Amérique du Nord, dans un futur indéterminé. Le Capitole règne en maître sur ses fiefs depuis que leur rébellion passée a été matée dans le sang. En représailles, il organise de manière récurrente des jeux du cirque télévisuels -les Hunger Games-, au cours desquels vingt-quatre ados provenant des douze districts s'affrontent à mort, puisqu'il ne devra en rester qu'un. Le film s'articule autour de Katniss Everdeen [Jennifer Lawrence - pas vraiment convaincante] (District 12), qui s'est portée volontaire en tant que tribut, ceci afin de sauver sa petite soeur qui avait été désignée. La jeune femme va dans un premier temps être engagée dans une entreprise de séduction du public -option Real Tivi oblige-, avant de plonger enfin dans l'arène de jeu...
[© Metropolitan FilmExport ]
Je dis "enfin", car la mise en place version "strass et paillettes" précédant les réjouissances espérées m'a semblé bien trop longue, limite ennuyeuse. Deux raisons à cela. Tout d'abord, les visuels du Capitole et de ses habitants ont un côté extravagant, toc & clinquant, qui sonne faux, et de fait nuit pour moi à la crédibilité de l'univers que j'aurais espéré plus froid et réaliste. Les premières séquences situées dans le District 12 avaient d'ailleurs à ce titre su éveiller mon intérêt en dépit de la caméra tremblotante qui s'y amuse, effet visuel à la mode mais que je trouve insupportable. Ensuite, cette préparation aux jeux dans laquelle se retrouve plongée Katniss m'a semblé décousue, faiblarde, incapable de faire adhérer aux enjeux et d'éprouver la moindre empathie pour les personnages pourtant promis à un véritable carnage.

[© Metropolitan FilmExport ]
Enfin, véritable carnage, ce que j'espérais tout au moins... Car lorsque les choses sérieuses débutent, on se retrouve face à une murder party plutôt molle du genou. Manque de rythme, instants chamallow, bref, un flagrant manque de férocité et de politiquement incorrect. L'arène pour sa part apparaît comme un monde à la Truman Show, une sorte de dôme high tech gérée à distance par une équipe de techniciens. Soit. Toutefois, si la génération de feu ne pose pas de soucis de crédibilité, il n'en est pas de même pour ces créatures féroces envoyées aux trousses des tributs, qui se matérialisent comme par magie... Si l'on avait été dans la Matrice ou Tron, pourquoi pas, mais là...
Bref, en sortant de la salle, j'avais l'impression d'avoir vu une bobine entre deux eaux, molle du genou et plutôt gentillette, pas foncièrement ratée mais pas non plus super emballant... Probablement parce que je n'étais pas dans le public cible, a priori celui de Twilight, ce que j'ai appris après la séance, ahah... (Re-)Bref, ça m'a donné envie de revoir ce bon vieux Battle Royale ! \o/ [A ce propos, il y a un excellent article -en anglais- chez io9 qui compare les films Hunger Games et Battle Royale :
Did The Hunger Games really rip off Battle Royale ?.]
=> Bande-Annonce
Rebonsoir, je n'ai pas vu Battle Royale mais c'est sûr que le public visé n'est pas le même et pour Hunger Games, la commission de censure a trouvé le film presque trop violent pour les jeunes spectateurs, on a frôlé l'interdiction aux moins de 12 ans. Il semblerait que les romans sont plus subtils, sombres et pessimistes. J'ai vu le premier volet avec plaisir (si, si). J'attends la suite. Bonne soirée.
ReplyDeleteSi les romans diffèrent effectivement du film et se révèlent tels que tu les décris, cela pourrait expliquer que quelqu'un comme Stephen King se soit laissé séduire. Je tenterais peut-être de les lire à l'occasion. Concernant la suite du film, je vais quand même rester à l'affût des news, la production ayant quelques réalisateurs en vue, dont Cronenberg / Cuarón / Iñárritu. Il va de soit que si l'un d'entre eux devait s'atteler à la tâche, mon intérêt s'éveillerait ! :o)
Delete