice, Jennifer Lynch, pour la route :

"La notion de point de vue est une chose qui me fascine. Nous avons notre propre façon de voir le monde, et la perception d'un même événement peut donc être très différente d'une personne à une autre. Dans Surveillance, il y a un point A et un point B, et une grande route entre les deux. Sur cette route, il y a trois groupes de personnes à qui il va arriver des choses. Pour comprendre l'intégralité de l'histoire, ces gens vont devoir raconter les uns après les autres les événements dont ils ont été témoins. Ils mentent tous, cachent quelque chose, mais chacun possède une partie de la vérité. La honte qu'ils ressentent et la raison qui les pousse à mentir sont au coeur de chaque personnage."



The Dark Knight

Pas vraiment convaincu par Batman Begins, je suis allé voir ce second volet de la trilogie de l'homme chauve-souris dirigée par le sieur Nolan un peu à reculons. Mon manque d'enthousiasme a toutefois été rapidement comblé par ce long métrage assez captivant et agréablement racé. Mention toute particulière à l'interprète du Joker qui livre ici une ultime composition tout bonnement éblouissante. A savourer sur grand écran bien entendu.

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Thursday, August 28, 2008

Star Wars : The Clone Wars

Ce film d'animation est une sorte de chaînon manquant entre les deux derniers épisodes de la nouvelle trilogie Star Wars, L'Attaque des clones et La Revanche des Sith. Il développe une intrigue intéressante qui explique notamment comment la République aura gagné l'accès aux routes de la Bordure Extérieure contrôlées par le clan Hutt. L'histoire me semble d'ailleurs suffisamment complexe pour ne pas voir ce long métrage qualifié de film pour enfant comme je l'ai lu sur Allocine.

Le style visuel est singulier ["Tous les personnages et environnements semblent avoir été peints", pour reprendre George Lucas.] et je l'ai trouvé très agréable à regarder. Des critiques ont bien été émises ici et là sous prétexte que le rendu manquerait de photoréalisme... Soit, mais au nom de quoi l'animation devrait-elle toujours tendre vers plus de photoréalisme ?!? Ne peut-elle simplement être au service d'un parti pris artistique ? Mais bien sûr que si !

La réalisation pour sa part est très dynamique. Le film ne souffre à mon sens d'aucun temps mort, il est mené tambour battant : on s'y croit et on a une furieuse envie de botter le derrière de ces empaffés de séparatistes !

Star Wars : The Clone Wars est donc pour moi un très bon divertissement en provenance de la Galaxie Star Wars, qu'il convient de déguster de préférence sur grand écran.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Wednesday, August 27, 2008

Braquage à l'Anglaise

Terry est le patron d'un petit garage londonien dans lequel il bricole des voitures sportives. Devant un bon paquet d'argent à un usurier du milieu, l'homme se montre intéressé lorsqu'une amie d'enfance, Martine [NdC : Miam ! ^^], lui propose de réaliser le casse "sans risque" d'une banque de la ville. Terry met alors sur pied une équipe composée de vieilles connaissances, mais se montre tout de même un brin méfiant vis à vis du tuyau qui lui a été refilé. Grand bien lui en prendra d'ailleurs, car ce qu'ils vont découvrir dans les coffres de l'établissement fera du remue-ménage jusqu'au plus haut niveau de l'état...

J'ai tendance à me méfier des films de braquage parce que j'ai toujours un peur de revoir la même chose. Braquage à l'Anglaise est donc remarquable en cela qu'il a réussi à me captiver par son identité.

A vrai dire, ce film tient plus du thriller que du simple film de casse. Il fourmille d'enjeux, autant de pièces de puzzle qui s'agencent petit à petit pour nous mener vers un tableau final très habilement orchestré. La qualité de l'ensemble tient non seulement à la narration qui se montre exemplaire mais également au casting qui nous livre une collection d'interprétations remarquables.

Pour faire court, je dirais tout simplement que j'ai adoré cet exercice de Braquage à l'Anglaise et que je vous le recommande chaudement, de préférence (1) en VO pour profiter des accents marqués et (2) sans visionner au préalable la bande-annonce qui déflore un peu trop de choses à mon goût.

Bonne séance ! :)

Fond Sonore : Songs in the Key of X, Music From and Inspired by "The X-Files"

Monday, August 25, 2008

Bloxorz

Comme je le disais récemment, nous avons tous de temps à autre besoin d'instants kawaii, histoire de pouvoir souffler un peu. Mais une fois que nous nous sommes bien reposés, bien détendus, il convient d'activer un brin notre cerveau pour gommer les effets de l'abus de cette soupe télévisuelle lénifiante que l'on nous sert continuellement.

Dans cette optique, Bloxorz est le partenaire idéal du réveil de nos neurones. Son principe est ultra simple : vous devez déplacer un monolithe sur un sentier tortueux pour le faire tomber dans un trou généralement positionné à l'exact opposé. Le principe est ultra simple disais-je, mais l'exécution l'est peut-être déjà un peu moins... ^o^


Have fun ! :o)

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Sunday, August 24, 2008

Babylon A(ttention).D(ésastre).

Toorop a une tronche de brute, et ça tombe plutôt bien puisqu'il en est une de brute. Mercenaire de son état, ce tas de muscles est toutefois homme à principes qui honore toujours ses contrats et n'entourloupise pas à tout va ses relations de travail. Alors qu'il mène une (sur)vie un peu pourrie dans une région d'Europe Centrale qui ne l'est pas moins, Toorop est dérangé en plein repas par les sbires d'un homme richissime qui a besoin de ses services pour faire passer une petite blondinette sur le territoire Nord-Américain. Vu le montant de cash proposé, Toorop accepte l'affaire sans trop poser de questions...

J'y vais certes un peu fort dans le titre, mais l'idée est là : Babylon A.D. est relativement loin de m'avoir convaincu. Son plus gros défaut à mon sens réside dans son incapacité à nous faire adhérer à des enjeux un brin nébuleux : la majeure partie du film [linéaire et simpliste] se concentre sur l'exfiltration vers le continent nord-américain, tandis que la toute fin est un concentré d'implications mystico-scientifiques faussement creusées.

On regrettera le manque d'épaisseur des personnages et, plus étonnant (ou pas c'est selon), les jeux un peu approximatifs des interprètes qui pour ainsi dire ne leur vaudront pas un oscar... On peut également s'interroger sur la pertinence de faire jouer dans la langue de Shakespeare un casting à majorité française... Que dire en effet d'un Depardieu parlant anglais tout en imitant l'accent russe de son personnage sans toutefois parvenir à masquer des syllabes clairement franchouillardes ?!? En toute honnêteté, pas grand bien...

Ceci étant, la réalisation ne m'a toutefois pas semblé mauvaise, elle se montre plutôt dynamique même si par instants elle flirte avec ce travers que je déteste dans les films d'action récents, les plans serrés qui retirent de la lisibilité aux scènes de baston. Il y a également un évident travail de stylisation, mais j'ai regretté d'avoir parfois l'impression de me retrouver devant un simple épisode de Dark Angel [e.g. la séquence à proximité de la gare notamment]...

Scathophaga stercoraria sur le sommet du monticule, j'ai été un poil agacé par le choix d'un rap agressif bien pourvu en basses au tout début du film ainsi que par les sauts façon yamakasi des membres du commando qui tentent d'intercepter la petite dans une boîte de nuit... Deux éléments à l'exact antipode de ma culture.

En bref, Babylon A.D. est très loin d'avoir la puissance d'un Children of Men. Cette séance m'aura certes donné l'envie de lire le roman de Maurice G. Dantec, Babylon Babies, mais face à cette affiche je ne saurais que trop vous conseiller de fuir en vous criant Kassos Vitz ! [Jeu de mot pourri, le retour de la vengeance... ^o^]

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Thrills, So Much For The City

Thursday, August 21, 2008

Bloody Hell !

Nouvelle étape de leur progression dans cette sorte de Bouche de l'Enfer, Ashley et Leon arrivent dans un passage encaissé au sein duquel un parcours semble avoir été dessiné au moyen de hautes palissades en bois. L'air empestant le traquenard, l'agent ordonne à la jeune femme de se cacher dans un container situé à proximité, ce qu'elle fait sans discuter.

Leon recharge son arsenal, de manière à parer à toute éventualité. Un premier groupe de villageois infectés vient rapidement à sa rencontre. Hop, une petite grenade incendiaire fait office de présentation et pulvérise ce menu fretin. L'agent monte alors sur les remparts qui se révèlent clore une arène circulaire. Cela sent le piège à plein nez, mais Leon n'ayant peur de rien, il y descend tout de même sans l'once d'une hésitation.

A peine a-t-il posé pied à terre que deux ménagères de moins de cinquante ans armées d'imposantes tronçonneuses explosent deux murs en bois avec l'intention évidente de transformer l'agent en chair à pâtée. Ni une ni deux Leon se précipite hors de l'arène, fait tomber les échelles et commence le carton...

Débarrassé des deux mégères maintenant apprivoisées, l'agent entreprend de poursuivre un brin l'exploration des lieux avant de siffler Ashley. Grand bien lui fait d'ailleurs car, quelques dizaines de mètres plus loin, il se retrouve face à une horde de villageois assoiffés de son sang. Leon distribue alors très généreusement les pruneaux de son TMP, ventile la grenaille de son fusil à pompe à qui en demande, achève quelques mécréants avec son .9mm, pulvérise à coup de grenade les imprudents groupés...

Il ne reste à présent que trois joyeux drilles qui se trouvent approximativement à une quinzaine de mètres de l'agent. Leon les attend de pied ferme, rira bien qui rira le dernier, ahah ! Les villageois se précipitent soudainement en sa direction. L'agent pointe son fusil à pompe, vise, et... Quoi ? Le viseur ne se déplace plus ? Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!? Rooooh meeeerde, casse-toi Leon ! Mais, mais, mais, reste pas planté là bouffon, tire-toi !

L'un des bad guys saisit alors Leon par le cou. Le symbole approprié s'affiche à l'écran, me demandant d'agiter la manette pour dégager l'agent... Ce que je m'escrime à faire sans toutefois parvenir à aucun résultat... Arrive rapidement ce qui devait arriver : sur un écran noir teinté de rouge s'inscrit en grosses lettres Vous Etes Morts...

Et c'est ainsi que pour la première fois de notre courte relation, j'en ai été amené à maudire les manettes sans fil de ma Wii qui peuvent tomber en rade de batterie...

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Wednesday, August 20, 2008

Sunny Day Sky

Dans ce monde de brutes, nous avons tous, oui je dis bien tous, besoin de temps à autre d'instants kawaii . Eh bien l'instant kawaii de la semaine, c'est maintenant.

Vous êtes donc un petit ourson tout mignon. Le soleil brille, brille, brille, vous êtes indéniablement ultra happy et vous avez envie de vous prendre pour votre idole Mary Poppins. Vous agrippez donc le premier parapluie qui commet l'imprudence de passer à proximité de vous et hop vous voilà parti pour une petite balade dans les airs ! (via BBB)


Bon vol ! :o)

Fond Sonore : Shivaree, I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump

Tuesday, August 19, 2008

Kung Fu Panda

Fan invétéré de Kung Fu, Po rêve d'aventures martiales aux côtés des légendaires Cinq Cyclones, mais son univers se résume malheureusement aux murs du restaurant de nouilles familial. Le jour où le Guerrier Dragon doit être choisi parmi ses idoles, Po n'a de cesse de tenter de pénétrer dans le Temple où la cérémonie doit se dérouler, mais il ne fait que jouer de malchance... Jusqu'à ce que le destin ne s'occupe de son cas et ne le désigne finalement comme le guerrier mythique à la surprise de tous ! Il appartient désormais à Po d'affronter un redoutable Taï Lung ivre de vengeance et bien décidé à s'emparer du titre de Guerrier Dragon...

Sur le thème classique de l'initiation d'un jeune rêveur promis à un destin incroyable, le Studio DreamWorks nous offre un divertissement de qualité qui pourra plaire à tout public, mais que les amateurs de cinéma d'art martiaux chinois apprécieront doublement. L'exécution technique y est bien évidemment sans faille et l'animation est au service d'une histoire remplie de bonne humeur.

Innocent et rêveur, Po est un personnage éminemment attachant. Il est doublé dans la VO par l'inimitable Jack black, et j'imagine que celui-ci a pris un malin plaisir à se glisser dans le rôle, à l'instar des autres têtes d'affiche [Angelina Jolie, Dustin hoffman, Jackie Chan, Lucy Liu,...] du casting vocal d'ailleurs !

La philosophie globale du film est accessoirement assez en phase avec ma vision de la vie. Master Oogway a ainsi plusieurs fois glissé cette phrase d'apparence anodine mais plus profonde qu'il n'y paraît :

"There are no accidents."


On peut certes interpréter cette assertion comme signifiant que tout est écrit par avance, que nous ne faisons que suivre une route préétablie, mais je préfère la lire comme l'affirmation qu'il n'y a pas d'accidents [i.e. pas d'"évènement imprévu malheureux ou dommageable" - Petit Larousse], juste des étapes, des expériences qui visent à nous faire progresser, à nous faire évoluer. Cette façon d'envisager les péripéties de la vie permet d'aller toujours de l'avant, de ne pas rester prostré face à l'adversité.

Master Oogway a en outre ajouté dans son évidente grande sagesse :

"Yesterday is history. Tomorrow is mystery. Today is a gift. This is why we call it present."


Il est pour moi important, sinon essentiel, de vivre dans le présent, faute de quoi ou bien l'on reste prisonnier d'un temps passé qui n'est plus ou bien l'on court après un futur qui par définition ne sera jamais le présent. Dans les deux cas, on vit hors du présent, hors du temps et l'on ne vit donc pas.

'Fin bref, trêve de philosophie de comptoir, tout ça pour vous dire que j'ai adoré ce Kung Fu Panda et que je vous encourage vivement à en profiter également si ça n'est déjà fait ! :o)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Strokes, First Impressions Of Earth

Monday, August 18, 2008

Constat

Tricky, artiste britannique dont la signature musicale n'est pas exactement ma tasse de thé, a récemment déclaré dans 20 Minutes alors qu'un journaliste lui demandait s'il avait monté son label pour avoir plus de libertés :

Je voulais surtout héberger les gens bizarres. Quand je vois l'industrie musicale aujourd'hui, je m'emmerde. Tout le monde se ressemble, avec le même uniforme chiant. Où sont les artistes étranges ? J'ai vu Lenny Kravitz un jour en club, il était parfait, comme dans ses clips. Sa peau était parfaite, comme son costume, ses cheveux... Il doit passer un temps fou à se préparer quand il sort. Un temps perdu à ne pas faire de la musique...


Si en lieu et place de Lenny Kravitz - qui a tout de même commis quelques petite pépites - j'aurais plutôt cité pour l'exemple un groupe de papier glacé pour ados adroitement marketé, je trouve que ces propos expriment assez bien le travers de la musique actuelle, plus standardisée et consommable qu'autre chose...

Heureusement toutefois qu'il reste quelques artistes à l'individualité marquée, même si pour les débusquer il faut parfois aller trèèèèès loin !

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Sunday, August 17, 2008

Mauvaise Pioche

Complètement absorbé par ce final palpitant de la quatrième saison de Lost, je n'ai pas vu l'obscurité tomber. Le dernier épisode achevé, j'éteins l'écran de mon pécé et me retrouve donc complètement plongé dans les Ténèbres. Je reste assis sur ma chaise, scrutant les formes indistinctes qui se précisent peu à peu.

Passée en mode nocturne, ma vision s'accommode seconde après seconde du faible niveau de luminosité. Ca y est, le Monde de l'Ombre commence à être mien. Je me lève et me déplace d'un pas assuré, évitant élégamment les obstacles qui se dressent sur mon chemin. Mes bras dessinent des figures codifiées, je glisse dans la nuit et file vers mon lit.

Allongé, je reste immobile, seuls mes yeux trahissent mon état d'éveil. De légers voiles blanchâtres semblent de temps à autre traverser la pièce en flottant silencieusement : j'imagine autant d'âmes en peine prisonnières de l'Entre-Monde. Le léger sifflement diffusé par une VMC surchargée de poussière ajoute à l'atmosphère fantastique de l'instant, mais je n'ai pas peur, je n'ai plus peur, j'ai apprivoisé les Ténèbres il y a bien longtemps, elles ne sont plus mes ennemies.

Soudain, quelques images de la bande-annonce de Spirit me reviennent en mémoire... Apparition, fantôme, esprit... Voilà qu'à présent c'est le traumatisant L'Emprise qui surgit à son tour de sa prison neuronale, et je frissonne... Les Ténèbres ne sont plus mes ennemies, en règle générale certes, mais pas quand de pareils souvenirs se manifestent.

Je m'assois alors sur le rebord de mon lit, recouvre mon visage de mes mains puis les entraîne vers mon cou que je masse brièvement. J'allume enfin la lumière : je ne peux décemment tenter de m'endormir en l'état.

Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Saturday, August 16, 2008

Et de Huit !

En ce jour de pont du quinze août qui fait ressembler mon quartier à un no man's land totalement inhospitalier, j'ai envie de vous parler de centaines. Oui, farpaitement, de centaines.

100 - Comme la Guerre du même nom, même si elle a en fait duré un poil plus longtemps. [A retenir, car c'est une question du Trivial Pursuit.]

200 - Comme le bicentenaire de la Révolution Française que j'ai vécu quand j'étais ado, il y a presque vingt ans. [Ca y est, je prends un coup de vieux...]

300 - Comme ce film ultra numérique que je n'ai toujours pas vu.

400 - Comme les 4400, mais avec une bonne partie des troupes en moins...

500 - Comme 500 ans de portraits de femmes.

600 - Comme l'hexacentenaire des expéditions de l'Amiral Zheng He à l'occasion duquel, coïncidence aidant, les Chinois redécouvrent la voile.

700 - Comme l'âge estimé de la commune de Froidcul.

800 - And last, but absolutely not least, 800, comme le numéro de ce post. Ouaip, ce post est exactement le 800e à être posté en ce lieu... Bon, ça n'est pas que ça me fasse particulièrement frissonner de plaisir, mais j'aime les chiffres ronds, alors je les célèbre, voila tout. Vive ce post donc ! :o)

Fond Sonore : The Kooks, Inside In Inside Out

Friday, August 15, 2008

Gazette Ciné du Milieu de Congés

Réveillé de si bonne heure en ce 15 août, je n'ose y croire... Bon ben pour la peine cette petite gazette sera postée un peu plus tôt que prévu, hop ! :o)

Appelez-Moi Dave

Un truc dont je ne savais trop quoi attendre, un objet curieux qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui n'est pas non plus déplaisant et m'a tout de même fait sourire très régulièrement. Bon pour une soirée dévédé.



Bon Baisers de Bruges

J'ai apprécié le côté décalé permanent de ce film un peu inattendu, qui ne va pas où on l'attend. Les acteurs sont excellents, le script a tout plein de bonnes idées... Mais l'ensemble pèche à mon goût par une absence persistante de rythme... Dommage !


JCVD

Un film étonnant à plus d'un titre ! Belle réalisation, bel effort de narration à la déstructuration bien maîtrisée, mais surtout, oui surtout, un Jean-Claude Van Damme éminemment surprenant qui nous offre une véritable performance d'acteur et qui au passage se met complètement à nu... Chapeau bas Jean-Claude !

Phénomènes

J'ai beaucoup aimé l'idée selon laquelle la nature pouvait se retourner contre l'être humain, ce parasite qui prolifère à la surface de la Terre et l'épuise au-delà de toute raison... L'exécution quant à elle est paradoxalement plus déroutante, il n'y a pas de twist comme dans les autres films de Shyamalan. Le climat de terreur instauré est insidieux, pas démonstratif, et c'est peut-être ça le plus terrifiant... Preuve de son efficacité, j'y repense dès que j'entends le bruissement des feuilles sous l'action du vent... :-] [Nota : Plus le temps passe, plus je serais favorable à ce que la nature finisse enfin par nous remettre méchamment à notre place...]

Voyage au Centre de la Terre 3D

Un film d'aventure assez simpliste qui vaut surtout à mon goût pour la projection en relief, même si l'apport de ce relief ne m'a pas semblé déterminant. Attention à ce propos, seuls quelques cinémas ont effectivement proposés la version 3D [qui nécessite le port de lunettes spéciales] : vous trouverez ici leur liste à date de sortie. Question relief, j'attends beaucoup plus de Fly Me to the Moon, film d'animation spécialement conçu en vue de projections 3D et dont les premières images sont plutôt prometteuses ! (sortie prévue le 29 octobre prochain) [Nota : Dans Voyage au Centre de la Terre, Anita Briem est tout simplement à croquer ! Si quelqu'un la connaît... ^o^]

WALL-E

De l'humour, des beaux sentiments, de l'action, de la maestria dans l'exécution technique... Bref un nouveau petit bijou en provenance directe de la galaxie Pixar, même s'il y a un petit je-ne-sais-quoi qui m'empêche d'en faire un objet culte.



X-Files - Régénération

Chris Carter nous livre ici un bon gros épisode de sa série ultra-culte. J'ai pris un immense plaisir à retrouver mes deux (ex-)agents du FBI préférés avec une bonne dizaine d'année en plus, j'en aurais même presque écrasé une petite larme de bonheur. Un film sympathique, que les X-Philes de la première heure apprécieront bien évidemment beaucoup plus que les autres. A quand le prochain ?!? :o)

Fond Sonore : Lordi, The Arockalypse

Thursday, August 14, 2008

Percutant

Dans mon immeuble, il y a un ascenseur et un escalier dérobé. Oui, dérobé l'escalier, car voyez-vous dans une résidence moderne dite de "staaaandiiiiing", un escalier, ça ne le fait pas. Mais quand bien même est-il caché cet escalier, il me plaît tout de même de l'emprunter, et avec le temps je dois avouer que j'ai pris une certaine assurance dans son colimaçon que je le dévale quatre à quatre.

En bas de l'escalier se trouve une porte. Le pêne de celle-ci est cassé depuis belle lurette, ce qui fait que ladite porte s'ouvre d'une simple pression sur son flanc. Ce matin, je descends donc comme une fusée pour aller chercher la baguette de tradition qui fera mon bonheur au petit-déjeuner et, arrivant à proximité de la porte, je positionne mes mains en avant, comme d'habitude.

Quand mes doigts ont rencontré une résistance plus forte qu'à l'accoutumée, je n'ai pas percuté. Quand mes avant-bras se sont pliés, je me suis dit que quelque chose clochait. Quand mes yeux se sont dangereusement rapprochés de la peinture blanche, j'ai compris l'imminence de la catastrophe, mais il était bien trop tard pour l'éviter... Quelques fractions de secondes plus tard, les implacables lois de la physique relatives à l'inertie devaient en effet me conduire à l'inévitable... Et paf la porte !

Mais ne vous inquiétez pas, j'ai survécu au choc, je n'ai pas de séquelle notable si ce n'est un léger effritement de ma fierté... :-]

Nota : Penser à demander au gardien d'apposer une affichette quand il effectue des réparations... :-/

Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly

Wednesday, August 13, 2008

There and Back Again

Je m'installe bien confortablement dans mon fauteuil isolé, et je laisse mon regard se perdre au travers de la vitre. Il balaye les trains, les quais, la foule plus ou moins éparse. Mon oeil est attiré par une agréable silhouette à quelques dizaines de mètres de mon observatoire.

Sa queue de cheval semble se prolonger dans la cambrure de ses reins qui elle-même rebondit sur son postérieur avant de filer tout droit vers le sol le long de jambes magnifiquement interminables. Mon regard remonte le galbe de cette apparition féérique et se fixe à la base de son cou. La belle tourne alors sec son visage en ma direction, comme si elle avait senti la pression de mon attention.

Le train démarre au même instant, nous ne nous reverrons probablement jamais, ô rage ô désespoir, bye bye Princesse.

*****

Immeubles, gare, rues, immeubles, gare, arbres, gare, forêts, le paysage défile à vive allure. A la faveur du passage dans un tunnel, je découvre le reflet de mon visage dans la vitre. Un instant fugitif, je ne le reconnais pas. Je me fixe avec insistance, je dissèque mes traits, je me demande où sont passés toutes ces années... Flash, lumière, nous sommes sortis du tunnel, mon regard se perd dans le tapis vert, mes pensées dérivent.

*****

Voyage retour. Je suis affalé dans mon fauteuil et je regarde toujours au travers de la vitre. Je pense à ce week-end qui est en passe de ce terminer, à la vie, à son fil si ténu qui peut se rompre à tout instant, je pense à la vie moderne, au boulot, au rythme de dingue qui l'accompagne, je reste pensif...

Le contrôleur annonce l'arrivée en gare de Paris Saint-Lazare, je n'ai pas vu les 1h45 de trajet passer, perdu que j'étais dans mes pensées. Je regarde la ville, les trains, je pense à la foule, à l'agitation de surface et souterraine. Je souris, je me rends compte à quel point Paris peut me manquer quand je n'y suis pas, je réalise que je suis intimement devenu urbain.

Il me faut maintenant descendre, point d'apparition féerique, direction le métro et sa faune bigarrée. Welcome home !

Fond Sonore : Shivaree, I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump

Tuesday, August 12, 2008

Tuesday Music - Nick Cave

Une voix, un artiste, un univers à nul autre pareil...


Et une autre pour la route tiens ! :o)


Fond Sonore : Nick Cave, No More Shall We Part

Wednesday, August 6, 2008

Portrait Chinois Cinéphile

Hop, un petit questionnaire piqué chez Dasola et rempli en un jet ! :o)

Si j'étais...

Un film : Thelma & Louise. Un film à la conclusion dramatique, mais qui est d'une certaine manière pour moi le symbole de l'Accomplissement. Thelma est un papillon que Louise va aider à sortir de sa chrysalide : dès lors, à l'instar de l'insecte, sa vie sera courte mais intense. Tragique mais magnifique.

Un réalisateur : Peter Jackson. Alors que le grand public l'a découvert en 2001 pour le premier volet de la Trilogie du Seigneur des Anneaux, je le suis depuis les années 80 et son premier délire, Bad Taste. Ce type fait du cinéma par plaisir, c'est un bon gros geek, et son univers me parle bien évidemment.

Une histoire d'amour : Tueurs Nés. Rien ne pourra les séparer !

Un sourire : Thelma, au tout début de son escapade avec Louise. Elle y respire la Vie, le Bonheur.

Un regard : Le Bon, la Brute et le Truand. Les regards que les trois protagonistes principaux se jettent au cours de leur duel circulaire au beau milieu du cimetière.

Un acteur : Harrison Ford, parce que Indiana Jones !

Une actrice : Sean Young, parce que Rachel dans Blade Runner !

Un début : Kill Bill. Le visage ensanglanté de la mariée Black Mamba à terre, la main de Bill qui lui essuie le visage, une détonation... Traumatisant ! [video]

Une fin : The Mist. Une fin inattendue, surprenante, et également traumatisante.

Un générique : Ghostbusters ! :o)

If there's something strange, in your neighborhood.
Who you gonna call ?
Ghostbusters !
If there's something weird, and it don't look good.
Who you gonna call ?
Ghostbusters !


Une scène clé : Sixième Sens, quand le Doc' prend conscience de son état et que tout le film s'illumine d'un nouvel éclairage...

Une révélation : Garden State, un premier film surprenant.

Un gag : Le premier combat tout entier dans Hot Shots 2 ! [video]

Un fou rire : La scène du cercueil dans Joyeuses Funérailles !

Une mort : Thelma et Louise, quand la voiture plonge dans le vide...

Une rencontre d'acteur : Là comme ça tout de suite, aucune ne me saute véritablement aux neurones... Je pourrais toutefois citer un duo qui fonctionne bien et m'a touché, comme Tom cruise & Dustin Hoffman dans Rain Man par exemple.

Un baiser : Hot Shots, quand Topper embrasse Ramada comme elle n'a jamais été embrassée...

Une scène d'amour: Hot Shots. La séquence d'ébats très gourmands entre Topper et Ramada !

Un plan séquence : Les Fils de l'Homme, dans le ghetto. [analyse]

Un plan tout court : Le Retour du Roi, quand les Cavaliers du Rohan déferlent sur les troupes du Mordor : j'en ai eu la larme à l'oeil !

Un choc plastique en couleurs: Casshern, un pur OFNI passé totalement inaperçu.

Un choc plastique en N&B: M, Eine Stadt Sucht Einen Mörder, découvert en cours d'allemand au lycée.

Un choc tout court: Planet Terror. Un objet ultra-jouissif et totalement décomplexé : encore ! :)

Un artiste surestimé : Au risque de faire bondir la communauté cinéphilique toute entière, je ne suis pas vraiment un grand fan de Martin Scorsese dernière période [Gangs of New-York et encore moins Les Infiltrés, remake inutile de l'excellente oeuvre chinoise d'origine, Infernal Affairs] ni de Jack Nicholson [monolithique].

Un traumatisme : Inspecteur Gadget, un film de gamins VRAIMENT pour les gamins... :-/

Un gâchis : Les Infiltrés. Un film absolument inutile en comparaison du petit bijou chinois dont il est le remake, Infernal Affairs.

Une découverte récente : Reefer Madness. [Veronicaaaaaaaaaaaaaaa ! ^o^]

Une bande son : Celle de 1492 : Christophe Colomb, que j'ai dû écouter un bon milliard de fois au moins...

Un somnifère : Eraserhead. Il faudrait peut-être que je le revois celui-là, je dis bien peut-être...

Un monstre : Alien. In space, no one can hear you scream...

Un torrent de larmes : Je n'ai jamais littéralement pleuré à torrent de tristesse devant un film, mais j'ai souvent eu la gorge sérieusement nouée avec une petite larme d'émotion qui pointait le bout de ses molécules... On va citer Philadelphia pour l'exemple.

Un frisson : L'auto remake de The Grudge par Takashi Shimizu avec Sarah Michelle Gellar. A la fin de la séance, j'étais tout recroquevillé dans mon fauteuil... Et je n'étais pas le seul ! ;p

Un artiste sous-estimé : Woody Allen. Une oeuvre inégale certes, mais qui contient néanmoins de véritables petits bijoux !

Un rêve : Un Alien vs Predator 3 sans aucun être humain, un truc ultra bourrin et donc nécessairement ultra-jouissif ! :)

Un fantasme : Alien vs Predator vs Rocobop vs Terminator vs Freddy vs Jason, sorte de synthèse des mythes de ma jeunesse en somme... Que le carnage commeeeeence ! :D

Voili voilou... Alors non seulement ce questionnaire je l'ai piqué de mon propre chef, mais en plusse je vais le refiler, bande de petits veinards ! Alors, voyons voir... Entre ceux qui sont en vacances, ceux qui ne vont pas le faire, ceux qui ne postent plus, le choix ne va pas être aisé... Hmmm, pouf pouf, va pour Laurence, Sel et Sug ! :o)

Edit - 12/08 : D'un commun accord avec Sug, j'ai donc également le plaisir de refiler le bébé à Aeris ! ;)

Fond Sonore : Garden State, Bande Originale

Monday, August 4, 2008

Hancock

Hancock a des super-pouvoirs et les met à profit pour arrêter les bad guys qui arpentent les rues le Los Angeles. Techniquement il pourrait être considéré comme un super-héros... S'il n'était un ivrogne notoire qui occasionne des millions de dollars de dégâts à chacune de ses interventions. De fait, la population locale et les autorités sont excédées, ce qui fait de cette épave de Hancock un paria. Mais un jour, il sauve la vie de Ray Embrey, Conseiller en Relations Publiques, qui entreprendra pour le remercier de l'aider à redorer son blason...

De très bonne surprise voilà comment je qualifierais Hancock ! Je n'avais pas entendu parler de ce film avant de découvrir par hasard sa bande-annonce : celle-ci m'avait laissé augurer d'un bon petit objet ludique, et je n'ai pas été déçu le moins du monde.

Hancock donne dans un registre décalé, il prend à contre-pied l'image d'Epinal du super-héros propre sur lui et adulé par le monde entier. Will Smith est tout simplement excellent dans ce rôle, les effets spéciaux sont au service de l'histoire et la sauce prend dès les premiers instants. [Comme l'a écrit un journaliste de Première cité par Allociné : "Ne tergiversons pas : un super-héros bourré, c'est drôle !".]

Au bout d'un moment toutefois, je me suis demandé comment le film allait bien pouvoir se terminer, si le concept allait tenir la distance... C'est à cet instant précis qu'une révélation inattendue est venue bousculer le récit et en bouleverser les enjeux : j'ai clairement apprécié cette option qui s'est révélée payante. Le film a alors pris une tournure dramatique que les scénaristes ont conclu dans une tonalité résolument optimiste, ce qui fait toujours du bien par où ça passe.

Hancock est donc pour moi un très agréable divertissement, et il serait fort dommage de passer à côté !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Tracy Chapman, Collection

Breaking News : Servers Down

Bon, il semblerait que les serveurs de mon FAI soient partis en vacances en ce premier lundi matin du mois d'août, ce qui explique la disparition inopinée d'un paquet d'images [bannière, logo, etc...]. Je croise les doigts pour que les admins de garde arrivent à mettre en place une solution alternative sans trop de délai...

Edit - 10h53 : Tout semble rentré dans l'ordre, ouf ! :o)

Fond Sonore : Black Snake Moan, Bande Originale

Sunday, August 3, 2008

Bathtub Stories

La psyché féminine est fascinante à bien des égards, et certaines énigmes qu'elle soulève me laissent parfois assez songeur. Tenez, il y a quelques jours, je demande à deux amies sur MSN ce qu'elles pensent de Christian Bale qui était en train de faire mumuse à la tévé dans un costume noir.

=> Réponse de la première :

A1 dit :
s'il vient à la maison
A1 dit :
ben
A1 dit :
il dort dans la baignoire
A1 dit :
et je ferme la porte à double tour !


=> Réponse de la seconde :

A2 dit :
bah il est pas mal
A2 dit :
s'il venait dormir chez moi
A2 dit :
jle mettrai pas dans la baignoire


L'une l'aime bien, l'autre non, ça je ne discute pas. En revanche, je me demande bien pourquoi les deux spéci(wo)mens ont spontanément fais référence à une baignoire... Si vous avez des théories, je suis preneur...

Fond Sonore : Diana Krall, All For You (A Dedication To The Nat King Cole Trio)

Sunday Music - Norah Jones

Un clip magnifique pour une agréable petite récréation musicale portée par la délicieuse voix d'une talentueuse artiste... N'est-ce pas tout simplement parfait en ce dimanche matin ?!?


Fond Sonore : Norah Jones, Not Too Late

Saturday, August 2, 2008

The Incredible Hulk

Bruce Banner s'est réfugié dans une favela au Brésil. Il survit dans cet univers hostile sous la couverture d'agent de maintenance dans une usine de boisson pétillante et poursuit désespérément en parallèle la quête d'un remède qui le débarrassera définitivement de ses cellules vertes. Mais voilà qu'un jour se déroule un incident d'apparence anodine qui aura de graves conséquences pour sa sécurité (et accessoirement celle du monde) : quelques gouttes de son sang se retrouvent dans l'une des bouteilles de soda... Le Général Ross, qui considère toujours le corps de ce pauvre Bruce comme propriété de l'armée américaine, parviendra alors à remonter jusqu'à la planque du fugitif. Bruce n'aura alors d'autre choix que de retourner sur le sol de sa mère patrie pour rencontrer un mystérieux scientifique avec lequel il échange sur sa condition...

J'ai adoré le tout début du film [générique, séquence d'ouverture dans la favela], dynamique et captivant, dans lequel le monstre reste à demi dans l'obscurité. Scène finale excepté, le reste m'a un peu moins convaincu, même si blockbusteristiquement parlant l'ensemble reste honnête.

Certes la force brute qui se dégage du Choc des Titans final [Hulk vs l'Abomination] est colossale, certes il y a quelques bonnes idées amusantes [la voiture gant de boxe notamment], certes il y a des caméos sympa [Stan Lee, Lou Ferrigno, Robert Downey Jr], mais il y a également une romance guimauve qui sert de fil rouge au film, et des personnages un brin lisses & monolithiques [Betty Ross, General Ross, hormis Emil Blonsky (Tim Roth) parfait]... On est à mon sens assez loin de la qualité du récent Iron Man.

'Fin bref, tout ça pour dire que si cet Incroyable Hulk se laisse regarder il ne vaut pas vraiment dix euros. Si vous n'avez pas de pass illimité, contentez-vous de regarder la bande-annonce et de lire le résumé Allociné, tout y est...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Arch Enemy, Rise of the Tyrant

Friday, August 1, 2008

The Mysterious Ticking Noise

Une petite vidéo déversée il y a deux jours mais qui m'éclate tellement que je la remets ici ! :)


[Vidéo dégotée là, au hasard d'un surf aléatoire de liens en liens .]

Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Thursday, July 31, 2008

Holy Day

Ce soir est un soir pas tout à fait comme les autres, il est même tout bonnement remarquable puisqu'il marque le début de ma période de congés estivale... 31 jours s'offrent donc à moi, 31 petits jours pendant lesquels il va me falloir récupérer de la fatigue accumulée pendant ces derniers mois, mais surtout prendre du bon temps : j'ai comme ambitieux objectif de faire en sorte que chaque jour me soit profitable à au moins un titre, on verra bien ce que cela donnera, mais j'y crois ! :)

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Wednesday, July 30, 2008

Le Soleil Cogne

On savait déjà que la lune avait quelques effets néfastes sur les organismes de certains êtres humains [générant de la simple déviance meurtrière à la plus inquiétante métamorphose lycantropesque], mais je commence à penser que le soleil n'est pas en reste.

J'habite dans une résidence relativement calme, voire même très calme diront certains. Les sept premières années se sont écoulées sans incident notable, seules quelques petites fiestas de temps à autre, rien de bien méchant. Et puis, il y a quelques mois, l'arrivée des premiers rayons de soleil printaniers m'a permis de constater que nous avions hérité d'un locataire différent.

L'hiver dernier je n'ai noté aucun signe avant-coureur, ou s'il y en a eu, aucun n'a vraiment été remarquable. Mais depuis l'éclosion précoce du printemps au mois de février [mési mési rappelez-vous, ces dix jours hivernaux avec 23-25°C], nous avons droit à chaque pointe de chaleur à nos petits interludes musicaux.

Il est certes rare que ces derniers s'illustrent par leur durée, mais leur récurrence les rend tout de même un brin agaçants : des basses puissantes perturbent votre séance de glandage du dimanche matin, une soupe pop couvre la voix contenue de votre intégrale de Derrick de 13h, ou quelques chants corses vous tirent de votre sommeil à 1h du matin...

Peut-être ce résident fait-il partie de la jeune génération, celle qui à force de vivre le baladeur sur les oreilles perd de plus en plus de sensibilité auditive et fera d'ici à quelques années le bonheur de milliers de prothésistes ? Le cas échéant, la surdité serait permanente et ne s'alignerait pas sur les périodes de chaleur.

Peut-être s'agit-il d'un jeune adulte post-pubère qui ressent le besoin d'affirmer son existence en transgressant ponctuellement les interdits et de prouver ainsi au monde (enfin au quartier) qu'il existe ? P'têt ben, mais dans ce cas, il se manifesterait indépendamment de la météo.

Peut-être est-il tout simplement con comme on me le suggérait récemment ? Qui sait, mais à moins que sa connerie ne soit soleilo-dépendante, cela n'expliquerait pas la coïncidence manifeste de ces perturbations et des apparitions marquées de l'astre solaire.

Oué, vraiment, je suis convaincu que le soleil tourneboule les neurones de certains de mes congénères...

Fond Sonore : Alice Cooper, Hey Stoopid

Tuesday, July 22, 2008

Les JMJ, c'est Lupanar !

Lu sur 20 Minutes.fr, la semaine passée :

Un bordel de Sydney qui proposait des réductions pendant la visite du Pape Benoît XVI, a vu son activité doubler depuis l’arrivée du souverain pontife, selon «The Australian». La gérante du bordel a déclaré ne pas viser les pèlerins mais proposer une réduction de 10% pour toute personne associée aux Journées mondiales de la jeunesse, notamment les milliers de journalistes venus couvrir l’événement. «On a engagé cinq filles en plus et elles sont toutes occupées», a ajouté la gérante.


Après ça, on ne pourra plus nier que la religion catholique est pourvoyeuse d'Amour ! ^o^

Fond Sonore : Dido, No Angel

Monday, July 21, 2008

Wanted

Wesley Gibson est un être tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Il mène une vie sans relief qui le malmène continuellement : tandis que sa tyrannique chef de bureau le harcèle, son voisin de cubicle se tape sa copine. Un beau jour, Wesley se retrouve la cible d'un inconnu tandis qu'il achetait une simple boîte de calmants. Il est alors protégé par une ravissante jeune femme [Angelinaaaaaaaaa !] sortie de nulle part mais qui défouraille comme pas deux. Le jeune homme apprendra bientôt que son père était membre d'une confrérie secrète d'assassins et que, celui-ci venant de décéder, il se doit d'y prendre sa place...

Je dois avouer que je suis toujours sensible au thème de l'être ordinaire qui se voit révéler un destin extraordinaire, certainement parce que j'y transpose l'éclatement de mes propres frustrations, et ce film n'a pas échappé à la règle, d'autant plus qu'il est mené tambour battant par une réalisation survitaminée dont j'ai A-DO-RE les excès. Le scénario n'est pas alambiqué, contrairement aux dires de certains, il fourmille de bonnes trouvailles et est même mâtiné d'un humour distillé en continu. En bref, ça dépote bien, c'est plutôt jouissif, tout simplement bon, et comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, n'hésitez pas, foncez ! :)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Kills, No Wow

Saturday, July 19, 2008

Presto

Le prochain bébé des Studios Pixar, WALL-E, sortira le 30 juillet prochain sur nos écrans, mais le petit bonus qui le précèdera est déjà dégotable sur le oueb... Enjoy ! :) [via Msiou]


J'en ai versé une petite larme tellement c'était bon ! :-D

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Friday, July 18, 2008

The Final Countdown

Toujours en vie STOP Sous la vague STOP Besoin de vacances STOP Plus que deux semaines à tirer STOP Ne pas craquer STOP *bang* STOP


Fond Sonore : Fiona Apple, Tidal

Monday, July 7, 2008

Monday Music - Loreena McKennitt

Histoire de commencer la semaine en douceur, je vous propose de vous délecter de ce sympathique petit medley de séquences extraites des oeuvres du Studio Ghibli au son de l'agréable Mummer's Dance de Loreena McKennitt... [Via Sel - Encore merci pour la découverte ! :o) ]


Fond Sonore : Sweeney Todd - The Demon Barber Of Fleet Street, Bande Originale

Wednesday, July 2, 2008

Blog Story

Aller, soyons fous, laissons-nous donc tenter par un petit questionnaire piqué chez l'ami Sub ! :o)

1 : Pouvez-vous vous rappeler sans regarder de quoi parlait votre toute première note ?
Absolument ! J'y expliquais brièvement le pourquoi du comment de ce blog, de l'origine de mon pseudo à celle du titre et du sous-titre.

2 : D'où l'avez vous écrit ?
De cette même chaise d'où j'écris ceci aujourd'hui, mais pas devant le même pécé. Même pièce également, mais à quelques mois près ma réponse aurait pu être différente...

3 : Quel a été le premier blog que vous avez lu ?
Celui de Melle, pardon Mme, Sug. ;o)

4 : A qui avez-vous parlé de votre blog (si cette personne existe) ?
A personne. Je n'ai jamais cherché à cacher son existence mais je n'ai jamais ressenti non plus le besoin ni l'envie de le mettre en avant auprès de personnes qui sont étrangères à ce monde du blogging.

5 : Votre blog a-t-il provoqué un scandale ?
Non. Je ne verse pas dans la polémique donc il y a peu de chances que cela n'arrive jamais, et cela est ma foi tant mieux !

6 : Au hasard, qu'est ce qu'il vous est arrivé à cause de ce blog ?
J'ai rencontré tout un tas de gens biens, dont certains sont devenus des amis proches.

7 : ...
42. ^o^

8 : Quel est votre souvenir le plus sympa dans ce blog ?
Certainement les dimanche matin choco cakes ! :o)

Fond Sonore : Garden State, Bande Originale

Tuesday, July 1, 2008

Gazette Ciné du Début d'Eté

Une petite série de quatre films vus dans les dernières semaines mais dont je n'avais pas encore parlé...

Grace is Gone

Stanley Philips est un américain de la classe moyenne. Il mène une vie relativement routinière, partagée entre son travail de chef d'équipe dans un supermarché local et ses deux filles dont il doit s'occuper en l'absence de leur mère partie combattre sur le front irakien. Un jour, deux officiers de l'armée viennent sonner à sa porte, funeste visite qui lui apprend le décès de son épouse. Complètement désemparé, Stanley emmène ses filles dans un court périples sur les routes de la côte est, le temps de trouver comment leur annoncer la terrible nouvelle...

Grace is Gone est filmé tout en retenue, mais la pudeur parfois trop appuyée devient un peu lourde à force. Je m'attendais à un film plus travaillé, plus percutant et j'ai donc été déçu.

Sharkwater

Certaines cultures raffolent de ces ailerons et nageoires de squales, aux propriétés gustatives pourtant extrêmement limitées, qui s'arrachent à prix d'or. La conséquence immédiate en est que les requins sont victimes d'une pêche intensive et cruelle : ils sont ainsi pêchés, mutilés et rejetés à la mer au fond de laquelle ils coulent inexorablement, privés de ces appendices qui leur permettent de se mouvoir.

Les Seigneurs de la Mer est un cri d'alarme lancé par un jeune homme passionné qui tente de réveiller les consciences au sujet de ce massacre planétaire. Le documentaire n'est pas très abouti dans sa forme, il donne parfois l'impression de tourner en rond dans son propos, mais les faits sont là, les images témoignent d'une horrible réalité, et l'on ne peut que conserver un goût amer lorsque l'on apprend au cours du générique de fin que 15.000 requins ont été tués pendant la durée de projection du film...

=> Sharkwater : [En] [Fr]

=> Sea Shepherd Conservation Society : [En] [Fr]


Sparrow

Sparrow est une sympathique récréation qui détonne dans l'univers habituellement bien fourni en gunfights de Mr To. On y suit les péripéties d'une bande de pickpockets emmenée par le charismatique Kei [l'excellent Simon Yam] qui sera approchée par une ravissante jeune femme en mal de libertés. L'ensemble se laisse plutôt bien regarder, l'atmosphère est envoûtante par instants, certains passages sont magiques, mais l'ensemble est un peu inégal à mon sens... Comme toujours avec ce bon vieux Johnnie, n'en déplaise à ses inconditionnels.

Teeth

Teeth se base sur le mythe du Vagina Dentata, vagin denté repris dans de nombreux récits par-delà les époques et les cultures. J'avais fantasmé un film jouissivement branque, bombe bis détonante, mais l'objet s'est finalement révélé petit pétard mouillé. Tout n'est certes pas à jeter, certains passages valent le détour, mais il est fort dommage que pour en profiter l'on doive s'en taper d'autres, beaucoup plus plats, sans reliefs, qui cherchent à donner une caution cérébrale à un truc qui n'en avait pas besoin...


*************************************




Last but not least, le Diary of the Dead de ce cher George que j'avais eu le plaisir de voir en avant-première en mars dernier est officiellement sur nos écrans depuis une petite semaine, et il serait carrément tonteux de ne pas aller le voir ! :o)

Fond Sonore : Born to Be Wild, Compilation Rock Triple Cédé

Saturday, June 28, 2008

On Your Mark

Dans le prolongement de la note précédente, je dois vous avouer que je ne comprends pas l'acharnement de certaines majors de l'industrie du disque à supprimer des sites de partage en ligne les clips des artistes qu'elles représentent... Il me semblent en effet qu'elles psychotent un brin trop sur l'aspect délictueux sans oser aborder la question sous l'angle publicitaire gratuit et ses potentielles conséquences : nombreux sont en effet les groupes que j'ai découvert via des vidéos postées par des internautes pour ensuite acheter un ou plusieurs de leurs albums !

On pourra me rétorquer que les majors mettent en ligne des sites promotionnels pour leurs artistes fétiches, mais d'une façon générale je ne raffole pas de ce qui s'apparente au publi-rédactionnel [billets sponsorisés y compris] et je préfère fureter sur les sites persos, profiter du blog à oreille et découvrir ces petites pépites de derrière les fagots que des anonymes mettent en avant pour leurs qualités musicales intrinsèques.

Les temps sont durs donc, et il convient de profiter des perles que recèle le oueb avant qu'elles ne soient confisquées par la grande paranoïa marketingesque.

Dans cette optique je vous propose donc un petit bijou mitonné par le Maître Hayao Miyazaki sur un titre du duo Chage and Aska, On Your Mark, à leur demande. Le clip de 6'30 n'a à ma connaissance pas été diffusé sur grand écran hormis au Pays du Soleil Levant en ouverture d'un autre film. Le Pitch : Deux policiers membres de forces d'interventions découvrent une jeune fille ailée dans les locaux d'une secte qu'ils investissent. A peine secourue la créature est emprisonnée par des scientifiques qui lui font subir toute une batterie de tests. Troublé par cette brève rencontre, les deux policiers vont alors se lancer à sa rescousse...

Enjoy ! :o)



=> On Your Mark : Wikipedia [en] Buta-Connection [fr]

Fond Sonore : WWOZ New Orleans

Friday, June 27, 2008

Fraude vs Citation

Il semblerait que les chaînes de télévision se soient réveillées et aient commencé à partir en chasse des contenus copyrightés mis gracieusement à disposition du monde entier sur des sites de partages vidéo. Des milliers de vidéos viennent ainsi d'être effacées par Dailymotion [Source : 20 Minutes], qui a ouvertement décidé de coopérer avec les médias nationaux, au motif que, je cite, "Les contenus illégaux ne sont pas monétisables. On ne peut pas vendre de publicité sur des vidéos copyrightées. Notre stratégie est donc de remplacer ces contenus par des vidéos légales en signant des accords avec des chaînes de télé comme MTV ou Arte." Il s'agit donc là d'une basse capitulation marchande, et l'on est bien obligé de constater qu'une fois de plus le pognon vient jouer les trouble-nets.

Je ne m'étendrai pas sur mon aversion non dissimulée pour les e-dérives marchandes jusqu'au-boutistes, et me contenterai de poser cette question :

A l'instar du droit de citation de textes, ne pensez-vous pas qu'il devrait exister un droit de citation de contenu audiovisuel [sous réserve d'en citer explicitement les sources bien entendu], n'en déplaise à la jurisprudence ?


Je réponds bien évidemment par l'affirmative !

=> Pour mémoire : Le Droit de Citation

Fond Sonore : Guns n'Roses, Greatest Hits

Sunday, June 22, 2008

Sunday Music - Fool's Garden

Une petite perle pop 90's, parce que ça fait du bien. :o)


Fond Sonore : Fool's Garden, Dish of the Day

Saturday, June 21, 2008

X Repetita

La période arrivait, je la sentais proche, et pourtant je n'y ai prêté garde. La faute en incombe très certainement à ce yo-yo climatique qui s'évertue à me faire perdre la boussole depuis quelques semaines, mais qu'importe, le Mal est là, et je ne l'ai pas vu venir...

Jeudi soir, je me suis allongé sur mon lit la fenêtre grande ouverte pour tenter de capter un peu de la fraîcheur nocturne. Le sommeil m'a pris sans attendre, épuisé que j'étais par mon intense journée de boulot [NdC : Satané CA de mi-année...]. J'ai émergé vers les 3h du mat', et me suis levé pour boire un verre d'eau : c'est à cet instant que j'ai pris conscience des premières démangeaisons sur mon abdomen...

Le constat a été immédiat : l'un de ces empaffés d'ennemis héréditaires avait profité de mon repos salvateur pour commettre son odieux forfait ! Sachant qu'il serait vain de tenter de dénicher le monstre à cette heure indue, je me suis recouché... Pour me lever quelques heures plus tard et découvrir que la balafre avait pris ses aises !

Bien remonté comme il faut, j'ai alors entrepris de pourchasser l'effronté et de lui régler son sort une fois débusqué. Ma satisfaction n'a toutefois été que de relativement courte durée puisque la trinité chaleur / fatigue / peau fragile aidant je me suis rapidement retrouvé à arborer une belle plaque rouge de quelques dizaines de centimètres carrés... *grumpf*

La Guerre de l'Eté cuvée 2008 ne fait que commencer, mais je peux déjà affirmer qu'elle sera sans pitié !

Fond Sonore : Robert Cray, Shoulda Been Home

Monday, June 16, 2008

Rébellion Epicée

19h00 - Je ne le sais pas encore, mais je vais bientôt manquer de peu de mourir.

19h05 - J'épluche une tomate que je mêle en petits dés à une pomme déjà cubisée au milieu de maïs non transgénique (tout au moins est-ce ce qui est écrit sur la boîte de conserve). RAS.

19h07 - Je débouche une bouteille de Coca bien fraîche, je verse son contenu dans un grand verre au fond duquel repose un quart de citron. RAS.

19h09 - Je commence à assaisonner ma petite salade, huile d'olive et vinaigre balsamique en main. RAS.

19h12 - Je me rince le gosier d'une petite rasade acidulée. RAS.

19h13 - Je saisis le réceptacle en verre de ce bon vieux Père Ducros qui se décarcasse pour nous. J'ouvre son bouchon dans la foulée, retourne le contenant de verre, et... Rien !

19h14 - Je redresse l'objet, aperçois l'opercule de protection et dévisse sans attendre le bouchon articulé.

19h15 - J'essaie tant bien que mal de décoller l'une des languettes de l'opercule aluminée.

19h17 - J'arrive enfin à décoller cette satanée languette.

19h17min15'35" - Je soulève l'opercule qui se tord à moitié.

19h17min15'45" - Les deux languettes restantes empêchant l'opercule de se dégager complètement, j'entreprends de lâcher la dite opercule pour faire leur affaire aux deux récalcitrantes... Et là le temps suspend son vol, je visualise la scène à 360°, l'analyse sous toutes ses coutures, et prend toute la mesure de l'inconscience de mon geste...

19h17min15'46" - Températures douces obligent, le temps se dégèle rapidement et reprend sa course effrénée.

19h17min15'47" - L'opercule, que je croyais déformée, s'emploie à regagner sa position initiale sous l'effet de quelque force élastique.

19h17min15'48" - La mince couche grise qui recouvre l'opercule se trouve ne pas être un quelconque revêtement mais du poivre agglutiné, ahah.

19h17min15'49" - L'épice en poudre s'élance en ma direction tandis que je ferme prestement les yeux tout en reculant la tête.

19h17min15'50" - J'éternue une fois, deux fois...

19h18" - Je n'éternue plus, retire mes lunettes et presse l'éponge humide contre mon visage.

19h20' - J'ouvre doucement les yeux, respire un bon coup et bénis ces légers défauts de vue qui me font porter des lunettes...

19h24' - Je jure que l'on ne m'y reprendra pas, et je maudis ces pxtxxns d'opercules de mes deux sur quinze générations !



Fond Sonore : The Best Of Country Sing The Best Of Disney, Compil' [<= Ouaip, farpaitement, et mêm' que j'assume entièrement ! :p]

Wednesday, June 11, 2008

Humeurs

Je quitte ma tanière à une heure bien matinale. Le ciel est certes dégagé, mais j'entraperçois néanmoins de noirs nuages poindre à l'horizon, sombres vestiges des Temps Anciens. Mon visage se ferme, je me perds dans mes pensées.

Devant la gare, un énergumène présent sans vraiment l'être jette son café à mes pieds, d'un geste ample, en marmonnant une courte tirade dont je ne saisis que tu ne comprends rien, tu t'en fous... Ambiance... Mauvais présage assurément, de verrouillée mon expression se mue renfrognée.

Les gares défilent, une à une, les rails sont avalés kilomètre après kilomètre, je soupire. Mes yeux se perdent dans le 20 Minutes que j'ai machinalement attrapé un peu plus tôt. L'horoscope accroche ma rétine :

Rien ne vous arrête, bien au contraire. Vous êtes d'un naturel fonceur et optimiste, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer !


Les mots pénètrent mon esprit, percent les noires volutes qui m'embrument, et je souris. "Fonceur et optimiste", j'ai failli l'oublier...

Sur ce, sans que je sache bien pourquoi, je me mets à chantonner, Entrez dans la danse, clap clap, Les soucis n'ont pas de chance, La musique commence, clap clap, Ca c'est Fraggle Rock ! Et je souris de plus belle.



Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner Reprise Years

Sunday, June 8, 2008

Bible Fight

Alors que je me demandais par quel biais ludique j'allais bien pouvoir conclure cet agréable après-midi de printemps, Geekologie m'a apporté la solution à la faveur d'un heureux clic de souris : Bible Fight. Il s'agit d'un petit Street Fighter like, en flash, qui nous offre la possibilité de faire s'affronter différents personnages bibliques, ce qui vous en conviendrez est parfaitement indiqué en ce Jour du Seigneur !


Chaque personnage possède deux coups de base et quelques spéciaux (de la pluie de poissons à l'aura projetable en passant par la Sainte Croix Marteau Pilon) détaillés sous le bouton controls une fois que vous avez sélectionné votre champion. La prise en main est assez rapide, et l'on en est vite rendu à plusieurs parties tellement c'est fun ! Bon, seul bémol, si vous y jouez, vous risquez d'aller rôtir en Enfer, c'est vous qui voyez... ;)

Fond Sonore : The Fray, How to Save a Life

Superhero Movie

Ayant passé une nuit fractionnée relativement désagréable en raison de perturbations sonores dans un appartement de mon palier [{mode ralou on} Mais pourquoi toujours organiser des "soirées" et non pas des "journées" bxrdxl ?!? Ah oui, c'est comme ça, c'est la norme, la mouton attitude... {mode ralou off}], je me suis retrouvé sous la douche à 6h30, chez le boulanger à 6h55, dans le bus à 8h10 et devant le ciné à 8h30... Honnête pour un dimanche matin vous en conviendrez !

Tout de même un peu (sic) fatigué par le manque de sommeil réparateur de la nuit passée, j'ai opté pour un produit a priori (très) léger et que j'espérais plutôt distrayant - David Zucker à la production oblige -, Super Héros Movie.

Le film prend pour base la trame de Spider-Man et égratigne collatéralement tous ses congénères super-héros. L'humour est bien évidemment du comique de situation, il verse parfois dans du bien gras que certains trouveront consternant mais qui personnellement m'a bien fait rigoler. Tout le monde en prend pour son grade, l'équipe ne respecte absolument rien, et ça c'est ultra cool ! :o) On pourra également noter des clins d'oeil à foison, quelques apparitions sympas de plusieurs guests [Robert Hays, mythique Ted Striker // Pamela Anderson, invisible chick // vrai-faux Tom Cruise, qui croyait pouvoir voler] ainsi qu'une bonne quantité de bonus dans le générique.

En bref, je me suis bien marré, je compte même deux bonnes poilades aux larmes, et je suis sorti de la salle de bonne humeur en arborant un bon gros sourire... Que demander de plus ?!? :o)

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Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces

Friday, June 6, 2008

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

Bien que le nom d'Indiana Jones revête pour moi une dimension indéniablement mythique, j'ai accueilli la nouvelle de la mise en chantier du quatrième volet de ses aventures avec un enthousiasme relativement modéré. Il faut dire aussi que la concrétisation de certains de mes fantasmes cinématographiques [Star Wars - The Phantom Menace et AvP notamment] m'a pour ainsi dire quelque peu échaudé... Mais, bien évidemment, je n'ai pu m'empêcher de m'intéresser au projet, de regarder avec un oeil bienveillant les différents teasers et autres trailers, pour finalement atterrir en salle obscure quelques jours à peine après la sortie...

On retrouve donc ce bon vieil Indy en 1957 aux mains d'une bande d'agents russes - guerre froide oblige - pas vraiment commodes. Dans un entrepôt de la célèbre Zone 51, le Dr Jones est contraint d'aider ses ravisseurs à mettre la main sur un objet qu'il aurait examiné quelques années plus tôt, ce qu'il fait sans difficulté aucune au moyen d'une astuce un brin capillotractée. Profitant de la situation, il se soustrait alors à la compagnie de ses kidnappeurs et se retrouve en plein milieu d'un village fantôme destiné à être soufflé par un essai atomique imminent... Essai nucléaire duquel Indy réchappera sans la moindre égratignure via une séquence à la crédibilité absolument inexistante, et ce n'est pas la marmotte qui viendra soutenir le contraire. Fort de cette introduction, ce quatrième volet s'annonçait donc sous de douteux auspices...

La suite a été relativement plaisante, plus palpitante en tout cas que les ersatz d'Indy, j'ai retrouvé mes repères, les codes de l'univers... Même si l'ensemble manquait un brin de peps à mon goût, de cette petite touche qui avait fait le charme des précédents opus. En outre, j'ai trouvé le script un brin approximatif [la transition rapide de la cellule recouverte de dessins à la jungle et la découverte du crâne de cristal par exemple] sans même parler des inexactitudes géographiques qui la foutent assez mal pour un archéologue - professeur d'université de la trempe d'Indy.

La parti pris SF ne m'a en revanche pas dérangé, j'ai apprécié l'idée de la connaissance en tant que trésor ultime, même si l'idée n'a rien de bien neuf : je n'ai pu m'empêcher de revoir O'Neil dans l'une des bibliothèques universelles des Anciens quand la cheftaine russe reçoit toute la connaissance des êtres d'outre-espace.

En somme, j'ai donc été ravi de retrouver sur grand écran l'homme au chapeau et au fouet, j'ai passé un moment plutôt agréable, mais il va falloir que je revoie ce quatrième volet pour me forger une opinion définitive...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : No Doubt, Tragic Kingdom

Tuesday, June 3, 2008

RIP Mr Diddley

Le monde du Blues et du Rock est aujourd'hui en deuil car le grand Bo Diddley a été convoqué par l'Eternel pour un ultime show céleste. Qui était-il ? Personne ne saurait mieux le chanter que The Animals :


[ Lyrics ]

RIP Buddy, may you rock the stars !

Fond Sonore : The Animals, The Complete

Monday, June 2, 2008

Double Massacre

Jean-François Copé, président de la Commission pour une Nouvelle Télévision Publique, s'est déclaré favorable à une seconde coupure pub dans les programmes de fictions sur les chaînes privées (via 20 Minutes) : encore une bonne raison de ne pas les regarder et de passer encore plusse de temps dans les salles obscures !

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition! - '68 Comeback Special

Sunday, June 1, 2008

Alpinisme Souterrain

Milieu d'après-midi, la rame est moyennement remplie, le train entre en station des Invalides. Dans un carré de quatre, un type près de la vitre se lève. De carrure élancée, il est habillé d'un jogging bleu et blanc, à l'évidence bien trop grand pour lui mais indéniablement en phase avec quelque culture street.

Le gus s'extirpe de sa place, le dos voûté, laissant son bras gauche trainer nonchalamment un sac de sport plutôt encombrant qui, comme de bien entendu s'en vient rapidement buter dans les pieds de ses ex-compagnons de voyage. L'homme s'arrête alors, jette un oeil à son colis et laisse apparaître une moue extrêmement lasse au travers de son paquet de dreads. D'un soupir, il se remet en marche, tirant son sac par saccades, lâchant un "putain" par-ci par-là, tandis que les voyageurs prennent soin d'éviter le sac qui ne demande qu'à leur massacrer pieds et tibias.

Le type descend de la rame tant bien que mal, regarde à gauche, à droite, encore à gauche, puis se dirige vers l'escalier tout proche. Tandis qu'il arrive à la hauteur de la troisième marche, son bras se tend brusquement sous l'effet de la rencontre inévitable du sac et de la première marche. Le gus se retourne alors d'un air évidemment las, lâche un vibrant "putaiiiiiiiiiiiin", et les voyageurs se marrent de concert.

Signal sonore, les portes se ferment, le train redémarre : jamais je ne saurai si le type aura finalement réalisé l'ascension de l'escalier des Invalides...

Fond Sonore : Kaiser Chiefs, Yours Truly, Angry Mob