Tuesday, April 14, 2009

Génération Y

L'identité, c'est un peu une histoire de génération. On se reconnaît en fonction de ces jouets que l'on a eus [Arbre Magique Powah !], de ces émission que l'on a regardées [Récré A2 Powah !] ou encore de cette musique que l'on a écoutée [Balavoine Powah !]. Certains sociologues se sont essayés à théoriser tout ça, à catégoriser les uns et les autres comme on cagette les tomates rondes ou allongées, et de suite c'est moins fun.

Si l'on remonte au début du siècle précédent, on trouve la Lost Generation [1883 - 1900] suivie de la GI Generation [1901 - 1924], respectivement enfants d'une société de statut et d'une société un poil progressiste. Vient ensuite la Génération Silencieuse [1925 - 1945], sorte de transition entre la précédente autoritaire et la suivante, Génération Baby Boomers [1945 - 1959], enfants de l'euphorie post conflit mondial qui ont grandi pendant les Trente Glorieuses avant de connaître les affres de la morosité économique. Puis on trouve la Génération X [1960 - 1980] -bien évidemment la meilleure-, enfants du flower power qui ont pour les plus tardifs grandi en période de crise, génération prolifique et exemplaire à l'influence indéniable. [NdC : Cherchez pas, la précédente assertion n'est pas négociable. ^o^]

Reste la Génération Y [1981 - 2000], dernière identifiée en date. Enfin, identifiée, c'est vite dit... Cette génération est celle pour laquelle les informations que l'on peut glaner de-ci de-là sont les plus contradictoires. Je crois cependant avoir trouvé l'explication la plus rationnelle possible à sa dénomination grâce à un petit dessin d'un caricaturiste québécois, Marc Beaudet...


[© 2008 Marc Beaudet]


Plutôt bien vu, n'est-il pas ?!? ^o^

Fond Sonore : Jack Johnson, Curious George

Monday, April 13, 2009

Bienheureux Hasard !

J'ai toujours joué au Loto® en dilettante, conscient qu'un comportement addictif n'augmenterait nullement mes chances de gagner mais tout de même motivé par la perspective d'un jour décrocher le gros lot. A chaque tentative, j'opte pour une grille aléatoire, je ne joue jamais de numéros prédéfinis, autrement je risquerais de tomber dans la contrainte, d'être obligé de jouer sous peine de voir "mes" numéros sortir alors que je n'aurais pas validé ma grille...

Je me disais que la patience finirait par payer... Eh bien figurez-vous qu'elle vient tout juste de passer à la caisse ! Eh oui, il fallait bien que ça arrive un jour, et j'ai donc le plaisir non feint de vous annoncer que je vais pouvoir quitter mon boulot et m'en aller me vautrer dans une glandouille sans égale ! Bon, je ne sais pas exactement combien de temps je pourrai tenir avec mes deux euros de gain, mais je vous tiendrai au courant, promis !

Fond Sonore : The Fray, How to Save a Life

Friday, April 10, 2009

RIP Mr Arneson


Si tu n'avais pas été là, le wargame de Gary ne se serait peut-être jamais transformé en Donjons et Dragons, ce qui aurait tout de même été fort dommage. Même si tu étais moins connu que ton acolyte, sache que ta contribution est loin d'être sous-estimée. RIP buddy, on va pour toi aussi faire rouler les dés en ta mémoire !

Fond Sonore : Juno, Bande Originale

Sunday, April 5, 2009

The Ring

Un dimanche agréablement ensoleillé semble se profiler, une température clémente portée par un petit vent léger, l'occasion de quitter nos tanières et de profiter un peu de l'extérieur... Mais voilà, engoncés que nous sommes dans nos habitudes hivernales, nous nous retrouvons complètement désemparés, ne sachant trop que faire... Que diriez-vous donc d'une petite suggestion (en image) d'occupation qui se trouve être fort bon marché (deux euros récupérables) ?!?


© Unknown


Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Tunesmith Retrofit

The Chaser

Certaines de ses filles s'étant envolées après avoir reçu une substantielle avance financière, Joong-ho, proxénète de la capitale coréenne, pense avoir été roulé. Il se rend toutefois bien vite compte qu'elles ont toutes disparu après avoir rencontré un même client, identifié par une partie de son numéro de portable. Il n'en fallait pas plus pour que Joong-ho retrouve ses réflexes d'ancien flic et se mette en chasse de l'homme en question...

The Chaser m'a surpris à plus d'un titre. Non seulement Na Hong-Jin prend-il un audacieux parti (révéler dès le début du film l'identité du tueur & le confronter à Joong-ho), mais en plus parvient-il à instaurer un climat singulier grâce à une habile maîtrise du montage. Jouant avec les rythmes et les contre-rythmes, redéfinissant les codes du thriller, le réalisateur nous livre un bel exercice de style qui m'a tenu rivé à mon fauteuil, me faisant passer par une large palette d'émotions comme cela est trop rarement le cas.

The Chaser m'a indéniablement remué, et quand j'ai appris qu'il s'agissait d'un premier film j'en suis resté tout simplement baba. Nouvelle preuve donc, s'il en fallait une, que le cinéma coréen n'a pas fini de nous surprendre... Et tout ça, ça m'a donné envie de me refaire un autre film coréen -encore plus furieux-, Old Boy !

Nota : Succès oblige, Hollywood aurait déjà acheté les droits pour en refaire un remake... Avec Leo en gentil proxo... Pfff, pitié... Si c'est pour refaire le coup des Infiltrés, merci bien !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Sky Like a Broken Clock

Saturday, April 4, 2009

Monstres contre Aliens

De Monstres contre Aliens je n'avais vu qu'un petit teaser qui m'avait laissé une impression plutôt neutre, mais je me suis tout de même laissé tenter. Eh bien, force est de constater que j'ai fait le bon choix puisque je n'ai passé rien de moins qu'un EXCELLENT moment !

Si le scénario est assez simpliste (Pour que les enfants accrochent ?), ce long-métrage d'animation a tout de même remporté mon adhésion car il est bourré d'humour drôle et pétri de références cinéphiliques, plutôt SF / Fantastique. A cela s'ajoute un sympathique second degré politique, le tout étant soutenu par une réalisation exemplaire.

C'est typiquement le genre d'objet à déguster pour s'activer les zygomatiques, et je vous le recommande donc chaudement !

=> Bande-Annonce [Le mieux est de tout découvrir sur grand écran.]

Fond Sonore : Bon Jovi, These Days

Friday, April 3, 2009

C'est la Vie !

Profitant du sommet de l'OTAN, notre Président de la République a pu s'entretenir avec son homologue à la Bannière Etoilée. Si les deux hommes se sont visiblement bien entendus, il restera toujours entre eux un fossé incommensurable que rien ne pourra jamais combler, ainsi qu'en témoignaient récemment leurs deux épouses...


© Unkown pour les deux photos


Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroad

Tuesday, March 31, 2009

Futilité

Hier soir, Rachida Dati était l'invitée de Mireille Dumas dans Vie privée, Vie Publique. En s'exprimant au sujet de cette émission avant sa diffusion, Jean-Marc Lech, co-président d'Ipsos, jugeait (Source : 20 Minutes) :

"L'intérêt sera qu'on ait le nom du père de sa fille. Sinon, ça fait hypocrite et ça n'arrangera pas son image."


L'intérêt qu'il dit l'autre... Rassurez-moi, je ne suis quand même pas le seul à me contrefoutre royalement du nom de ce géniteur ?!?

Fond Sonore : Paradise Lost, Paradise Lost

Monday, March 30, 2009

Homo Pinguinus (2)

J'arrive à proximité du tram, le départ est annoncé, mais les contrôleurs encouragent tout de même les usagers à monter : le conducteur n'a pas encore atteint sa cabine. Je valide mon pass et je m'arrête aussitôt, bloqué par une foule compacte. La jeune femme qui me précède me regarde, avance de vingt centimètres, j'en fais de même. Elle me regarde à nouveau, bis repetita. Et encore. Encore. Encore... Pas à pas, nous arrivons à proximité de la porte suivante.

Le palier est encombré, je me faufile, "pardon", je glisse, "excusez-moi", j'avance tant bien que mal entre les humains agglutinés et je sens les regards se poser sur moi, bête curieuse, mouton noir du troupeau. Ma main droite agrippe une poignée, je m'élance, mon bras flotte dans mon sillon, *frichhhht*, ma main a heurté quelque chose... Je m'arrête, je me retourne et je vois une passagère redresser son 20 Minutes tandis qu'elle me lance un regard haineux. Je m'excuse en inclinant légèrement le buste vers le bas puis me remets en mouvement sans traînailler.

La densité d'être humain au centimètre carré s'étant considérablement amenuisée -plus personne n'encombre la travée-, je progresse à présent rapidement et j'atteins bientôt mon but, l'autre côté de la rame, absolument vide de monde... Je m'adosse immédiatement contre l'appui mural, je laisse mon regard se perdre au travers de la vitre qui me fait face et je pense à ces congénères qui, non contents de confirmer une fois de plus leur nature pingouinesque, laissent également transpirer leur nature un tantinet anxiogène...

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Sunday, March 29, 2009

Et de Neuf !

900, c'est le nombre de secondes qui composent un quart d'heure. 900, c'est le nombre de soldats spartiates que l'on obtiendrait si l'on regardait trois dévédés du film 300 en simultané. 900, cela aurait pu être le nombre de jours qui me séparent de la retraite si j'avais eu une bonne louchée d'années de plus, ménon. 900, c'est une partie du nom d'une boîte de production que j'ai découverte après avoir fait une recherche sur Allocine. 900, c'est tout ça et bien plusse encore, mais c'est surtout le numéro de ce post. Oueps, 900 posts, pfiouuuu... Aller, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin, et on file droit vers le 1000e ! :o)

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Bruce Lee vs Iron Man

Après avoir déjà eu le plaisir d'assister à quelques joutes légendaires, voici que deux nouvelles figures du panthéon cinématographique ont décidé d'en découdre... Ladies and gents, attachez vos ceintures, ça va swinguer dans les chaumières, place aux combattants du jour, et que le meilleur gagne !


[Via Geekologie]


Je ne sais pas pour vous, mais mouah j'avais fait le bon pronostic ! :o)

Pour réviser :
=> Arny vs Sly
=> Terminator vs Robocop


Fond Sonore : Paradise Lost, Paradise Lost

Saturday, March 28, 2009

Les 3 Royaumes

John Woo est pour moi, comme pour une toute une frange de cinéphiles, un réalisateur à dimension mythique. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'homme nous a donné au début des années 90 quelques films qui sont autant d'objets cultes, souvent imités jamais égalés. Je ne pouvais donc décemment pas manquer sa dernière livraison, mise en chantier à l'occasion de son retour sur la terre de ses ancêtres, Les 3 Royaumes.

Le film prend pour cadre la fin de la Dynastie Han et raconte le déroulement de l'une des pièces historiques les plus célèbres de l'histoire de l'Empire du Milieu, la Bataille de la Falaise Rouge. Les moyens sont à la hauteur [80.000.000 USD] et le rendu assez spectaculaire. Mais las, le montage international fait dans les 2h25 contre pas loin de 4h40 pour le montage asiatique... On imaginera donc aisément que la narration se sera pris un petit coup dans l'aile avec ces coups de cutter...

De fait, si j'ai adoré l'aspect militaire de l'oeuvre [stratégie et exécution], je suis un peu plus réservé sur l'histoire proposée qui ne semble pas développée comme elle aurait dû l'être. Je ne suis donc qu'à moitié satisfait et, avant de me forger un avis définitif, il faudra certainement que je puisse visionner la version intégrale, ce qui ne devrait malheureusement pas être envisageable avant une hypothétique sortie dévédé... :-/

=> Bande-Annonce [Dites, la musique au tout début de la BA ne vous fait pas penser à une autre BO ?]

Fond Sonore : Dido, No Angel

Friday, March 27, 2009

La Première Etoile

Turfiste invétéré, Jean-Gabriel passe son temps au PMU du coin quand il ne glandouille pas dans les petits jobs que ses amis dégotent pour lui. Un soir, il parle comme à son habitude un peu trop vite et promet à ses enfants de les emmener au ski à l'occasion des prochaines vacances scolaires. C'en est trop pour sa femme Suzy qui l'enjoint de se débrouiller seul et menace de le quitter s'il ne concrétise pas sa promesse. Sans le sou, Jean-Gabriel réalise rapidement que la tâche s'annonce ardue, mais la petite famille dépassera bientôt l'horizon de sa barre HLM pour découvrir les joies des vacances à la montagne...

Il s'exhale de cette Première Etoile une agréable atmosphère bon enfant, une approche humaine et sincère qui conduit à pardonner au film ses imperfections. Les passages bien sentis côtoient en effet les gags plus faciles sur un rythme un peu inégal, mais je me suis néanmoins laissé porter et j'ai là-encore passé un bon moment. Il s'agit en somme d'un premier film plutôt pas mal, même si le grand écran n'est pas vraiment impératif.

=> Bande-Annonce [Nota : Evitez de regarder la BA si vous envisagez de voir ce film.]

Fond Sonore : Fiona Apple, Tidal

Duplicity

Claire Stenwick et Ray Koval sont deux agents de services secrets, CIA pour la première, MI6 pour le second. Lassés de leurs vies aux fiches de paie bien trop légères à leurs goûts, ils décident de quitter simultanément leurs postes pour se mettre au service de deux multinationales concurrentes qui s'espionnent mutuellement. On l'imagine aisément, l'histoire va donner lieu à des jeux de dupes et de faux-semblants, à tel point d'ailleurs que l'on ne sait rapidement plus trop à quel saint se vouer.

Cherchant objectivement à brouiller les pistes, Tony Gilroy propose un scénario à tiroirs et, si j'ai trouvé le film plutôt ludique, je me suis tout de même demandé si je ne me faisais pas avoir par une narration inutilement alambiquée qui pourrait servir de cache-misère à un long métrage manquant un poil de peps. Mébon, ne faisons pas trop la fine bouche, j'ai passé un bon moment en sortant du boulot, et c'est bien ce qui compte non ?

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Pantera, Cowboys From hell

Thursday, March 26, 2009

Happy 30's NWOBHM !

Oh ben dites donc, je serais presque passé à côté, ce qui aurait tout de même été foncièrement tonteux : la New Wave Of british Heavy Metal fête ses trente ans cette année, youhouuuuuu ! :o) [source]

Il convient donc de faire les honneurs à ce mouvement musical que j'ai découvert pendant ma jeunesse et qui m'a indéniablement ouvert de nouveaux horizons. Depuis lors, je reste un inconditionnel de l'un de ses représentants les plus emblématiques, Iron Maiden, et je profite de l'occasion pour vous proposer les deux morceaux-titres de leurs deuxième et troisième albums. Enjoy !





Heavy Metal will NEVER diiiiiiiiiiiiiiie ! \m/_^o^_\m/

Fond Sonore : Iron Maiden, Killers

Wednesday, March 25, 2009

Freedom of Speech

Plantu, s'exprimant dans Le Monde et repris par Matin Plus :

"Le dessinateur de presse est le baromètre de la liberté d'expression."


C'est évidemment une assertion dans le sens de laquelle je ne peux qu'abonder, et je la prolongerais bien au travers de la suivante : le degré de maturité d'une société se mesure en sa capacité à accepter la critique satirique.

Aller, je m'en vais méditer sur mes profondes paroles ! ^o^

Fond Sonore : ACDC, Black Ice

Tuesday, March 24, 2009

(R)éveil

Lindsay Lohan, se confiant au magazine américain Nylon et reprise par 20 Minutes :

"C'est effrayant de réaliser tout à coup qu'on ne travaille pas et qu'il faut quand même payer les traites de sa maison."


Ralalah, c'est quand même vachement dur la vie de starlette millionnaire... J'en aurais presque la larme à l'oeil dites donc !

Fond Sonore : Iron Maiden, Killer

Sunday, March 22, 2009

Du Flan et du Talent

Ce matin, au cours d'une réunion de la Grito Connection, nous avons été amené à discuter de l'un des fleurons de la rial-tivi mouzicale, la Nouvelle Star itself. Si aucun d'entre nous n'est véritablement assidu, il est tout de même amusant de noter que nous avions tous une opinion sur le jury, le niveau des candidats, la mise en scène...

Pour ma part, je me demande qu'elle est la part respective de spontanéité et de manipulation... Prenez pour exemple la Nouvelle Star cuvée 2007 et son lauréat Julien Doré. Ce dernier fait m'a-t-on dit partie de ces candidats démarchés par la Production, pour les inciter à tenter leur chance. Julien s'est ainsi présenté au casting et n'avait visiblement pas préparé de chanson a cappella. Il a donc été renvoyé sans ménagement par une Marianne James absolument intransigeante. Branle-bas de combat en régie, réaction indignée de Virginie Effira qui se précipite auprès du jeune homme. Julien argue alors ne pas pouvoir chanter sans son instrument, discussions, retour devant le jury et, finalement, le candidat se fend d'une chanson dont l'interprétation me semble bien trop maîtrisée pour véritablement relever de la pure improvisation. Jury enchanté, chanson au ukulélé, titre country plutôt fun, enthousiasme quasi général, ticket pour le théâtre... Quelle est la part de scénarisation ? Allez savoir... [Voir la séquence en question.]

Concernant l'édition 2009, j'ai "regardé" deux ou trois émissions en filigrane, la tête occupée par ailleurs, et mes oreilles ont particulièrement réagi lors de l'audition de la jeune Yasmina. Si sa prestation sur le "Cendrillon" de Téléphone ne m'a pas vraiment convaincu [je suis sur ce point en décalage total avec le jury], j'ai été littéralement bluffé par son interprétation du "Because the Night" de Patti Smith...



Performance plutôt respectable n'est-il pas ?!?

=> Nota : "Because the Night" commence à environ deux minutes du début.

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Harvey Milk

Je suis allé voir Harvey Milk sans exactement savoir quoi en attendre -je ne connais pas vraiment le cinéma de Gus Van Sant-, mais en ayant tout de même un a priori plutôt positif lié à la présence de Sean Penn au casting. Ce film retrace les quelques dernières années de la vie d'une personnalité du milieu homosexuel, dénommée -je vous le donne en mille- Harvey Milk, depuis son arrivée dans le quartier du Castro à San Francisco, jusqu'à son assassinat huit ans plus tard par un notable d'une circonscription voisine.

La première chose qui m'a frappé dans ce film, c'est l'époustouflante prestation de Sean Penn : ce dernier ne se contente pas d'interpréter un rôle, il transcende littéralement son personnage et l'habite à tel point que, dixit certains des conseillers historiques de l'équipe de tournage, on pourrait croire avoir affaire au véritable Harvey Milk. Cette performance exceptionnelle de l'acteur explique qu'il ait logiquement remporté haut la main une statuette dorée lors de la dernière Cérémonie des Oscars.

J'ai également apprécié la qualité de la narration, qui parvient à nous immerger dans ce quartier du Castro et à nous donner le sentiment d'être partie du mouvement de l'époque. On ressent la force mobilisatrice qu'a pu générer le leadership d'un Harvey Milk, et l'on comprend l'importance qu'il a pu avoir pour l'émancipation de la communauté homosexuelle américaine.

En somme, Harvey Milk est pour moi un excellent film que je vous recommande vivement !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : ACDC, Black Ice

Saturday, March 21, 2009

Régulation Routière

Avec l'arrivée du beau temps, il y a fort à parier que nombre d'automobilistes vont se mettre au volant de leurs engins et succomber à la tentation d'appuyer plus que de raison sur le champignon, grisés qu'ils seront par l'afflux massif de photons. C'est certainement pour cette raison que le Ministère de l'Intérieur a décidé de mettre en service dès ce week-end la nouvelle génération de radars automatiques, qui sanctionnent radicalement et sans délai tout contrevenant au code de la route.


© Unknown


Soyez prudents, vous êtes prévenus !

Fond Sonore : AC/DC, Live 92

Friday, March 20, 2009

Homo Pinguinus

Avant-hier, je sors du RER Boulevard Victor, et je marche d'un pas assuré en direction de mon tram. Je gratte comme à mon habitude tous ces compagnons de voyage qui en côte ralentissent leur allure, ahah ! J'aperçois au loin ma correspondance à quai, sans pour autant presser le pas outre mesure.

A une trentaine de mètres, je vois le panneau lumineux clignoter, signe que la rame va bientôt prendre son élan, mais je poursuis néanmoins sur ma lancée. Un homme appuie sur le bouton d'ouverture de la porte de queue, elle s'ouvre. J'augmente un peu la cadence, me faufile entre piétons et voitures, je me glisse dans l'ouverture qui se rétrécie à mesure que la porte se ferme, *cling* j'ai validé, *schlack* la porte est fermé, *ding ding* le tram démarre... Je devais l'avoir, c'était écrit.

Trois stations plus loin, le conducteur nous informe que le trafic est interrompu pour cause d'accident. Pas d'information de durée, les voyageurs ne savent pas trop quoi faire. Les portes restant ouvertes, de nombreux quidams affluent en provenance du métro et du Parc des Expos. Deux charmantes jeunes femmes me demandent de quoi il retourne, je les renseigne, je suis payé en retour de généreux sourires que je reçois avec grand plaisir.

"Action, réaction !" comme disait l'autre, je décide de tenter ma chance par ailleurs. Je sors du tram et m'enfonce dans la bouche de métro toute proche. Point d'attente, la rame entre en station à peine mon pied posé sur la plate-forme. Je suis rapidement rendu à Convention et je me dirige sans attendre vers l'arrêt de bus où un véhicule est déjà en train de faire le plein.

La foule compacte qui y a élu domicile ne me ravit guère, je regarde le panneau d'affichage et constate que le suivant n'est qu'à deux minutes. Le bus tardant à démarrer, les voyageurs affluent là-encore et montent dans le véhicule comme s'il s'était agit du dernier. Je les regarde d'un air dubitatif, tandis qu'ils se tassent encore et encore et toujours plus... Ce qui confirme une nouvelle fois ma théorie empirique selon laquelle mes semblables descendent dans leur grande majorité des pingouins et qu'ils reproduisent instinctivement leur comportement face au froid sur la banquise, le maintien en une masse compacte.

Les portes se ferment finalement, le bus laisse place au suivant, et j'ai évidemment le loisir de voyager à mon aise...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential

Thursday, March 19, 2009

Enthousiasme Fugace

En découvrant que l'une des séries fétiches de ma jeunesse allait être adaptée au cinéma, j'ai tout d'abord laissé éclater ma joie au moyen d'un "yeeeeeeeeees" bien appuyé, avant de de prendre une moue dubitative... Car si j'adorais MacGyver en son temps, je doute de retrouver sur grand écran le charme originel, en premier lieu parce qu'aucune des dernières adaptations en date de séries télévisées ne m'a convaincu, mais également parce que j'aurais un mal fou à voir le héros bricoleur incarné par une personne autre que ce bon vieux Richard Dean Anderson.

Mac Gyver, ce nom me renvoie à mes années collège, autant dire que cela ne me rajeunit pas ! ^o^ Je me souviens qu'à l'époque je ne loupais aucun épisode et que je me faisais des fiches sur les astuces en tous genres dévoilées par l'agent de la Fondation Phoenix... J'aimais notamment son côté baroudeur non violent, qui préférait neutraliser ses adversaires plutôt que de les supprimer.

J'en garde je crois un souvenir quelque peu idéalisé et, s'il devait effectivement sortir au cinéma, je pense que je passerais mon tour...



Fond Sonore : Aerosmith, Big Ones

Tuesday, March 17, 2009

Brève Papale

Alors qu'il volait en direction de l'Afrique pour son premier voyage officiel sur ce continent, le Pape Benoît XVI a déclaré au sujet de la lutte contre l'épidémie de Sida :

"On ne peut la résoudre avec la distribution de préservatifs. Au contraire, cela accroît le problème."


Ca doit être la saison du concours de cxnnerie dans l'épiscopat mondial, et j'imagine que le petit Benoît aura voulu voler la vedette à son pote André...

Fond Sonore : Pearl Jam, Ten

Monday, March 16, 2009

History of the Internet

Il semblerait que le World Wide Web fête ce mois-ci ses vingt ans d'existence (via M.). Cet anniversaire est l'occasion de faire une petite plongée dans l'histoire plus ancienne du réseau Internet, que j'utilise intensivement depuis bientôt quinze ans et que l'on confond souvent par habitude avec le WWW précédemment cité.

L'occasion est donc toute trouvée de dégainer cette sympathique vidéo que j'avais dégotée il y a quelques temps déjà. Très didactique, elle expose via des animations aux propos limpides le cheminement intellectuel et empirique qui a donné naissance à ce réseau que nous chérissons tous. Certes, le môssieur s'exprime dans la langue de Shakespeare, mais il le fait de manière relativement intelligible, et quand bien même ne comprendriez-vous pas les mots qui sortent de sa bouche que vous saisiriez à n'en pas douter le fond de l'exposé au moyen des différents schémas... Enjoy !



Interesting, n'est-il pas ? :o)

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Sunday, March 15, 2009

Watchmen - Les Gardiens

Pas spécialement fan des thématiques chorales de super-héros, j'avais tout de même un bon feeling avec ce projet Watchmen. Je suis donc allé le voir en compagnie d'un amateur éclairé de la bande-dessinée à l'origine du film et, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'enthousiasme a été partagé !

L'univers de Watchmen m'a semblé indéniablement plus complexe que celui des X-Men, notamment en raison de l'absence d'opposition foncièrement manichéenne. Il est une uchronie fantastique qui se positionne dans un contexte de Guerre froide et, par conséquent, avoir à l'esprit les problématiques du dernier tiers du 20e siècle aide certainement à se mettre dans l'ambiance et à plonger dans son mirage.

Le charme retro du visuel m'a littéralement emballé, et la narration s'est révélée agréablement fluide, contribuant à faire passer les 2h45 de pellicule comme une lettre à la poste. Je ne peux pas m'empêcher de glisser une mention spéciale au générique d'ouverture qui est un petit bijou sur fond de musique de Bob Dylan et fait partie intégrante du long-métrage. A noter qu'il avait initialement été mis en ligne par ses créateurs, yU+Co, avant d'être retiré sur demande de la Warner qui visiblement n'aime pas la publicité gratuite... [Fort heureusement, il est encore possible de le dégoter, comme ici par exemple ! ;o)]

J'ai bien entendu quelques voix s'élever contre le niveau de fidélité au matériau d'origine, mais s'il en avait été autrement, j'imagine que l'on en aurait entendu pas moins d'autres crier à la trahison... La problématique du verre à moitié plein vs le verre à moitié vide a donc en somme toujours de beaux jours devant elle ! ^o^ Ce qui me semble important, c'est que le réalisateur a glissé au cours d'une interview une note d'intention qui devrait réconcilier tout le monde. Zack Snyder a ainsi déclaré :

"Et si, au final, Watchmen est considéré comme une bande-annonce de 2h30 pour le livre, ce sera ma plus belle récompense."


Vu que son film m'a indéniablement donné l'envie d'approfondir le sujet en prolongeant l'expérience dans la bédé, je pense que l'on peut dire qu'il a transformé l'essai haut la main !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Saturday, March 14, 2009

RIP Mr Bashung


Alain Bashung est décédé cet après-midi des suites d'une longue maladie. Si je ne raffole pas de la musique d'expression francophone, le bougre avait tout de même réussi à capter mon attention à plusieurs reprises, et ça c'est pas rien. RIP Alain, j'espère que là-haut tu n'auras pas trop le vertige (de l'amour) !



Nota : Et Wikipedia est déjà au courant...

Fond Sonore : Dire Straits, Best Of

Friday, March 13, 2009

DVD Rewinder

Internet a beau être une sorte d'autoroute de l'information, il reste tout de même relativement difficile d'être au fait des informations essentielles. Ainsi, on peut des années après son lancement apprendre l'existence d'une invention ouévoluchinnaiwe (Nan, je ne parle pas de celle-là ! ^^).

Je ne sais pas pour vous mais personnellement je commençais à en avoir un peu marre de rembobiner manuellement mes dévédés après chaque séance vidéo : c'est que ça en fait des tours ! Fort heureusement, un petit malin a pensé à moi et a sorti il y a trois ans un appareil qu'il a sobrement appelé "DVD Rewinder".



Comme son nom l'indique, l'objet sert à rembobiner les dévédés, à la manière des VHS en leur temps. Fonctionnant sur pile de 9V et proposé à sa sortie pour la modique somme de 21.99$, il proposait -excusez du peu- une option de customisation du bruit de rembobinage via mp3. Seul bémol, il semble dorénavant introuvable... Bide commercial ou rupture permanente de stock, je ne saurais dire, mais ce qui est certain c'est que j'aurais été capable d'acheter cette cxnnerie ! ^o^

Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Tuesday, March 10, 2009

Tuesday Music - Andy McKee

La vie est loin d'être un long fleuve tranquille, particulièrement dans l'industrie, et quand une journée a été aussi déplaisante que la présente, il est absolument indispensable de se changer les idées le soir venu. Quoi de mieux pour le faire qu'une immersion dans l'univers musical brut et typé d'un artiste de talent ?



Fond Sonore : The Beatles, 1962-1966

Monday, March 9, 2009

500 Euros et 500 Secondes

Confortablement installé devant mon pécé, je surfe tranquillement sur un coin de la toile. Une fenêtre jaillit intempestivement au beau milieu de mon écran, j'esquisse une légère moue renfrognée -je HAIS les pop-ups- tout en dirigeant le pointeur de mon mulot vers la croix de fermeture. Mon index entame sa descente inexorable vers le bouton gauche de ma souris et, avant qu'il n'atteigne sa cible, j'ai tout juste le temps d'apercevoir un message excessivement alarmiste : "vous n'avez plus que 500 secondes à vivre et 500 euros à dépenser". Cela n'aurait pas dû m'inquiéter outre mesure, mais je reste étrangement pensif quelques instants... Peut-être parce que ce matin le jour s'est levé sur une étrange idée...

"500 secondes, ça fait pas loin de 8 minutes et 20 secondes", me dis-je avant de poursuivre, "mais ça ne va pas trop me laisser le loisir de dépenser mes 500 euros... Belle arnaque !". Je réfléchis quelques instants et j'arrive à la conclusion évidente que la meilleure des choses serait sans doute de faire don en ligne de ces 500 euros à une quelconque association caritative... Histoire d'augmenter mon karma pour ma prochaine comparution devant Saint Pierre !

Je réfléchis un peu à tous ces chantiers que je devrais laisser en plan si je devais effectivement partir subitement, et je soupire légèrement tandis que mon regard intercepte l'horloge située en bas de mon écran. 19h21, soit huit minutes de plus qu'à l'instant où le pop-up intrusif s'est manifesté... J'attends... Rien, ahah, je suis toujours de ce monde ! Je le savais, ahah, quelle cxnnerie ! Je me lève alors de ma chaise et, un peu moins d'une vingtaine de secondes et quelques pas plus tard, je me fige sur place... Une violente crispation m'étreint la poitrine, une vive douleur me cisaille soudainement le thorax et mon visage se fige en une moue d'effroi... Là, tel un Bill subissant les effets de la botte secrète de Pai Mei infligée par Black Mamba, je m'écroule lourdement sur le sol... Rideau !


***************

Ceci n'était qu'un petit exercice de style sur la base d'un tag en provenance de chez Anaïs. Comme je suis un rebelle, je ne refile le bébé à personne, mais si l'un(e) d'entre vous se sens inspiré(e) par le thème "500 euros et 500 secondes", qu'il/elle n'hésite surtout pas ! :o)

Fond Sonore : 1492 Conquest Of Paradise, BO

Sunday, March 8, 2009

Woman's Day

La présente Journée de la Femme est l'occasion de rappeler que les femmes peuvent jouer un rôle essentiel dans le monde scientifique, notamment en terme de vulgarisation pour faire passer simplement des messages que leurs homologues masculins sont bien en peine de transmettre au commun des mortels.

Tenez, prenons pour exemple ce que l'on appelle les "mouvements harmoniques simples". Un ingénieur mâle, s'il devait être amené à en exposer les principes de base, optera immédiatement pour une approche modélisatrice et se fendra d'un petit schéma rapidement griffonné (voir ci-dessous).



En dépit de la limpidité de la question dans son esprit, gageons que d'entrée de jeu une bonne partie de l'auditoire aura été perdu.

A contrario, une femme - bien évidemment plus pragmatique et perspicace - optera pour une approche plus empirique qui se révèlera imparable dans l'illustration de ce concept physique et marquera durablement les esprits.

=> Illustration.


Et quand je vois ça, je ne peux que souscrire à toute initiative visant à renforcer la présence féminine dans le milieu scientifique. Vive vous les femmes ! ^o^

Fond Sonore : Dire Straits, Best Of

Saturday, March 7, 2009

Boy A

S'il y a bien un sujet apte à déchaîner les passions, c'est celui du sort à réserver aux meurtriers, qu'ils soient mineurs ou non. L'aborder d'un point de vue objectif relève plus de la gageure que d'autre chose et immanquablement l'on est amener à s'interroger sur la notion de pardon : en d'autres termes peut-on jamais envisager qu'un meurtrier ait payé sa dette envers la société ? C'est cette question que soulève Boy A.

Jack Burridge a 24 ans lorsqu'il sort de prison. Il vient de purger une peine d'un peu plus d'une dizaine d'année pour sa participation au meurtre d'une fillette, et il s'apprête à commencer une nouvelle vie. Bien préparé par un travailleur social qui l'accompagne, Jack trouve rapidement un emploi et se constitue un petit cercle d'amis, mentant par omission sur son passé, ce qui n'est pas sans lui poser des cas de conscience. Mais voilà qu'à l'occasion d'un acte de bravoure -il sauve une petite fille lors d'un accident de voiture-, son portrait se retrouve en première page de la gazette locale et il ne faudra pas longtemps avant que quelques-uns ne fassent le rapprochement avec le portrait-robot du tueur qui vient tout juste d'être remis en liberté...

Le film est émouvant, on se met à la place de ce jeune homme et l'on a envie de lui donner une seconde chance, mais dans le même temps on imagine la douleur des parents de la gamine assassinée une décennie plus tôt et leur colère à voir son assassin reprendre une vie normale (pour autant qu'elle puisse jamais l'être, "normale")... Peut-on comme je le demandais plus haut jamais envisager qu'un meurtrier ait réellement payé sa dette envers la société ? Je ne sais pas et je doute de jamais avoir un avis véritablement tranché sur la question...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Metallica, ...And Justice for All

Friday, March 6, 2009

Brève Cléricale

Mgr André Vingt-Trois [NdC : Vous croyez qu'il est tatoué comme XIII ?!?], Archevêque de Paris, vient de recevoir le Premier Prix du Macho de l'Année 2008 pour avoir déclaré sur Radio Notre-Dame le 6 novembre dernier :

"Le plus difficile est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête."


On pourrait ajouter qu'il semble également difficile de nos jours d'avoir des hommes d'église qui soient formés : le tout n'est pas d'avoir une soutane, encore faut-il avoir quelque chose dans la tête.

Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Thursday, March 5, 2009

Once

En 2007 sortait relativement discrètement sur nos écrans Once, petit film indépendant qui avait tout de même retenu mon attention. Mais las, en raison d'une fin d'année comme à l'accoutumée un peu trop chargée (saleté de chiffre), je n'avais pu en profiter sur grand écran. Aussi quand à la faveur du récent traquenard promotionnel de mon lieu de perdition consumériste préféré je suis tombé sur le dévédé du film, je n'ai pas hésité une seule seconde à m'en emparer.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que visionnage effectué je ne regrette absolument pas mon choix : ce film est un véritable petit bijou, une histoire simple et humaine qui sonne vrai. Je l'ai regardé un soir alors que j'étais plutôt à plat, le moral en berne, et il a regonflé mes batteries comme par magie. Si vous en avez l'occasion, n'hésitez donc surtout pas à lui donner sa chance ! :o)

Wednesday, March 4, 2009

Gran Torino

Retraité de l'industrie automobile américaine et vétéran de la Guerre de Corée, Walt Kowalski vivote dans une petite maison de banlieue ouvrière du Michigan. Il passe le plus clair de son temps à siroter des bières et à bichonner sa Gran Torino, quand il ne médit pas sur l'importante communauté d'immigrés asiatiques qui compose son voisinage. Un soir, il surprend Thao, le fils de sa voisine, en train de tenter de voler sa voiture chérie sous l'injonction d'un gang du quartier. L'ado parvient certes à s'échapper mais il sera sommé le lendemain par sa famille de présenter ses excuses à Walt et de lui offrir ses services pendant toute une semaine afin d'expier sa faute. Cette expérience sera l'occasion pour l'ancien ouvrier de s'ouvrir à ses voisins, d'apprendre à les connaître et accessoirement de se confronter à ses propres démons...

Au travers d'un pitch assez simple, ce bon vieux Clint aborde des thèmes aux imbrications bien plus complexes qu'il peut y paraître au premier abord [xénophobie, immigration, traumatismes de guerre, gangs,...]. Son personnage de vieux grincheux pourra sembler un peu caricatural à certains égards, mais ce rendu contribue à créer un climat aux accents comiques qui contraste fortement avec le dernier tiers de la bobine, résolument dramatique et percutant.

Le film achevé, j'ai cru déceler un regard porté par l'acteur réalisateur sur son oeuvre, et je me demande si dans une certaine mesure la rédemption cinglante de son personnage ne transcrit pas une forme de trait tiré sur son passé et les films qui ont fait sa gloire... Peut-être, peut-être pas, mais ce qui est certain, c'est que pour ce dernier opus Clint frappe plutôt fort, alors hop hop hop, on y va et on ne traîne pas ! :o)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Elysian Fields, Queen Of The Meadow

Sunday, March 1, 2009

Animated Sunday

Comme je le dis souvent, Internet regorge de petites pépites qu'il faut savoir dénicher et, en me baladant sur la chaîne Dailymotion de l'ESMA, j'en ai justement dégotées deux que je vous propose ci-dessous, histoire de débuter en douceur cette fin de week-end. Enjoy ! :o)

=> In Memoriam



=> Ex-ET



Fond Sonore : KT Tunstall, Eye To The Telescope

Saturday, February 28, 2009

L'Etrange Histoire de Benjamin Button

Je ne sentais pas trop ce film mais j'y suis tout de même allé car au son du tapage quasi-unanime je me disais qu'il ne pouvait s'agir que d'un chef d'oeuvre... Eh bien j'aurais dû me fier à mon instinct car, si la thématique de cette Etrange Histoire de Benjamin Buttton est indéniablement intéressante au travers des problématiques qu'elle soulève, l'exécution ne m'a pour ainsi dire pas vraiment convaincu. Alors oui c'est bien réalisé, oui c'est bien interprété, mais diable que c'est poussif et déséquilibré dans la construction !

Les premières années de la vie de Benjamin Button -sa "jeunesse vieille" pour ainsi dire- se sont révélées plutôt surprenantes. L'éveil à la vie de ce jeune homme né avec un corps de vieillard est traitée avec sensibilité et humour, ce qui fait que l'on accepte le postulat et que l'on ne cherche pas trop la petite bête dans l'exactitude physiologique.

La seconde période voit le développement physique de Benjamin rejoindre son développement intellectuel et, de fait, le paradoxe de la première partie s'estompe pour voir l'histoire devenir plus convenue, plus classique, sans qu'une réelle intensité émotionnelle ne prenne le relais. Cette partie charnière du film m'a réellement déçu par son manque de relief. [En d'autres termes, pour enfoncer le clou, je l'ai trouvée super ch**nt*.]

Enfin, les dernières années de la vie de Benjamin -sa "vieillesse jeune" pour encore ainsi dire- voient sa "décroissance" s'accélérer à un rythme tel que l'on se demande si David Fincher n'a pas voulu par là rattraper le temps perdu à patauger au milieu du film... Je regrette que cette partie n'ait été que survolée, ce qui contribue certainement au petit sentiment d'incohérence que j'ai ressenti.

Concernant l'interprétation, elle est comme je le disais plus haut de bonne qualité, mais honnêtement je ne vois pas vraiment en quoi sa prestation aurait pu valoir à Brad Pitt un Oscar du Meilleur Acteur... Qu'il ait été nominé, soit, mais il n'avait à mon sens pas la conviction d'un Mickey Rourke dans The Wrestler pour ne citer que lui.

Je ferais bien remarquer pour terminer que l'on nous a déjà sorti dans Titanic le coup de la vieille femme qui ressasse son passé, mais après vous risquez de dire que je chipote... ^^

En somme, si L'Etrange Histoire de Benjamin Button n'est pas un mauvais film, il m'a tout de même semblé assez inégal et je trouve qu'il rate le coche en laissant s'installer un ennui causé par un manque singulier de rythme, de peps, de souffle émotionnel et d'efficacité (il y a au moins quarante minutes de trop). Dommage !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Elysian Fields, Queen Of The Meadow

Friday, February 27, 2009

The Wrestler

Randy "The Ram" Robinson est une star déchue du catch américain. Son corps est endolori par des années de luttes, il n'a plus sa superbe d'antan, il ne déplace plus les foules et pourtant il continue néanmoins à se produire dans des salles de secondes zones pour quelques billets. Le catch, c'est sa vie et accessoirement son seul moyen de subsistance. Randy vivote dans un mobil home austère, trompant parfois l'ennui de sa solitude dans un bar de striptease tout proche. Point de famille, de rares amis, The Ram survit plus qu'il ne vit. Alors quand à la faveur d'un ennui cardiaque survient la perspective du tomber de rideau final, Randy tente de renouer avec sa fille et d'entamer une liaison avec une stripteaseuse fatiguée, mais peut-être est-il bien trop tard pour tout cela...

A mille lieues de son précédent long métrage, véritable OFNI un poil halluciné, Darren Aronofsky nous propose ici un film simple, un drame livré sans fioriture. Il y dévoile les coulisses du catch américain, les backstages où tout se règle à l'avance, mais également -et surtout- ce circuit de seconde zone où les lutteurs fatigués terminent leur vie dans l'indifférence générale.

La prestation de Mickey Rourke m'a indéniablement touché et l'on ne peut manquer d'y lire une sorte de mise en abîme de son propre parcours. Ce rôle est peut-être celui de sa vie, l'occasion pour l'acteur de renaître, ce qui n'a d'ailleurs pas manqué d'être célébré par l'association hollywoodienne de la presse étrangère qui lui a décerné le Golden Globe 2009 du Meilleur Acteur.

The Wrestler est donc une très bonne surprise, un drame brut et poignant que je n'attendais pas. A voir sans hésitation.

Nota : Marisa, si tu veux me faire une petite lap dance, c'est quand tu veux !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : AC/DC, Live 92

Thursday, February 26, 2009

Ch'tite Broutille

Dany Boon, cité il y a quelques jours par Le Monde alors qu'il avait décidé de boycotter la prochaine Cérémonie des Césars au prétexte que son film sur le ch'nord n'avait été nominé que dans une seule catégorie :

"Je m'attendais à être un peu plus représenté au premier tour. Il faut savoir reconnaître le succès d'un film et le plébiscite du public. (...) Le problème des Césars et des Molières, c'est pareil : quand on a du succès, ça créé une forme de jalousie. Les gens se disent : il a le succès, il a tout, il ne va pas non plus avoir les récompenses."


Ce que le petit Boon oublie dans son accès de paranoïa, c'est que succès commercial n'est pas nécessairement gage de qualité, loin s'en faut. Et puis franchement, étant assuré de récolter un minimum de 26 millions d'euros rien que pour sa trogne, il ferait bien en ces temps de crise d'avoir la décence de ne pas trop la ramener pour ce qui au final n'est que broutille...

Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age Of Understatement

Wednesday, February 25, 2009

Ken Lee

Le télé-crochet faisait son grand retour hier soir sur M6 et, pendant la bande-annonce, je dois confesser avoir immédiatement repensé à cette candidate de la version bulgare de l'émission qui en son temps avait proposé une adaptation en langue non identifiée à ce jour du Without You de Mariah Carey...



Raaaaaaaaah, y'a pas à dire ça fait toujours autant de bien aux zygomatiques ! ^^

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Tuesday, February 24, 2009

I Am Victim

J'aime prendre les quelques instants qui précèdent un long voyage en train pour laisser mon esprit vagabonder et pré-sélectionner les thématiques qui occuperont mes imminentes méditations ferrées. Une fois en voiture, je m'enfonce dans mon fauteuil après avoir enfiché mes écouteurs dans mes oreilles, je sélectionne une bonne petite musique de derrière les fagots et je me laisse bercer. A la dernière occasion en date - le week-end dernier pour ne rien vous cacher -, mes neurones se sont arrêtés sur quelques réflexions d'ordre consuméristes.

Je me targue d'être peu réceptif à la publicité mais il ne faut point me leurrer, je le suis en fait comme n'importe qui : les techniques déployées par les marketingueurs sont très filoutes, sinon malhonnêtes, et il est très difficile de n'y être pas du tout sensible. Mon arme réside je pense en mon esprit rebelle et en ma mauvaise volonté à me laisser manipuler, ce qui fait de moi un relativement mauvais consommateur. Je me plais à me voir en part de marché cachée, sorte de Graal des marketingueurs, en antimatière de la consommation, en constante cosmologique du chiffre d'affaire... Et pourtant, oui pourtant, moi aussi j'ai mes faiblesses consuméristes !

Tenez, par exemple, en ce début d'année ma FNAC a décidé de proposer toute une tripotée de films à 10€... Et de me donner le coup de grâce avec un pack "30€ les cinq dévédés à 10€" ! Forcément, je ne pouvais décemment résister... Forcément... C'est ainsi qu'après une harassante journée de travail je me suis une nouvelle fois retrouvé dans ses rayons pour m'offrir de quoi remplir mes étagères plus qu'elles ne le sont déjà et, dans la dernière fournée en date, on ne trouvait bien évidemment que du bon, jugez-en par vous-même : Blood Diamond, Eternal Sunshine of a Spotless Mind, La Chute du Faucon Noir, Lord of War et The Constant Gardener.

Au milieu de ces titres on trouve l'un de mes génériques préférés, celui de Lord of War. J'en profite donc pour vous le proposer pour le cas où vous n'en auriez jamais profité. Enjoy ! :o)



Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Monday, February 23, 2009

Ze Wolverine Show

Ma foi, quand Hugh Jackman prend en charge l'ouverture de la Cérémonie des Oscars, c'est qu'il assure le petit !



=> Le palmarès de cette 81e édition.

Edit - 24/02/09 : Remplacement de la vidéo suite à la disparition de la précédente pour cause de plainte de la Academy of Motion Picture Arts and Science...

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, The Essential

Friday, February 20, 2009

Yes Man

Carl Allen mène une existence sans relief particulier, ponctuée des fins de non recevoir qu'il distribue à tout bout de champ. Une demande de crédit établie par un client ? Non ! Une invitation à sortir par l'un de ses rares amis ? Non ! Un appel téléphonique ? Non ! Bref, Carl vit sans vraiment vivre... Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un ancien pote. Ce dernier le branche sur un séminaire de développement personnel axé sur la saisie de toutes les opportunités offertes par la vie. En d'autres termes, notre ami si habitué à généreusement dispenser ses "non" devra apprendre à dire "oui", sans retenue. Cette nouvelle façon d'aborder les évènements entrainera Carl dans des situations diverses, mais surtout l'amènera in fine à revoir sa conception de la vie...

Lors d'une récente interview, Jim Carrey déclarait (source) :

"Je connais des tas de gens qui fuient la vie. Ce film adresse un OUI franc et massif à la vie. C'est cela qui m'a attiré en lui. Parfois, dire non revient à dire oui à quelque chose de mieux. Mais, parfois, cela revient à un simple rejet, qui vous éloigne des autres. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux, mais dites-vous bien qu'on regrette rarement les choses auxquelles on a dit oui. Alors qu'on regrette le plus souvent celles qu'on aura laissées passer. (...) Cet homme [NdC : le réalisateur] a apporté une idée qui collait totalement à mon désir de jouer des situations réellement drôles, mais qui poussent aussi les gens à réfléchir sur eux-mêmes. De retour chez eux, les spectateurs se demanderont peut-être s'ils ne devraient pas dire oui plus souvent."


Alors, faut-il aller voir ce Yes Man ?!? Bien sûr que OUI !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of

Thursday, February 19, 2009

Citation du Soir

Jacques Séguéla, sur France 2, le 14 février dernier, cité par 20 Minutes :

"Enfin, tout le monde a une Rolex ! A 50 ans, si on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !"


No Comment.

Edit - 20/02/09 : A la réflexion, cette sortie du publicitaire appelle en fait un commentaire et, pour lui répondre, quoi de mieux qu'un extrait du réquisitoire du procureur Pierre Desproges prononcé lors de la visite de Séguéla au Tribunal des Flagrants Délires ?

"Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l'une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait quand même beaucoup !


Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition ! - '68 Comeback Special

Sunday, February 15, 2009

Echantillon

Sorti de ma tanière pour me rendre au ciné, j'attends le bus à l'arrêt le plus proche, les mains profondément enfichées dans mes poches et la tête piquant dans mon col remonté. Regardant vers la gauche, j'aperçois le type s'approcher, dégaine fripée, démarche désarticulée. Il est bientôt à ma hauteur, tourne soudainement le buste en envoyant sa main droite en arrière, puis dans la foulée rabat violemment son poing sur le poteau qui me fait face. Le gus poursuit sa route comme si de rien n'était tandis que le tube métallique continue d'osciller. Un peu plus loin, il frappe une devanture de magasin. Je ne le quitte pas des yeux, je l'observe fixement, mais il ne s'en prend fort heureusement qu'à des objets inanimés.

*******


La porte du métro s'ouvre à la station Sainte-Placide. Le type entre dans la voiture en baragouinant je ne sais trop quoi, par intermittence. Il s'assoit, tripote nerveusement ses sacs en plastique puis fouille dans sa poche de veste pour en sortir une boite de Tic-Tac. Il lève alors la main, fait rapidement tourner la boîte entre ses doigts puis la range, comme si de rien n'était. Deux stations plus loin, il se lève et sort de la voiture, la main droite ramenée sur le torse en position de salut, inclinant le buste par saccades.

*******


La foule se masse devant les cordons d'accès aux salles. L'employé revient et commence à déchirer les tickets. La vieille dame est devant moi, long manteau rouge et visage peinturluré à tel point que l'on aurait cru qu'elle partait en guerre. Mamie veut rentrer en salle, on en prendrait conscience à moins, elle joue des coudes en tirant derrière elle son caddie. Elle se rend compte que ça bloque, se retourne et tire de plus belle, au diable pieds et jambes. Mamie donne son ticket, adios.

*******


Les gens sont violents, bizarres, égocentrés... Si je devais un jour développer des tendances érémitiques, il ne faudrait pas s'en étonner...




Fond Sonore : Téléphone, Best Of

Saturday, February 14, 2009

Che - 1ère Partie : L'Argentin

1955, Mexico, un jeu argentin idéaliste de 27 ans, Ernesto Guevara, rencontre un avocat cubain, Fidel Castro. Le courant passe immédiatement entre les deux hommes et le futur Che s'engage aux côtés de l'opposant au régime de Batista dans son action révolutionnaire. Ernesto voit cet engagement comme le coup d'envoi d'une entreprise beaucoup plus vaste qui consisterait à rendre le pouvoir à tous les peuples d'Amérique Latine. Che - 1ère Partie : L'Argentin se consacre à l'histoire commune des deux hommes, depuis leur rencontre en 1955 jusqu'à leur victoire de Santa Clara (Cuba) en 1959.

Un peu déroutante au premier abord avec son entremêlement de séquences situées en 1955 et 1964, cette première partie du dyptique de Steven Soderbergh s'est révélée au final assez captivante et dans la continuité historique du Carnet de Voyage de Walter Salles. Elle aborde cette nouvelle période de la vie du Che sous un angle humain et réaliste, sans chercher à être trop démonstrative. En cela, il ne s'agit pas d'un film de guérilla de plus, mais d'un objet intéressant qui peut (doit) servir de base à une discussion post-projection. Mention spéciale à Benicio del Toro, parfait dans son rôle. A voir donc, en VO bien évidemment.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Friday, February 13, 2009

(Au Moins) Un de Trop

En lisant le 20 Minutes dans le train du retour, je suis tombé sur un article qui expliquait qu'une famille avait eu gain de cause en justice dans le cadre de la loi DALO. Je me réjouis bien évidemment qu'une solution ait été trouvée pour ce dossier mais je me demande tout de même comment l'Etat pourra gérer la situation quand tous les mal logés auront actionné ce levier : si les logements se créaient par l'opération du Saint-Esprit cela se saurait...

Je me dis que l'on pourrait (devrait ?) envisager de contraindre les gros établissements propriétaires de logements vacants à les mettre sur le marché, mais dans le cas des personnes physiques je dois avouer que je serais plus enclin à promouvoir une politique incitative qu'une politique coercitive. Mébon, ce n'est pas vraiment là ce qui m'a à l'origine interpellé dans cet article.

Je voulais plutôt rebondir sur ce passage :

"Dans leurs 30 m2 d'un immeuble du 10e arrondissement, (la femme du couple) espère que leur futur enfant, qui doit naître mi-mars, aura sa propre chambre. Actuellement, le couple dort dans le salon, sur un clic-clac, et les trois enfants dans une minuscule chambre. (...) Chaque mois, la famille, auparavant hébergée dans des hôtels, débourse 869 euros pour le loyer, alors que ses revenus n'excèdent pas 1 300 euros."


Je vous avouerais que j'ai toujours du mal à comprendre que l'on puisse concevoir un enfant quand on vit dans 30m2, avec 430€/mois une fois le loyer déduit, et que l'on a déjà trois gamins à charge... Cela est à mon sens tout bonnement irresponsable !

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Thursday, February 12, 2009

RIP Mr Barillé


Producteur de la série Colargol et père des différentes saga Il Etait Une Fois, Albert Barillé s'est éteint hier à l'âge de 88 ans. RIP Bébert, puisses-tu avoir le temps de nous pondre un petit Il Etait une Fois le Paradis, histoire que l'on se pose moins de questions sur l'au-delà !

=> Souvenirs :



Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Wednesday, February 11, 2009

Slumdog Millionaire

Slumdog Millionaire raconte l'histoire de Jamal Malik, jeune homme issu des bidonvilles de Mumbaï, qui participe à la version indienne de Qui Veut Gagner des Millions ? et arrive contre toute attente jusqu'à la dernière question valant vingt millions de roupies. Toutefois, avant de pouvoir y répondre, le candidat est à la faveur de l'interruption du jeu en fin de journée arrêté par la police qui le soupçonne de tricherie : comment en effet un gamin sans éducation peut-il parvenir à ce niveau du jeu alors que toute une population éduquée se fait rétamer à seulement quelques dizaines de milliers de roupies ?!?

Au cours de l'interrogatoire (musclé) qu'il subit, Jamal raconte l'histoire de sa vie et explique comment son vécu lui a permis de répondre à chacune des questions qui lui ont été posées. Le pitch peut sembler simpliste, mais la construction dynamique de Danny Boyle a fait des miracles et m'a captivé 2h durant.

J'ai perçu ce film comme une ode à la Vie en ce qu'elle est riche d'enseignements et que son école n'a pas à rougir des institutions académiques traditionnelles. Slumdog Millionaire est donc pour moi un bel objet qu'il serait fort dommage de laisser passer.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Shins, Oh, Inverted World

Tuesday, February 10, 2009

Mystificateurs malgré Eux

Un article du Spiegel (via Courrier International) et repris dans le Direct Matin de lundi dernier présente les résultats de quelques études qui tendent à montrer que l'attribution de prix à des vins donnés relève plus de la fumisterie que d'une quelconque objectivité. En cause, les facteurs psychologiques qui conditionnent les goûteurs et supplantent en leurs palais les saveurs des différents arômes.

Cela me rappelle un reportage édifiant, diffusé dans une émission du type de E=M6, dans lequel une même série d'aliments bas de gamme étaient successivement présentés au même groupe de convives, mais dans un apparat différent, de la présentation des plats à l'ambiance du lieu où ils étaient proposés. Eh bien, le plus étonnamment du monde, les convives ont d'un commun accord perçus les denrées préparées avec le plus grand soin esthétique comme étant les plus fines, les plus goûtues...

Cette expérience mettait en évidence le fait que la vue joue un rôle prépondérant dans la construction du goût qui de fait apparaît comme une notion relativement subjective... Ce que corrobore a posteriori l'article du Spiegel.

Vouloir faire mentir ce dernier pourrait coûter cher aux oenologues amateurs qui se trouvent peut-être parmi vous, aussi est-il à mon sens temps de ressortir du placard cette magnifique invention qu'est l'USB Wine : elle vous permet depuis votre salon de télécharger les meilleurs crus via le port USB de votre pécé et votre liaison internet haut débit, rien de moins. Mais une petite vidéo valant toujours mieux qu'un long discours, je vous laisse (re)découvrir la chose :



N'est-ce pas révolutionnaiiiiiire ?!?

=> Bonux - Article du Spiegel via Courrier International via Direct Matin :



Fond Sonore : Yves Simon, Longue Distance

Monday, February 9, 2009

Les Seigneurs de la Guerre

Après une période d'abstinence cinématographique relativement conséquente [i.e. pas une seule séance en janvier], j'ai repris le chemin des salles obscures le 1er février dernier en optant pour une livraison en provenance directe du Pays du Milieu, Les Seigneurs de la Guerre.

Trahi par ses alliés, le Général Pang a vu son armée entièrement décimée par un ennemi trop fort en nombre. Abattu, il se retire dans une campagne chinoise, troquant sa tenue guerrière contre quelque menue monnaie. Il trouve refuge auprès d'une troupe de brigands qu'il parvient à convaincre de s'enrôler dans l'armée et pactise bientôt par le sang avec leur chef Er-Hu et son bras droit Wu-Yang. Armés d'une détermination sans faille et d'un sens tactique imparable, les trois hommes connaîtront une ascension fulgurante au sein de l'armée impériale, mais las, le temps passant, les compromis des uns se heurteront aux principes des autres, programmant par la force des choses leur perte inéluctable...

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'avoue avoir été séduit par le réalisme sombre de ce film qui tranche avec le style flamboyant des traditionnels produits de la mouvance wu xia pian [dont je reste au demeurant friand].

Cet objet s'appuie sur un trio d'acteurs de renoms et j'ai particulièrement été surpris par la prestation inhabituellement grave d'un Jet Li qui en impose sans avoir à virevolter en tous les sens. Son scénario constitue une adaptation libre d'un épisode des guerres de la Dynastie Qing, il est un roman d'amitié [^o^] virile et de loyauté, de principes et d'honneur, mais également une tragédie implacable.

Il s'exhale de cette bobine un souffle épique authentique, et je me suis laissé captiver, même si je me dis a posteriori que les personnages auraient pu être un peu plus fouillés. Mébon, ayant plutôt bien apprécié l'objet, e ne vais pas faire la fine bouche. Ceci étant, je me demande tout de même pourquoi nous avons eu droit à un montage international de 1h50 en lieu et place du montage asiatique de 2h06...

=> Bande-Annonce [Bien que la seule BA disponible soit en VF, le film est évidemment à voir en VO !]

Fond Sonore : ZZ Top, Best Of

Saturday, February 7, 2009

The *Best* Job in the World !

Il y a toujours dans l'année des moments où je me pose des questions existentielles sur le sens de la vie et de mes activités ici-bas. Je me rappelle immanquablement mes anciennes illusions [oué je commence à radoter en somme], je me demande si réel intérêt il y a à se tuer au travail pour produire de la sacro-sainte valeur ajoutée, et je conclus que j'aimerais mener une existence plus raccord avec ma fibre écologique.

En règle générale, je repense à ce reportage diffusé si je ne m'abuse sur la cinquième où une jeune femme tentait de rendre à la vie sauvage un léopard qu'elle avait élevé au beau milieu de la Namibie. Je me souviens de son escapade en compagnie d'un vieil autochtone, lequel avait eu les yeux embués de larmes face à cet océan qu'il n'avait jusqu'alors jamais vu et qu'il considérait comme une manifestation de la puissance divine. Bien qu'ayant un amour incommensurable pour mon confort moderne, j'envie cet homme encore capable de fondamentalement s'émerveiller devant Mère Nature, et je me dis que j'aimerais avoir le courage de me porter volontaire pour aller bosser un mois au sein de la Fondation Harnas.

Je repense également aux combats menés par le Capitaine Paul Watson au sein de la Sea Shepherd Conservation Society, découverte dans le film-documentaire Les Seigneurs de la Mer. J'ai alors immanquablement l'envie de monter à bord de l'un de ses bateaux et d'aller pourchasser ces navires qui au nom du marché massacrent sans vergogne baleines, requins et autres phoques, et je me demande pourquoi je ne postulerais pas pour l'une de leurs campagnes.

Mais dorénavant je crois bien qu'à chaque épisode existentiel je repenserai également à cette offre d'emploi absolument unique en son genre !


N'est-ce pas là l'une des petites annonces les plus attractives au monde ?!? [Si jamais vous envisagez de postuler, c'est par ici que ça se passe...]

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Sunday, February 1, 2009

Double Effet Malabar

N'avalez surtout pas vos chewing-gums, les conséquences pourraient vous surprendre...



C'était le Conseil Santé du Jour ! ^o^

Fond Sonore : The Blues Brothers, Best Of

Saturday, January 31, 2009

Confusion

Réveillé de bon matin pour m'en aller prendre mon train, je suis arrivé relativement en avance devant le panneau d'affichage samedi dernier. En conséquence de soi-disant difficultés d'acheminement de personnel seuneuceufeu, le train à destination de Rouen a été supprimé et ses dessertes reportées sur le mien. La perspective du retard consécutif à ces quelques stations supplémentaires était somme toute acceptable (de l'ordre du quart d'heure), mais celle d'un arrêt en gare de Mantes l'était déjà moins : à chaque fois que cet arrêt avait été marqué, une poignée de djeuns étaient montés et avaient immanquablement été à l'origine d'embrouilles avec les voyageurs avoisinants.

Alors que j'étais confortablement installé à ma place et en train de repenser à ces évènements passés, une nuisance bien pire que celle d'une bande de zyva commençait à se profiler : celle d'une nana gâteuse et de son chiot chouineur.

Mémère s'est faite remarquer dès son entrée dans le wagon en demandant d'une voix mielleuse à son "kiki" s'il voulait "aller foutre (son) bordel en haut ou en bas". Bien évidemment, elle a opté pour le haut où j'avais élu résidence pour les deux prochaines heures. Normal.

Je pensais que j'allais être dérangé par les plaintes du bestiau mais celles-ci se sont finalement révélées assez bénignes en regard des agaçantes interventions de la maîtresse... Cette dernière s'est en effet appliquée à s'adresser sans discontinuer à son animal de compagnie comme s'il s'était agit d'un enfant en bas âge. J'ai manqué de peu de lui faire remarquer qu'il n'en était pas un, mais je me suis abstenu : je m'en serais voulu de lui briser ses illusions.

Mémère s'est également évertuée à alterner toutes les trente secondes, mots doucereux ["gouzi gouzi y veut dormir mon petit y veut dormir"] et ordres secs ["tais-toi, arrête, j'en ai marre, je ne veux plus t'entendre"]. C'était là faire preuve d'un manque élémentaire de psychologie animale, et j'imagine que la pauvre petite bestiole ne savait plus à quel son de cloche [^o^] se vouer.

Du coup, je me suis pris de pitié pour ce chiot que le hasard avait affublé d'une maîtresse pas bien dans sa tête et, quand il est descendu du train, je lui ai souhaité de trouver un jour foyer plus équilibré...

Fond Sonore : Welcome to Nashville, Compil' Country

Saturday, January 17, 2009

To Continue or Not to Continue, There is NO Question !

Comme je le disais récemment, l'annonce il y a quelques décennies du décès de Georges Remi, alias Hergé, m'avait pour ainsi dire laissé quelque peu désemparé car j'avais réalisé que jamais plus je n'aurais le plaisir de découvrir de nouvelle aventure de mon héros préféré. Dans le même temps, je me disais que cela était absolument normal car, quand bien même Tintin était-il devenu une icône populaire, Hergé était son âme et, de facto, la disparition de l'auteur ne pouvait que mettre un terme à la production tintinophile.

Les choses ne se sont toutefois pas exactement passées de la même façon après qu'Edgar P. Jacobs ait eu passé l'arme à gauche. Les Trois Formules du Professeur Satō a ainsi vu sa deuxième partie publiée sur la base des scénario et maquette de l'auteur, mais avec les dessins d'une tierce personne. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais question de droits cédés aidant, d'autres tandems ont ensuite pris la relève pour des résultats finalement assez contestables : le style graphique est globalement conservé, les physionomies des personnages évoluent un peu, mais surtout les histoires se révèlent de mon point de vue assez décevantes. Edgar P. Jacobs était le créateur de Blake et Mortimer, il était leur âme et le respect qu'il leur portait le conduisait à s'assurer de convenablement étayer ses scénarios et de leur donner un minimum d'assise scientifique réaliste, ce qui n'est pas nécessairement le cas de ses successeurs. Pour moi, le constat est sans appel : la série aurait dû trouver son terme dans la disparition de Jacobs.

Autre série de ma jeunesse, Astérix a été créée à quatre mains. Les premiers albums se distinguent par une richesse incroyable, fruit de l'émulation de deux cerveaux travaillant en symbiose, tandis que les derniers montrent pour ainsi dire quelques signes d'essoufflement. Ceci n'est toutefois pas étonnant dans le sens où à la disparition de Goscinny, Astérix a perdu la moitié de son âme. Je m'attendais donc à ce que que la série s'arrête à la mort d'Uderzo, mais grande a été ma surprise de lire ceci dans une récente édition de 20 Minutes :

Contrairement à Tintin, (...) Astérix et Obélix survivront à leurs créateurs. Hergé s'y était formellement opposé, mais pas Albert Uderzo qui, à 81 ans, vient de céder au groupe Hachette Livre l'autorisation de poursuivre la série après sa disparition.


Cela ne laisse à mon sens tout simplement rien augurer de bon, et je ne peux que m'associer à la fille d'Albert Uderzo qui dénonce ce choix, a priori soufflé dans l'ombre par quelques conseillers soucieux de ne pas voir disparaître la poule aux oeufs d'or. Bon, oké, mon soutien ne changera certes pas grand-chose à l'affaire, mais tout de même, il fallait que cela soit dit. Sylvie, si jamais tu devais passer par ici, sache que je suis avec toi !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Thursday, January 15, 2009

Thursday Music - The Shins

Quoi de mieux en cette seconde partie de semaine éreintante qu'une petite musique tranquille comme ce New Slang, découvert dans la bande-son de cette pépite de l'année 2005 qu'était Garden State ?!? :o)



Fond Sonore : The Shins, Oh, Inverted World