Sunday, March 18, 2012

Le Territoire des Loups

Alaska, de nos jours. Un groupe de travailleurs embarque dans un avion qui doit les convoyer de leur exploitation pétrolière -complètement paumée comme tout ce qui se situe dans cette province- vers la ville d'Anchorage. Manque de chance, l'aéroplane se trouve pris dans de sérieuses turbulences qui provoquent son crash.

John Ottway émerge dans la glace, complètement sonné, et découvre la carcasse disloquée de l'avion. Un rapide tour des débris permet de compter un (très) petit nombre de survivants, lesquels prennent rapidement la mesure désespérée de leur situation : alors que le froid mordant est déjà à l'oeuvre, de furtives silhouettes de canidés achèvent d'évacuer toute perspective d'un futur un minimum radieux.


[© Metropolitan FilmExport]

La présence des prédateurs se fait tout d'abord discrète, puis les animaux s'enhardissent n'hésitant pas à s'approcher du campement de fortune pour harceler le groupe d'hommes déjà bien amochés par l'accident. Emmenés par John Ottway, sniper expérimenté dans le dégommage des loups mais malheureusement démuni de son arme, les survivants quittent bientôt l'épave fumante pour tenter de gagner des bois et peut-être surtout ne pas abandonner tout espoir. Le combat pour la survie qui s'ensuit apparaît fort inégal, les canidés jouant à domicile et maîtrisant évidemment le domaine et l'exercice.


[© Metropolitan FilmExport]

J'ai plusieurs fois ressenti cette désagréable sensation de cul-de-sac, ce sentiment d'être pris au piège et de ne rien pouvoir faire d'autre que légèrement retarder l'issue fatale. Dans ce contexte oppressant, les personnages réagissent très différemment, oscillant entre combativité et résignation. Lorsque la troupe se voit réduite à la portion congrue, je me suis surpris à partiellement espérer qu'il y aurait un survivant, concédant toutefois en parallèle que cela n'aurait été logique.


[© Metropolitan FilmExport]

Il n'en fut évidemment rien, et la dernière séquence -elliptique- conclut en beauté ce combat perdu d'avance, faisant échos aux séquences du passé de John Ottway entraperçues plus tôt et donnant le sentiment de sonner aussi juste que possible.

Dans ce survival désespéré le scénario se montre (Logiquement ?) linéaire, mais des séquences singulières viennent relever la sauce : John vs sa femme notamment, ainsi que l'impressionnante séquence du crash, l'une des plus ébouriffantes dont je me souvienne. Je mettrais bien un léger bémol au niveau du réalisme de certains passages [le saut au dessus du précipice, la prise en compte du froid et de l'humidité], mais cela apparaît moins gênant que dans Les Chemins de la Liberté.

Bref, Le Territoire des Loups me semble être une bobine à tenter si le pitch vous interpelle, en vous abstenant toutefois peut-être de visionner la bande-annonce [je l'ai vue a posteriori pour ma part].

=> Bande-Annonce

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