Saturday, August 25, 2012

Associés contre le Crime...

Adapté d'un roman d'Agatha Christie que je n'ai pas lu, Associés contre le Crime... constitue la troisième collaboration entre le tandem Prudence & Bélisaire Beresford [Catherine Froot / André Dussollier] et le réalisateur Pascal Thomas, après deux autres bobines que je n'ai pas vues non plus [Mon Petit Doigt m'a dit - Le Crime est notre Affaire]

Si j'ai cette fois pris le chemin de la salle obscure, c'est que j'avais épuisé la liste de ce que je voulais absolument voir et que j'avais entendu dire du bien des deux premiers volets. J'espérais donc qu'il allait en être de même pour celui-ci... Mais (très) mauvaise pioche !

La réalisation de cette bobine donne le sentiment de se trouver devant un téléfilm du Service Public, la mise en scène se révèle pataude, le rythme poussif, et les acteurs navrants. Même si je n'ai pas lu le roman d'Agatha Christie, je soupçonne fortement le script de ne pas rendre justice au texte de la romancière tant l'intrigue [un bien grand mot qui ici ne peut se parer de tout son sens] brille par l'absence d'enjeux et l'aspect téléphoné, il n'est que facilités grossières. Ah mais j'y pense, peut-être se sont-ils plantés et ont-ils tourné avec l'un des premiers brouillons ?!?

'Fin bref, cette bobine ne mérite vraiment pas tant d'égards, je lui ai déjà accordé bien trop de mots. Je conclurai donc par cette réplique de Catherine Frot / Prudence Beresford : "Mon dieu, quel cauchemar !"

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Friday, August 24, 2012

Expendables 2 : Unité Spéciale

A l'instar du premier volet, je ne pouvais décemment louper cette bobine, l'affiche tenant toujours plus du fantasme cinéphilique que d'autre chose.

Expendables 2 a ce même côté nostalgico-jouissif, j'ai pris énormément de plaisir à le voir, à savourer ces petites références old school et autres répliques clin d'oeil qui font échos aux acteurs derrière les personnages. Le script est certes (très) balistique, mais la bobine se trouve stylée, racée, elle génère une atmosphère qui me parle, et putaiiiiiiiiin que c'est boooooooon de voir Stallone / Schwarzy / Willis défourailler sur le même plan ! \m/


[© Metropolitan FilmExport]

Avec ce volet, Norris et Van Damme ont rejoint l'aventure, il ne manque plus que Steven Seagal et Kurt Russel pour combler mes attentes 80's, voire Jackie Chan, Michelle Yeoh (qui aurait d'ailleurs pu remplacer cette Yu Nan qui ne me disait rien), ou encore Mel Gibson... Qui sait, on les verra peut-être dans le 3 aux côtés de ces autres suggestions proposées par Allociné ? :-?

'Fin bref, moi j'ai tripé, et j'imagine qu'il en sera de même pour tous les amateurs / nostalgiques de ces films d'action 80's ! \o/

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NdC : Sans dec', je veux la moto de Barney Ross dans le film ! *_*

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Total Recall - Mémoires Programmées

Cette nouvelle adaptation du texte de PK.Dick m'a fait l'effet d'une attraction de fête foraine. La bobine happe l'attention dès les premiers instants et la maintient captive tout du long grâce à son rythme trépidant, mais il ne reste au final pas grand-chose une fois les lumières rallumées.

Total Recall - Mémoires Programmées donne dans une surenchère d'action qui lorgne du côté de la saga Jason Bourne [version Matt Damon], et l'impression d'emprunter ouvertement à d'autres blockbusters. La séquence de poursuite en voitures m'a ainsi renvoyé à celle que l'on trouve dans I, Robot, et lorsque la Fédération Unie de Grande-Bretagne s'apprête à attaquer la Colonie j'ai franchement eu le sentiment de me trouver dans Star Wars : Episode II - L'Attaque des Clones [les robots-policiers en escouades, le chancelier avec ses hommes sur la plate-forme supérieure,...]...


[© Sony Pictures Releasing France]

Point positif tout de même (il en faut bien un), les images sont superbes et le design des mégalopoles futuristes m'a semblé assez classe. Le postulat du moyen de transport entre la Grande-Bretagne et l'Australie (= "the fall", sorte de tunnel passant proche du coeur de la planète) reste lui acceptable dans la première partie du film, mais part en cacahuète dans la seconde, quand des protagonistes décident de sortir à l'extrémité du véhicule en phase de décélération... Sans même parler de la température qui doit régner à l'intérieur du tunnel, le trajet dure 17 minutes pour une distance supérieure à 12800km, ce qui correspond à une vitesse moyenne de l'ordre de [12800 x 60 / 17] = 45176km/h... Je vous laisse imaginer les efforts exercés sur les corps... Mébon, passons...


[© Sony Pictures Releasing France]

Il va sans dire que le questionnement relatif à la personne de Quaid / Hauser se trouve expédiée assez rapidement, de même que la thématique plus générale de la mémoire et de la personnalité, tout juste a-t-on droit à la magnifique assertion philosophique : "Je ne sais plus qui j'étais, mais je sais qui je suis." Oueps. Ca scotche. Ou pas. Même si c'est quand même profond. Quand on y pense. Si si.

Cette absence de questionnement philosophique constitue évidemment le point faible majeur du film, et il est surprenant de lire dans la rubrique Secrets de Tournages sur Allociné les propos du producteur Toby Jaffe :

"J’ai senti que nous pouvions faire une version complètement nouvelle de l’histoire. Nous pouvions entièrement la ré-imaginer, approfondir les personnages et l’histoire elle-même. Il y avait énormément de possibilités et cela paraissait frais et nouveau."


Approfondir les personnages et l’histoire elle-même, il y a de quoi rire non ? 'Fin bref, cette bobine s'est révélée un actioner blockbusteresque sans réelle saveur, et cela est ma foi bien dommage. Next.

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Thursday, August 23, 2012

Fontainebleau 07/2012 - 1 Day / 5 Pics

A la fin du mois de juillet dernier j'ai fait une petite escapade en forêt de Fontainebleau, histoire de procéder à un salutaire aérage de début de congés. L'appareil photo était évidemment de la partie, voici donc une synthétique mosaïque.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque habituel :
  1. La première chose qui m'a marqué en arrivant sur le site a été le sol sablonneux, très fin. Je m'attendais à l'habituel tapis de feuilles, et son absence m'a laissé perplexe.
  2. La seconde a été la présence de ce sol rocailleux qui le disputait au sable, ce qui induisait des paysages étonnants.
  3. Au détour d'un sentier, un chemin ascendant est apparu entre deux rochers et je n'ai su résister à l'invitation.
  4. Je me suis alors retrouvé à monter, à me faufiler entre des rochers, sous d'autres, bref à crapahuter gaiement, et cela m'a fait redescendre en enfance ! \o/
  5. Au final, au bout du parcours ascensionnel, cet imposant bloc que j'ai baptisé le Rocher Tronche, puisqu'il m'évoque une sorte de visage ramassé à la Popeye. Rien que pour lui, l'escapade valait le détour ! :o)

Tuesday, August 21, 2012

My Best Men

Dernière bobine de mon plan anti-canicule de dimanche, My Best Men, qui s'est révélé assez divertissant.

Le pitch est assez simple : un anglais trentenaire s'en va en Australie épouser son récent amour de vacances, il emmène dans sa bagages sa seule famille à savoir ses trois meilleurs potes, qui se révèleront pour le moins gaffeurs. La cérémonie de mariage débute avec quelques accrocs a priori aussi anodins qu'un battement d'aile de papillon mais qui se transformeront rapidement en tornade et feront partir l'évènement complètement en vrille. Cette montée en puissance progressive m'a rappelé en cours de séance Joyeuses Funérailles, et il se trouve que les deux bobines ont en commun le même scénariste, ceci expliquant peut-être a posteriori pourquoi j'ai adhéré, même s'il y a tout de même un point qui me chagrine dans My best Men.


[© Pyramide Distribution]

Si j'ai bien souvent ri généreusement et apprécié l'enchaînement des situations comiques, je me demande pourquoi l'auteur s'est cru obligé de caser un gag scato. A force de répétition dans les bobines récentes cela devient un peu lassant, et je ne comprends vraiment pas bien cet engouement scénaristique pour les matières fécales... Mais bon, passons.


[© Pyramide Distribution]

Je ne peux également m'empêcher de mentionner un point relatif aux sous-titres. L'action prend place en Australie, et quand deux des personnages se rendent dans un taudis chercher de la came, l'un d'entre eux, inquiet, demande à son pote s'il a vu
Wolf Creek. S'agissant d'un film traitant d'un type qui torture et tue des touristes dans le désert australien, la référence était bienvenue. Eh bien les sous-titres font de leur côté référence au Tueurs Nés d'Oliver Stone, et on se demande bien pourquoi... Non seulement la bobine narrant la course sanglante sous les spotlights de Mickey et Mallory n'a absolument rien à voir, mais Wolf Creek n'est pas inconnu en notre contrée puisqu'il est sorti sur nos écrans en 2005... Et quand bien même n'aurait-il pas été distribué qu'il aurait été préférable de laisser mention de ce titre et d'ajouter un nota sur l'écran comme cela est intelligemment fait par certaines teams de fansub... 'Fin pour ce que j'en dis.

Bref, pour en revenir à My best Men, s'il y a un côté déjà vu, si la roue ne se voit pas ici réinventée, la bobine fonctionne néanmoins, ce qui n'est déjà pas si mal. A tenter donc.

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Monday, August 20, 2012

Lady Vegas - Les Mémoires d'une Joueuse

Lady Vegas raconte l'histoire d'une wannabe girl qui rêve de percer du côté de Las Vegas et qui par un coup de baguette magique se trouve projetée dans l'univers des paris sportifs... Dont on ne verra pas grand chose, s'agissant d'un prétexte à générer de la bobine comme un autre. La jeune femme, campée par Rebecca Hall, se révèle exagérément nunuche, à rendre Elle Woods éminemment sympathique. Les autres acteurs pataugent comme ils peuvent dans la mélasse, Bruce Willis et Catherine Zeta-Jones en tête, sans oublier un Vince Vaughn qui cabotine à l'excès. Seule chose à sauver dans le lot, la voix rauque de Laura Prepon qui m'a fait craquer.

L'ensemble est très poussif, l'humour pas vraiment drôle, et l'on se demande comment Stephen Frears a pu pondre un machin pareil après Tamara Drew. Un dommage collatéral du réchauffement climatique peut-être, allez savoir... Bref, ce Lady Vegas est à oublier, tout simplement. Next.

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360

M'étant occupé du cas Terri, je peux passer à la série de films associée à mon plan anti-canicule de dimanche. There I go then, avec 360 de Fernando Meirelles.

La bobine se trouve être l'adaptation d'une pièce de théâtre que je ne connaissais pas, La Ronde d'Arthur Schnitzler. Elle entremêle les destins de personnages sous la perspective de l'amour, qu'il soit conjugal, filial, passionné, raisonné, impossible ou encore physique. La bobine se déroule avec la régularité d'une horloge, les tableaux s'enchaînent et forment un tout cohérent, mais l'ensemble manque globalement d'intensité.

Le film n'emporte ainsi pas autant l'adhésion que les modèles du genre Collision et Babel, même s'il rappelle à juste titre le principe fondamental qu'il convient de saisir les opportunités qui s'offrent à nous car la vie se révèlent bien trop courte pour faire la fine bouche. En extrapolant, on pourrait voir en ce 360 une sorte de Yes Man en plus sérieux, l'important étant de s'ouvrir à la vie.

Si elle n'est pas vraiment fondamentale, cette bobine ne peut pas faire de mal, ne serait-ce que pour méditer un peu. A garder dans la liste donc.

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Sunday, August 19, 2012

Terri

Dernier film de ma série d'hier après-midi, Terri suit l'espace de quelques jours un ados du même nom qui se trouve être un peu singulier. Abandonné par ses parents quand il était jeune, il vit avec son oncle souffrant d'absences et doit s'en occuper, ce qu'il fait sans sourciller. Terri vit un peu dans son monde, il va au lycée en pyjama -plus confortable selon lui-, et se trouve être l'objet des moqueries de ses camarades en raison de son introversion et de son surpoids.

J'ai (évidemment) eu de la sympathie pour ce personnage, singulier comme je le disais, mais aussi et surtout attachant dans sa manière d'appréhender différemment le monde. Dans le même temps j'ai trouvé que la bobine n'allait nulle part, qu'elle présentait une tranche de vie certes par le biais d'acteur tous très bons dans leurs rôles (les trois ados "à problèmes" + le proviseur adjoint campé par John C. Reilly) mais qui s'évertuaient néanmoins à pédaler sur un vélo sans roues, ce qui est tout de même ballot.

Il me reste après la séance un sentiment ambivalent, peut-être faut-il voir cette bobine à plusieurs pour en débattre après, je ne sais pas... Mais ce qui est certain, c'est qu'il ne s'agit aucunement d'une comédie comme référencé sur Allociné... Ou alors je n'ai pas vu le bon montage du film, aller savoir...

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Hold-Up

Second film de mon plan anti-canicule de la veille, je suis allé voir ce Hold-Up complètement au hasard. Le film s'inspire de faits réels, le braquage en 2004 d'une banque norvégienne de dépôt d'argent liquide par une équipe de malfaiteurs équipés d'armes lourdes. Le script se base sur les témoignages récoltés au cours de l'enquête de police qui a suivi.

La bobine se trouve placée sous le sceau du réalisme et dans sa première partie parvient à captiver l'attention. On observe les pièces du puzzle se mettre en place, on se demande comment le braquage va se dérouler, comment la police va intervenir, puis le côté reportage s'embourbe dans sa routine, on ne voit pas l'action progresser, on note que le réalisateur patachonne tout autant que les malchanceux malfrats et les forces de l'ordre un peu molles du genou.

En somme, cela manque diablement d'âme, et le corps ne parvient à compenser. Bref, ça passe plutôt lentement pour un métrage de seulement 1h27, et ça fait regretter les films comme Heat voire même le Hold-Up avec Bébel, imaginez... A éviter donc, ou alors à voir pour être au frais.

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Saturday, August 18, 2012

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

En raison de la chaleur étouffante qui devait s'abattre sur nos têtes aujourd'hui, j'ai déclenché le plan anti-canicule de rigueur, à savoir une plongée dans les méandres de multiplexes souterrains. J'ai donc passé un long moment en salles (de 13h50 à 20h20 pour être précis) et Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires a été la première bobine à m'honorer de sa pellicule.

J'y suis allé sur la foi double de la bande-annonce que j'avais trouvée plutôt sympathique en 3D et du nom de Timur Bekmambetov dont le Wanted m'avait plutôt bien distrait. La patte du réalisateur est ici reconnaissable, l'ensemble se déroule à bon rythme, mais les effets de styles ne parviennent pas à occulter les faiblesses d'un scénario qui aurait mérité d'être travaillé plus finement.

A plusieurs reprises j'ai pensé à cet excellent Bloodsilver de Wayne Barrow, un roman que j'ai découvert l'an passé et qui reste semble-t-il malheureusement méconnu. Ce dernier étant antérieur au bouquin dont la bobine est l'adaptation je me suis demandé si l'auteur Seth Grahame-Smith n'avait pu s'en inspirer plus ou moins consciemment...


[© Twentieth Century Fox Film Corporation]

Pour en revenir au film, il n'a pas grand-chose d'inoubliable, même s'il offre deux séquences assez WTF et fun : la baston sur la horde de chevaux au galop ainsi que la séquence (quasi) finale du train sur le pont en flammes. Les acteurs quant à eux s'en tirent honnêtement [content de retrouver Rufus Sewell, et la craquante Mary Elizabeth Winstead], même si le Abraham Lincoln en question manque pour ainsi dire un peu de charisme.

En gros donc, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires est une sorte de série B survitaminée à voir principalement pour ses effets visuels, particulièrement quand on a plus besoin d'une salle climatisée que d'autre chose.

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Thursday, August 16, 2012

Copieux Goûter

Pris d'une fringale d'essence gargantuesque en fin d'après-midi, j'ai profité de ma relative proximité avec la rue Saint-Anne pour m'enfiler un p'tit combo Yakisoba / Gyoza dans ma cantine favorite.


[© Ze Captain]

Yummy n'est-il pas ?!? :o)

Wednesday, August 15, 2012

Nivellement

Anti-intellectualism has been a constant thread winding its way through our political and cultural life, nurtured by the false notion that democracy means that 'my ignorance is just as good as your knowledge'.

- Isaac Asimov


[via]

Friday, August 10, 2012

Jusqu'à ce que la Fin du Monde nous Sépare

Cette bobine m'a objectivement déprimé, que cela soit dit. Sur base d'une idée de fin du monde que l'on peut penser opportuniste en cette année 2012 (même si le calendrier Maya ne serait pas si fiable après tout - ouf), la réalisatrice Lorene Scafaria déroule une histoire qui aurait dû se révéler poignante, intense, mais qui ne l'est pas. Steve Carell y interprète un personnage dont la neurasthénie irrite au bout d'un certain temps, et Keira Knightley une douce excentrique bien fade en comparaison de la Natalie Portman de Garden State par exemple.

Le temps ne filant pour une fois pas aussi vite que je l'aurais souhaité, je me suis mis à cogiter, me demandant ce que je ferais dans pareille situation (impact astéroïde annihilateur de planète à J moins trois semaines), si je me laisserais aller à tous les excès ou bien si je resterais plutôt serein.... Et puis j'ai réalisé qu'astéroïde ou pas notre apocalypse est bien là, notre temps sur Terre est compté, chaque jour qui passe est un jour de plus qui nous entraîne vers notre trépas. Dès lors, la cogitation sur ce thème s'avère doublement inutile (elle est vaine par nature), mieux vaut lui préférer Vivre.

'Fin bref, je suis ressorti de la séance avec une petite boule au ventre et l'esprit un peu tourneboulé, la soirée jeux (de plateaux) qui a suivi m'a fait le plus grand bien. Je ne recommande donc pas vraiment ce Jusqu'à ce que la Fin du Monde nous Sépare. Next.

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The Dark Knight Rises

Pas vraiment convaincu à l'époque par Batman Begins mais nettement plus emballé par The Dark Knight qui montait en puissance, je suis allé voir ce dernier volet de la trilogie Nolan dans l'espoir d'assister à un final en apothéose. Et cela partait plutôt bien.

On retrouve quelques années après la fin du précédent volet une Gotham City sécurisée, grâce à l'arsenal anti-criminalité mis en place suite au sacrifice de Batman qui a endossé le meurtre du procureur-adjoint Harvey Dent. Arrive toutefois un personnage énigmatique et bourrin, Bane, qui semble bien décidé à en découdre avec la ville. Les actions de ce personnage d'apparence mégalo vont conduire le Chevalier Noir à sortir de l'ombre dans laquelle il se terrait, ce qui ne sera pas une mince affaire. Bruce Wayne se trouve ainsi totalement brisé, tant moralement que physiquement, et la noirceur dépressive associée à cet état tranche avec la flamboyance d'autres super-héros capés. C'est objectivement ce point je crois qui m'intéresse dans le personnage du Chevalier Noir.


[© Warner Bros. France]

Le script avançant on se rend compte que ce troisième film établit correctement le lien avec ses deux prédécesseurs, la trilogie formant un tout cohérent, mais en bouclant la boucle la révélation des motivations réelles de Bane déçoit. Le gus chute ainsi de son haut piédestal de méchant mégalo d'envergure pour devenir simple bad boy insignifiant, ce qui m'a assez chagriné. Ce point n'étant, le divertissement vaut tout de même le détour, et il convient d'en profiter sur grand écran afin de bien s'immerger dans l'ambiance.

Au final il me reste de ce Dark Knight Rises l'envie de me refaire la trilogie d'une seule traite lorsqu'elle sera disponible en galette. On peut donc dire "mission accomplie Mr Nolan", non ?

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Friday, August 3, 2012

Kill List

Kill List est indéniablement une bobine étrange, sorte de patchwork d'influences diverses, de gloubi boulga d'images pas nécessairement digeste. Le script s'est révélé objectivement obscur, pour ne pas dire abscons, et si l'on passe la séance à se demander où le réalisateur veut en venir, à attendre la chute qui éclairera tout, on se trouve au final bien dépourvu car une fois la lumière rallumée le voile ne s'est malheureusement pas levé.

En continuant à y réfléchir après coup, je ne sais toujours pas quoi faire des indices récoltés : deux anciens soldats devenus tueurs à gages, l'un des deux souffrant à l'évidence de problèmes psychologiques consécutifs à sa dernière mission ce qui génère son lot de problèmes conjugaux, un employeur énigmatique qui m'a renvoyé au Louis Cyphre d'Angel Heart [que je vais réviser tiens], une société secrète de gens à masques de paille et à moitié à poil qui applaudissent des jeunes femmes qui se pendent... Beau programme hein ? J'aimerais bien parvenir à jeter un éclairage rationnel sur cette bobine malsaine, mais si je devais en rester là je n'en ferais pas non plus un drame.

'Fin bref, tout ça pour dire que cet objet filmé me semble très dispensable.

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Rebelle

Cette dernière livraison Pixar prend place comme l'affiche le suggère ostensiblement dans ma belle Ecosse. Le Roi Fergus et la Reine Elinor ont a coeur de réunifier les quatre clans majeurs et souhaitent pour se faire que l'un de leurs premiers nés épouse leur fille Merida. Cette dernière ne l'entend évidemment pas de cette oreille et s'enfuit après avoir mis la pagaille dans le concours censé désigner son futur époux. Dans un accès de naïveté juvénile, Merida demande alors à une sorcière de lui préparer un sort qui permettra de faire changer l'opinion de sa mère sur son devenir. Mais (re-)évidemment, la magie exige toujours un dû qui nous échappe...


[© Unknown]

La mise en place de ce pitch ainsi que sa résolution se voient menés tambour battant. La bobine brille d'un rythme endiablé qui nous happe dès les premiers instants et nous entraîne comme une attraction de parc à thème. On reconnaît le talent de Pixar à partir en vrilles contrôlées [les bastons entre les clans, la chasse à l'ours dans le château avec les trois garnements], on est admiratif devant le rendu [les cheveux de Merida, impressionnants de réalisme], mais dans le même temps on regrette que l'intrigue donne le sentiment d'être si balistique, qu'elle n'emprunte pas de chemins tortueux [l'antagoniste Mor'du est ainsi largement sous-exploité].


[© Unknown]

Ce dernier point mis à part, Rebelle reste néanmoins éminemment distrayant, je suis ressorti de la salle tout léger, avec un sourire aux lèvres. What else ? Ah si, else quelque chose en fait : pour bien profiter de toute la saveur de ce film d'animation, il faut le voir en VO, accent écossais oblige. Rassurez-vous toutefois, il est ici bien plus compréhensible qu'il ne l'était dans La Part des Anges. Allez hop, foncez ! :o)

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Wednesday, August 1, 2012

Jane Eyre

Abandonnée à une institution dont les méthodes auraient fait le bonheur des Magdalene Sisters par la tante qui l'avait recueillie à la mort de ses parents, Jane Eyre [Mia Wasikowska, assez lisse] devient à sa majorité gouvernante du château de Thornfield. Elle y prend la charge de l'éducation de la fille du propriétaire du lieu souvent absent, Edward Fairfax Rochester [Michael Fassbender, ambigu], sous la direction de la régisseuse Mme Fairfax [Judi Dench, parfaite, of course], relativement avenante. Jane Eyre se trouve alors tiraillée entre son attirance pour son énigmatique employeur et sa droiture en regard des convenances sociales.

Mon intérêt est resté éveillé tout du long de la projection puisque je cherchais à imaginer ce qui pourrait bien conduire à la fuite éperdue de Jane Eyre annoncée dans les premiers instants de la bobine. Sans cet artifice, je pense que j'aurais succombé à l'ennui, d'autant que cette histoire dramatique sur fond d'interdit amoureux manque singulièrement d'intensité, de fougue, de passion. A posteriori il m'en reste une bribe d'envie de lire le roman de Charlotte Brontë, que j'ai donc listé dans ma PAA. Pour ce qui est du film, je ne le conseille pas spécialement. Next.

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Tuesday, July 31, 2012

Le Jour des Triffides - John Wyndham

William Masen se réveille dans son lit d'hôpital en ayant le sentiment que quelque chose cloche. Il ne peut cependant s'en assurer de visu, ses yeux étant bandés, mais il est persuadé que l'heure de la matinée est déjà bien avancée et qu'il aurait dû avoir la visite des aides-soignantes. Quand après mûre réflexion il décide de retirer le pansement qui recouvre ses yeux, il découvre une situation pour le moins inquiétante : son étage apparaît quasi-vide et seuls quelques râles & plaintes troublent la quiétude du lieu. Rapidement, William prend la mesure du désastre improbable auquel il fait face : ses concitoyens semblent tous avoir perdu la vue, hormis quelques heureux (?) élus.

Ce début de roman m'a évidemment renvoyé à la bobine 28 Jours plus Tard de Danny Boyle ainsi qu'à la série The Walking Dead, et je me demande si la similitude se trouve fortuite ou bien si les auteurs s'en sont librement "inspirés". Quoi qu'il en soit, l'effet fonctionne ici également bien car il permet l'immersion dans la catastrophe via les yeux du personnage principal / narrateur et de progresser dans l'intrigue à ses côtés.

La cause de cette cécité mondiale ne se voit pas clairement exposée, même si de sérieuses pistes sont avancées, lesquelles selon moi trouvent ancrage dans le contexte géopolitique de l'époque de parution de l'ouvrage [1951 - début de la Guerre Froide et de l'Equilibre de la Terreur]. Mais qu'importe dirais-je, car à l'instar du développement du magnifique (bien qu'extrêmement dur) roman La Route de Cormac McCarthy ou de son adaptation ciné éponyme, ce qui compte avant tout c'est la manière dont l'humanité va (tenter de) se relever.

On assiste donc en somme à une déconstruction de la société (britannique pour le coup), puis aux balbutiements des tentatives de reconstruction, aux tempéraments qui se libèrent, aux frustrations qui se cristallisent, aux luttes entre la raison collective et l'intérêt particulier. Au cours de la lecture, j'ai souvent posé le texte en prenant quelques instants pour méditer, me demandant comment je pourrais bien agir dans ce genre de situation, même je suis assez convaincu que ce type de réflexion est fondamentalement vaine : on ne peut pas présager ordinairement de ce que l'on ferait dans un contexte extraordinaire.

Le texte de John Wyndham s'est révélé très fluide et bien construit, ce qui a fait que j'ai avalé ses 350 pages d'une seule traite. Il m'a un peu rappelé dans le style L'Invasion des Profanateurs de Jack Finney, probablement parce qu'ils ont l'époque en commun [1955 contre 1951]. Et les Triffides me direz-vous ? Je n'en ai pas parlé, certes, mais si ces plantes mobiles et belliqueuses font partie du paysage, il n'en reste pas moins qu'elles sont loin d'avoir la vedette pour moi, elles constituent une sorte de menace sourde, une épine dans le pied de cette nouvelle société en devenir, mais ne sont jamais qu'un danger parmi d'autres. Voilà voilà.

Bref, pour un bouquin acheté sur la foi de sa couverture, c'était une excellente pioche, que je conseille donc vigoureusement ! :o)

=> Une citation à méditer (p.154 de l'édition de poche Folio SF) :

"L'homme reste, d'un point de vue physique, remarquablement adaptable. Mais ce sont les coutumes de chaque communauté qui modèlent l'esprit de ses jeunes et y introduisent des préjugés. Le résultat est une substance remarquablement rude, capable de résister avec succès aux pressions de nombreuses tendances innées et instinctives. C'est ainsi qu'il a été possible de donner naissance à un homme qui, en dépit de l'instinct de conservation fondamental, risquera volontairement sa vie pour un idéal, mais c'est ainsi également qu'on produit des imbéciles sûrs d'eux-mêmes et de ce qui est "juste"."


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Nota : La thématique s'inscrit dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique qui a été prolongé en 2012, alors autant en profiter !

Sunday, July 29, 2012

La Part des Anges

S'agissant d'un film qui se déroule en Ecosse, je ne pouvais évidemment pas bouder La Part des Anges. On y suit un groupe de jeunes gens désoeuvrés, condamnés à des peines d'intérêt général pour avoir commis différents méfaits (vol, violences, etc), et qui se trouvent introduits dans l'univers du whisky par l'entremise d'un éducateur grand amateur du breuvage. Au sein de la troupe, le jeune Robbie se découvre un palais extrêmement fin, capable de distinguer les subtiles saveurs de la boisson ambrée, et qui pourrait avec un peu de motivation lui permettre de se sortie de l'ornière sociale dans laquelle il végète par la force des choses.


[© Le Pacte]

Cette petite chronique sociale se regarde avec plaisir, elle se trouve au final chargée d'une agréable légèreté qui contraste avec le début, difficile et sombre, stigmatisant cette détresse humaine que l'on nous décrit souvent comme le lot des cités ouvrières sinistrées de la Grande-Bretagne. L'ensemble du casting contribue pour beaucoup à la réussite de la bobine, il n'y a pas une fausse note de leur côté, et les jeunes délinquants apparaissent bien sympathiques. L'accent de certains des protagonistes -celui de Robbie en tête- est à couper au couteau, mais apporte un certain exotisme qui m'a renvoyé à ma période écossaise.

Le film passe tout seul, il laisse un sourire léger sur le visage à la fin de la séance, mais également un petit goût amer quand on songe au quotidien décrit au début de la bobine. A voir.

=> Bande-Annonce [Nota : Si vous êtes déjà décidés à y aller, autant éviter la BA.]

Monday, July 23, 2012

Relatif

"La beauté est dans les yeux de celui qui regarde."

- Oscar Wilde

Sunday, July 22, 2012

Starbuck

Starbuck, c'est le pseudonyme utilisé par un québécois du nom de David Wosniak pour donner son sperme, chose qu'il réalisa 693 fois entre 1988 et 1990, et qui lui permit de toucher la coquette somme de 24255 $ CA. Manque de chance pour lui, sa semence d'excellente qualité fut largement distribuée et il se retrouve aujourd'hui géniteur de 533 enfants, dont 142 souhaitent connaître l'identité de leur père biologique.

La vie de ce grand adolescent [j'aurais bien ajouté "irresponsable", mais j'évite les pléonasmes] quarantenaire s'en trouve évidemment chahutée. Le pitch génère son lot de situations amusantes qui font rire de bon coeur, le français québécois se révèle assez compréhensible et de fait ne rebute pas, il y a quelques passages légèrement émouvants, bref l'ensemble se montre distrayant mais manque tout de même d'un peu de peps, de mordant pour en faire un objet qui ne s'oublie pas rapidement. Un bon moment, ni plus ni moins.

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Saturday, July 21, 2012

Neverwhere - Neil Gaiman

Richard Mayhew végète dans une vie londonienne qu'il subit sans cesse. Il se trouve complètement noyé dans son activité professionnelle tout comme dans sa relation de couple pilotée par une Jessica très autoritaire. Un soir où les deux futurs époux se rendent à un dîner d'importance pour la dame ils croisent un corps étendu sur le trottoir, celui d'une jeune fille, crasseux et ensanglanté. Contre l'avis de sa moitié, Richard décide de la ramener chez lui pour la soigner.

La jeune fille se remet rapidement d'aplomb pour disparaître tandis que deux personnages éminemment inquiétants apparaissent sur ses traces. Richard de son côté a la désagréable surprise de voir que le monde commence à l'ignorer, à l'oublier, sa vie se désagrège... Il vient de basculer dans le "Londres d'En Bas", ville parallèle des laissés-pour-compte, monde régit par des règles spatio-temporelles singulières, au sein duquel il va se mettre à la recherche de la jeune fille afin de l'aider dans sa quête, dont il se révèlera élément-clé.


Ce pitch intriguant couplé à l'illustration de couverture qui ne l'est pas moins et aux différents avis enthousiastes que j'avais pu lire par ailleurs a achevé de me convaincre de transférer ce titre de la PAA à la PAL. Le début du roman m'a un peu dérouté, entre la fuite de Porte -la jeune fille- devant ses inquiétants poursuivants -Croup et Vandemar- & le comportement un peu pataud de Richard, mais je me suis néanmoins laissé captiver et la lecture est rapidement devenue véritablement page-turning. Au final, je l'ai lu d'une bonne traite !

Cette édition se trouve être une version révisée par l'auteur comme il s'en explique dans l'introduction, une combinaison retravaillée des textes britannique et américain. Dans ce même avant-propos, N.Gaiman laisse entrevoir la possibilité d'un nouveau roman se déroulant dans l'univers de Neverwhere, ce que personnellement je souhaite objectivement. Il me serait en effet très agréable de retrouver ce monde parallèle, cette sphère de Fantastique avec un grand "F", et peut-être d'en apprendre plus sur les règles qui le régissent [le rapport à l'espace notamment].

Ce fonctionnement de la Londres d'En Bas reste après coup bien mystérieux, et ce point que l'on ne maîtrise pas contribue à maintenir l'esprit éveillé au fil du texte. Le roman avance à bon rythme, le suspense ne manque pas [une fois que l'on a vu de quoi Croup et Vandemar étaient capables on s'inquiète pour Porte et ses compagnons :os], et l'on se pose des questions quant aux motivations de certains protagonistes [duplicité ou pas duplicité, zat iz ze kouechtionne]. Bref, l'intrigue se voit bien menée, elle brille par son originalité et au terme du texte on regrette que cela soit déjà terminé. Qu'ajouter sinon : foncez ! :o)

Sunday, July 15, 2012

Prometheus

Cela fait maintenant un certain temps que j'ai vu ce Prometheus tant attendu, et si je n'en ai pas encore parlé c'est que je suis comme qui dirait un peu embêté...

J'aurais aimé pouvoir dire que ce bon vieux Ridley nous avait livré une bobine SF vouée à devenir culte, un long-métrage pétri de qualité grâce au génie du réalisateur, mais il se trouve que le film souffre de défauts qui en regard du niveau où j'avais placé la barre se révèlent catastrophiques.

La frustration à la sortie de la séance a été à la mesure de la séquence d'ouverture, à la fois esthétique et intrigante. Si l'ensemble reste bien filmé -c'est la moindre des choses-, il s'en dégage une atmosphère artificielle, comme si l'on était en présence d'une bobine quelconque menée par une équipe qui manque de conviction et donc d'implication. Cela explique probablement la présence de cette invraisemblable séquence d'auto-extraction embryonnaire, assez surprenante dans le contexte.


[© Twentieth Century Fox France]

Prometheus soulève beaucoup plus de questions qu'il n'apporte de réponses, en vertu d'un script volontairement cachottier. Si dégoter quelques réponses vous intéresse (et accessoirement que vous comprenez un peu la langue de Shakespeare), je vous encourage à aller faire un tour chez io9 pour leur article "All of Your Lingering Prometheus Questions, Answered !". Je ne disserterai pas pour ma part sur le sujet.

D'un point de vue formel, je regrette également que le raccord avec le film Alien, le Huitième Passager d'origine n'ait pas été peaufiné. Cela aurait pourtant été réalisable à très peu de frais comme le suggère le site Screenrant [=> "5 Simple Changes That Would Make 'Prometheus' Better (For Fans Of 'Alien')"]. La donne n'en aurait certes pas été globalement changée, mais cela aurait néanmoins partiellement atténué la déception.


[© Twentieth Century Fox France]

Le premier montage faisait dans les 2h27 contre 2h03 au final [source], et l'on peut donc se demander si une version longue n'améliorerait pas la lisibilité de l'ensemble. Le verdict pourra être prononcé après visionnage du dévédé, lequel contiendra visiblement ces scènes supplémentaires [source]. Reste à voir toutefois si j'arriverais à me motiver pour le regarder.. Et ça, entre nous, c'est pas gagné...

=> Bande-Annonce

Piégée

Piégée est une petite bobine récréative à la mode Jason Bourne, un exercice de style plutôt sympathique qui hésite entre série B et cours des grands. Sans être des plus originales l'intrigue fonctionne, même si le rôle de certains personnages aurait gagné à être développé [Michael Douglas & Antonio Banderas notamment].

J'ai bien apprécié que les scènes d'action adoptent un parti réaliste, mais également -et probablement surtout- que les séquences de bastons nous épargnent les plans serrés montés au hachoir... Rien que pour ça, un grand merci Mr Soderbergh !

Pas grand chose à ajouter sinon que la tête d'affiche [Gina Carano] se révèle assez impressionnante dans certains fights [Mébon c'est une pro de MMA aussi...] et que je continue à trouver Channing Tatum lisse au possible. Voilà, comme je le disais plus haut, une sympathique récréation, ni plus ni moins.

=> Bande-Annonce [Nota : Autant ne pas visionner cette BA, elle gâche quelques surprises.]

Saturday, July 14, 2012

Effort

Personne ne se rend compte que certaines personnes dépensent beaucoup d’énergie simplement pour être normale.

- Albert Camus


[via]

Friday, July 13, 2012

To Rome with Love

Comme de bien entendu je suis allé voir ce dernier Woody, même si je ne m'attendais pas à un objet culte. L'homme se confirme en effet au fil des ans assez inégal dans ses livraisons, et celle de l'an passé m'ayant enchanté [Minuit à Paris] la dernière devait logiquement se situer en deça. A posteriori, force est de constater que la statistique ne s'est pas fourvoyée.

Le film prend pour cadre la ville de Rome, qui y dégage un charme unique de dolce vita que l'on imagine aisément idéalisé, un peu à la manière du Paris dans lequel évoluait Owen Wilson en 2010, exagérément fantasmé romantique et littéraire. Néanmoins, ces deux visions rentrent en résonances avec celles qui sont miennes, et j'y ai donc cette fois encore adhéré.

To Rome with Love suit l'espace de quelques jours quatre trames totalement disjointes, sans interaction aucune, aux saveurs différentes.


[© Mars Distribution]

La première se consacre à deux jeunes mariés italiens qui montent à la Capitale en raison d'une opportunité professionnelle de monsieur. Les deux tourtereaux feront en fait l'expérience de l'infidélité, et en dépit de la présence de la séduisante Penélope Cruz, ce segment n'a globalement aucun intérêt.


[© Mars Distribution]

La seconde voit intervenir l’inimitable Roberto Benigni en bon péquin moyen qui un jour voit sa vie basculer dans la célébrité sans qu'il ne parvienne à savoir pourquoi. Il doit alors endurer les chasses incessantes des journalistes qui s'intéressent au moindre de ses faits et gestes (y compris la façon dont il prend son petit déjeuner ou manie son rasoir), il bénéficie de pistons inattendus en société, avant de retomber dans le plus pur anonymat toujours sans savoir pourquoi. Cette section se révèle amusante, grâce au talent de l'acteur italien, elle souligne le ridicule des starisations régulières que l'on nous impose dans les médias.


[© Mars Distribution]

La troisième concerne un couple d'américains qui vient à Rome afin d'y rencontrer les parents de leur futur gendre. Le père [Woody Allen] décèle rapidement dans la voix de son homologue italien un trésor du chant lyrique et le pousse à l'audition. S'ensuivent des séquences burlesques, improbables, mais surtout rigolotes [la douche sur les planches].


[© Mars Distribution]

La quatrième et dernière est pour moi celle des quatre trames qui aurait pu (dû ?) être développée en vue de donner un bon résultat allenien sur l'amour, la vie et tout le reste. Jack [Jesse Eisenberg] et Sally sont un couple d'étudiants américains qui résident dans la capitale italienne et se retrouvent à héberger Monica [Ellen Page], amie actrice de Sally en rupture sentimentale. Jack succombe au charme de Monica et alors qu'il s'apprête à quitter Sally, l'actrice annonce son départ pour plusieurs mois de tournage en compagnie de séduisants acteurs. L'évolution de la relation entre les deux personnages se voit guidée en sous-main par une sorte de voix de l'inconscient incarnée par Alec Baldwin, introduit comme un célèbre architecte admiré par Jack. Cette section de la bobine m'a été sympathique, notamment en raison de la présence de ces acteurs que j'apprécie, mais je regrette vraiment qu'elle n'ait pas été plus approfondie.

Au final il m'en reste néanmoins une sensation plaisante, la séance ayant été distrayante, mais cette bobine me semble à réserver en priorité aux amateurs de Woody.

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Wednesday, July 11, 2012

Bilbo Le Hobbit - J.R.R.Tolkien

Bien qu'ayant lu et relu plusieurs fois l'intégralité du Seigneur des Anneaux de J.R.R.Tolkien, je n'avais jamais seulement ouvert une édition de Bilbo le Hobbit. Oueps, c'est là la plus pure vérité vraie, et je ne sais trop à vrai dire pourquoi j'ai tant tardé. Les Voies de l'Inconscient sont impénétrables dirons-nous... Mébon, quoi qu'il en soit, j'ai à présent comblé le manque, vieux motard que jamais comme on dit.

En bon hobbit qui se respecte, Bilbo mène une vie tout à fait casanière, son principal souci consistant à se repaître et à fumer de l'herbe à pipe. Peu désireux de goûter au parfum de l'aventure ou à quoi que ce soit d'exotique, il se retrouve toutefois un jour à servir collation à ce bon vieux Gandalf accompagné d'une treizaine de nains emmenés par Thorïn Oakenshield. Les choses s'enchaînant bien malgré lui, Bilbo finit par se mettre en route pour l'Est, afin d'assister la compagnie dans une entreprise de récupération d'héritage, un gigantesque trésor jalousement gardé par le dragon Smaug. Mais bien évidemment, le chemin de la Comté à la Montagne Solitaire sera semé d'embûches...

La troupe affrontera ainsi trolls, gobelins et autres Wargs, rencontrera le sage Elrond, l'ursidé Beorn, et côtoiera les Grands Aigles, sans oublier la dangereuse Mirkwood et les Elfes Sylvains, avant de prendre part à la Bataille des Cinq Armées. Bref, ce roman m'a permis de me replonger dans cette Terre du Milieu qui je dois le reconnaître me manquait un peu (et même plus), de retrouver des éléments familiers sans pour autant avoir d'impression de déjà-vu. Le texte se lit avec plaisir mais donne néanmoins le sentiment d'être un peu expédié tant les situations se résolvent rapidement en regard de leurs homologues de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Probablement faut-il garder en tête que Bilbo le Hobbit lui est antérieur et qu'il n'était a priori pas destiné à un public senior dira-t-on.

Je suis en tout cas content de l'avoir enfin lu, particulièrement en regard du passage narrant la découverte de l'Anneau Unique par Bilbo et sa confrontation concomitante avec Gollum. J'attends à présent avec impatience la livraison du premier volet de sa mise en images par Peter Jackson, prévue pour le 12/12 prochain sur nos écrans. Les choses semblent d'ailleurs à ce sujet plutôt bien avancées car le tournage est terminé et l'équipe va entrer en montage [source]. Dans l'attente, je vais m'entraîner à retenir le nom de ces nains qui me sont sortis de la tête depuis que j'ai reposé le bouquin. Aller hop, on y va : Thorïn, Balïn, Dwalïn, Bifur, Bofur, Bombur, Ori, Dori, Nori, Oïn, Gloïn, Kili, et Fili ! Et on recommence ! ^^

Monday, July 9, 2012

RIP Mr Borgnine


Ernest Borgnine a mis les voiles dans la journée d'hier à l'âge (fort) respectable de 95 ans [via]. Sa trombine unique a objectivement jalonné mon éducation cinématographique, et je me souviens avec émotion de ces 12 Salopards et autre Horde Sauvage qui ont marqué ma jeunesse. RIP Ernest, et merci pour tout, tu as bien mérité ton séjour au Walhalla.

Saturday, July 7, 2012

The Amazing Spider-Man

A la base je n'étais pas vraiment intéressé par cette bobine, inutile selon moi à peine cinq ans après la fin de la trilogie de Sam Raimi. Je m'y suis néanmoins rendu, dans l'espoir d'y trouver tout de même quelque étincelle, des échos laissant augurer de sympathiques séquences aériennes en 3D et d'un fond narratif plutôt sombre.

A l'arrivée toutefois le constat s'avère bien peu glorieux car The Amazing Spider-Man est pour moi tout simplement raté. J'ai un peu l'impression que des ingrédients y ont été jetés pêle-mêle, sans que le soucis de la cohésion ne prévale, et la sauce ne prend logiquement pas.

A ce sentiment diffus s'ajoutent des reproches qui ciblent des éléments nuisant à la crédibilité [la force ouvertement affichée de Peter Parker quand il dunke ou quand il déforme les poteaux de football américain // la facilité que ce même Peter a de se glisser dans des labos ultra-sécurisés d'Oscorp avant de se faire piquer], l'absence de jeu sur la dualité Peter Parker / Spider-Man [Gwen Stacy et son père sont au courant], des séquences 3D attendues au compte-goutte radin, ou encore le méchant également foiré.

Le Lézard n'a ainsi strictement aucune envergure, ses motifs demeurent obscurs et le jeu entraperçu avec la personnalité du Dr Curt Connors laisse assez dubitatif. Cerise gâtée sur le gâteau avarié, sa tronche de monstre vert n'est même pas des plus réussie... Passer à côté du grand méchant c'est tout de même bien ballot.

'Fin bref, j'ai été déçu à tout les niveaux et je ne vois guère à sauver que le caméo de Stan Lee [la meilleure scène du film]. Je déconseille donc logiquement cette bobine pour tout amateur de l'adaptation de Sam Raimi, qui elle déchire d'un bout à l'autre. Oueps, farpaitement.

=> Bande-Annonce

Sunday, July 1, 2012

Malin

"Always read something that will make you look good if you die in the middle of it."

- P. J. O’Rourke


[via]

Saturday, June 30, 2012

127 Heures - Aron Ralston

127 Heures raconte le calvaire vécu en 2003 par l'auteur Aron Ralston, alors qu'il était pris au piège dans un défilé particulièrement étroit d'un canyon de l'Utah, le bras droit coincé sous une lourde pierre. Le récit au présent et à la première personne se révèle de fait immersif, à défaut d'être captivant. S'il est intéressant de suivre l'évolution psychologique de ce randonneur solitaire en (très) fâcheuse posture, les digressions narrant ses différents exploits sportifs m'ont absolument laissé de marbre, je n'ai pas été impressionné tant leur étalage transpire un chouille la vantardise...

Il reste néanmoins de ce texte un message important, à l'adresse des randonneurs de tous niveaux : il ne faut absolument jamais partir sans donner au préalable à un tiers son itinéraire agrémenté d'un planning estimatif. Il arrivera en effet nécessairement un jour où cette précaution se révèlera éminemment utile...

'Fin bref, oubliez ce titre, revoyez plutôt l'adaptation cinématographique réalisée par le virtuose Danny Boyle l'année dernière.

Friday, June 29, 2012

Plein la Vue - Théâtre de la Michodière


Nouveau retour devant les planches de la Michodière, avec un excellent placement (centré et au deuxième rang *_*) pour une pièce à 4 (+2) affichant en vedette Véronique Genest mais aussi Philippe Magnan dont le visage ne m'était pas inconnu.

Le pitch ? Véra [VG] est non-voyante de naissance. Elle a néanmoins surmonté son handicap grâce à ce nez exceptionnel qui lui procure une place de choix dans l'industrie du parfum, et donc une fortune conséquente. Cela attire bien entendu la convoitise, et son mari profite allègrement de la situation tandis qu'il la trompe. Le père de Véra [PM] n'est pas en reste, il vit également sur le dos de sa fille, tout en subissant une sorte de crise d'adolescence à la soixantaine passée. Et puis un beau jour, Véra recouvre la vue...

Vous imaginerez aisément la structure en deux parties, avant / après le recouvrement de la vue, mais probablement moins la singularité du personnage de Philippe Magnan, indéniablement la véritable star surprise de cette pièce. Certains passages impliquant ce personnage se révèlent tout bonnement hilarants, pimentant une sauce qui globalement prend plutôt bien. Pas grand chose à en dire de plus en fait, sinon que j'ai passé un bon moment.

Ah si, tout de même, sachez que depuis que j'ai vu cette pièce j'ai Fly Me to the Moon en tête... Mais avec des paroles charabia... Flaï mi tou ki mouuuune ki mouuuune... XD

Tuesday, June 26, 2012

Quête

"Find what you love and let it kill you."

- Charles Bukowski

Sunday, June 24, 2012

The Raid

The Raid, c'est le récit de l'assaut d'un immeuble par une section d'élite de la police de Jakarta, le bâtiment situé dans les quartiers les plus défavorisés de la ville se trouvant être le repaire de l'homme le plus influent de la pègre locale. L'effet de surprise déjoué, la troupe se retrouve prise au piège au 5e étage, alors que le mafieux lance un ordre d'attaque général.

S'ensuivent des séquences d'action quasi-continues, des gunfights essentiellement bourrines et des bastons martiales (très) sympathiquement chorégraphiées. On peut notamment retenir le passage du couloir faisant écho à la scène culte de ce non moins culte Old Boy, ainsi que la baston à trois impliquant Mad Dog, Rama et son frère. Le silat filmé de la sorte donne d'ailleurs l'impression d'être un art martial tout bonnement redoutable !


[© Unknown]

En complément de ce côté éminemment bourrin pour lequel j'étais allé voir ce film, on peut également mentionner que le script réserve quelques surprises qui viennent un peu pimenter la chose, faisant sortir la progression de la voie du simple rail shooter. Pour terminer, j'ajouterais qu'en sortant de la salle j'étais tout chaud, adrénaline par procuration aidant, et que j'avais une furieuse envie de réviser le cultissime -et inimitable- A Toute Epreuve, ce que je vais d'ailleurs faire sous peu.

Bref, cette bobine s'est révélée assez jouissive, un petit plaisir coupable qui nous en donne pour notre argent. Mais à réserver aux amateurs, évidemment.

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Blanche-Neige et le Chasseur

Relecture à la mode dark du conte de Blanche-Neige, cette bobine m'a objectivement plu. J'avais initialement quelques craintes, mais si l'ensemble est balistique -on connaît l'issue de l'histoire- il y a ce petit souffle légèrement épique qui fait la différence.

La véritable star de ce film n'est pas tant pour moi Blanche-Neige ni même le Chasseur que le personnage de la Reine Ravenna, interprétée par une Charlize Theron [<3] belle en diable et évidemment impeccable. Sa nature de sorcière se fait tout d'abord discrète puis s'émancipe pour quelques séquences remarquables [le passage suivant l'empoisonnement par exemple]. Mention particulière au fameux miroir dont les manifestations sont d'un excellent rendu.


[© Unknown]

Le personnage de Blanche-Neige se situe un cran en dessous, il m'a semblé plus lisse même si Kristen Stewart ne démérite pas dans sa prestation et se montre en tout cas plus convaincante que quand elle traînait Sur la Route. Last (and least), le chasseur, tout bonnement inexistant en regard de ce que l'on aurait pu attendre vis à vis du titre...

Des éléments traditionnels du conte on retrouve également les nains, au nombre de sept -si j'ai bien compté ^^- mais plus proches des compagnons de Bilbo lors de sa virée chez Smaug que de ceux de Disney. Leur introduction colle à l'ambiance fantasy et se révèle plutôt rigolote. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié les séquences avec les fées, et je n'ai pu m'empêche de penser à Princesse Mononoké pour la représentation du cerf blanc au milieu du sanctuaire.

Voilà voilà, une bonne séance que cette projection de Blanche-Neige et le Chasseur, à tenter ! :o)

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Sunday, June 17, 2012

Archange - Robert Harris

Ce troisième roman de Robert Harris prend place dans la Russie de la fin des années 90. On y suit Fluke Kelso, un historien britannique spécialiste de l'URSS, présent dans la capitale Moscou pour une conférence organisée à l'occasion de l'ouverture d'archives aux chercheurs occidentaux.

Le récit exhale dès ses premières pages un parfum d'austérité prononcé, correspondant très bien avec l'image que je me faisais de la Russie des années 90, et me rappelant par instants les paumés désoeuvrés de Rue Barbare (David Goodis) ou L'Arnaqueur (Walter S. Tevis).

J'ai de fait trouvé le début un peu aride, d'autant que l'histoire russe ne m'a jamais vraiment captivée et que je m'embrouille rapidement dans les noms du pays, qu'il s'agisse de personnages ou d'éléments géographiques. Je me suis néanmoins laissé captivé peu à peu, me demandant ce qui pourrait bien sortir de cette improbable histoire dans laquelle Fluke Kelso se trouve embarqué.

L'historien se voit un soir contacté par un homme qui prétend avoir été témoin de la fin de Staline et savoir que son carnet secret lui a été dérobé. La curiosité de l'homme se trouve évidemment attisée et Fluke Kelso commence par tenter de vérifier les éléments du récit. Sa crédibilité établie avec une bonne probabilité, il s'engage alors dans un dangereux jeu de piste, entre services secrets russes, journalistes avides de scoops, et nostalgiques d'une ancienne Russie.

Le texte a été l'occasion d'appréhender le personnage de Staline et son époque de manière complémentaire à ce que j'avais pu en apprendre en cours, il mélange intelligemment les éléments historiques avérés et la fiction, élément essentiel pour crédibiliser un pitch, ce qui n'aurait d'ailleurs pas déplu à Gorge Profonde [NdC : L'informateur de Mulder, pas la goulue. :p ]. Je dois avouer avoir été surpris par l'intrigue, je ne m'attendais pas à ce que l'auteur m'emmène dans la direction choisie, et cela est tout aussi bien, je préfère que le texte ait une longueur (voire deux) d'avance sur moi.

Le roman se conclut par une scène légèrement elliptique, qui m'a néanmoins semblé bien amenée, logique, et m'a laissé avec un rare sentiment de contentement. Trop d'auteurs ont en effet malheureusement tendance à sortir de route avec ce virage plus périlleux qu'il n'y paraît.

Bref, tout ça pour dire que cet Archange m'a finalement laissé un bon souvenir, et que je le recommande donc ! :o)