Monday, December 19, 2011

Saturday, December 17, 2011

Time Out

Ayé, j'ai *enfin* pris le temps d'aller voir ce Time Out dont j'entendais parler depuis quelques semaines, au travers d'avis assez hétérogènes. Je n'avais vu que la bande-annonce -plutôt sympathique-, et je n'étais pas encombré d'attentes particulières, meilleure posture qui soit pour apprécier une bobine.

La première chose qui m'a frappé dès le générique, c'est le titre. Enfin sa version hexagonale pour être précis, Time Out, contre In Time en VO. Que l'on francise le titre, pourquoi pas, cela permet d'accompagner la VF et d'être plus porteur de signification pour les spectateurs hexagonaux. En revanche, apporter une modification telle que celle-ci relève de la plus pure connerie -n'ayons pas peur des mots-, l'esprit francophone n'allant de toute façon faire aucune différence. Quand on y pense, le pire est probablement de se dire qu'une équipe s'est assise autour d'une table pour pondre cette génialissime idée... Et qu'ils ont été payés... Mébon, passons.


[© Twentieth Century Fox France]

Time Out repose sur une idée originale. L'humanité vient ainsi dorénavant au monde avec une horloge biologique, fruit de l'ingénierie génétique. L'être humain vieilli normalement jusqu'à l'âge de 25 ans, puis le compte à rebours s'enclenche depuis un seuil d'un an. Le capital-temps diminue toutefois bien plus vite que la normale, car la monnaie sonnante et trébuchante a disparu : tout se paie en temps. Un café ? 2 minutes. Un trajet en taxi ? Une demi-heure. Un repas dans un grand-restaurant ? 2 semaines... Les perspectives de vie sont donc rapidement réduites à la portion congrue, et les êtres humains se voient tous contraints de travailler pour regagner un peu de ce précieux capital-temps.

Tous ? Non pas tous, car dans des zones d'accès restreint vivent des groupes de nantis, des privilégiés qui peuvent être crédités de dizaines, voire de centaines d'années. Ces personnes se trouvent déconnectées du quotidien de la majorité silencieuse qu'elle exploite, recluse dans des ghettos et surveillée par des Timekeepers, pions à la solde d'un système qui ne les récompense même pas.

Dans ce contexte, Will Salas [Justin Timberlake, bien dans le ton] va se retrouver à la tête d'un pactole temporel, légués par un nanti las de la vie. Ce leg amènera le jeune homme -Mais qu'est-ce qu'être "jeune" dans cette société ?- à s'extirper de sa zone pour rejoindre les privilégiés, bardé de ses idéaux égalitaires. Rattrapé par les Timekeepers menés par Raymond Leon [Cillian Murphy, étonnant], il devra fuir pour mieux faire dérailler le système, accompagné dans son échappée par une alliée inattendue en la personne de Sylvia Weis [Amanda Seyfried - à croquer dans ses robes courtes et moulantes <3 ].


[© Twentieth Century Fox France]

Au second abord, Time Out dégage des effluves de lutte des classes, et quand Sylvia assène que sa société n'ignore pas ce qu'il se passe dans les ghettos mais que ses pairs "ferment les yeux", la bobine nous renvoie à notre propre quotidien. L'on pourrait me rétorquer que nous ne sommes pas des nantis, mais tous autant que nous sommes nous détournons le regard quand un gobelet se tend vers nous, nous feignons un air occupé quand un regard miséreux s'élève depuis une couche de carton fichée sur une bouche d'aération de métro... Ca n'est pas glorieux, mais c'est un fait.

En parallèle, ou plutôt en premier lieu, Time Out amène évidemment à réfléchir sur les notions de vie et de mort, fil rouge de la bobine. La mort fait peur, comme tout inconnu. Cette peur conduit les hommes à tenter de retarder au maximum l'échéance fatidique, mais ces velléités ne prennent en compte l'épuisement de l'esprit, dont le nanti centenaire du début du film se révèle l'incarnation. L'immortalité -ou même une vie extrêmement longue- aurait-t-elle un sens ? Je ne saurais le dire, il faudrait en débattre autour d'une bonne mousse, mais je ne suis pas certain que cela serait dans l'ordre des choses. Quoi qu'il en soit (serait), la question ne se pose pas pour nous, nous devons vivre avec la certitude de cette échéance, sans pour autant nous en trouver paralyser. Plus facile à dire qu'à faire j'en conviens...

Pour en revenir à la bobine, j'ai objectivement passé une bonne séance. Andrew Niccol est à l'évidence un réalisateur qui me parle (remember Bienvenue à Gattaca et Lord of War), et son casting m'a ici séduit, Olivia Wilde & Amanda Seyfried au propre, Justin Timberlake & Cillian Murphy au figuré. On pourra reprocher à la bobine un petit côté cheap (ambiance du ghetto à la Dark Angel) ou son propos qui aurait mérité d'être plus approfondi, elle constitue tout de même un sympathique et intéressant divertissement. A voir.

=> Bande-Annonce

Gollum - Derrière l'Ecran

Découverte du matin via le compte Twitter de WETA, une vidéo dans laquelle Andy Serkis joue la scène de la schizophrénie de Gollum, avec le rendu final juxtaposé. C'est juste magnifique ! *_*


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Thursday, December 15, 2011

Phasage

"Prenez une décision et ensuite considérez que c’est la bonne. Il n’y a vraiment pas de mauvaises décisions. Vous pourriez prendre cette direction-ci, ou celle-là, et l’une comme l’autre finirait par vous amener là où vous voulez être. Mais dès l’instant où vous commencez à vous féliciter de la décision que vous avez prise, à cet instant même, vous vous remettez en alignement vibratoire avec qui-vous-êtes-réellement."

- Abraham Hicks


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Tuesday, December 13, 2011

Blaak Heat Shujaa - "The Brown Buffalo"

Indéniablement l'une de mes découvertes musicales préférées pour 2011 ! \o/


Ca ne vous donne pas envie d'aller rider dans le désert ?!? :o)

Monday, December 12, 2011

Grognon

"I do not like the human race. I don’t like their heads. I don’t like their faces. I don’t like their feet. I don’t like their conversations. I don’t like their hairdos. I don’t like their automobiles. I don’t like their dogs or their cats or their roses."

– Charles Bukowski


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Saturday, December 10, 2011

Dreamer

"I live in a world of fantasy
So keep your reality away from me
I see what I want
I want what I see
And that is all okay by me"

- Itzah C. Kret


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Sunday, December 4, 2011

Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï

Japon, Période Edo, 16e siècle. Hanshirô Tsugumo se présente en tant que rōnin auprès de la représentation locale du Clan Li et demande asile afin de pouvoir commettre le seppuku tout en conservant sa dignité. Echaudé par une récente expérience, le maître des lieux -Kageyu Saito- la conte à son visiteur, tentant par là-même de jauger ses motivations, mais le rōnin maintient sa requête. A l'heure de s'adonner à ce suicide rituel, Hanshirô Tsugumo requiert toutefois d'être assisté par l'un des plus valeureux guerriers du Clan, Hikokuro Omodaka, qui manque étrangement à l'appel. Il cite donc les noms de deux autres samouraïs, eux aussi absents. Kageyu Saito somme alors Hanshirô Tsugumo d'exposer ses réelles motivations, et ce dernier conte à son tour une histoire...


[© Rezo Films]

La tragédie dévoilée par Hanshirô Tsugumo sert de support à une réflexion sur la notion d'honneur, toute relative et parfois absurde. Je ne savais à quoi m'attendre, mais l'image que j'avais -peut-être à tort- de Takashi Miike me laissait augurer d'une bobine dynamique, et Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï s'en trouve en fait aux antipodes.

Cela ne m'a pas dérouté pour autant, bien au contraire, j'ai retrouvé ce classicisme que j'affectionne dans le cinéma japonais, cette mise en scène sobre et élégante, qui se distingue par ses économies de mouvements et son attention particulière aux attitudes. Il s'en est fallu de peu que je me laisse subjuguer par ce film, mais cela ne s'est produit en raison d'un étrange manque d'empathie pour les personnages, si tragique que soit leur histoire.


[© Rezo Films]

Un thème indéniablement intéressant, mais un léger sentiment de déception donc, qui n'aurait peut-être été si la bobine avait pesé vingt minutes de moins. Néanmoins, cela reste un objet à tenter si les notions d'honneur et de samouraï vous interpellent.

=> Bande-Annonce

Sunday, November 27, 2011

Drive - James Sallis

Dans ce roman qui a servi de base au film éponyme [TWIY] de Refn, on retrouve (évidemment) la même toile de fond : un homme énigmatique, cascadeur de son état, conduit à se sortir par la manière (très) forte d'un sacré sac de noeuds.

La première chose qui frappe dans le texte, c'est -non pas le chauffeur- mais la non-linéarité de l'intrigue. Celle-ci débute ainsi -pour ceux qui ont vu le film- dans la chambre d'hôtel, après que le violent assaut ait eu lieu, puis entreprend de présenter les origines du drame et ses conséquences. Pas de quoi retourner les neurones pensez-vous, mais si si je vous assure, car les différents éléments sont apportés en ordre totalement dispersé, l'auteur enquillant les flashbacks / flashforwards en permanence, à chaque chapitre, ces derniers ne comportant en moyenne que cinq pages... On a donc l'impression de piocher une à une les pièces d'un puzzle d'un millier d'éléments et de devoir attendre un certain temps avant de n'apercevoir ne serait-ce que l'esquisse d'une vue d'ensemble...

A posteriori cet artifice donne un peu l'impression de cacher la misère tant les personnages m'ont semblé manquer d'épaisseur. J'ai eu beau apprécier d'entrevoir cette Amérique de la rue, semblable à celles du Rue Barbare [TWIY] de David Goodis et de L'Arnaqueur [TWIY] de Walter S. Tevis, je ressens néanmoins comme un goût d'inachevé, une frustration de n'avoir disposé que d'une histoire sous-exploitée. Une certaine déception en somme. Dommage.

Saturday, November 26, 2011

"The Shrine / An Argument" - Fleet Foxes

Une magnifique animation au service d'un titre qui ne l'est pas moins, découverte en furetant dans les tweets de la nuit. Enjoy ! :o)


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Et pour ma part je vais sérieusement me pencher sur le cas de ces Fleet Foxes [Sub Pop] !

Tuesday, November 22, 2011

TWIY - S9


[Comme l'âge du lieu. Oueps.]

Sunday, November 20, 2011

Moving Day by Jason Wingrove

Je ne peux décemment pas m'empêcher de poster ce court, effectivement cute'n'badass ! \o/


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Bloodsilver - Wayne Barrow

Si une belle couverture ne peut évidemment laisser présager de la qualité d'un bouquin, il est clair qu'elle place tout de même le chaland dans de bonnes dispositions quand il saisit le volume pour parcourir la quatrième de couverture. Bloodsilver en est l'illustration parfaite et, le test de la première page réussi, l'objet n'a pas tardé à atterrir dans ma PAL.

Le roman débute en 1691 quand un navire en provenance de la lointaine Europe s'échoue sur les flancs de l'Ile de Manhattan. A son bord, des créatures qui ne tardent pas à se confronter à une tribu de Mohican qui vivait à proximité du lieu du naufrage. Cet épisode sera la première pierre d'une Histoire que les (humains) Nord-Américains ne seront dorénavant plus seuls à écrire.

Je m'attendais à suivre sur quelques années la piste de membres de cette Confrérie des Chasseurs mentionnée au dos du bouquin, sorte d'équipée sauvage au Far West, mais Wayne Barrow a fait un choix qui m'a agréablement surpris puisque son texte propose de suivre l'évolution de la relation entre humains et Brookes sur une échelle de temps relativement large, jusqu'en 1917.

De fait, le roman se compose d'une succession de nouvelles, présentant autant de personnages et nous permettant de rencontrer de grands noms de l'Ouest, des frères Earp aux Dalton en passant par Billy le Kid ou encore Doc Holliday. Pour peu que l'on soit familier avec cet univers, on se retrouve donc en terrain relativement connu et voir ces légendes évoluer dans un genre uchronique pimenté de mythe vampiresque se révèle rapidement assez savoureux.

J'ai apprécié cette série de petites histoires qui jalonnent la Grande, cette sensation de plonger dans des briques d'apparence disjointes qui finissent pourtant par étayer la même colonne vertébrale. Les personnages -quels qu'ils soient- m'ont donné l'impression d'être à la merci d'une mécanique qui les dépassent, d'un implacable rouleau compresseur, et si l'ambiance n'y est pas crépusculaire pour autant, l'héroïsme se voit ici fortement relativisé, tout étant une question de perspective.

En refermant le bouquin, j'ai ressenti une certaine frustration de ne pouvoir poursuivre l'expérience, signe évident que la lecture avait été bien plaisante. A tenter donc ! :o)

Saturday, November 19, 2011

Contagion

Contagion, c'est l'histoire de cette pandémie mortelle que l'on redoute et qui finira bien par se produire sans que l'on ne sache prédire quand. Les victimes se compteront alors par millions à l'échelle planétaire, et la mise au point d'un remède contre cet ennemi microscopique prendra des mois sinon des années. Dans l'intervalle, nos sociétés connaîtront un chaos quasi post-apocalyptique, l'être humain laissera s'exprimer sa nature primaire, sorte de retour au Far West sauvage. Voir ce film permet de nous rappeler que nous ne sommes que bien peu de chose face à l'inventivité de la nature, laquelle corrigera tôt ou tard notre arrogance. Ce faisant, si l'aspect clinique de l'histoire m'a bien plu, il manque quand même un petit peu de peps pour rendre la bobine véritablement attrayante. Une séance à tenter pour ensuite en débattre.

=> Bande-Annonce

Tuesday, November 15, 2011

Siena Root - Jog

Un nouvel intermède musical, pour un titre également échappé de cet album Different Realities de Siena Root... Enjoy ! :o)


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Monday, November 14, 2011

La Défense Lincoln - Michael Connelly

Nouvelle pierre dans mon édifice de couverture de bouquins terminés depuis quelque temps, La Défense Lincoln de Michael Connelly, et ça va être plutôt rapide...

J'ai inséré ce roman dans ma PAL après être revenu de l'adaptation ciné [TWIY] qui m'avait plutôt emballé, et comme toujours je m'attendais à profiter d'une dimension supplémentaire, d'un je-ne-sais-quoi qui serait passé à l'as lors du moulinage hollywoodien... Ménan, il n'en fut absolument rien... C'est simple, la bobine et le roman sont en tous points si identiques que l'on pourrait se méprendre et penser qu'il s'agit là d'une novellisation...

Il apparaît évident a posteriori que le réalisateur avait bien fait ses devoirs, mais de fait la lecture du roman ne m'a pas apporté grand chose, et je ne vois pas bien quoi en dire... En somme, si vous n'avez pas vu le film, ce bouquin peut constituer une sympathique option, l'intrigue étant bien ficelée et l'écriture de Michael Connelly plutôt agréable. Dans le cas contraire... :os Aller hop, next !

Sunday, November 13, 2011

Siena Root - Over the Mountains

Petit intermède musical avec un sympathique rock chaud et désertique que l'on pourrait croire échappé des 70's. Enjoy ! :o)


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Sunday, November 6, 2011

The American - Martin Booth

Après m'être mis à jour côté films en retard, je débute une petite session de rattrapage bouquinesque... Premier à ouvrir le bal, un roman de Martin Booth, introduit dans ma PAL après avoir vu la très bonne adaptation ciné d'Anton Corbijn.

Dire que la lecture de cet ouvrage n'a pas été une sinécure serait un doux euphémisme, puisque j'ai objectivement souffert le martyre dans la première partie, à tel point d'ailleurs que j'ai manqué -une fois n'est pas coutume- de jeter l'éponge... Qu'y avait-il de si rebutant ? Les descriptions pardi ! Des descriptions à l'overdose sur des pages et des pages, de la moindre fissure sur un mur à la comparaison de l'usure des marches en pierre d'un escalier antédiluvien. Certaines personnes raffolent de ce type d'exercice, pas moi, oulah nan, mais alors pas du tout, mon côté "global" sans doute.

Pour autant, j'ai lutté, lutté, lutté, et petit à petit je me suis mis à apprécier le texte, en dépit de certains tics certes ponctuels mais néanmoins agaçants. Le personnage principal se trouve ainsi être un homme de l'ombre et à ce titre doit rester extrêmement prudent, donc discret. De fait, son statut de narrateur confère au roman une essence de Mémoires, et conscient de la chose ledit narrateur répète plusieurs fois qu'il ne peut être précis dans certaines mentions, car cela risquerait de mettre en péril sa sécurité, blah blah blah. Ce type d'intervention me semble non seulement être une insulte à l'intelligence du lecteur mais en sus se pose en contradicteur des indications disséminées deci delà, qui à un fin limier permettraient probablement de remonter la piste menant au gus. Mébon, passons.

Le roman dégage ces mêmes caractéristiques qu'Anton Corbijn avait su magnifier dans sa bobine, celles d'un récit aride et dépouillé. A la différence de l'adaptation toutefois le roman prend un tour assez introspectif, livrant les réflexions du personnage solitaire, sorte de retour d'expérience de son existence, ce qui m'a amené à régulièrement lever le nez et méditer quelques instants sur certains passages, particulièrement ceux qui entraient en résonance avec mes propres analyses.

Cet aspect proéminent de l'ouvrage constitue sa force sinon son intérêt, il lui confère un abord singulier qui peut dérouter face aux attentes initialement thrilleresques que l'on peut placer dans le bouquin, mais qui apporte néanmoins son lot de contentement pour peu que l'on ne se laisse rebuter. J'en garde donc a posteriori un plutôt bon souvenir, mais je ne pense pas que je souffrirais une relecture, la faute -vous l'aurez deviné- aux minutieuses et continuelles descriptions...

Saturday, November 5, 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Tintin, pour moi, c'est plus qu'une simple bédé, c'est un univers dans lequel j'ai en permanence baigné étant gamin, lisant et relisant les albums les uns après les autres. J'ai donc grandi avec ce personnage et je ne pouvais de fait qu'être très prudent quant à cette perspective d'adaptation sur grand écran.

Le premier écueil concernait évidemment la mise en volume des personnages, abonnés à la 2D. Pour autant que je m'en souvienne, les premières images diffusées en ligne ne m'avaient pas rebuté, sans pour autant me convaincre. Cette neutralité a toutefois basculé dès les premières minutes du film, du bon côté si je puis dire, l'avatar 3D du personnage principal dégageant ce mélange de candeur et d'intelligence propre à Tintin. La technologie de "Performance Capture" utilisée n'y est probablement pas pour rien, elle permet de rendre les personnages naturellement expressifs, ce qui tranche avec des animations souvent un peu trop rigides par ailleurs.


[© Sony Pictures Releasing France]

De fait, mes craintes latentes d'emblée refoulées en mes neurones de la bordure extérieure, je pouvais savourer la bobine. Je dis bien "savourer" car honnêtement je pense qu'il s'agit d'un bon cru, qui surpasse sans conteste les précédentes adaptations en volume de Tintin, les "live" pour ne pas les citer. La série de bédés se caractérise par un rythme trépidant, drivé par des rebondissements réguliers, et de ce point de vue il n'y a rien à redire quant à ce qui est proposé à l'écran.


[© Sony Pictures Releasing France]

Le fil directeur -comme le titre l'indique- se base sur Le Secret de la Licorne, mais le script ratisse évidemment plus large, notamment du côté du Crabe aux Pinces d'Or pour l'introduction du personnage du Capitaine Haddock. Milou compte évidemment au rang des présents et apparaît bien sûr comme le compagnon indispensable du reporter, Dupond & Dupont figurent aussi au casting mais de manière plus anecdotique, à l'instar d'ailleurs de Nestor et de la Castafiore (à la voix bien perçante ^^).

La conclusion de cet opus ouvre la porte à une suite inspirée du volume Le Trésor de Rackham le Rouge, et si elle devait voir le jour, il est évident que je me laisserais tenter. Bref, tout ça pour dire que cette bobine Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne constitue pour moi un très bon divertissement. A voir !

=> Bande-Annonce [La BA en montre *beaucoup trop* à mon avis, mébon, c'est vous qui voyez hein...]