Saturday, March 31, 2007

Den Brysomme Mannen

Et une petite semaine passée d'un coup d'un seul, une! Time flies faster and faster comme diraient les autres, ce que je trouve assez flippant... Une semaine en coup de vent donc, cela signifie notamment une absence de posts et de séances ciné. La première, je la comble en ce moment même, la seconde je lui ai fait un sort pas plus tard que ce matin avec Norway of Life.

Andreas arrive sans trop savoir comment dans une ville sans nom. On lui offre une vie clef en main, appartement / emploi / collègues extrêmement prévenants et avance sur salaire compris. Andreas pourrait se fondre dans le moule... Mais quelque chose ne colle pas : tout est lisse, sans saveur, sans douleur, tout est mécanique, même le sexe. Andreas perçoit pourtant bientôt une douce musique puis une agréable odeur, délices parmi les délices dans ce monde aseptisé. Intrigué, il n'aura de cesse que de se rapprocher de leur source, quitte à se faire prendre le nez dans les effluves et à être banni...

J'ai perçu Norway of Life comme une intelligente critique de notre monde matérialiste, dans lequel finalement tout tourne autour de notre sacro-saint pouvoir d'achat : on peut ne plus avoir aucun repère, aucune valeur, ni même aucune Vie, qu'importe pour autant que l'on puisse acheter le dernier ensemble home cinema Bose, la dernière veste de chez Zara ou encore le coupé tendance de chez BMW...

Jens Lien fait preuve d'une remarquable maitrise dans la dénonciation de cette dérive, que ce soit dans la narration habile, l'impeccable photo d'une saisissante pâleur ou encore l'humour froid et décalé. La qualité de son travail a d'ailleurs été récompensée lors de l'édition 2007 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer puisqu'il y a raflé pas moins de quatre récompenses [Grand Prix, Prix de la Critique Internationale, Prix du Jury Jeunes et Prix du Jury Sci Fi] sur sept! Ceci n'a toutefois pas ému les distributeurs qui n'ont accordé au film que seize écrans pour sa sortie... :-/ Qu'à cela ne tienne, cela le rend encore plus précieux, alors s'il passe à deux pas de chez vous, n'hésitez surtout pas et foncez le voir!

Prochaine séance : demain vers 14h ou 16h, probablement avec Les Enragés ou Alpha Dog. Si ça vous tente, vous êtes les bienvenus!

Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty

Sunday, March 25, 2007

Dimanche, on Planche!

Loin de moi l'idée de vouloir faire de la concurrence aux énigmes du dimanche de Gaston, mais terminons donc ce week-end par une petite question cinéphilique :

Combien de fois le mot f*uck est-il prononcé dans le célèbrissime Pulp Fiction de Quentin? - indice -


Bon comptage! ;)

Fond Sonore : Albert Hammond Jr, Yours to Keep

Saturday, March 24, 2007

Tournicoti Tournicoton

Elle ne devait pas avoir plus de 15 / 16 ans, mais était apprêtée avec une rare élégance qui soutenait le regard mutin de celle qui a manifestement conscience de son charme. Elle émoustillait mes sens quand elle a soudainement ouvert la bouche pour s'adresser à l'une de ses copines... Et là, patatra, le charme s'est rompu d'un coup d'un seul : un langage de charretier aurait paru soutenu à côté du sien.

Ce n'est pas que je sois à cheval sur les convenances, loin de là même, mais un échange verbal à coups de "eh mon portable sale pute" ou encore de "c'est la pétasse de maths qui blah blah" a comme qui dirait tendance à me hérisser le poil. J'ai dans ces moments un peu l'impression que les mots ne signifient plus rien, qu'ils sont complètement vidés de leur substance... Sachant qu'en parallèle ces mêmes mots sont en passe de désquelettisation via la culture SMS, on peut se demander où l'on va!

L'orthographe n'a semble-t-il plus grande importance, peu importe l'histoire des mots pour autant que l'on puisse les prononcer. C'est en quelque sorte une victoire de l'oral sur l'écrit, de la facilité face à la complexité, du Côté Obscur face au Côté Clair. On pourrait être tenté d'espérer que ce phénomène ne soit que passager, mais il n'en est rien : le niveau en orthographe des jeunes générations s'enfonce chaque jour un peu plus dans des profondeurs abyssales...

Ce qui n'arrange rien c'est que des opportunistes s'emploient à capitaliser sur cette tendance. D'ouvrages en site web, ils vont jusqu'à revisiter les classiques de la littérature... Mais, entre nous, quel plaisir peut-on avoir à lire Le Chêne et le Roseau ou encore Le Petit Poucet ainsi massacrés? Hein, sérieusement?!? Nan parce qu'à déchiffrer, franchement, c'est plus galère qu'autre chose...

J'imagine que Molière doit s'en retourner dans sa tombe... Et s'il le fait à chaque entorse à sa belle langue, il doit être en perpétuel mouvement le pauvre! Alors, afin de permettre à Jean-Baptiste de trouver ce repos éternel qui devrait être sien, unissons nos forces et oeuvrons à contrer le déclin de notre belle langue!

Nota: D'aucuns pourraient éventuellement me faire remarquer qu'il suffirait de bobiner le sieur Poquelin pour convertir l'énergie cinétique de sa rotation en énergie électrique bon marché et ainsi alimenter au moins une ville de taille moyenne, mais cela reviendrait à asseoir une certaine légitimité au kikooisme, ce que je refuse par principe. Nan mé.

Fond Sonore : Led Zeppelin, Coda

Friday, March 23, 2007

Intermède

Et un épisode de Vil Coyote vs Bip Bip, un!


(Via Laurence)


Culte, n'est-il pas?

Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST

Monday, March 19, 2007

Portrait Chinois

Un petit questionnaire, en provenance d'Aeris, histoire de commencer la semaine en douceur... Aller, c'est parti!

Si j'étais...

Une couleur : Plutôt qu'une simple couleur, j'opterais bien pour une palette de jaunes et de rouges, tons chauds qui renvoient à cet élément feu qui me fascine. Non je ne suis pas pyromane.

Un animal : Hmmm disons un chat [parce que la vie de chat c'est quand même très stressant], un loup noir [comme le Capitaine Etienne de Navarre la nuit] ou un aigle [tout comme lui, je vois tout, rien ne m'échappe]!

Un métier : Ministre de la Sécurité et de la Répression Publique dans le Gouvernement Mondial de la Présidente Alex. ;)

Un vêtement : Un jean Levi's 501 pardi!

Une fleur : Une rose rouge sang ou noire.

Un point faible : La procrastination, mais je me soigne!

Un point fort : Le courage face à l'adversité.

Un siècle : Le 20ème siècle... Afin d'inventer le Rock'n Roooooooooll!

Une voiture : Celle de magnum, une Ferrari 308!

Un alcool : Du Calva. Normandie Powah!

Un objet : Un Rubik's Cube.

Une paire de chaussures : Des Caterpillar.

Un pays : L'Ecosse.

Une pierre précieuse : Un diamant, histoire d'être éternel.

Un bijou : Un pendentif en argent suspendu au cou via une lanière en cuir noir.

Un grigri : Mon mini bonhomme O'Cédar.

Un acteur : Johnny Depp, pour ses choix artistiques, son côté rebelle et insoumis au star system hollywoodien.

Une actrice : Michelle Pfeiffer, parce que Isabeau d'Anjou dans Ladyhawke.

Une chanson : Ouch, pas évident... Aller, va pour Everybody Needs Somebody to Love des Blues Brothers.

Un film : Re-ouch, re-pas évident... Let's say... Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.

Un dessin animé : Mononoke Hime de Miyazaki.

Un prénom masculin : Jack, parce que quand j'étais gamin, tous les héros de mes histoires s'appelaient Jack.

Un prénom féminin : Ash, parce que je me suis senti proche de ce personnage principal d'Avalon.

Un bonbon : Une Chupa Chups au coca.

Un aliment : Le Big Mel', invention maison à base de pain de campagne et de steack haché boucher en réponse au Big Mac - que j'aime toutefois bien de temps en temps soit dit en passant.

Un chocolat : Une tablette de Chocolat au Lait Milka. Avec une bonne baguette, je pourrais en avaler une tablette...

Un tatouage : Tribal, sur l'épaule gauche ou à la base de la nuque.

Une arme : Un Katana.

Un oiseau : Un aigle, histoire d'être cohérent avec la première question.

Hop, je passe le relai à Laurence, Ink, Tite Brunette et Do... A vous de jouer!

Edit 20/03: Bon, je ne m'étais pas trop foulé pour les prénoms, aussi ai-je modifié mes réponses.

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, March 18, 2007

Jrock Powah!

Petit post musical pour bien débuter cette fin de week-end, avec une petite visite au Pays du Soleil Levant, histoire de changer un peu d'horizon.

Si vous êtes (a)mateurs de mangas, vous aurez sans doute noté que les génériques des versions originales regorgent de petites perles rock. Parmi ceux-ci, j'ai flashé à la première écoute sur l'intro de GTO, qui reprend le Driver's High de L'Arc-en-Ciel. C'est pêchu, entrainant, ça me file la patate, bref j'adore!



Aller, pour la route, une deuxième incursion dans l'univers du Jrock avec un autre titre que j'adore tout autant que le premier : Aoi Kiretsu des Go!Go!7188.



Comme quoi, les formations les plus simples - guitare / basse / batterie - sont souvent les plus efficaces quand elles sont bien exploitées. D'ailleurs, dès que l'on aura mis la main sur un batteur, pas de doute qu'on cassera tout avec Aeris! ;)

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Saturday, March 17, 2007

Unlucky

Il y a des moments comme ça dans la vie où l'on n'a pas de bol, où l'on se sent complètement désemparé, où l'on est réduit à simplement espérer que la guigne qui nous possède daignera bientôt nous abandonner pour une autre victime... Dans l'intervalle, on se demande si l'on n'a pas par mégarde offensé une quelconque déité d'un non moins quelconque panthéon, on tente de déterminer si quelqu'un n'aurait pas une bonne raison de nous en vouloir et de nous marabouter... Mais on fait immanquablement choux blanc, et l'on prend son mal en patience...

Entre nous, j'espère que ma période de malchance du moment va rapidement prendre fin, histoire que les magnets de mes packs de Petits Gervais arrêtent d'arborer des lettres à la con parce que là franchement ça devient vraiment la croix et la bannière pour former des mots sensés sur la porte de mon frigo! Oué, parfaitement! [NdC: D'ailleurs, si jamais vous avez des magnets en rab', particulièrement des "O" et des "U", pensez à moi, merci!]

Fond Sonore : Electric Light Orchestra, Best Of

Friday, March 16, 2007

Soyez Zen les Gens!

Ce soir, je sors du RER pour rejoindre le terminus du Pont du Garigliano du Tram T3. L'afficheur du quai de gauche indique un prochain départ sous 4 minutes, je m'y rends donc.

Des voyageurs tout juste descendus de leur bus arrivent à leur tour. Ils hésitent, se répartissent entre les deux quais suivant la Loi des Paquets de Moutons : dès que quelqu'un prend l'initiative de changer de côté, il est immédiatement suivi par quelques congénères.

Un tram arrive, il est à une quarantaine de mètres. Quelques réfractaires décident alors de nous rejoindre. En vrac. Via les voies... Là, l'afficheur change son message pour nous signaler que le tram s'arrêtera sur le quai d'en face. No big deal, puisque l'on aura le temps de le contourner, changer de quai et monter dans la rame. No big deal, huh? Ben si, en fait, si l'on en croit le mouvement de foule qui a suivi le changement de message...

En dépit de l'arrivée imminente du tram qui était à une quinzaine de mètres, les voyageurs se sont précipités vers ledit quai d'en face, en passant bien entendu par les voies, dans un bordel sans nom, un peu à l'image de ces salariés de la pub Nestlé qui s'échappent de leur bureau en pagaille après que l'un des leurs ait croqué dans ses céréales Lion, comme si leur vie était en jeu...

Autant vous dire que cette scène m'a laissé assez perplexe...

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Wednesday, March 14, 2007

Anti-Piracy Sux

Y'a pas à dire, la lutte contre le piratage a des effets pervers qui commencent sérieusement à me taper sur le système...

* Cédés : Je suis un militant convaincu d'un téléchargement raisonnable, c'est-à-dire d'un téléchargement qui veille à rester négligeable en regard du volume de musique légalement acquise. La mise en application de cette conviction fait de moi un gros consommateur de cédés, et je dois avouer que je ne supporte pas d'acquérir une galette qui ne passe pas sur mon pécé ou dans mon lecteur de salon en raison d'une protection anti-copie qui se révèle tout bonnement anti-lecture! Résultat : je boycotte à titre préventif les cédés présentant l'une de ces protections anti-copie qui n'emmerdent que les honnêtes gens...

* MP3's : Acheter de la musique en ligne... Pourquoi pas, même si à la base je ne suis pas tellement favorable à ce concept : un crash de disque dur et hop on peut perdre toute une mp3-thèque tout ce qu'il y a de plus légale sans autre espoir de la restaurer que cette sauvegarde que l'on ne pense jamais à faire! A ce cas d'école s'ajoute la question de ces aberrations de DRM... Oui, vous savez, ces marquages numériques qui visent à contrôler l'utilisation que vous faîtes de vos fichiers musicaux quitte à vous empêcher de les lire sur vos lecteurs portables ou encore de faire jouer votre droit de copie privée... Et en dépit de la prise de position de Steve Jobs - PDG d'Apple - à l'encontre de ce système [source], quand on sait que Pascal Nègre - PDG d'Universal Music France - a récemment déclaré [source] : "Je ne sais pas si vous avez une voiture, mais si vous avez une voiture, elle roule soit à l'essence, soit au gazole; eh bien votre moteur n'est pas interopérable. Vous ne pouvez pas mettre du gazole dans un moteur à essence." ou encore "Le mec qui achète une PlayStation ne va pas acheter des jeux Nintendo. C'est la même chose pour la musique.", on se dit que ces verrous numériques ont malheureusement encore un bel avenir devant eux...

* Dévédés : Aaaaah, là, on arrive au fin du fin, oué vraiment! Imaginez donc, vous achetez un dévédé, vous rentrez chez vous, vous vous installez dans un confortable fauteuil pour profiter de votre toute dernière acquisition, vous appuyez sur la touche Play de votre télécommande... Et là commence ce p*t**n de spot... Un spot que vous ne pouvez zapper avec la touche Chapitre Suivant, même en vous excitant frénétiquement sur votre télécommande, un spot long, trop long, qui vous explique à VOUS qui venez d'ACHETER ce p*t**n de dévédé que pirater c'est mal, qu'il faut les A-CHE-TER! Et en plus, vous devez vous le taper à chaque fois que vous insérez ce satané dévédé dans votre lecteur... Ca, franchement, c'est vraiment un truc à vous faire virer mass-pirateur de films!

Fond Sonore : Rock 70's Mix by MeZ

Thursday, March 8, 2007

Lightsaber Duel

Quand j'ai découvert cette video, j'en suis resté tout bonnement scotché : c'est assurément l'un des plus beaux duels de sabre laser amateur qu'il m'ait été donné de voir!


(Via Entre 4 Yeux)

Franchement, je m'y suis vu, pas vous?

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Sunday, March 4, 2007

Les Cinq Listes du Captain

J'envisageais de vous parler musique, mais je me suis souvenu que j'avais récemment doublement hérité d'un questionnaire de Miss Sugar et Mister Marius. Je vais donc y répondre avant que cela ne me sorte complètement de la tête et, accessoirement, que je me fasse taper sur les doigts parce que je tarde à m'acquitter de ma tâche... :-]

Aller, c'est parti :


7 choses que vous faites bien :

1. Etre à l'heure à mes rendez-vous, voire même plutôt en avance. Sauf quand je suis éclopé... ;)
2. Rentabiliser mon pass ciné illimité. Ca n'est certainement pas moi qui leur fait faire des bénefs sur ce produit... Contrairement à certaines! ;p
3. Faire un sort à un ballotin de foie gras accompagné comme il se doit de Banyuls et de pain d'épice artisanal. Mon péché mignon.
4. Malmener mes adversaires à Mario Kart DS. Pas encore trois étoiles à toutes les courses, mais j'y travaille.
5. Agir en situation de crise. Zénitude Powah.
6. Glandouiller. On s'refait pas hein?
7. Mes Rubik's Cube. Je suis toutefois encore bien loin de maîtriser cette technique!


7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

1. Repasser correctement une chemise avec plis d'aisance. Ca ne devrait d'ailleurs pas exister.
2. Profiter d'une personne en situation de détresse. On est bon samaritain ou on ne l'est pas.
3. Faire mon lit tous les jours. A quoi bon si c'est pour le défaire le soir venu hein? ^^
4. Rentrer coûte que coûte dans une rame de métro bondée. Bien que fils de la campagne normande, je suis pas un boeuf mouah.
5. Siffler avec les doigts dans la bouche. Trop technique.
6. Ecrire le Sanskrit. Bon, cela dit, je n'ai jamais cherché à l'apprendre non plus.
7. Terroriser quelqu'un avec l'une de ses phobies. Et je n'aimerais pas que l'on me titille avec les miennes...


7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

1. L'absence de clope au bec. La nicotine est le meilleur tue l'amour qui existe.
2. Ses yeux. Ne sont-ils pas les miroirs de l'âme?
3. Sa voix. Un mot peut suffire à charmer.
4. Son sens du second degré. Voire même au-delà.
5. Son ouverture d'esprit. Pour parler de tout, sans tabou.
6. Sa cinéphilie. Pour pouvoir parler cinéma pendant des heures.
7. Sa musicophilie exempte de rap, R'n'B ou encore techno. Parce que sinon y'aura vraiment pas moyen de s'entendre...


7 choses que vous dites souvent :

1. On est bien peu de choses. Au taf, quand on vient de m'expliquer quelque chose de particulièrement abscons.
2. Mais quel con! Autocompliment.
3. Salut. Je salutise tout le monde... Du sub au surordonné...
4. Plein le cul de toutes ces conneries. Parce que l'inertie des grosses boites commence à me courir sur le système!
5. Well, well, well. Quand je m'attaque à une tache fastidieuse.
6. Aie. Presque à chacun de mes pas, eu égard à mes récentes blessures de guerre.
7. C'est cela, oui, c'est cela. Quand on me raconte des conneries ou quand j'ai décidé de ne pas prendre quelqu'un au sérieux.


7 béguins pour une célébrité :

Ces sept-là, tout simplement parce que. :)

1. Rachel McAdams
2. Kate Winslet
3. Jennifer Connelly
4. Maggie Gyllenhaal
5. Ashley Judd
6. Scarlett Johansson
7. Jessica Alba


Aller, je suis trop bon, je ne refile le bébé à personne cette fois. ;)

Fond Sonore : Acoustic Mix by MeZ

Saturday, March 3, 2007

Bug

Ce qu'il y a de bien avec les évidences, c'est qu'elles se rappellent illico à notre bon souvenir si d'aventure nous avons la fâcheuse idée de les oublier. En l'occurrence, aujourd'hui, j'ai chaussé ma nouvelle paire de Caterpillar pour aller au ciné. Rien de bien extraordinaire jusque là certes, mais voyez-vous, j'ai oublié qu'il est comme qui dirait suicidaire de les porter les premiers temps sans quelques protections sparadraptesques... Je ne vais pas vous faire un dessin sur l'état de mes pieds, mais vais me permettre de quémander quelques bonnes ondes si jamais vous en avez en stock, histoire de faire en sorte que mes pauvres petits petons guérissent rapidement. Par avance, merci!

Petite virée au ciné donc, pour une plongée dans l'univers ultra paranoïaque du Bug de William Friedkin.

Agnes vit seule dans un petit studio de motel délabré, et partage sa vie entre son boulot de serveuse et les vodka-coca qu'elle s'enfile toute la journée. Un beau soir, son amie RC lui présente Peter, un type qu'elle a ramassé on ne sait trop où et qui à première vue semble assez inoffensif. Agnes et Peter vont bientôt se rapprocher, s'ouvrir l'un à l'autre et entamer une véritable descente aux Enfers, sous la houlette du vagabond qui se révèlera profondément schizophrène...

La force de Bug réside indéniablement dans sa capacité à nous projeter dans le délire paranoïaque des deux protagonistes principaux. Le géniteur de L'Exorciste y parvient sans trop de mal, instaurant une atmosphère oppressante qui nous promène joyeusement entre fantasme et réalité. Je dirais que Bug est l'un de ces films à ambiance, qui se ressentent, et j'aurais tendance à vous le suggérer si vous aimez les OFNIs aux trips un peu barrés. Dans le cas contraire, passez votre chemin.

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition - '68 Comeback Special

Thursday, March 1, 2007

In Providence I Trust

Première Loi du Voyageur Egaré, dite Loi du Petit Cul :

Quand dans une station de métro à sorties multiples tu ne sais par quel boyau t'échapper, remets-t-en à la providence : il se trouvera bien un petit postérieur qui accrochera ton regard. Suis-le et il te conduira à la sortie la plus adaptée à ton point de chute en surface.


Appliqué une nouvelle fois avec succès pas plus tard que ce matin à la station Vaugirard. :)

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen

Wednesday, February 28, 2007

Das Leben der Anderen

Il semble qu'il s'établisse une sorte de consensus plus ou moins universel autour de la question de la grasse matinée, entendez par là qu'elle aurait valeur de nirvana et qu'il ne faudrait en aucun cas y déroger dès lors que l'occasion se présente. Eh bien, personnellement, je m'inscris en faux contre cette idée!

Pourquoi? Eh bien figurez-vous qu'hier matin je n'ai pas mis de réveil : j'ai traînassé au lit, me réveillant et me rendormant par intermittence, jusqu'à ce qu'un mal de crâne carabiné ne finisse par se pointer... Du coup, j'ai dû composer avec ce malotru qui m'a conduit à tirer un trait sur tous mes plans de la journée! A contrario, aujourd'hui même, je me suis levé dès que mon réveil m'en a intimé l'ordre... Résultat? Frais comme un gardon avec une pêche d'enfer! Conclusion évidente : traînasser au lit le matin, c'est mal!

Bon le pavé étant jeté dans la mare du consensus, passons donc aux choses sérieuses : mes pas m'ont mené en salle obscure [Quelle surprise n'est-ce pas?!?] dans l'après-midi pour enfin me permettre de voir La Vie des Autres.

L'histoire se déroule dans le Berlin des années 80, peu avant la chute du Mur et du Rideau de Fer. A la demande d'un ministre qui aimerait bien s'attirer les faveurs de la compagne actrice d'un auteur de théâtre, Gerd Wiesler, fonctionnaire de la Stasi qui accomplit froidement son travail, est affecté à la surveillance de l'intellectuel. Le but avoué de sa mission est de piéger l'homme de lettres pour laisser le champ libre au ministre de la culture. Mais las, Gerd Wiesler va s'ouvrir à un monde qu'il ne connaissait pas et, pire que tout, va depuis l'ombre protéger le couple chez qui il était sommé de trouver quelque chose...

Le travail de Florian Henckel von Donnersmarck - inconnu au bataillon jusqu'à présent - est tout bonnement remarquable. Au travers d'une réalisation sans fioriture mais néanmoins captivante, il dresse un portrait très juste de l'Allemagne de l'Est, ce qui est certainement dû à la combinaison de ses propres souvenirs d'enfance et des quatre années qu'il a passées à se documenter. Son script, ciselé avec minuties, déroule une mécanique parfaitement huilée et s'épanouit dans le jeu remarquable et émouvant des différents interprètes.

La Vie des Autres apparaît comme un premier film étonnamment maîtrisé, qui mérite amplement son Oscar du Meilleur Film Etranger. A voir sans plus attendre.

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Monday, February 26, 2007

Capillo Story

Comme tous les mois, la question s'est imposée comme une évidence alors que je me regardais dans la glace de ma salle de bain. J'y ai tout d'abord répondu par la négative, avant de me raviser pas plus tard que le lendemain et de tout ratiboiser.

N'en déplaise à ma coiffeuse, ma chevelure est certainement l'une des plus indomptables qui soit : la raideur de mes cheveux n'a d'égal que celle d'un amortisseur de Boeing 747. En d'autres termes, mes cheveux ont une fâcheuse tendance à pousser tout droit, à la perpendiculaire de mon crâne, sans que je n'y puisse grand-chose.

J'avais bien réussi à passer outre les humeurs délicates de cet héritage paternel marqué, à force de persévérance maintenue à son plus haut niveau des années durant - fût un temps où mes cheveux frontaux ployaient sous leur propre poids et descendaient sous mon menton sisi j'vous jure -, mais tous mes efforts furent d'un coup d'un seul réduits à néant par un beau matin de septembre 1999.

Nous étions une bonne poignée d'appelés, anciens sursitaires à l'extrême nouvellement Scientifiques du Contingent [Ca pète hein? ^^], tout juste arrivés à Orange pour nos classes. Nan, ne partez pas, je ne vais pas vous raser avec mes souvenirs d'armée, enfin pas trop! Nous étions donc quelques-uns à déconner gaiement quand nos instructeurs nous ont emmenés au pas dans une petite bicoque un peu à l'écart de nos quartiers.

Deux hommes et une femme nous attendaient de pied ferme, le sourire aux lèvres et la débroussailleuse à la main. C'est à cet instant précis que j'ai compris que le fruit de ces années d'effort allait bientôt être sacrifié sur l'autel de la nation. Cela s'est confirmé quelques instant plus tard quand après être passé entre les mains plus ou moins expertes du coiffeur - enfin le bidasse affecté à la tonte quoi - j'arborais une coupe que n'aurait pas reniée la Britney cuvée 2007.

De ce passage sous les drapeaux, j'ai conservé une coupe de cheveux plutôt courte, pas brosse mais néanmoins courte : je me suis habitué à sa facilité d'entretien, j'ai remisé mon sèche-cheveux au placard, mais surtout je ne suis pas tellement emballé par la perspective de devoir (sup)porter une toison digne d'un porc-épic le temps que mes cheveux soient suffisamment lourds pour à nouveau ployer sous leur propre poids.

De fait, toutes les quatre semaines, je me pose invariablement la question, hésitant entre l'embroussaillement et le rafraîchissement. Il y a quelques jours, j'ai à nouveau opté pour le seconde solution. Rendez-vous dans un mois.

Nota Ciné : Quand je vous disais que Forest Whitaker était époustouflant dans Le Dernier Roi d'Ecosse : il a reçu l'Oscar du Meilleur Acteur pour ce rôle! Foncez le voir si ça n'est déjà fait!

Fond Sonore : Sepultura, Chaos A.D.

Sunday, February 18, 2007

Shame on my Ears!

Etre réveillé à deux heures du mat' par des pouffes beuglant sur un "Like a Virgin" qui s'échappe d'une chaîne poussée dans ses derniers retranchements, c'est déjà limite, mais que cette pollution sonore dure pendant plus de deux bonnes heures, c'est tout bonnement insupportable. Si les irrespectueux fêtards avaient été dans mon escalier, je serais certainement monté leur rendre une petite visite - au risque de distribuer quelques bourre-pifs et de déflorer mon casier judiciaire -, mais ils se trouvaient un ou deux escaliers plus loin dans ma résidence. Deux voisins sont bien descendus tour à tour pour leur demander de ramener le volume à un niveau décent, mais leurs requêtes n'ont trouvé comme échos que des vous me faîtes chier... Ahah, vous me faîtes chier, c'est l'hôpital qui se fout de la charité comme on dit.

La vie en société nécessite, pour que tout se passe bien, que chacun y mette du sien. Faire la fête ok, mais dans la mesure du raisonnable : pour s'exploser les tympans et crier comme des gorets il y a des lieux dédiés. Le plus triste dans la situation de la nuit dernière c'est que les quelques tentatives de conciliations aient été balayées sans aucune forme de discussion possible... Si d'aventure cela devait se reproduire, eu égard à ce passif, je ne m'encombrerais pas de scrupules et ferais directement intervenir les forces de l'ordre pour tapage nocturne. Dommage d'en arriver là, mais si c'est la seule solution...

Mébon, n'accordons pas à ces trouble-sommeils plus d'intérêts qu'ils n'en méritent et passons à autre chose.

Aller, va pour un questionnaire musical puisque j'en ai vu circuler un que je ne connaissais pas. Je vais prendre sur moi d'y répondre sans sollicitation, ce qui me permettra de me délester de secrets sonores enfouis au plus profond de mes oreilles et dont le souvenir me pèse. Oui, je vais faire mon coming out musical et vous révéler trois titres que j'ai appréciés en leur temps et qui aujourd'hui font pour ainsi dire un peu tache dans ma musicothèque presque irréprochable...

* Alors tout d'abord il y a ça. Non non, pas question que je l'écrive en clair iceblog. Bon qu'ai-je à dire pour ma défense? Ben petite jupette, petites couettes, une voix craquante... Ca n'est certes pas une excuse, mais ça explique! :-]

* Ensuite il y a ça. Ma défense ce coup-ci? Ben la bomba latina quoi, une rengaine entrainante, et... La dictature des hormones sur la raison... ^^

* Pour finir, j'évoquerais bien ça. Bon, là, pas question d'hormones, juste un refrain rigolo à forte rémanence cérébrale, mais à part ça c'est assez naze... :-]

Voilà c'est dit, je me sens plus léger! Mais on s'empresse d'oublier hein, on fait comme si vous n'aviez rien lu... Histoire de vous y aider d'ailleurs, je vous suggère d'aller laisser trainer vos oreilles du côté du Wincing the Night Away des Shins et du Whatever People Say I Am, That's What I'm Not des Arctic Monkeys, parce que ça c'est vraiment du tout bon! [NdC: Extraits in ze radio.]

Fond Sonore : The Shins, Wincing the Night Away

Thursday, February 15, 2007

Ouganda 1971 - 1979

Le Dernier Roi d'Ecosse nous propose une plongée dans l'Ouganda des années soixante-dix, alors sous la coupe de l'un des dictateurs les plus sanguinaires que l'on monde ait connu, Idi Amin Dada, surnommé non sans raisons le Boucher de l'Afrique. Le film se concentre sur le personnage du despote - époustouflant Forest Whitaker - via les yeux de son médecin personnel, un jeune écossais parti chercher l'aventure tout juste après avoir obtenu son diplôme. Ce dernier sera tout d'abord fasciné par le charismatique Idi Amin Dada avant de prendre la mesure de sa folie et de la réalité de l'exercice de son pouvoir. Le Dernier Roi d'Ecosse se révèle assez captivant et, chose toujours remarquable, passe sans aucun soucis l'épreuve de la montre en dépit des deux heures cinq qu'il affiche au compteur, ce qui me conduit à vous le recommander. Bonne séance!

Fond Sonore : Arctic Monkeys, Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

Monday, February 12, 2007

Surprise Surprise

Ce matin, attablé devant mon petit-déjeuner, la tête enfarinée. Je saisis d'une main la tranche de pain grillée tout juste sortie du paquet [trop speed pour m'en griller une en direct] tandis que l'autre entreprend de généreusement la tartiner de Nutella. Oui je sais, je suis un homme de goût.

Je trempe ensuite ladite tranche nutellaisée dans mon thé, geste ô combien condamnable à en croire nos voisins d'outre-manche mais m'en fous j'assume. La tartine entame son irrésistible ascension vers cette bouche maintenue grande ouverte dans la perspective de l'extase gustative qui me sera bientôt offerte, quand tout à coup mon oeil affûté détecte un petit morceau brun qui se balance nonchalamment au bord de mon pain grillé.

Je le balaye d'une petite pichenette désinvolte, l'envoyant valdinguer dans l'assiette destinée à recueillir les quelques miettes que je ne manquerai pas de répandre dans un futur proche. Je réamorce le mouvement de la tartine vers sa destinée finale, mais me fige bientôt, un frisson parcourant mon échine... Le petit morceau brun a bougé!

Ahah, bougé, oué c'est ça, faut que j'arrête le Nutella, je suis au bord de l'overdose! Je me penche alors vers mon assiette, persuadé d'avoir rêvé, quand la chose se met à lentement se tortiller... Je me fige alors à nouveau, retenant ma respiration, non sans laisser une petite moue de dégoût se dessiner sur mon visage... Un vers! Un vers dans mon assiette, un vers qui il y a quelques secondes se trouvait encore sur ma tartine, un vers que j'ai été à deux doigts de mastiquer... Beuaaark!

Bon oké, je sais bien que les petites bêtes ne mangent pas les grosses, mais quand même, mon petit-déjeuner, je le préfère de loin mort que vif!

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, February 11, 2007

Blood Diamond

Blood Diamond est un film intense et engagé, qui comme son titre l'indique traite des tristement célèbres pierres de sang. Au moyen d'un script intelligent et dynamique, servi par des interprètes impressionnants de justesse, il aborde tous les thèmes connexes à ce sujet depuis la guerre civile en Sierra Leone jusqu'à l'esclavagisme patriotique mené par des milices révolutionnaires, en passant par la question des enfants soldats et les jeux de dupes qui se jouent de toutes parts.

Les pierres de sang dont il est question représentent certes une faible part du négoce mondial de diamants, mais les sommes dégagées sont néanmoins largement suffisante pour permettre à différentes factions de mettre à feu et à sang quelques régions du continent africain. L'industrie du diamant a beau s'être dotée d'un processus de certification [sous l'égide des Nations Unies] visant à exclure du marché lesdites pierres, elle n'a semble-t-il à ce jour pas les moyens de s'assurer que ledit processus est bien appliqué, ce qui laisse supposer que des exactions similaires à celles décrites dans le film sont bien malheureusement toujours monnaie courante...

Blood Diamond m'a captivé, pris aux tripes comme rarement ces derniers temps. Je me suis immergé deux heures vingt durant [qui m'ont semblées bien plus courtes] dans le quotidien de ces populations exploitées, massacrées pour servir les intérêts de milices locales et fournir les pays riches en pierres précieuses... Et la remontée n'a pas été facile. En sortant du cinéma, j'ai regardé autour de moi, j'ai vu les passants insouciants, les gens attablés dans les cafés, les voitures défiler... J'ai pensé que nous vivions dans un petit Paradis tandis que d'autres connaissaient l'Enfer... Et j'ai eu mal à mon monde moderne.

Je vous recommande donc ce Blood Diamond que je classerais volontiers au côté d'un Constant Gardener ou encore d'un Syriana et qui ne saurait vous laisser indifférent. Bonne projection! [En VO bien évidemment.]

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Thursday, February 8, 2007

Evolution

Autant parfois j'ai tendance à maudire l'omniprésence de la publicité dans notre monde moderne, autant là j'aurais presque envie de bénir son inventeur!


(via La Fée des Coquelicots)

Tout simplement grandiose!

Fond Sonore : Deep Purple, Made in Japan