Saturday, May 24, 2014

Maps to the Stars

L'image d'un microcosme hollywoodien pétri de névrose et de cynisme peut parfois s'immiscer dans l’inconscient populaire, et force est de constater que cette nouvelle bobine de David Cronenberg ne cherche point à établir une quelconque forme de démenti, bien au contraire... En dépit de ses aspects barrés, Maps to the Stars m'a toutefois bien moins captivé que la précédente livraison du réalisateur, le singulier Cosmopolis.

J'ai trouvé que l'ensemble manquait ici paradoxalement de relief et de surprise, la bande-annonce ayant livré quelques clés, et si j'apprécie beaucoup Julianne Moore je ne suis pas certain de voir ce que sa prestation pourrait valoir en regard d'une récompense à Cannes, contrairement à ce que certaines voix en disent. Après une petite journée mon avis reste toujours aussi mitigé, le sympathique humour cynique distillé deci delà ne parvenant à faire pencher favorablement la balance.

Je vais donc ranger cette bobine sur l'étagère des semi-réussites / semi-ratages, et oublier cette affreuse immolation synthétique du plus laid effet (si si j'vous jure)... :os

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La Voie de l'Ennemi

Cette bobine du réalisateur hexagonal Rachid Bouchareb, dont je n'ai pas vu grand chose d'autre, s'attaque à la thématique de la rédemption et de son corolaire, le pardon.

William Garnett [Forest Whitaker, égal à lui-même] se trouve ainsi libéré en conditionnelle, un peu moins d'une vingtaine d'années après avoir tué l'adjoint du shérif Bill Agati [Harvey Keitel, RAS], toujours en poste et objectivement désireux de voir le coupable retourner ad vitam derrière les barreaux. La confrontation attendue entre les deux hommes m'a semblé faire l'effet d'un pétard mouillé [pas de comparaison avec l'opposition John Rambo / Shérif Will Teasle par exemple], et le sujet à peine survolé en raison de ces enjeux qui peine à se faire ressentir.


[© Pathé Distribution]

La place faite à l'islam dans la rédemption de William Garnett semble également discutable tant cette religion ne colle pas exactement à l'idée que l'on peut se faire du microcosme d'un pénitencier du fin fond du Nouveau-Mexique... Peut-être faut-il y voir une volonté de l'auteur de la montrer sous le jour d'un vecteur de paix ? Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé qu'elle détonnait dans le contexte.

La bobine m'a donc laissé assez froid en dépit des températures régnant dans cet état désertique, et le final inutilement ouvert a contribué à me laisser sur ma faim. Je sauverais tout de même bien la prestation de Brenda Blethyn, très juste dans son rôle d'agent de probation, certes ferme mais résolument encline à donner une seconde chances aux âmes présentées comme perdues. Pour le reste, disons que l'on peut oublier. Oueps.

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Monday, May 19, 2014

Geekopolis - Edition 2014

La seconde édition du salon Geekopolis s'est donc tenue le week-end dernier, et le bilan s'avère positif, même si j'aurais tout de même un bémol à apporter.

D'un point de vue strictement personnel et par conséquent éminemment subjectif, je retiens particulièrement :

   - Une très intéressante discussion linguistique en tête à tête avec Edouard Kloczko sur le processus de création des langues elfiques chez Tolkien, et tant qu'à faire une petite dédicace de son Encyclopédie des Elfes.

   - Une sympathique session immersive proposée par La Boîte de Pan, offrant en mode coopératif de désamorcer une bombe (conçue par Cré'à'Vapeur et Petites Curiosités), de neutraliser des éléments radioactifs (si si), avant de poutrer des ennemis en mode laser game tout en évitant les zombies qui rodaient tout autour !

   - Une projection d’épisodes de la seconde saison de Metal Hurlant Chronicles en présence du réalisateur et de trois acteurs.

   - Quelques sympathiques sessions ludiques, et un petit coup de coeur pour Metropolys de chez Ystari Games, dans lequel j'ai investi en boutique ce matin.

Concernant le dernier point, je remercie tout particulièrement le Centre National du Jeu d'avoir aux côtés des Editions du Matagot assuré la représentation des jeux de plateaux et assimilés, les autres éditeurs n'ayant pas daigné faire le déplacement... Il me semble pourtant que des noms comme Asmodée ou Iello pour ne citer qu'eux y auraient largement leur place.

Le salon était cette fois organisé au Parc des Expos de la Porte de Versailles (Hall 7.3), bénéficiant ainsi d'une plus grande superficie, mais perdant un peu la convivialité qu'il y avait dans l'espace plus ramassé de Montreuil, où les étages permettaient de clairement séparer les quartiers. Dans la présente édition, se repérer n'était pas une mince affaire, il manquait non seulement des signalétiques aériennes pour aisément passer d'une ambiance à une autre, mais également des plans plus lisibles à l'entrée des différentes zones. Pour ces dernières, on peut également regretter l'absence de décors, les cloisons de séparation et les toiles noires n'invitant pas vraiment au voyage...

Ceci mis à part, l'organisation m'a semblé bien ficelée, avec des membres de l'équipe organisatrice sillonnant sans arrêt le salon, cadençant les conférences, assurant un déroulement somme toute optimal des activités. Au sujet des conférences, il convient au passage de souligner le plus que représentait la zone les accueillant (incluant un amphi pour les projos / spectacles), à l'écart et donc très calme.

Voilà ce que je peux dire en première synthèse, une nouvelle édition dans laquelle j'ai trouvé mon compte. What else ? :o)

Sunday, May 11, 2014

Un Défilé de Robots - Isaac Asimov

Ce volume du Cycle des Robots concatène huit nouvelles d'Isaac Asimov, présentant autant d'occasions de mettre à l'épreuve les robots, leur psychologie et les rapports qu'ils entretiennent avec leurs créateurs humains. Les textes proposés, s'ils sont intéressants du point de vue de leur thématique ne m'ont toutefois pas semblé d'une importance capitale en regard par exemple d'un roman comme Face aux Feux du Soleil, où l'auteur déroule de brillants raisonnements déductifs par l'entremise du personnage Elijah Baley.

S'il fallait néanmoins mettre en exergue l'une ou l'autre des nouvelles, j'exhumerais bien par exemple "Victoire par Inadvertance". Ce texte a la particularité de n'exhiber aucun être humain, et de poser trois robots en ambassadeurs sur la planète Jupiter : la nature irascible des autochtones belliqueux et absolument imbus d'eux-mêmes prête à sourire, et la chute repose sur une logique certes toute simple mais néanmoins inattendue. En complément, je pourrais également mentionner les apparitions de la glaciale Susan Calvin, robotpsychologue émérite, que l'on définirait plus volontiers parente des robots que de ses congénères.

Il s'agit donc là pour moi d'un recueil mineur, je conseillerais plutôt la lecture du roman d'Isaac Asimov mentionné un peu plus haut.

Sympathies for the Devil - Thomas Day

Après l'excellente surprise qu'avait constitué La Voie du Sabre by Thomas Day, je me devais de retenter quelques écrits de l'auteur. C'est à présent chose faite avec ce Sympathies for the Devil, recueil de six nouvelles en partie revues pour la présente édition.

Disons le tout de go, je n'ai cette fois pas adhéré aux textes, en premier lieu pour des questions stylistiques. L'un m'a ainsi semblé excessivement caricatural (le personnage du Duc in "Une Forêt de Cendres", sans compter le nom du lupanar), un autre sabordé par la scène finale ("La Mécanique des Profondeurs" et le rapport père / fille).

Je sauverais tout de même "La Notion de Génocide Nécessaire", intéressant dans un contexte contemporain de fichage généralisé de l'individu, et "Démon aux Yeux de Lumière", à la sympathique flamboyance burlesque qui (de très loin) m'a renvoyé à l'excellent (et je pèse mon mot) De Bons Présages par le duo Neil Gaiman / Terry Pratchett. Je vais néanmoins remise ce volume au placard, en donnant une nouvelle chance à Thomas Day via son roman Du Sel sous les Paupières, auréolé du Grand Prix de l'Imaginaire 2013... Wait'n'see...

Saturday, May 10, 2014

Night Moves

Night Moves prend pour cadre l'activisme écologique, ou éco-terrorisme c'est selon. On y suit Josh [Jesse Eisenberg], ouvrier dans une ferme biologique qui entreprend par militantisme de faire sauter un barrage. L'opération se prépare, semble carrée, mais un inévitable impondérable viendra entacher le succès de l'action.

La bobine me semble une intéressante base pour débattre de la question de l'activisme, des leviers à actionner pour éveiller positivement la conscience de la société aux questions environnementales, des conséquences des actes d'essence radicale. Cinématographiquement, le film déroule une partition lancinante, centrée sur la figure incarnée par Jesse Eisenberg, éminemment taciturne, habité ou absent c'est selon. Je me suis étrangement laissé porter par ce non-rythme, jusqu'au final tragique, laissant augurer au-delà des questions de culpabilité que le personnage de Josh souffrait de quelque déséquilibre.

Il me semble donc intéressant de donner sa chance à ce film, somme toute bien plus engageant que ce Wendy & Lucy de la même réalisatrice qui s'était révélé d'un extraordinaire ennui.

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Last Days of Summer

Après les excellents Thank You for Smoking / Juno et les sympathiques In the Air / Young Adult, Jason Reitman nous livre aujourd'hui ce Last Days of Summer, adapation d'un roman de Joyce Maynard que je n'ai pas lu.

Le film s'articule autour d'un foyer familial restreint, Adele [Kate Winslet, fragile] élevant seule son fils Henry [Gattlin Griffith, taciturne] depuis que son mari Gerald [Clark Gregg, absent] les a délaissés pour poursuivre sa vie avec une autre âme. Adele vit comme une recluse, n'osant affronter le monde, souffrant de crises de panique à la simple idée de quitter sa tanière. Quand Frank [Josh Brolin, ambigu], détenu fraichement évadé, s'immisce dans leur vie, la mère célibataire et le jeune homme trouvent comblé le vide de leur quotidien.


[© Paramount Pictures France]

Chacun des personnages m'a semblé bien dans son ton, et les relations qui se nouent entre eux on ne peut plus naturelles. La bobine se déroule sur un rythme tranquille, collant à la torpeur estivale, sans pour autant susciter l'ennui, et en s'affranchissant de ces retournements de situation téléphonés comme on en voit tant à l'écran. Dans sa construction, on peut noter les intéressants flashbacks sur le passé de Frank qui aident à déterminer sa personnalité et à bâtir un léger suspense, mais ils auraient gagné à être un peu plus lisibles et concis. Il ne s'agit toutefois que d'un léger grief, un bémol insignifiant en regard de la satisfaction générée par cette séance.


[© Paramount Pictures France]

Ce Last Days of Summer a donc constitué une nouvelle bonne pioche dans la filmographie de Jason Reitman, qui se maintient à un sympathique bon niveau. Je vais donc continuer à suivre la carrière de ce réalisateur, qui au passage m'a ici donné une furieuse envie de tarte aux pêches, pfoula ! ^o^


[© Paramount Pictures France]

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Friday, May 9, 2014

The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros

Je n'avais initialement pas prévu d'aller voir cette bobine, tout déçu que j'avais été par The Amazing Spider-Man. A la faveur d'une pulsion dictée par l'horaire et l'envie de ne pas attendre une séance plus tardive, je me suis toutefois résolu à lui donner sa chance, sait-on jamais.

Ce second volet débute par une séquence qui m'a un peu chagriné, incluant caméra tremblotante et invraisemblance caractérisée (la dernière relance du transfert de data), prenant valeur de mauvais augure. Pour la suite, trois axes dans le développement.


[© Sony Pictures Releasing GmbH]

En premier, l'amourette Peter Parker / Gwen Stacy. Pour moi cela ne fonctionne tout simplement pas, le principal problème étant que je n'adhère à aucun des deux personnages. Cela n'est toutefois guère surprenant, puisque j'adore le couple Peter Parker / Mary Jane Watson de la trilogie de Sam Raimi.

En second, Electro. Pas grand chose à redire au sujet de cet antagoniste, aux allures de Seigneur Sith lors de sa première apparition en ville. Ce personnage est bien amené, correctement traité, et son rendu plutôt sympa, en tout cas largement meilleur que celui du terne Lézard du précédent volet.

En troisième, le Green Goblin. La métamorphose de Harry Osborn se trouve là-encore correctement préparée, mais son opposition avec Spider-man se voit pour ainsi dire un peu réduite à la portion congrue, littéralement expédiée en fin de bobine. Lui succède une courte opposition avec un Rhino qui fait un peu sourire.


[© Sony Pictures Releasing GmbH]

Il me reste au final de cette séance un sentiment d'insatisfaction [j'ai malheureusement senti le temps passer] qui ne me surprend pas outre mesure. Ce second volet me semble un bric-à-brac un peu fourre-tout, ce que la séquence X-Men perdue au beau milieu du générique de fin ne vient absolument pas démentir. Aller hop, on oublie !

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Wednesday, May 7, 2014

96 Heures

96 Heures est typiquement le genre d'objet qui me laisse un peu perplexe. Sur une idée de base intéressante (la garde à vue inversée) montée avec deux gueules bien choisies [Gérard Lanvin & Niels Arestrup], Frédéric Schoendoerffer accouche d'un polar paradoxalement arythmique et étonnamment convenu dans ses révélations finales.

Il m'en reste une dizaine de jour après la projection un sentiment de téléfilm, qui rate le coche qu'il aurait pu cibler, la question étant de savoir où la cible était positionnée. Après la catastrophe Truands à l'aube 2007, je me demande si je n'ai pas un soucis avec ce réalisateur. Oueps. Quoi qu'il en soit, on oublie cette bobine, malheureusement.

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States of Grace

Amérique désoeuvrée, once again, mais sous un angle différent de celui de Joe. La présente bobine prend pour cadre un centre d'hébergement pour jeunes en difficulté, l'équipe de terrain étant menée par la dynamique Grace [Brie Larson]. La jeune femme instaure un climat de confiance tant avec les pensionnaires que les membres de son équipe, favorisant le dialogue et l'expression des uns et des autres.

Lorsqu'une nouvelle pensionnaire en rupture arrive dans les lieux, Grace se trouve renvoyée à sa propre expérience de vie, et se sent particulièrement connectée à cette Jayden [Kaitlyn Dever]. Le traitement de cette rencontre se fait avec sensibilité, rendant les personnages crédibles et attachants. Les interprètes sont tous dans le ton requis, et ce States of Grace se déroule avec une bonne fluidité, optant pour un final positif pour ce qui aurait pu virer dramatique. De fait, je suis sorti de la séance le sourire aux lèvres, d'humeur optimiste. What else ? :o)

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Joe

Il y a des films qui retiennent votre attention un peu sans que vous ne sachiez trop pourquoi, Joe est pour moi de ceux-là. Il prend place dans une Amérique désoeuvrée, bien loin des paillettes hollywoodienne ou de la frénésie boursière de Manhattan, et de fait tristement plus réaliste.

Son personnage principal, Joe Ransom [Nicolas Cage], s'emploie à survivre modestement après une vie passée derrière les barreaux, en dirigeant une équipe d'abattage de bois constituée de laissés-pour-compte, et quand débarque Gary Jones [Tye Sheridan ], un ado maltraité cherchant à s'en sortir, il sera pris entre sa volonté de ne pas faire de vague et ses pulsions de bon samaritain.


[© Wild Side Films / Le Pacte]

La cellule familiale de Gary se trouve dominée par un père vagabond, violent et alcoolique, lequel est interprété par un authentique vagabond, Gary Poulter, recruté pour l'occasion et malheureusement décédé avant la sortie du film sur les écrans. Réaliser que le cauchemardesque environnement familial de Gary n'est certainement pas que de fiction m'a laissé un sentiment de malaise, mais également d'impuissante révolte sourde.

La bobine a pour elle des jeux d'acteurs tous très bon, elle pêche peut-être par un manque de dynamisme, qui ne m'a toutefois pas gêné outre mesure puisque je me suis tout de même laissé porter. Je positionnerais volontiers ce Joe à proximité de ces excellents Brasiers de la Colère de début d'année, bien au-dessus du Mud de l'an passé. A voir donc.

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Saturday, April 26, 2014

My Sweet Pepper Land

Première bonne surprise ciné de la semaine écoulée, My Sweet Pepper Land.

Cette bobine prend place dans le Kurdistan irakien, en bordure de la frontière turque, et illustre les difficultés de l'état post-Saddam à imposer son autorité dans ces régions excentrées où les barons locaux font leur loi. Elle souligne également la barrière à la modernité que constitue le poids des traditions (en l'occurrence kurdes, mais transposable à toutes les cultures), non sans arborer un sympathique humour noir pince-sans-rire.

Au rayon des bémols, un scénario un peu convenu et un manque de consistance, qui n'altèrent toutefois pas le plaisir du visionnage de ce film. A tenter.

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Sunday, April 13, 2014

Sur la Route - Jack Kerouac

Après la déception qu'a constitué il y a deux ans l'adaptation cinématographique éponyme par Walter Salles, j'avais effectivement rétrogradé le texte de Jack Kerouac dans les tréfonds abyssaux de ma PAL, et c'est à la faveur d'un insoupçonné courage -à défaut de motivation- que je l'en ai exhumé.

Alors, qu'en est-il ? Surprise objective, le bouquin se lit plutôt bien, les mots s'enchaînent, se lient, forment des phrases qui s'en vont nourrir un fleuve de caractères, lequel déverse ses flots hors de tout lit, et c'est bien là ce qui est marquant dans les quelques 440 pages. Le narrateur Sal Paradise ne tient ainsi pas en place, il passe son temps sur les routes filant de la Côte Est à l'Ouest, retournant au bercail avant de repartir et de finalement échouer au Mexique, sorte d'aboutissement d'une obscure quête au motif incertain.

J'ai lu deci delà que ce bouquin était un ode à la Vie, j'y ai surtout vu une jeunesse errant sans but, me renvoyant parfois à la faune désabusée du Rue Barbare by David Goodis ou à l'Amérique austère de L'Arnaqueur by Walter S. Tevis. A posteriori je ne sais pas trop quoi en retenir, le texte ne présentant pas d'intrigue véritable, se contentant de livrer un carnet de route fait d'asphalte (béhoué), de beuveries et d'apparentes amitiés. Si la lecture n'a pas été déplaisante, je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir avancé... Ah si, autant pour moi, j'ai fait "-1" dans ma PAL... ^o^

47 Ronin

Ce 47 Ronin s'inspire d'une légende japonaise, évidemment bâtie sur des questions d'honneur et de disgrâce. Le sujet m'a à cet égard semblé bien traité, tout au moins tel que je le conçois après avoir lu les classiques d'Eiji Yoshikawa.

Le film baigne dans une ambiance résolument fantastique, qui n'a pas été sans me rappeler le Japon médiéval de La Voie du Sabre by Thomas Day, et qui a su retenir mon attention à défaut de la captiver à 100%.

Il manque dans cette bobine un je-ne-sais-quoi pour en faire quelque chose de définitif, et il y a fort à parier que les écueils de production (réécritures, passage tardif à la 3D) n'y sont pas pour rien, bien plus que l'utilisation de la langue anglais au lieu de ce japonais qui aurait bien mieux convenu.

'Fin bref, si l'univers vous interpelle, il serait fort dommage de ne point céder aux sirènes de la projection. Oueps, farpaitement.

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Captain America : Le Soldat de l'Hiver

Objectivement, cette inévitable suite de Captain America : First Avenger constitue un honorable divertissement dans le genre, mais en bon soldat du remplissage de salle cette bobine remplit son office sans toutefois déployer d'atouts exceptionnels.

Plus d'antagoniste ultra mégalo ici, juste une plongée dans la Guerre Froide, une classique opposition Est / Ouest avec une grosse composante conspirationniste... Tiens, je n'y avais pas pensé auparavant mais si l'on remplace HYDRA par le SPECTRE, Captain America par James Bond, on tient potentiellement une nouvelle aventure de 007...


[© The Walt Disney Pictures]

Le coeur de l'histoire se situe ainsi plutôt autour du SHIELD, contrairement à ce que laisse entendre le titre de la bobine. Le suspense autour de l'identité de ce Soldat de l'Hiver n'en est d'ailleurs pas vraiment un (Qui d'autre cela pouvait-il donc être ?), le développement se trouve un peu téléphoné jusque dans la confrontation finale (Captain America perd la carte deux fois, l'antagoniste la chope, il la lui reprend finalement et sauve le monde.), et les bastons / poursuites filmés à la sauvage (plans serrés / saccadés).

Si le plaisir n'a comme je le laissais entendre en introduction pas été absent, je n'ai pu m'empêcher de penser que le filon se tarissait, et qu'à défaut d'une géniale inspiration un troisième volet me semble assez dispensable...

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Saturday, April 12, 2014

Apprenti Gigolo

Une sympathique récréation, voilà ce qu'est cet Apprenti Gigolo, ni plus ni moins. Elle fonctionne principalement grâce à sa poignée de têtes connues, de Woody Allen à John Turturro en passant par Sharon Stone, Vanessa Paradis ou encore Liev Schreiber... En leur absence le manque de consistance du scénario se ferait probablement fait pesamment sentir, et la pochade aurait certainement été moins sympathiquement reçue.

A moins donc que vous ne soyez particulièrement amateur de Woody (ce que je suis), ou que la bande-annonce ne vous emballe outre-mesure, il ne me semble pas que l'objet soit indispensable, loin de là...

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Diplomatie

Huis clos absolument passionnant, Diplomatie se tient dans la nuit du 24 au 25 août 1944, alors que le Führer vient de donner l'ordre d'anéantir la Ville Lumière. La bobine tient en une subtile joute verbale entre le Gouverneur de Paris [Niels Arestrup] & un représentant du Consulat de Suède [André Dussollier], laissant aux deux acteurs le loisir de dévoiler leur talent.

A posteriori je ne peux que regretter de n'avoir pas vu la pièce de théâtre qui en est visiblement à l'origine, tant le traitement se prête effectivement bien à la scène. Mais qu'importe, ce jeu de Diplomatie m'a totalement captivé et m'a donné l'envie de revoir ce classique de Paris brûle-t-il ?... Je ne peux donc que vous encourager à succomber !

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Noé

Noé, c'est l'histoire d'un homme, fils de Mathusalem, qui... 'Fin bref, c'est l'histoire de la Bible quoi. Dans le style cette livraison de Darren Aronofsky reste bien moins flamboyante que la grande fresque de Cecil B. DeMille sur la vie de Moïse, Les Dix Commandements, manquant à mon sens singulièrement d'envergure. Les Veilleurs (Ents de rocs) & les descendants de Caïn (les barbares) ne m'ont semblé que coups d'esbrouffe, sortes de cache-misère, et le Déluge ne soutient pas la comparaison face au tsunami géant qui submerge les monts himalayens in le 2012 de Roland Emmerich... De fait, comment conclure autrement qu'en disant que cette bobine prend l'eau de toutes parts et se résume à un beau naufrage ?

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Sunday, March 23, 2014

300 - La Naissance d'un Empire

A la sortie du 300 de Zack Snyder sur grand écran, je ne lui avais pas donné sa chance, j'avais attendu sa diffusion tévé pour me rattraper, regrettant alors de ne l'avoir point visionné plus tôt. Je ne pouvais donc cette fois que me rendre en salle obscure pour le second volet, en dépit du changement de réalisateur.

Ce 300 2 (ou plus logiquement 301 mais ceci est un autre débat), conserve un visuel proche de celui de son prédécesseur, mais m'a semblé moins captivant. Il pèche à mon sens par de régulières cassures de rythme dans les séquences à dialogues (si si il y en a).

D'un point de vue narratif, la bobine prend temporellement place en parallèle des évènements des Thermopyles, sous l'angle de vue Athénien, montrant l'émergence de l'unité grecque au-delà du principe des cité-guerrières. Si cette idée est intéressante, il ne faut toutefois pas s'y tromper, l'aspect historique n'est guère qu'un prétexte à une démonstration visuelle somme toute bourrine.


[© Warner Bros. GmbH]

Le film repose selon moi avant tout sur le personnage d'Artemisia [Eva Green], furieusement badass, à tel point d'ailleurs que la bobine pourrait être renommée 300 - Wrath of Artemisia. A bien y repenser, c'est essentiellement là ce qu'il me reste de cette séance deux semaines plus tard, le héros athénien étant pour sa part bien moins charismatique que son prédécesseur spartiate.

'Fin bref, tout ça pour dire que 300 - La Naissance d'un Empire a constitué un divertissement assez distrayant, certes imparfait, mais néanmoins plaisant. Oueps, farpaitement !

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Un Eté à Osage County

Lorsque le patriarche de la famille Weston disparaît subitement, ses enfants reviennent au domicile familial situé dans le nord de l'Oklahoma. Cette réunion va évidemment raviver les non-dits, somme toutes banals, dans lesquels chacun pourra trouver trace des siens.

La situation familiale devient vite explosive dans cette chaude atmosphère estivale, et Meryl Streep sort objectivement du lot dans son rôle de mère névrosée accroc aux antidépresseurs, lequel aurait pu (Dû ?) lui valoir de ravir l'Oscar de la Meilleure Actrice à Cate Blanchett [obtenu pour sa performance dans Blue Jasmine].


[© Wild Bunch Distribution]

Cet Eté à Osage County dégage un côté authentique dans sa description de la cellule familiale en crise, l'aura de certains interprètes [Chris Cooper / Julia Roberts] y étant pour beaucoup. Pour le reste, la bobine manque un chouille d'envergure dirons-nous, elle s'appuie un peu trop sur les épaules de Meryl Streep [au demeurant excellente comme je le disais plus haut], il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire quelque chose de véritablement notable.

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