Sunday, July 27, 2014

The Raid 2

L'action de cette suite prend immédiatement place à la fin du premier volet, et ne laisse aucun répit au jeune flic de Jakarta, Rama, qui se trouve embringué dans une mission d'infiltration sous couverture, somme toute logique vu le contexte (si si). The Raid 2 a donc le double bon goût de ne pas proposer une simple redite de ce qui a fait le succès de son prédécesseur, et de tenter de développer une intrigue au-delà du concept de castagne.

Thématique oblige, on pense immédiatement à l'excellent (et inimitable) Infernal Affairs, mais The Raid 2 m'a semblé assez confus quant aux relations entre la mafia indonésienne, les Yakuzas, et cet énergumène à lunettes & canne. Le point fort de cette suite reste donc les séquences d'action, mais elles constituent également sa faiblesse la plus notable : si la chorégraphie est là, les saccades des gros plans filmés caméra à l'épaule sont assez insupportables et conduisent parfois à la limite de la nausée.


[© Merantau Films]

Ce dernier point n'est toutefois pas l'apanage de cette bobine, il s'agit d'un travers du cinéma du 21e siècle, qui me fait regretter tous ces objets 80's filmés en plans larges (ou tout au moins non serrés) : on profitait alors des belles chorégraphies martiales. Ici le plaisir s'en trouve entaché, et m'empêche de ressentir la satisfaction qui aurait pu être mienne avec une réalisation différente. Dommage.

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Sunday, July 20, 2014

Black Coal

Autant la bande-annonce m'avait interpellé par son côté mystérieux, autant la séance ne m'a pas exactement captivé... J'y ai pourtant trouvé l'ambiance froidement glauque escomptée, mais le scénario m'a semblé confus, et les flashbacks m'ont comme qui dirait un peu perdu.

J'ai également eu du mal à m'y retrouver dans l'intrigue, en raison des traits de certains personnages qui n'étaient pas suffisamment dissemblables pour mon oeil. Ceci, associé au fait que la bobine m'a donné le sentiment de tirer en longueur, ne me laisse pas exactement un souvenir éclatant un petit mois après la séance... Je range donc ce Black Coal au rayon des déceptions, et je passe à autre chose. Next !

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Les Poings contre les Murs

Auteur des très bons My Name is Hallam Foe & Perfect Sense, David Mackenzie propose ici un film carcéral, centré autour du personnage d'Eric, un ado ultra-violent promus dans un centre d'incarcération pour adultes. L'interprète de cette âme écorchée habite littéralement son rôle, et constitue objectivement la force de la bobine.

Les Poings contre les Murs prend une direction inattendue lorsqu'il lorgne vers l'absence du père, également incarcéré dans ce même établissement, et surprend encore plus lorsque l'on découvre les pratiques criminelles de l'équipe de direction. Ce dernier point pèche à mon sens, et le réalisateur aurait dû s'en tenir à la question sociale, sans ajouter une surcouche à la Haute Sécurité, laquelle m'a laissé une impression finale en demi-teinte...

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Godzilla

Ce Godzilla cuvée 2014 s'ouvre sur une séquence absolument magnifique emmenée par un Bryan Cranston qui ne l'est pas moins, mais poursuit sur une lancée balistique un cran en dessous. Godzilla y est indéniablement la star, un méga prédateur alpha qui ne souffre la présence d'adversaires à sa mesure. J'ai apprécié son rendu, toutes ses apparitions, et particulièrement les affrontements avec ses antagonistes.

Le film comprend également un argument humain, mais les personnages m'ont semblé (hormis Bryan Cranston déjà mentionné) assez fantôme pour ainsi dire, sans grand intérêt. C'est là ce qui constitue à mon sens sa faiblesse, à tel point d'ailleurs qu'après deux mois je ne me souviens plus vraiment de leur (non-)contribution. Ceci étant, mon sentiment après ce laps de temps reste globalement positif, et je ne rechignerais pas je pense à revoir cette bobine. Oueps.

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Edge of Tomorrow

Parti donner sa chance au dernier Terry Gilliam, je me suis finalement retrouvé devant cet Edge of Tomorrow, dont les échos étaient éminemment plus favorables. La bande-annonce ne m'avait toutefois pas particulièrement emballé je craignais que la thématique de la journée sans cesse renouvelée ne se contente de répliquer à la sauce SF ce que l'on a déjà vu par ailleurs.

A posteriori je trouve l'ensemble d'assez bonne tenue, la réalisation de Doug Liman parvenant à correctement rythmer la bobine, la meilleure preuve en étant probablement que mon attention ne s'est pas relâchée. Étonnamment Tom Cruise ne m'a pas donné l'impression d'en faire des tonnes, et le charmant minois d'Emily Blunt m'a comme toujours ravi. Le fond tient quant à lui la route, l'idée de ces boucles temporelles est plutôt intéressante, et le seul reproche que je formulerais tient en ce final dont je ne peux parler sans dévoiler des éléments clés.


[© Warner Bros. France]

'Fin bref, tout ça pour dire que cet Edge of Tommorow a constitué une sympathique surprise, et que je le recommanderais bien !

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Sunday, June 22, 2014

Maléfique

Je suis allé voir cette variation sur le thème de La Belle au Bois Dormant sans grande conviction, et c'est peut-être ce qui a joué en sa faveur. En dépit d'un scénario somme toute assez mince, les rouages de cette petite mécanique fonctionnent, et je me suis laissé porter.

Ca ne casse certes pas trois pattes à un canard, mais le visuel est sympathique, et la résolution inattendue en regard des formes connues du conte. Ceci dit, c'est typiquement un objet qui ne mérite pas dix euros, ne poussons pas mémé dans les orties. A tenter à l'occasion donc ce Maléfique, mais la tévé fera tout aussi bien l'affaire.

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X-Men : Days of Future Past

Lorsque j'ai vu ce nouveau volet de la saga X-Men il y a un petit mois, j'ai trouvé l'ensemble plutôt distrayant. Le spectacle est ainsi enlevé, à la hauteur de l'attente, et du moment où l'on ne se prend pas trop les neurones avec les histoires de paradoxes temporels, il n'y a pas de raison de ne pas adhérer.

Cet X-Men : Days of Future Past me semble être une bonne conclusion à la série de ces quinze dernières années. Dans l'absolu, on pourrait donc imaginer que l'on en reste là, mais comme il est toujours difficile d'abandonner une poule aux oeufs d'or, je crains plutôt que l'on assiste à une refondation sur la table rase qui fait office de final... Pour mieux approcher l'overdose ?

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Monday, June 9, 2014

The Rover

En amateur éclairé des ambiances post-apo, je ne pouvais décemment louper cette bobine de l'australien David Michôd, The Rover.

Le rôle-titre échoit à Guy Pearce, interprétant un personnage obscur, engagé dans une poursuite après sa voiture tout juste dérobée par un groupe de trois hommes. L'homme aux motivations mystérieuses entraîne à sa suite un étonnant Robert Pattinson, bien engagé sur la voie de déstructuration de cette image acquise au travers de la franchise Twilight.

De la situation australienne on n'apprend que bien peu de choses, encore moins de celle du reste du monde, et l'action pourrait tout aussi bien prendre place dans une Australie contemporaine. Le film est économe en dialogues, avare en éléments scénaristique, exhibant un côté arty qui reconnaissons-le peine à captiver. Quand arrive la résolution finale, on se demande quand même un peu si le chemin en valait vraiment la peine...


[ © Metropolitan FilmExport ]

Les errances de ce vagabond m'ont un peu laissé dubitatif, je préfère de loin m'en tenir au Mad Max de George Miller et à La Route de John Hillcoat. Next.

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Sunday, June 1, 2014

Le Promeneur d'Oiseau

Le synopsis de ce Promeneur d'Oiseau m'a comme qui dirait induit en erreur... Je m'attendais ainsi essentiellement à une sorte de voyage initiatique, et je me suis en fait retrouvé en face de ce que je qualifierais de feel-good movie.

Si la chose n'est en soi pas désagréable, le film m'a semblé manquer de cohésion, proposant un ensemble de séquences juxtaposées autour d'un fil directeur un peu grossier et d'un tandem grand-père / petite-fille qui ne fonctionne qu'à moitié. Quelques jours après la séance il m'en reste surtout le souvenir de ce coeur léger en sortant de la séance (ce qui n'est pas rien je le concède), et cette réflexion que les Chinois bénéficient d'une exceptionnelle couverture haut-débit mobile en montagne et dans les grottes. Les opérateurs hexagonaux feraient d'ailleurs bien de s'en inspirer pour nos campagnes profondes ! ^o^

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Le Vieux qui ne Voulait pas Fêter son Anniversaire

On retrouve dans cette adaptation ciné du roman éponyme de Jonas Jonasson l'ambiance du texte original, la fuite hasardeuse de ce tout juste centenaire, l'enchaînement de situations improbables et les flashbacks sur l'étonnant vécu du personnage.

Toutefois, si le singulier humour pince-sans-rire est également présent, j'ai trouvé qu'il manquait un petit je-ne-sais-quoi, peut-être cet effet de surprise qui bénéficiera aux spectateurs n'ayant pas lu le livre. Je suis donc ressorti de la séance un peu mitigé, certes content d'avoir retrouvé l'esprit décalé du texte, mais un peu déçu de n'avoir été happé par la bobine. Dommage.

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Ugly

Après l'agréable simplicité de The Lunchbox, retour dans la fourmilière indienne mais cette fois-ci sous une optique de thriller. Ugly s'articule ainsi autour du rapt d'une enfant d'une dizaine d'années, fruit d'un mariage raté entre un acteur qui ne l'est pas moins et une héritière de bonne famille.

La bobine emmène le spectateur en eaux au moins aussi troubles que celles du Gange, présentant une intrigue que l'on qualifiera au choix de touffue ou confuse, où tout le monde cherche à profiter de son prochain. La narration nécessite objectivement une attention soutenue, en raison de son côté brouillon et de ses flashbacks intempestifs, et je dois d'ailleurs reconnaître que je m'y suis un peu perdu.

Au final il m'en reste le souvenir d'une séance assez noire, voire glauque, qui me laisse un sentiment partagé. Il me semble avoir lu quelque part que le réalisateur Anurag Kashyap a déclaré qu'après avoir vu son film les spectateurs pourraient ne plus avoir envie d'aller visiter l'Inde... Pour ma part je ne comptais déjà pas m'y rendre, et mon feeling n'a comme qui dirait pas changé d'un iota... :os

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Saturday, May 24, 2014

Maps to the Stars

L'image d'un microcosme hollywoodien pétri de névrose et de cynisme peut parfois s'immiscer dans l’inconscient populaire, et force est de constater que cette nouvelle bobine de David Cronenberg ne cherche point à établir une quelconque forme de démenti, bien au contraire... En dépit de ses aspects barrés, Maps to the Stars m'a toutefois bien moins captivé que la précédente livraison du réalisateur, le singulier Cosmopolis.

J'ai trouvé que l'ensemble manquait ici paradoxalement de relief et de surprise, la bande-annonce ayant livré quelques clés, et si j'apprécie beaucoup Julianne Moore je ne suis pas certain de voir ce que sa prestation pourrait valoir en regard d'une récompense à Cannes, contrairement à ce que certaines voix en disent. Après une petite journée mon avis reste toujours aussi mitigé, le sympathique humour cynique distillé deci delà ne parvenant à faire pencher favorablement la balance.

Je vais donc ranger cette bobine sur l'étagère des semi-réussites / semi-ratages, et oublier cette affreuse immolation synthétique du plus laid effet (si si j'vous jure)... :os

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La Voie de l'Ennemi

Cette bobine du réalisateur hexagonal Rachid Bouchareb, dont je n'ai pas vu grand chose d'autre, s'attaque à la thématique de la rédemption et de son corolaire, le pardon.

William Garnett [Forest Whitaker, égal à lui-même] se trouve ainsi libéré en conditionnelle, un peu moins d'une vingtaine d'années après avoir tué l'adjoint du shérif Bill Agati [Harvey Keitel, RAS], toujours en poste et objectivement désireux de voir le coupable retourner ad vitam derrière les barreaux. La confrontation attendue entre les deux hommes m'a semblé faire l'effet d'un pétard mouillé [pas de comparaison avec l'opposition John Rambo / Shérif Will Teasle par exemple], et le sujet à peine survolé en raison de ces enjeux qui peine à se faire ressentir.


[© Pathé Distribution]

La place faite à l'islam dans la rédemption de William Garnett semble également discutable tant cette religion ne colle pas exactement à l'idée que l'on peut se faire du microcosme d'un pénitencier du fin fond du Nouveau-Mexique... Peut-être faut-il y voir une volonté de l'auteur de la montrer sous le jour d'un vecteur de paix ? Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé qu'elle détonnait dans le contexte.

La bobine m'a donc laissé assez froid en dépit des températures régnant dans cet état désertique, et le final inutilement ouvert a contribué à me laisser sur ma faim. Je sauverais tout de même bien la prestation de Brenda Blethyn, très juste dans son rôle d'agent de probation, certes ferme mais résolument encline à donner une seconde chances aux âmes présentées comme perdues. Pour le reste, disons que l'on peut oublier. Oueps.

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Monday, May 19, 2014

Geekopolis - Edition 2014

La seconde édition du salon Geekopolis s'est donc tenue le week-end dernier, et le bilan s'avère positif, même si j'aurais tout de même un bémol à apporter.

D'un point de vue strictement personnel et par conséquent éminemment subjectif, je retiens particulièrement :

   - Une très intéressante discussion linguistique en tête à tête avec Edouard Kloczko sur le processus de création des langues elfiques chez Tolkien, et tant qu'à faire une petite dédicace de son Encyclopédie des Elfes.

   - Une sympathique session immersive proposée par La Boîte de Pan, offrant en mode coopératif de désamorcer une bombe (conçue par Cré'à'Vapeur et Petites Curiosités), de neutraliser des éléments radioactifs (si si), avant de poutrer des ennemis en mode laser game tout en évitant les zombies qui rodaient tout autour !

   - Une projection d’épisodes de la seconde saison de Metal Hurlant Chronicles en présence du réalisateur et de trois acteurs.

   - Quelques sympathiques sessions ludiques, et un petit coup de coeur pour Metropolys de chez Ystari Games, dans lequel j'ai investi en boutique ce matin.

Concernant le dernier point, je remercie tout particulièrement le Centre National du Jeu d'avoir aux côtés des Editions du Matagot assuré la représentation des jeux de plateaux et assimilés, les autres éditeurs n'ayant pas daigné faire le déplacement... Il me semble pourtant que des noms comme Asmodée ou Iello pour ne citer qu'eux y auraient largement leur place.

Le salon était cette fois organisé au Parc des Expos de la Porte de Versailles (Hall 7.3), bénéficiant ainsi d'une plus grande superficie, mais perdant un peu la convivialité qu'il y avait dans l'espace plus ramassé de Montreuil, où les étages permettaient de clairement séparer les quartiers. Dans la présente édition, se repérer n'était pas une mince affaire, il manquait non seulement des signalétiques aériennes pour aisément passer d'une ambiance à une autre, mais également des plans plus lisibles à l'entrée des différentes zones. Pour ces dernières, on peut également regretter l'absence de décors, les cloisons de séparation et les toiles noires n'invitant pas vraiment au voyage...

Ceci mis à part, l'organisation m'a semblé bien ficelée, avec des membres de l'équipe organisatrice sillonnant sans arrêt le salon, cadençant les conférences, assurant un déroulement somme toute optimal des activités. Au sujet des conférences, il convient au passage de souligner le plus que représentait la zone les accueillant (incluant un amphi pour les projos / spectacles), à l'écart et donc très calme.

Voilà ce que je peux dire en première synthèse, une nouvelle édition dans laquelle j'ai trouvé mon compte. What else ? :o)

Sunday, May 11, 2014

Un Défilé de Robots - Isaac Asimov

Ce volume du Cycle des Robots concatène huit nouvelles d'Isaac Asimov, présentant autant d'occasions de mettre à l'épreuve les robots, leur psychologie et les rapports qu'ils entretiennent avec leurs créateurs humains. Les textes proposés, s'ils sont intéressants du point de vue de leur thématique ne m'ont toutefois pas semblé d'une importance capitale en regard par exemple d'un roman comme Face aux Feux du Soleil, où l'auteur déroule de brillants raisonnements déductifs par l'entremise du personnage Elijah Baley.

S'il fallait néanmoins mettre en exergue l'une ou l'autre des nouvelles, j'exhumerais bien par exemple "Victoire par Inadvertance". Ce texte a la particularité de n'exhiber aucun être humain, et de poser trois robots en ambassadeurs sur la planète Jupiter : la nature irascible des autochtones belliqueux et absolument imbus d'eux-mêmes prête à sourire, et la chute repose sur une logique certes toute simple mais néanmoins inattendue. En complément, je pourrais également mentionner les apparitions de la glaciale Susan Calvin, robotpsychologue émérite, que l'on définirait plus volontiers parente des robots que de ses congénères.

Il s'agit donc là pour moi d'un recueil mineur, je conseillerais plutôt la lecture du roman d'Isaac Asimov mentionné un peu plus haut.

Sympathies for the Devil - Thomas Day

Après l'excellente surprise qu'avait constitué La Voie du Sabre by Thomas Day, je me devais de retenter quelques écrits de l'auteur. C'est à présent chose faite avec ce Sympathies for the Devil, recueil de six nouvelles en partie revues pour la présente édition.

Disons le tout de go, je n'ai cette fois pas adhéré aux textes, en premier lieu pour des questions stylistiques. L'un m'a ainsi semblé excessivement caricatural (le personnage du Duc in "Une Forêt de Cendres", sans compter le nom du lupanar), un autre sabordé par la scène finale ("La Mécanique des Profondeurs" et le rapport père / fille).

Je sauverais tout de même "La Notion de Génocide Nécessaire", intéressant dans un contexte contemporain de fichage généralisé de l'individu, et "Démon aux Yeux de Lumière", à la sympathique flamboyance burlesque qui (de très loin) m'a renvoyé à l'excellent (et je pèse mon mot) De Bons Présages par le duo Neil Gaiman / Terry Pratchett. Je vais néanmoins remise ce volume au placard, en donnant une nouvelle chance à Thomas Day via son roman Du Sel sous les Paupières, auréolé du Grand Prix de l'Imaginaire 2013... Wait'n'see...

Saturday, May 10, 2014

Night Moves

Night Moves prend pour cadre l'activisme écologique, ou éco-terrorisme c'est selon. On y suit Josh [Jesse Eisenberg], ouvrier dans une ferme biologique qui entreprend par militantisme de faire sauter un barrage. L'opération se prépare, semble carrée, mais un inévitable impondérable viendra entacher le succès de l'action.

La bobine me semble une intéressante base pour débattre de la question de l'activisme, des leviers à actionner pour éveiller positivement la conscience de la société aux questions environnementales, des conséquences des actes d'essence radicale. Cinématographiquement, le film déroule une partition lancinante, centrée sur la figure incarnée par Jesse Eisenberg, éminemment taciturne, habité ou absent c'est selon. Je me suis étrangement laissé porter par ce non-rythme, jusqu'au final tragique, laissant augurer au-delà des questions de culpabilité que le personnage de Josh souffrait de quelque déséquilibre.

Il me semble donc intéressant de donner sa chance à ce film, somme toute bien plus engageant que ce Wendy & Lucy de la même réalisatrice qui s'était révélé d'un extraordinaire ennui.

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Last Days of Summer

Après les excellents Thank You for Smoking / Juno et les sympathiques In the Air / Young Adult, Jason Reitman nous livre aujourd'hui ce Last Days of Summer, adapation d'un roman de Joyce Maynard que je n'ai pas lu.

Le film s'articule autour d'un foyer familial restreint, Adele [Kate Winslet, fragile] élevant seule son fils Henry [Gattlin Griffith, taciturne] depuis que son mari Gerald [Clark Gregg, absent] les a délaissés pour poursuivre sa vie avec une autre âme. Adele vit comme une recluse, n'osant affronter le monde, souffrant de crises de panique à la simple idée de quitter sa tanière. Quand Frank [Josh Brolin, ambigu], détenu fraichement évadé, s'immisce dans leur vie, la mère célibataire et le jeune homme trouvent comblé le vide de leur quotidien.


[© Paramount Pictures France]

Chacun des personnages m'a semblé bien dans son ton, et les relations qui se nouent entre eux on ne peut plus naturelles. La bobine se déroule sur un rythme tranquille, collant à la torpeur estivale, sans pour autant susciter l'ennui, et en s'affranchissant de ces retournements de situation téléphonés comme on en voit tant à l'écran. Dans sa construction, on peut noter les intéressants flashbacks sur le passé de Frank qui aident à déterminer sa personnalité et à bâtir un léger suspense, mais ils auraient gagné à être un peu plus lisibles et concis. Il ne s'agit toutefois que d'un léger grief, un bémol insignifiant en regard de la satisfaction générée par cette séance.


[© Paramount Pictures France]

Ce Last Days of Summer a donc constitué une nouvelle bonne pioche dans la filmographie de Jason Reitman, qui se maintient à un sympathique bon niveau. Je vais donc continuer à suivre la carrière de ce réalisateur, qui au passage m'a ici donné une furieuse envie de tarte aux pêches, pfoula ! ^o^


[© Paramount Pictures France]

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Friday, May 9, 2014

The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros

Je n'avais initialement pas prévu d'aller voir cette bobine, tout déçu que j'avais été par The Amazing Spider-Man. A la faveur d'une pulsion dictée par l'horaire et l'envie de ne pas attendre une séance plus tardive, je me suis toutefois résolu à lui donner sa chance, sait-on jamais.

Ce second volet débute par une séquence qui m'a un peu chagriné, incluant caméra tremblotante et invraisemblance caractérisée (la dernière relance du transfert de data), prenant valeur de mauvais augure. Pour la suite, trois axes dans le développement.


[© Sony Pictures Releasing GmbH]

En premier, l'amourette Peter Parker / Gwen Stacy. Pour moi cela ne fonctionne tout simplement pas, le principal problème étant que je n'adhère à aucun des deux personnages. Cela n'est toutefois guère surprenant, puisque j'adore le couple Peter Parker / Mary Jane Watson de la trilogie de Sam Raimi.

En second, Electro. Pas grand chose à redire au sujet de cet antagoniste, aux allures de Seigneur Sith lors de sa première apparition en ville. Ce personnage est bien amené, correctement traité, et son rendu plutôt sympa, en tout cas largement meilleur que celui du terne Lézard du précédent volet.

En troisième, le Green Goblin. La métamorphose de Harry Osborn se trouve là-encore correctement préparée, mais son opposition avec Spider-man se voit pour ainsi dire un peu réduite à la portion congrue, littéralement expédiée en fin de bobine. Lui succède une courte opposition avec un Rhino qui fait un peu sourire.


[© Sony Pictures Releasing GmbH]

Il me reste au final de cette séance un sentiment d'insatisfaction [j'ai malheureusement senti le temps passer] qui ne me surprend pas outre mesure. Ce second volet me semble un bric-à-brac un peu fourre-tout, ce que la séquence X-Men perdue au beau milieu du générique de fin ne vient absolument pas démentir. Aller hop, on oublie !

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Wednesday, May 7, 2014

96 Heures

96 Heures est typiquement le genre d'objet qui me laisse un peu perplexe. Sur une idée de base intéressante (la garde à vue inversée) montée avec deux gueules bien choisies [Gérard Lanvin & Niels Arestrup], Frédéric Schoendoerffer accouche d'un polar paradoxalement arythmique et étonnamment convenu dans ses révélations finales.

Il m'en reste une dizaine de jour après la projection un sentiment de téléfilm, qui rate le coche qu'il aurait pu cibler, la question étant de savoir où la cible était positionnée. Après la catastrophe Truands à l'aube 2007, je me demande si je n'ai pas un soucis avec ce réalisateur. Oueps. Quoi qu'il en soit, on oublie cette bobine, malheureusement.

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