Saturday, November 10, 2007
To Manchester and Back Again (1/3)
Comme il fallait s'y attendre, je n'ai pas vraiment péché par excès de sommeil, en cause l'habituel stress de voyage, la peur du réveil qui ne sonne pas, celle du RER en rade... J'arrête donc les frais et me lève un bon quart d'heure avant que le réveil ne sonne. La douche tiède fouette mon corps peu vivace, me réveille tant bien que mal. La vision de l'heure matinale au retour dans ma chambre, 4h04 - Ca ne s'invente pas ! -, me conduit évidemment à penser Plane Not Found, et j'entrevois là une opportunité de stress en moins.
A 4h35 en ce jeudi matin, les rues de Paris sont aussi calmes qu'elles le sont le dimanche à 8h, même si les rares âmes que l'on y croise ne sont pas exactement les mêmes. Point de fêtards ici, juste la France laborieuse qui se met en marche.
Une centaine de mètres avant d'arriver à la station RER, mon chemin croise celui d'un homme noir, trapu et à la cinquantaine bien frappée. A mon passage, il relève son visage, incline sa tête et me salue d'un bonjour monsieur inattendu mais fort plaisant. Je lui retourne la politesse d'un simple mais néanmoins appuyé hochement de tête.
Roi de la Marge et de la Marche que je suis, je me retrouve à Denfert bien plus tôt que prévu, à poste pour attraper l'un des tous premiers RER du matin. Je m'y installe, et me laisse sombrer dans un semi-sommeil bienvenu. Mon esprit bien qu'assoupi tourne encore à vitesse raisonnable, et je ne peux m'empêcher de noter que mon train se remplit étonnamment tout au long du trajet. A vrai dire, j'étais loin d'imaginer qu'il le serait autant.
Les stations défilent, le terminus s'approche dangereusement. Aéroport Charles-de-Gaulle 2 - TGV annonce la voix, here I am... Je monte les escaliers, enfile les couloirs en pensant simplement à mon enregistrement, pas au vol qui suivra. Les références de mon billet électronique en main, je récupère ma carte d'embarquement en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Direction le contrôle de sécurité.
Je glisse mon Destop nasal dans un sachet en plastique. Moins de 100ml, c'est bon. Je dépose mes affaires dans un bac, manteau, écharpe, clés, téléphone, dossiers... Ainsi que mes pompes et ma ceinture... Un de ces quatre on finira par les passer à poil ces contrôles... Je me rhabille puis me dirige vers le fond du terminal, histoire de profiter de l'un de ces fauteuils allongés qui font face aux avions. Zen.
Une demi-heure plus tard, je prends possession de mon fauteuil à bord de l'A320. Je m'assois et tente de maîtriser cette appréhension qui vient tout juste de se réveiller. Je me rappelle alors les paroles de mon médecin : "Durant les phases de décollage et d'atterrissage, la pression varie. Si votre nez est bouché, des poches d'air à pression du sol se forment dans votre cavité nasale alors que l'air injecté dans l'avion diminue jusqu'à une pression équivalente à 1800m - 2000m d'altitude. C'est cette différence de pression qui est à l'origine des douleurs que vous avez ressenties lors de votre dernier vol. Si vous pouvez respirer par le nez, vous n'aurez pas mal."... Soit. Mon nez est légèrement encombré, mais aucun écoulement purulent ne le bloque, cela devrait donc aller. Enfin, j'espère...
7h50, l'avion est en bout de piste. Les moteurs grondent d'abord gentiment puis se mettent à rugir de plus en plus fort, avant que le pilote ne lâche subitement les freins. Alea jacta est comme on dit...
Nota : Cent coups de fouets pour ceux qui ne verraient pas le clin d'oeil du titre ! ;o)
Fond Sonore : Scorpions, Best Of
Tuesday, November 6, 2007
To Be or Not to Be
Faisant fi de l'absence de courtoisie de l'individu, ma bienveillance naturelle lui vient en aide avant que mon mordant non moins naturel ne le renvoie dans les brancards à coups de remarques incisives sur ses évidents problèmes de déchiffrage de fiche horaire. Le type s'enquiert alors de la fréquence de ma présence en ce lieu précis à cette heure toute aussi précise. Lui ayant répondu par un simple et concis de façon quotidienne, son visage s'illumine tandis qu'il me tend la main : moi c'est Pierre, je crois qu'on va se croiser souvent ! Sceptique quant à l'impression factice que dégage ce soudain élan de fraternité, je réponds néanmoins à son ouverture en me présentant à mon tour... Qu'ai-je à perdre ?
Les jours passent, les salutations quotidiennes se font moins démonstratives, et le week-end arrive.
Le samedi, je quitte ma tanière pour me poster au pied de l'arrêt. Je jette un oeil vers le bas de la rue pour tenter d'apercevoir mon bus, mais en fait de bus c'est le type en question que j'aperçois : il avance sur le trottoir, bras dessus dessous avec sa dulcinée. Arrivé à six petits mètres de mon auguste personne, nos regards se croisent par hasard, et le gus entreprend sur l'instant de traverser la rue, à la grande surprise de sa copine, évitant soigneusement de regarder dans ma direction. Soit.
Le lundi suivant, j'attends le bus comme tous les matins. Le bonhomme se pointe. Je m'attends à ce qu'il se poste sans un mot, ce qui m'aurait semblé honnête, ménon, il s'approche de moi, et me tend la main avec un grand sourire...
Je ne suis certes pas à cheval sur les conventions sociales, loin de là, mais s'il y a une chose qui m'insupporte, c'est bien ce genre de comportement qui relève de la plus pure hypocrisie sociale !
Fond Sonore : ZZ Top, Eliminator
Wednesday, October 31, 2007
The Kingdom
Riyad, Arabie Saoudite. Alors que des expatriés occidentaux s'amusent autour d'un match de base-ball organisé dans leur complexe résidentiel, des kamikazes islamistes mettent à exécution leurs plans d'attentats et massacrent plus d'une centaine de personnes. Faisant fi des injonctions du Département d'Etat américain, l'agent du FBI Ronald Fleury négocie habilement avec un prince saoudien influent l'autorisation de se rendre dans le pays avec son équipe pour mener l'enquête. Sur place, il devra toutefois composer avec les autorités saoudiennes, peu enclines de prime abord à laisser des occidentaux mener la danse...Si Le Royaume est avant tout un film d'action, il se montre à mon sens assez fin dans la représentation de la société saoudienne, tiraillée entre tradition et modernité. Les relations entre l'agent Fleury et ses homologues, le Colonel Al-Ghazi et le Sergent Haytham, sont tout d'abord empreintes de distance voire de méfiance, chacun cherchant à appréhender l'autre et marquer son territoire, avant de se fluidifier pour donner cours à une coopération sans faille une fois la confiance établie. Cet aspect, important et impeccablement traité, sert grandement la crédibilité de l'ensemble.
Côté réalisation, il n'y a absolument rien à redire : la copie est excellente, et Peter Berg n'a aucun problème à nous immerger littéralement dans le feu de l'action quand celle-ci se fait haletante. Si beaucoup de "méchants" passent effectivement l'arme à gauche, la conclusion du script est tout sauf manichéenne, elle met en parallèle les motivations des uns et des autres qui ne combattent que pour l'anéantissement de ceux d'en face... Ce qui donne amplement matière à réflexion.
En bref, si vous cherchez un film d'action efficace, avec un zeste d'intelligence dedans, alors Le Royaume est fait pour vous.
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Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroad
Sunday, October 28, 2007
Never Forever
Sophie est mariée à Andrew, américain d'origine coréenne. Leur bonheur serait total si le couple arrivait à concevoir un enfant, ce qui ne s'est pour le moment pas produit en dépit de plusieurs tentatives d'insémination artificielle. La jeune femme subit la pression de la famille de son mari qui l'enjoint à prier sans discontinuer, tandis qu'Andrew sombre dans un insondable découragement qui le conduira à commettre une tentative de suicide. Suite à ce tragique incident, Sophie louera les services d'un immigré clandestin originaire de Corée afin qu'il la féconde. Cette relation, qui aurait dû rester exempte de tout sentiment, en sera toutefois bientôt pourvue...Dans son dernier film, Gina Kim aborde des thèmes délicats [l'infécondité, l'adultère, l'expatriation] avec une sensibilité à fleur de pellicule. Les acteurs, Vera Farmiga en tête, habitent littéralement leurs personnages, et leur justesse de jeu leur permet de transmettre des émotions intenses sans avoir à les enrober de palabres inutiles.
L'histoire de cette femme et de son amant, deux êtres perdus qui vont se trouver et s'aimer d'un amour passionné bien qu'improbable, m'a touchée et je vous la recommande vivement. Il ne vous sera toutefois peut-être pas aisé de voir ce film, car Never Forever n'a bénéficié que de 14 écrans pour sa sortie nationale en dépit du Prix du Jury qu'il l'a récompensé au dernier Festival de Deauville...
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Fond Sonore : Monster Mike Welch, Just Like It Is
Friday, October 26, 2007
Shoot'Em Up
Quand j'ai pour la première fois entendu parler de ce film, Shoot'Em Up, je me suis dit que sa pellicule devait très certainement héberger une bonne grosse daube, croyant à tort que son titre faisait référence à une adaptation de jeu vidéo. Mais les bons échos aidant, je me suis décidé à aller le voir sans même jeter un oeil à la bande-annonce... Et grand bien m'en a pris, car ce Shoot'Em Up s'est finalement révélé être une agréable friandise !Le pitch est relativement simple [un nouveau-né, une bande de tueurs qui veulent le dézinguer, un bon samaritain guerrier en protecteur inespéré], et sert de prétexte à un enchaînement ludique de séquences allumées qui parleront particulièrement aux amateurs de ciné d'action extrême. Le rendu global, mâtiné d'humour noir décalé et d'incorrection politique, surprend pour un film américain et fait honneur aux productions asiatiques du genre. En somme, Shoot'Em Up est un bon petit délire que j'ai pris un délicieux plaisir à déguster... Et il serait fort dommage de vous en priver ! :)
Nota : On dirait que 2007 est l'année des films décomplexés, et c'est tant mieux !
Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition! - '68 Comeback Special
Sunday, October 21, 2007
A Sunday Morning on Earth
Le jour se lève, les volets sont clos, la ville dort encore. Je marche sans un bruit dans les rues désertes, silencieuses. J'ai l'impression que la ville m'appartient, que je marche dans mon domaine, je me sens bien. Le bus est là, il me prend et file à travers les pâtés de maisons.
Montparnasse, les videurs sont encore devant la boîte. Quand je sors à cette heure, je devrais peut-être éviter le look négligé pour le cas où mon chemin croiserait celui d'une brebis égarée sortant de boîte. Je le note, mais surtout je descends, mon arrêt me faisant signe.
Je m'engouffre dans le métro. Quelques badauds sont là, des touristes dirait-on, japonais et anglais. Debout à cette heure, y'a pas idée. Je plaque mon pass sur la borne et franchis les portillons sans encombre. Encore des touristes dans les couloirs, la rame qui repart du quai d'en face vient de déposer une petite marée de voyageurs. Déjà, si tôt, pfff plus moyen d'être tranquille.
La rame enfile les stations et je me retrouve bientôt à Saint-Michel. Toujours les mêmes sans-logis sur les mêmes fauteuils, les temps sont durs. Châtelet, foule clairsemée, hétéroclite, voyageurs, clubbers, fêtards, matinaux, ovnis. Les Halles, je descends.
Mode Les Halles on. Tête des mauvais jours derrière ma barbe de quatre, les mains fourrées dans les poches de ma parka noire. A cette heure, pas de soucis normalement, mais sait-on jamais. J'arrive dans la galerie, personne ou presque. Je regarde alentours, j'ai envie de me planquer derrière un pilier, de scruter les environs, de faire signe à mon équipe et d'envoyer mes gars shooter ceux d'en face. Ouais, essayer l'airsoft dans ce cadre, ça pourrait être rigolo, bien qu'assez improbable.
8h30, j'arrive au ciné. Une demi-heure porte à porte, pas mal pour un dimanche matin. Quelques spectateurs sont déjà là, notamment des fidèles parmi les fidèles de la première projection de la capitale. Deux pressions sur l'écran tactile, une introduction de pass, et hop mon ticket tombe. Bientôt, la grille métallique glisse vers la gauche et je pénètre dans les entrailles obscures du multiplexe.
Showtime !
Fond Sonore : The Matrix, Bande Originale
Thursday, October 18, 2007
28 Weeks Later
Le virus éradiqué, l'Angleterre sécurisée par les forces armées de l'Oncle Sam [ben voyons], les réfugiés commencent à rentrer au bercail. C'est ainsi que Ron, survivant du désastre, retrouve ses enfants à qui il avait fait quitter le pays. Il leur apprend la mort de leur mère, leur expliquant que le méchant monstre microscopique l'a emportée et qu'il n'a rien pu faire pour la sauver. La petite famille s'installe dans le coeur de Londres, sécurisé par les gentils américains, mais les gamins n'en font qu'à leur tête et s'échappent en zone interdite, histoire de récupérer une photo de leur mère dans l'ex-demeure familiale. Là, ils feront une découverte [plus ou moins] inattendue qui aura de trèèèèès fâcheuses conséquences...Après une scène d'introduction intense et agréablement maîtrisée, 28 Semaines Plus Tard sombre dans une affligeante banalité. Le scénario y brille par son inconsistance et se révèle d'ailleurs tellement téléphoné que l'on se demande si ses quatre [sic] auteurs n'ont pas fait leurs armes dans l'industrie des télécoms.
Dépossédée de la subtilité de 28 Jours Plus Tard, cette suite adopte un angle sans surprise assez bourrin, qui confine parfois au ridicule [la scène de l'hélico notamment, digne d'un film parodique, franchement too much] et qui donne la nausée [les effets épileptiques ça va cinq minutes]. 28 Semaines Plus Tard est une grosse déception, et ce d'autant plus qu'il y avait largement matière à capitaliser solidement sur le premier volet. A éviter donc.
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Kasabian, Empire
Wednesday, October 17, 2007
A Morning in the Merde (*)
C'est ainsi que dimanche dernier, après avoir tout juste terminé mon petit-déjeuner campagnard, j'ai pris conscience que ma matinée allait pour ainsi dire être assez merdique. Vous n'en serez point étronnés, fidèle à moi-même, je me suis plongé dans le problème de façon pragmatique, activant mes méninges pour trouver une issue aussi digne que possible à la situation.
Une première phase de cogitation expérimentale m'a permis de localiser le noeud du problème à une fraction d'encablures de la cuvette. Ayant de surcroît noté via un regard qu'un petit filet d'eau s'échappait tout de même du sombre piège, je me suis dit que tout espoir de m'en sortir sans gros oeuvre n'était peut-être pas perdu.
M'appuyant sur ce bon vieux principe des vases communicants appliqué aux siphons, je me suis alors armé de redoutables seaux débordants d'eau chaude, histoire de foutre un peu la pression à ce bouchon qui m'emmerdait. Le résultat ne s'est heureusement pas fait attendre : pliant devant la volonté du plus fort ledit bouchon s'en est prestement allé sans demander son reste !
Le succès de l'opération m'a vu pousser un profond soupir de soulagement, réalisant que j'étais passé à quelques grammes de la catastrophe. Je me suis ensuite laissé à nouveau glisser dans cette tranquille routine dominicale que mon escapade campagnarde n'aurait jamais dû quitter...
(*) Clin doeil au bouquin de Stephen Clarke, "A Year in the Merde", je précise, sait-on jamais...
Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan
Tuesday, October 9, 2007
Death at a Funeral
Le patriarche d'une famille anglaise vient de décéder. Ses funérailles sont organisées par son fils Daniel dans sa belle et cossue demeure de la campagne anglaise. Les proches du défunt, famille et amis, ne tardent pas à arriver et la cérémonie commence tant bien que mal... Pour mieux être interrompue quelques instants plus tard par un fiancé sous l'effet d'une drogue hallucinogène. C'est à ce moment qu'un personnage singulier viendra menacer Daniel de déballer un secret de famille insoupçonné...La bande-annonce m'avait laissé entrevoir un bon potentiel de comédie décalée so british, et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu : Joyeuses funérailles a cet agréable grain de folie qui fait la différence.
Le film est servi par une réalisation aux petits oignons comme on n'en voit que trop rarement dans les comédies ainsi que par une excellente bande d'acteurs, tous impeccables quelles que soient les séquences, des plus cérémonieuses aux plus improbables. La sauce comique prend sans aucun problème et nous entraîne rapidement dans un tourbillon de situations cocasses dont certaines s'enchaînent si bien qu'elles m'ont vu partir de plusieurs éclats de rires généreux qui se sont soldés par des larmes aux coins de mes yeux.
Joyeuses Funérailles est donc pour moi un divertissement d'excellente facture. Cela dit, chacun ayant son propre rapport à l'humour, je me doute bien que mon enthousiasme ne sera pas forcément partagé, aussi vous recommanderais-je simplement de visionner la bande-annonce et de vous laisser ensuite guider par votre instinct !
Fond Sonore : Kiss, Best Of
Saturday, October 6, 2007
No Reservations
Entrée en cuisine comme on entre en religion, Kate mène une vie quasi monacale entièrement dévouée à son art. Son talent fait l'unanimité et sa présence à la tête des batteries du 22 Bleecker en a fait l'un des restaurants les plus courus de Manhattan. Solitaire endurcie, Kate prendra pourtant bientôt en charge sa nièce Zoe, âgée de neuf ans, lorsque la mère de celle-ci décèdera dans un accident de voiture. La jeune femme fera alors preuve de bonne volonté mais se rendra rapidement compte qu'elle n'a pas la fibre maternelle innée. C'est dans ce contexte que la patronne du 22 Bleecker imposera à la Chef perfectionniste la présence d'un second d'origine italienne un peu trop prompt à mettre de l'ambiance en cuisine au goût de Kate...Et forcément, les archets des violons ne tarderont pas à activer leur jeu romantique, car Le Goût de la Vie est bien entendu une comédie sentimentale. Ne vous étonnez pas, je suis allé la voir en toute connaissance de cause : j'ai un côté guimauve fleur bleue et je l'assume.
L'histoire, relativement classique, ne casse certes pas trois pattes à un canard mais elle fonctionne plutôt bien, notamment grâce au sympathique trio d'acteurs principaux, Catherine Zeta-Jones en tête. Je vous avouerais avoir un petit faible pour cette actrice depuis que je l'ai découverte pour la première fois in Les Mille et Une Nuits au tout début des années 90 alors qu'elle tombait nue dans les bras de Gérard Jugnot. Inoubliable ! :)
J'ai ici été touché par son interprétation de ce personnage à la vie strictement réglée comme du papier à musique et dont le tempo sera soudainement chahuté... Pour son plus grand bien. Kate sera évidemment perturbée et quand elle viendra confier à son psy "j'aimerais qu'on me donne des recettes pour la vie, que l'on me dise quoi faire", celui-ci lui rétorquera immédiatement "les meilleures recettes, ce sont les vôtres"... Ce qui mérite d'être médité.
Si Le Goût de la Vie n'a rien d'un menu gastronomique, il n'en reste pas moins un agréable hors-d'oeuvre très digeste. A voir donc, l'esprit léger.
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Don McLean, Best Of
Sunday, September 30, 2007
Before the Devil Knows You're Dead
7h58 ce samedi-là, une bijouterie se fait braquer dans le centre commercial d'une banlieue bourgeoise américaine. Le coup qui aurait dû être une petite partie de plaisir tourne mal et propulse ses commanditaires dans un engrenage infernal. A partir de cet évènement, le talentueux chef d'orchestre Sidney Lumet déroule une partition implacable tantôt moderato tantôt larghetto pour mieux nous surprendre presto et mettre nos nerfs à rude épreuve.La structure de l'oeuvre est l'une de mes favorites, surtout quand comme ici elle est maîtrisée au quart de poil. Les flashs -back et -forward distillent des informations au compte-goutte, nous laissant le soin de reconstituer le terrible puzzle au fur et à mesure de la révélation des différentes pièces. L'exercice est brillament servi par une interprétation sans faille de tous les acteurs, et une science du cadrage qui force le respect [NdC : mon bâton de Chupa Chups m'a d'ailleurs servi à le confirmer sur certains plans. :)].
Comme le laissait entendre Pascale, 7h58 ce samedi-là est tout simplement une magistrale leçon de cinéma, et il serait fort dommage de ne pas en profiter !
Conseil : Allez-y sans voir la bande-annonce au préalable, la claque sera encore plus intense si vous découvrez l'intégralité des éléments sur grand écran.
Fond Sonore : Larry McCray, Blues is my Business
Saturday, September 29, 2007
Confessions Musicales
3 chansons qui ont changé ma vie (oui, oui, rien que ça) :
Mary Had a little Lamb, Stevie Ray Vaughan => J'ai découvert ce titre sur une compil blues que m'avait fait un pote de lycée : le coup de foudre pour le son unique de Stevie a été immédiat et a marqué le véritable début de mon amour immodéré pour le blues.
Heartattack And Vine, Tom Waits => Dès les premières notes de cette première piste de l'anthologie Used Songs 1973-1980, j'ai su que l'artiste allait se faire une place de choix dans mon univers musical.
Ira Tenax enchaîné avec Warrior of Ice, Rhapsody => La claque magistrale qui m'a plongé dans l'univers du Metal Symphonique, qui allie la puissance du metal à la complexité des symphonies classiques.
3 chansons que j'ai honte d'aimer, mais que je connais par coeur quand même et que j'adore chanter quand je m'oublie.
Je me suis déjà compromis ici à ce sujet, je ne vais pas recommencer ! ^^
3 groupes ou artistes dont je ne pourrais jamais me lasser, même quand je serai un vieux crouton tout ridé.
Il y en a bien entendu une quantité astronomique, mais pour cette fois je retiendrai :
The Shins => Découverts grâce au magnifique Garden State.
Led Zeppelin => Un son unique, qui me renvoie à ces vendredis soirs pendant mes années prépas où l'on refaisait le monde avec deux potes.
The Kills => Découverts par un heureux hasard il y a deux ans.
Le groupe/chanteur/chanteuse qui me rend gaga, fan de, bref complétement ridicule et pas vraiment malgré moi.
Je n'ai rien du fan transi pour qui que ce soit, je tiens plutôt du fan éclairé, et dans cette optique, l'une de mes idoles est sans conteste le grand Stevie Ray Vaughan.
La chanson que j'aurais voulu avoir écrite, composée et éventuellement jouée devant un stade en délire.
Highway to Hell, AC/DC => Parce que Hiiiiiiiiiiighwayyyyyyyyyyyy to heeeell !
Le groupe que je pourrais jamais cessé d'aimer, même si maintenant c'est de la daube, qu'il s'est vendu aux majors et qu'on lui a collé un styliste fou pour le relooker.
Metallica. Parce que And Justice for All..., même si depuis la chute de leurs cheveux ils se sont vendus à ce billet vert qu'ils dénonçaient auparavant.
Le groupe dont je fais partie, dans mes rêves les plus fous.
AC/DC, pour pouvoir sur scène tout déchirer avec Hiiiiiiiiiiighwayyyyyyyyyyyy to heeeell ! ^^
Le groupe dont j'aurais voulu provoquer le split, et pas que dans mes rêves les plus fous.
Toute la scène rock française actuelle : c'est un aveu froid et sans concession, mais qui a le mérite d'être franc.
Le chanteur/ la chanteuse dont j'aurais voulu, si j'avais été un psychopathe, voler la vie, les amis et la carrière.
Jean-Jacques Goldman, parce qu'en plus d'être un talentueux auteur-compositeur, c'est un type qui a su rester simple.
Le groupe/chanteur/chanteuse dont j'attends de pied ferme la nouvelle production.
The Whites Stripes => Mébon leur dernier album étant sorti cette année, il va me falloir patienter jusqu'en 2009 à peu près pour le prochain.
Mention spéciale à ...
The Black Keys, l'une des excellentes surprises de 2006 pour mes oreilles.
Hop, done, je m'en retourne donc finir de ranger ma tête !
Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion
Saturday, September 15, 2007
Gingerbread Haka
Fond Sonore : GO!GO!7188, Parade
Tuesday, September 11, 2007
Waitress
Jenna est une adorable serveuse de l'un de ces petits restos typiques de bordure de route qui jalonnent le territoire américain. Son talent culinaire s'exprime librement dans la confection de tartes toutes plus appétissantes les unes que les autres, baptisées suivant ses pensées du moment et qui ravissent les palais des clients de l'établissement. Jenna même une vie simple qui aurait pu être heureuse si elle ne s'était mariée à ce connard fini de Earl. Un jour, elle découvre qu'elle est enceinte, ce qui sera l'élément déclencheur d'une lente métamorphose qui la conduira finalement à s'affirmer...Une petite douceur sucrée, voilà ce qu'est Waitress, et je ne dis pas ça simplement parce que les tartes de la petite Jenna m'ont joyeusement fait saliver. J'ai immédiatement été pris d'affection pour cette adorable serveuse embourbée dans une vie qui ne lui convient décemment pas. Son mari, ce connard intégral comme je le disais un peu plus haut, est un condensé de toute la beauferie la plus détestable et bien plus d'une fois j'ai eu envie de le saluer d'un bon Goodbye Earl emprunté aux Dixie Chicks.
Waitress oscille entre légèreté et profondeur, mais sans jamais se départir d'une tonalité optimiste, à l'image de ce vrai / faux acariâtre de Joe, propriétaire du resto, qui conseillera Jenna d'un lucide "Start Fresh, it's never too late". Ce film est bourré de personnages simples mais vrais, et cela fait plaisir à voir. Dommage toutefois que les 1h28 m'aient semblé avoir duré 2h00.
Mais Waitress c'est aussi une petite chanson en forme de berceuse qui me trotte dans la tête depuis deux jours... Et je peux vous dire que se concentrer sur son boulot en sa compagnie, eh bien ce n'est pas de la tarte !
Baby don't you cry, Gonna make a pie,
Gonna make a pie with a heart in the middle.
Baby don't be blue, Gonna make for you,
Gonna make a pie with a heart in the middle.
Gonna make a pie, From heaven above,
Gonna be filled with strawberry love.
Baby don't you cry, Gonna make a pie,
And hold you forever in the middle of my heart.
[Paroles retrouvées sur l'IMDB.]
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly
Saturday, September 8, 2007
Boobs against Bush
(Source)
A noter qu'à l'occasion de ce sommet de l'Apec, Double Iou a encore trouvé le moyen de se distinguer en faisant une confusion avec l'Opep...
Fond Sonore : D.Gray-man, OST 1
Friday, September 7, 2007
Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ?
Ce que j'en ai vu m'a toutefois plutôt consterné que fait sourire : s'il n'y a pas de casting, alors force est de constater que le niveau moyen de connaissances du péquin moyen est bien pire que simplement moyen. Ce qui a achevé de me désespérer avant-hier, ça a été de voir la brave Najoua préférer quitter avec son magot de 4000 euros, laborieusement acquis à l'aide de tous ses jokers, plutôt que de prendre le risque de répondre à la question ô combien compliquée : Combien de "m" y a-t-il dans "emmenez-moi" ?... Guère glorieux n'est-il pas ?
Aller, rassurez-moi, dites-moi que vous au moins vous savez répondre à toutes les questions situés sur les ardoises à droite de la vidéo...
Fond Sonore : Diana Krall, The Girl In The Other Room
Thursday, September 6, 2007
Intelligence Dominante
On n'a à cette occasion pas manqué de me faire remarquer que tel ou tel petit avait les sourcils de sa mère ou les fossettes de son père, ce que j'ai bien entendu été incapable de confirmer, n'étant pas vraiment doué de l'intelligence de reconnaissance des traits visagaux chez les enfants en bas âge... A supposer qu'il existe bel et bien une telle faculté vu que je serais plutôt enclin à penser que chacun voit en fait ce qu'il veut bien voir.
Si je n'ai pas l'intelligence sus-mentionnée, j'en possède avec un peu de chance une autre, et la question de sa nature vous tarabuste très certainement. Je me suis donc soumis à un petit test intitulé bien à propos What Kind of Intelligence Do You Have, afin que vous puissiez trouver le sommeil ce soir. Oui je sais, je suis trop bon.
Et le verdict est sans appel :
| Your Dominant Intelligence is Logical-Mathematical Intelligence |
![]() Always curious about how things work, you love to set up experiments. You need for the world to make sense - and are good at making sense of it. You have a head for numbers and math ... and you can solve almost any logic puzzle. You would make a great scientist, engineer, computer programmer, researcher, accountant, or mathematician. |
Wow, ça en jette hein ? ^^ Ce qui est cool c'est que ce résultat confirme que je ne me suis pas planté d'orientation professionnelle, ouf ! Ca n'est pas que je n'aurais pas apprécié de tout reprendre à zéro à mon âge avancé, mais quand même...
Et vous chers amis, votre activité est-elle en parfaite adéquation avec votre trait d'intelligence dominant ?!?
Nota : Ce qui est certain, c'est que l'un de mes voisins se s'en sortirait pas avec de l'intelligence géométrique vu la taille du sac qu'il a trouvé le moyen de coincer dans le bac du vide-ordures... :-/
Fond Sonore : Eric Bibb, Diamond Days
Thursday, August 30, 2007
Hairspray
Jeune lycéenne des sixties, Tracy Turnblad n'a qu'un seul rêve, pouvoir danser dans l'émission phare de la télévision locale, le Corny Collins Show. Mais las, son physique enrobé ne lui attire pas les faveurs de la directrice de la chaîne qui, à la faveur d'un casting, la renvoie illico dans ses pénates. Evidemment déçue, Tracy pense que son rêve s'est envolé à jamais lorsqu'elle est remarquée par l'un des danseurs de Corny Collins, le craquant Link...Hairspray est tout simplement l'un des trucs les plus inattendus et les plus réjouissants de ce mois d'août ! La forme, inhabituelle, passe étonnamment bien. Les chansons sont toniques, entraînantes et pleines de bonne humeur, elles sont portées par des acteurs épatants qui ont manifestement pris du plaisir à l'ouvrage, qu'ils soient confirmés [Christopher Walken, Michelle Pfeiffer, John Travolta,...] ou débutants [la pétulante Nikki Blonsky].
Hairspray est un film foncièrement positif, plein d'humour, qui fait un bien fou. En d'autres termes, c'est un moment de pur bonheur ! Laissez-vous donc tenter, tout ce que vous risquez, c'est de vous retrouver avec un sourire collé au visage pendant plusieurs jours... Plutôt tentant, non ? :)
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Nick Cave & The Bad Seeds, No More Shall We Part
Sunday, August 26, 2007
Les Ravages du Soleil
Au moindre rayon de soleil perçant la voute céleste un jour de week-end, il se trouvera immanquablement au moins un blaireau pour faire profiter de sa musique [généralement fort pourvue en basses] à tout le quartier.
Qu'on les débusque et qu'on les achève.
Fond Sonore : Sick Puppies, Dressed up as LIfe
Saturday, August 25, 2007
Boarding Gate
Intrigué par la bande-annonce, je suis allé voir Boarding Gate cet après-midi. Je m'attendais à une histoire un peu tortueuse, voire même carrément tordue, à un film un brin dépouillé, intimiste... Et le moins que l'on puisse dire c'est que ces attentes ont été comblées. Ai-je pour autant été satisfait ? Non, car l'objet se révèle somme toute assez fade, voire même carrément lénifiant par instants.Je viens de revoir la bande-annonce, et il s'avère qu'elle contient finalement l'intégralité du scénario. Le tour de force d'Assayas a donc consisté à étaler sur 1h45 ce qui tenait en 1min40, et en cela il mérite un peu de respect... Mais s'il avait évité de remplir les 1h43min20s supplémentaires avec du vide cela aurait été bien mieux ! Voyez-donc la bande-annonce, vous gagnerez du temps (ou éviterez d'en perdre c'est selon).
Aaaah, si seulement j'avais noté plus tôt que le réalisateur était celui qui avait commis Clean en 2004.... *soupir*
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me
Sunday, August 19, 2007
Tromperie Glacée
Cream Crisp, un nom qui réveille immanquablement mes papilles, la faute à une pub ciné très suggestive et plutôt bien réussie. A chaque fois que je la vois, j'ai une folle envie de planter mes dents dans cette gaufrette ultra-croustillante, de transpercer la coque de chocolat pour libérer la douce crème glacée que je viendrais ensuite racler au moyen d'un éclat de chocolat, tout cela pour moi aussi dans l'extase gustative enfin me vautrer... Arriva ce qui devait arriver, ma faiblesse a fini par l'emporter et je me suis aventuré dans une dégustation de la chose ! Mais tranquille chez moi hein, pas au ciné.Les surprises ont commencé dès l'ouverture de l'emballage. Alors la gaufrette déjà, ben elle est cassée aux extrémités. Oué parfaitement, et même que cela semble mécaniquement plutôt logique quand on y songe. Ensuite le chocolat. Eh bien au lieu d'être lisse et brillant comme sur la photo [non je n'écrirai pas "retouchée par Toshop"], il est légèrement blanc, couvert de givre. Pas rebutant mais tout de même moins engageant.
La semi-déception visuelle passée, j'entreprends de mordre le bestiau. Mes dents s'attaquent tout d'abord à la gaufrette, effectivement craquante. Elles atteignent ensuite le chocolat, encore plus craquant. A ce stade, le mélange des saveurs opère une agréable alchimie qui titille mes papilles, et je commence à entrevoir la possibilité d'une extase...
Mais là, c'est le drame : le chocolat cède brusquement sous la double pression de ma mâchoire, laissant mes dents violemment s'enfoncer dans la crème glacée ! Le froid qui a subitement enveloppé mes dents se propage, me transperce le visage comme une flèche, et me conduit à desserrer par réflexe mon étreinte maxillaire. Je me retrouve alors la bouche ouverte, les dents congelées, un mélange de glace et de gaufrette sur ma langue frigorifiée... Il me faut pour les avaler obligatoirement briser les gros morceaux de biscuits, ce que le souvenir de la fulgurance de la froide flèche m'empêche de faire... Situation hautement enviable vous en conviendrez aisément ! :-/
J'ai finalement pu m'en dépêtrer au prix de quelques savants mouvements de gymnastique linguale et maxillaire, avant de terminer tant bien que mal la chose glacée, mais non sans jurer que l'on ne m'y reprendrait pas !
Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...
Thursday, August 16, 2007
Graceland Spirit
Elvis Presley - Heartbreak Hotel
Fond Sonore : Elvis Presley, The Essential Collection
Wednesday, August 15, 2007
Ode to John McClane
[VO seule avec paroles à côté => Là]
Yippee ki yaaaaaay, Motherf*cker !
Fond Sonore : Norah Jones, Not Too Late
Tuesday, August 14, 2007
Grindhouse - Planet Terror
Texas, une petite ville comme tant d'autres avec son bourg, son hôpital, son resto pittoresque, son shérif, son temple de la gogo dance et sa base militaire... La vie suivait tranquillement son cours quand une étrange épidémie commence à s'attaquer aux habitants du coin. De victimes les malades passent bourreaux zombifiés massacrant tous ceux qui ont le malheur de croiser leur chemin. Quelques rescapés vont alors s'organiser pour échapper aux monstres qui ont pris d'assaut la ville...N'y allons pas par quatre chemins, Planète Terreur est tout bonnement ULTRA-JOUISSIF, j'ai littéralement pris mon pied cinéphilique 1h45 durant, souriant sans arrêt comme un couillon et manquant parfois de verser une petite larme de bonheur ! Car oui, ce film, c'est vraiment du pur bonheur en barre, de l'extase en bande comme il n'y en a que trop rarement dans une salle de ciné.
Planète Terreur est avant tout une véritable déclaration d'amour aux films bis d'action et d'horreur des années 70 et 80. De fait, tous ceux qui ont eu la chance d'être adolescents durant cette période y trouveront une ambiance agréablement familière et apprécieront l'objet au centuple pour ne pas dire millionuple ! [Pour l'anecdote, j'ai vu sur la toile une personne manifestement trop jeune réagir à la bande-annonce en disant qu'il n'y avait rien de nouveau, que tout avait déjà été vu dans "Résident Evil" (sic - 2002, objet propret & clipesque de la génération MTV) et "L'Armée des Morts" (re-sic - 2004, remake du "Dawn of the Dead" réalisé par Romero himself en 1983), mébon passons...]
Ce qui est super plaisant, c'est que l'hommage ne fait pas dans la demi-mesure, il est totalement décomplexé et profondément assumé, et je parie que l'équipe s'est éclatée à le tourner ! On trouve bien sûr au générique le tandem mythique Berger et Nicotero du non moins mythique studio KNB EFX Group [NdC : Kurtzman est visiblement parti voler de ses propres ailes.], et on notera également les apparitions de Tom Savini, Quentin Tarantino ou encore Bruce Willis qui ont dû prendre un malin plaisir à se faire zigouiller. Franchement, j'aurais adoré prendre part au tournage de cette réjouissance ! :)
Tout ça pour redire, quatre chemins plus tard finalement, que Planète Terreur, c'est foutrement fun, hautement trash, éminemment rigolo, mais surtout complètement barré, bref ultra-jouissif. Je vous le conseillerais bien, mais je suis conscient que tout le monde n'appréciera pas cette bobine à sa juste valeur... Aussi vais-je simplement vous suggérer de visionner la bande-annonce et de suivre ce que vous dictera votre instinct !
=> Bande-Annonce
Post-Postum : A noter que nous avons eu droit droit à la vraie-fausse bande-annonce de Machete... Qui a rencontré un tel succès qu'elle va finalement peut-être accoucher d'un véritable film ! Par ailleurs, si ça vous intéresse, j'ai dégoté les trois autres vraies-fausses bandes-annonces Grindhouse : Don't, Werewolf Women of SS, Thanksgiving Fault. Enjoy ! :)
Fond Sonore : The Little Willies, The Little Willies
Monday, August 13, 2007
Half Nelson
Dan Dunne enseigne l'histoire dans un lycée de Brooklyn, et tente de faire prendre de la hauteur à ses élèves sur les évènements historiques pour leur permettre de comprendre les mécanismes globaux qui font avancer l'humanité. Ses bonnes aptitudes pédagogiques sont toutefois mises à mal par sa consommation de stupéfiants qui ne le laisse pas au meilleur de sa forme. Un soir, Dan sera surpris par l'une de ses élèves, Drey, complètement défoncé au crack dans les toilettes de l'établissement. De cette situation fortuite se développera un lien particulier entre l'élève et son professeur...Le réalisateur Ryan Fleck prend le temps de s'intéresser à ses personnages, profondément humains et portés par des comédiens convaincants. Il déroule son histoire, intéressante, au moyen de situations qui se jouent dans les non-dits et les silences, tant et si bien que l'on a parfois l'impression que le métrage s'enlise... Ce qui finit immanquablement par provoquer l'ennui. Half Nelson a d'abord été un court-métrage... Et aurait certainement dû le rester !
=> Bande-Annonce
Je suis sorti de la salle d'humeur un peu grise. Je pensais à ce Dan Dunne, emprisonné dans une situation a priori inextricable, et je commençais à méditer sur le sujet quand j'ai commencé à gravir les escalators. Là, un souffle d'air ascensionnel venu de je-ne-sais-où s'est subitement engouffré dans le passage. Le forban s'est empressé d'aller titiller la légère jupe de la charmante jeune femme qui me précédait, laquelle n'a pas manqué de réprimer d'un geste vif l'audacieux bout de tissu et de m'adresser un petit sourire complice qui a instantanément égayé mes pensées, sauvant ainsi ma journée. Eole, merci ! :)
Fond Sonore : Carole King, Tapestry
Sunday, August 12, 2007
Opewachionne Mobaïle
Cela peut paraître anodin comme ça, mais se séparer d'un appareil qui vous a suivi pendant plus de sept ans ça n'est pas si facile... C'est qu'on s'y attache à ces petites bêtes-là. Bon oké, mon Nokia 3210 n'était pour ainsi dire plus vraiment à la page, mais il fut tout de même en son temps la star des coffrets Ola, et ça ça force le respect. Sisi.
D'ailleurs, si sa seconde batterie n'avait rendu l'âme, je crois bien que j'aurais tenu quelques années de conversations téléphoniques supplémentaires en sa compagnie, quitte à passer pour un dinosaure... Quoique le retro revient à la mode semble-t-il, et quoi de plus retro qu'un mobile monochrome à quatre lignes et lourd comme un kilo de plomb ?!? Rien, on est d'accord.
J'ai commencé par consulter le solde de mes points fidélité Orange, et là wahouuuu les whatmilles points qui étaient miens me firent instantanément la promesse de réjouissances technologiques inattendues. Je me suis brièvement vu en haut de l'affiche, les Ray-Ban sur le nez, le sourire Colgate Ultrabright étincelant et le dernier mobaïle tendance top-moumoutte aux oreilles... Mébon à la base, ce que je lui demande mouah à mon téléphone, c'est de téléphoner hein. Oué, j'ai un côté réactionnaire technologique, je suis très peu réceptif à ces besoins que les marketeux essaient de susciter en mouah. Mais passons.
La revue des mobiles disponibles sur la e-boutique de mon opérateur m'a rapidement permis de constater que cet univers était devenu un sacré beau bxrdxl ! Entre les mobiles tribandes, edge, gprs, 3G, SMS, MMS, Bluetooth, infrarouge, synchronisables, VGA, CCD, walkman, radios, à clapet, coulissants, j'en passe et des meilleurs, pas vraiment facile de faire des comparatifs sur fiches techniques hein... :-/ J'ai donc circonscrit arbitrairement mon choix aux Sony-Ericsson dont la réputation était suffisamment bonne à mes oreilles, pour finalement isoler trois modèles de gammes différentes.
Aimant juger sur pièces, je me suis ensuite rendu à la boutique Orange de la Madeleine, où sont exposés tous les mobiles de l'opérateur. Un rapide coup d'oeil m'a permis de confirmer ce que j'avais déjà noté en me baladant dans le rayon approprié de mon disquaire-agitateur ex-préféré : certains de ces jouets ont tout bonnement l'air d'être en toc [notamment au niveau des touches] et n'inspirent guère confiance quant à la longévité mécanique... Parce que bon, je ne veux pas la ramener avec mon antédiluvien 3210, mais au bout de plusieurs années et quelques chutes, il n'a pas un pet, lui !
Après un rapide examen des modèles que j'avais soigneusement présélectionnés, je me suis orienté vers le plus simple d'entre eux, le Sony-Ericsson W200i. Le vendeur [enfin "conseiller" faut-il normalement dire] a pris note de ma demande... Sans toutefois manquer de me faire remarquer que je pouvais bénéficier d'appareils bien plus récents, sophistiqués et haut de gamme [et donc plus onéreux mais il n'a pas jugé utile de mentionner ce point]. Alors qu'il entamait un discours visiblement bien rôdé, je me suis contenté de lui sortir mon antiquité, ce qui a eu pour effet immédiat de lui faire lâcher la conclusion : ah oui, même avec le W200i vous allez faire un bond. ^^ Comme quoi, un argument de poids vaut toujours mieux qu'un long discours.
Après avoir décliné l'offre de whatmille SMS gratuits pendant un mois ainsi que celle de l'augmentation de la durée mon forfait [je n'arrive déjà pas à écouler mon crédit mensuel d'une bonne heure c'est pour dire ^^], j'ai finalement pris possession de mon nouveau joujou.

Sony-Ericsson W200i
Alors oké, il n'est pas super high-tech, mébon il permet de téléphoner et surtout... Quinze centimes d'euros quoi.
Post-Postum : A noter que sur son site, Sony-Ericsson propose une simulation interactive assez bien fichue [Rubrique "Try the phone" sur la gauche].
Fond Sonore : Kings Of Leon, Because of the Times
Saturday, August 11, 2007
Ratatouille
Remy, jeune rat des champs, vit avec ses amis dans la colonie dirigée par son père. Doué d'un don peu commun pour un rongeur, il est particulièrement sensible aux saveurs des aliments et ne peut décemment se résoudre à se contenter de rebuts dégotés dans les poubelles des êtres humains. Remy n'aspire qu'à libérer sa passion et à devenir le chef d'orchestre de nouvelles symphonies gustatives, ce qui semble bien incertain eu égard à sa condition... Toutefois, à la faveur d'une succession d'évènements incontrôlés, notre ami se retrouvera bientôt à deux pas du restaurant de son Maître à Penser, Auguste Gusteau, et aura enfin la possibilité d'exprimer toute sa sensibilité culinaire...N'ayons pas peur des mots, Ratatouille frise tout bonnement l'Excellence. Je pourrais évoquer la qualité de l'animation, le rendu bluffant de la Ville Lumière, celui des cuisines du Restaurant Gusteau et du contenu des assiettes, ou encore le rythme trépidant de l'ensemble, mais tout cela ne serait que palabres, et de palabres l'Excellence n'a point besoin. Je n'aurais donc qu'un seul mot : foncez !
=> Bande-Annonce
Post-Postum : Je n'ai toutefois pas eu droit au court-métrage qui aurait dû précéder le film, sniff ! :(
Fond Sonore : Biffy Clyro, Puzzle
Wednesday, August 8, 2007
Enough is Enough !
Eh bien, mouah je dis que cette situation ne peux plus perdurer et, pour soigner le mal qui le ronge, je crie haut et fort à la face du monde : Hakuna Matataaaaaaaaaaaa !
[english version => here]
Et toc.
Fond Sonore : Michael Jackson, Heal the World
Tuesday, August 7, 2007
Tuesday Music - Lynyrd Skynyrd
J'aime, que dis-je j'aime, j'adore leur son unique, mélange de blues rock, de country et de folk, dans lequel plusieurs guitares s'expriment sans contrainte. Je vous en propose donc ce soir un titre en vidéo [Simple Man] ainsi que cinq en audio dans la radio [Simple Man, Sweet Home Alabama, Free Bird, Saturday Night Special, Gimme Three Steps]. Enjoy ! :)
=> Un album ? The Essential !
Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential
Sunday, August 5, 2007
Et l'Amabilité Bxrdxl ?!?
Ou bien je suis invisible, ou bien ces personnes ne m'ont pas vu [pas plus qu'elles ne se sont vues entre elles d'ailleurs] dans l'immensité de ce compartiment de quelques mètres carrés, ou bien la réputation inamicale qu'ont de nous les touristes étrangers est loin d'être usurpée... J'ai comme qui dirait mon idée sur la question.
Je ne demande pas que l'on fasse semblant de vivre dans un monde de Bisounours où tout le monde aime tout le monde, mais quand même un peu d'amabilité ça n'a jamais tué personne ! :-/
Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd [<= Just one of the best bands ever !], The Essential
Thursday, August 2, 2007
The Art of Nico Di Mattia
A chaque fois que je le vois à l'oeuvre via l'une de ses vidéos, je suis purement et simplement bluffé. A noter qu'il excelle tout particulièrement dans le domaine des belles carosseries, qu'elles soient de mécanique ou bien de chair... Enjoy !
Scarlett Johansson
Jennifer Love Hewitt
Bumblebee
Spider-Man
Plutôt pas mal, isn't it ?
=> Plus de choses sur le site web de l'artiste.
Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards
Wednesday, August 1, 2007
Smokin' Aces
Un ponte de la Cosa Nostra, Primo Sparazza, est sur le point de mourir. Toutefois, il n'envisage pas de rejoindre le bon Dieu avant qu'on ne lui ait apporté le coeur de son ennemi juré, l'ex-illusionniste Buddy "Aces" Israel. Motivés par la prime d'un petit million de dollars, toute une tripotée de tueurs à gage d'horizons variés va se lancer à la poursuite dudit monsieur, réfugié dans un casino du Nevava alors qu'il négocie avec le FBI sa protection en échange de renseignements susceptibles de faire tomber l'ensemble du réseau de Sparazza...D'un pitch intéressant, le sieur Carnahan a tiré un script inutilement alambiqué. Il prend du temps pour mettre en place une longue galerie de personnages hétéroclites [utiles comme inutiles], un peu trop car à l'excitation de départ succède rapidement une lassitude certaine devant cette pellicule poussive.
Après avoir fait vrombir le moteur et chauffer la gomme plus que de raison, Carnahan lâche enfin la sauce. Quelques bonnes idées, de brèves séquences furieuses [mais rien de bien neuf], un brin d'excès [les nazis étaient vraiment "too much"], des effets douteux, un twist final surprenant, bref un gros fatras hétérogène qui hésite entre les genres sans jamais vraiment s'assumer.
Mi$e à Prix est donc un gros machin inabouti, un brin prétentieux car somme toute assez ordinaire : il n'a pas cette singularité qui avait sorti Domino et Slevin du lot des films de gangsters décalés en 2005 et 2006. Pari perdu Mr Carnahan.
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : New York Dolls, One Day It Will Please Us To Remember Even This
Tuesday, July 31, 2007
Grindhouse - Death Proof
Mais las, compte tenu de la nature inhabituelle du produit, les distributeurs ont décidé de revoir leur copie à l'export. C'est ainsi que l'objet Grindhouse a été scindé en deux films et que les bandes-annonces ont purement et simplement été passées à la trappe. Oué, carrément, et autant vous dire que mon enthousiasme est ensuite retombé de quelques crans... Mébon, je suis tout de même allé me promener sur ce Boulevard de la Mort lors de son arrivée en solo le 6 juin dernier.
Stuntman Mike est, comme son nom l'indique, cascadeur. Il est l'heureux possesseur d'une magnifique Chevy Nova customisée et surtout "Death Proof" [littéralement "à l'épreuve de la mort", c'est-à-dire renforcée de telle sorte à bien protéger le pilote pendants ses cascades]. En sus des belles mécaniques, Mike adore les jolies filles. Il prend plaisir à les approcher, à leur tourner autour à la manière d'un rapace... Avant de fondre sur elles au moyen de son bolide pour bien les écrabouiller. Mais manque de bol pour lui, il finira par tomber un trio de demoiselles pas vraiment prêtes à se laisser zigouiller...Bon, le scénario est à peu près aussi épais que celui d'un Transformers mais ce n'est pas vraiment pour ça que j'y allais : je voulais juste une ambiance et de l'action jouissive... On peut dire que j'ai été contenté au moins en partie.
De saveur, Boulevard de la mort a celle d'un vieux film retrouvé au fin fond d'un bric-à-brac. La photo est particulière, la pellicule paraît vieille et abîmée, la bande-son dérape parfois, les images sautent de temps à autre... En quatre mots, on s'y croirait !
Les scènes d'actions ne sont pas en reste [la longue course-poursuite finale est magnifique], elles sont pilotées de mains de maître par un Tarantino qui sait exactement ce qu'il veut, les interprètes sont tous au poil... Mais - car il y a un "mais" vous vous en doutiez -, en sortant de la séance quelque chose me dérangeait et je n'arrivais pas à mettre un neurone dessus.
En dépit de l'indéniable charme désuet de l'ensemble et de la jouissivité de certaines séquences, quelque chose n'allait pas, ne fonctionnait pas bien, un peu comme si on avait versé un peu de sucre dans le moteur du film. En farfouillant sur le net, je devais le soir même apprendre que ce Boulevard de la Mort, non content d'avoir été séparé de force de son long métrage jumeau, avait également été quelque peu rallongé... Et c'est là que le bât blesse : si la consistance du bidule était parfaite pour 1h30 de bobine, tirer à 1h50 a inutilement délayé la sauce qui ne prend plus tout à fait de la même façon. Dommage...
A présent j'attends avec impatience l'opus de Rodriguez, Planète Terreur, ainsi qu'une éventuelle sortie de Grindhouse dans sa forme originale... Aller messieurs les producteurs, siouplééééé !
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty
Sunday, July 29, 2007
When Fiction meets Reality
Si vous furetez un peu sur ce mini-site, vous trouverez une zone à accès protégé... Et si comme mouah vous arrivez à y pénétrer, vous aurez alors accès à des dossiers secrets... Mais je n'en dirai pas plus ! ;)
Edit 31/07 :
Pour accéder à cette zone, il vous faut utiliser les login "bennet" et password "claire". Vous visualisez alors quatre dossiers eux-mêmes protégés :
- Dossier C3001 : login "bennet" password "HGghx11a"
- Dossier C3002 : login "bennet" password "MPggtn75x"
- Dossier C3003 : login "bennet" password "TSntz14b"
- Dossier C3004 : login "bennet" password "GGeh81zu"
Pfff, ma bonté me perdra. ;)
Post Postum : Vous pouvez aussi profiter des archives de Mr Linderman himself pour examiner quelques peintures d'Isaac Mendez...
Edit 31/07 :
Password = "Vietnam"
Fond Sonore : Diana Krall, All for You
Saturday, July 28, 2007
Transformers
Fut un temps où la vie était paisible sur la planète Cybertron. Mais en vertu du deuxième principe de la thermodynamique les choses ne pouvaient rester en l'état. C'est ainsi qu'un beau jour une poignée d'Autobots virèrent Decepticons sous la houlette du pas très cool Megatron. La guerre qui s'ensuivit mena à la destruction de la planète-mère ainsi qu'à la perte du Cube - pourvoyeur de vie pour les machines - dans l'espace infini. Quelques siècles plus tard [le notre quoi], ledit Cube sera localisé sur Terre par la diaspora autobote. Il n'en faudra pas plus pour que le conflit Autobots vs Decepticons ne s'étende à notre Belle Bleue...Aller voir un film de Michael Bay, c'est toujours un peu risqué, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Si je m'y suis aventuré cette fois, c'est en raison de la nature mythique du sujet, de l'ombre du producteur exécutif Steven Spielberg et il faut l'avouer d'une bande-annonce pas trop mal foutue.
Tout juste rentré de la séance, je n'ai pas d'avis vraiment tranché. J'ai certes passé un moment plutôt sympathique, mais ce film ne figurera pas dans la top liste de mes annales cinématographiques. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il s'agit d'un bon blockbuster, bon mais - et c'est là que le bât blesse - blockbuster.
La facture de l'ensemble est plutôt bonne, particulièrement les séquences d'action et de destruction massive, même si certaines manquent de lisibilité en raison de plans un peu serrés. Orientations familiale et pop-corn obligent, l'intrigue est un poil téléphonée [je n'ai pu m'empêcher de penser par certains aspects à cet Alien vs Predator massacré par Anderson en son temps], et le script s'asseoit joyeusement sur les questions de crédibilité en multipliant les raccourcis faciles. Le film est grand public, avec ce qu'il faut de bons sentiments et d'humour, il est également propret, léché... Mais voilà, j'aurais de loin préféré un traitement plus mature, assumé, qui aurait pu faire gagner à Transformers ses galons de film de SF (d'anthologie tant qu'à faire). Dommage.
Transformers est donc un blockbuster pas mauvais, à voir éventuellement si vous avez un abonnement quelconque. Si vous payez plein pot, réfléchissez tout de même...
=> Bande-Annonce
PS: Megan, je t'aime !
Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters
Friday, July 27, 2007
Era of the White Rabbit
Pendant l'attente qui a suivi, j'ai observé les voyageurs autour de moi. Beaucoup semblaient un peu perdus : ils scrutaient anxieusement les panneaux d'affichage, regardaient compulsivement leurs montres. Leur train-train quotidien avait été perturbé, leurs repères avaient disparus, leurs univers étaient chamboulés.
Le train qui devait nous embarquer ne s'est finalement pas montré, la faute aux intempéries. Changement de quai, solution de repli, un autre direct dix nouvelles minutes plus tard. Je ne vous raconte pas l'étendue du désastre sur le moral de mes compagnons de voyage : dix plus dix égalent vingt minutes de perdues... J'aurais pu à leur instar céder à l'anxiété et me morfondre, mais que sont au fond vingt malheureuses petites minutes ?
J'ai poursuivi l'observation de la foule qui m'entourait, pour finalement prendre conscience d'un point auquel je n'avais jamais vraiment prêté attention : tous les voyageurs arboraient une montre à leur poignet, tous, je devais être le seul à ne pas en avoir. Ce constat est assez symptomatique...
J'ai souvent l'impression de vivre dans une société de l'urgence, une société dans laquelle seul compte l'instant futur. Tic tac, le temps s'écoule, il ne m'attend pas, tic tac, deux heures pour ci, trente minutes pour ça, tic tac, je vais être en retard, je n'ai pas le temps, tic tac...
Le problème avec le temps, c'est qu'il est insaisissable. Se lancer à sa poursuite n'a aucun sens, passer son temps à tenter de le rattraper équivaut à le perdre, à le gaspiller même. Personnellement, j'ai arrêté de courir après lui, je ne suis pas obnubilé par son vol imperturbable, je vis dans le présent, hors de ce tourbillon de folie qui emprisonne le monde.
Le temps que je me fasse ces petites réflexions, j'étais monté dans le train et arrivé à destination. Ce qui est bien dans l'histoire, c'est que la pluie avait cessé de tomber à mon arrivée. Vingt minutes de retard certes, mais au sec. Ne valaient-elles pas mieux que d'arriver à l'heure et d'être détrempé ? Oui, sans aucune hésitation !
Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980
Monday, July 23, 2007
Le Déversoir
Je me suis ensuite dit que je n'étais peut-être pas le seul dans ce cas et qu'il se trouverait peut-être bien quelques aventuriers pour prendre part au remplissage de ce nouvel espace. Quelques emails échangés plus tard, j'étais conforté dans cette idée et j'inaugurais Le Déversoir ! :)
Fond Sonore : Vangelis, 1492 Conquest Of Paradise
Saturday, July 21, 2007
Hot Fuzz
Nicholas Angel est un excellent flic, un bobby londonien d'une efficacité redoutable. Son impressionnant palmarès d'arrestations lui vaut d'être remarqué par sa hiérarchie qui ne tarde pas à lui offrir une promotion à l'écart de la ville... De sorte qu'il arrête par contraste de faire passer ses collègues pour des petits rigolos. Contraint et forcé, Nicholas arrive donc à Sandford, petite bourgade tranquille de la campagne anglaise qui a maintes fois été élue ville de l'année. Rien ne semble jamais se passer dans cette ville qui a le taux de criminalité le plus faible de toute la Perfide Albion, jusqu'à ce que quelques évènements viennent troubler son apparente quiétude et éveiller la curiosité professionnelle de notre bon vieux sergent...Les deux compères Simon Pegg et Edgar Wright se sont à l'évidence fait plaisir en travaillant sur ce projet. D'un concept relativement simple [mettre des flingues dans les mains de bobbies à l'image tranquille], ils ont accouché d'un petit bijou ciselé avec minutie jusque dans les moindres recoins. Souvent dans le genre de la comédie à tendance parodique, on trouve des films inégaux, au rythme en montagne russe, à l'humour plus ou moins drôle, à la réalisation plate ou surfaite... Mais là, tout est maîtrisé au quart de poil.
Le film démarre sur les chapeaux de roue, reprend un temps son souffle puis repart de plus belle jusqu'à un final de folie [vraiment de folie]. La réalisation est léchée et regorge de petits effets qui sont autant de cerises sur le gâteau [merci Danny Butterman - uhuh], le script fourmille de petits clins d'oeil [Bien vu le Romeo and Juliet de Dire Straits les gars !], et la bande-son est un petit régal.
Hot Fuzz est une sorte de déclaration d'amour au cinéma d'action qui a bercé la jeunesse de ces deux trentenaires que sont Pegg et Wright, et j'adhère totalement. Si la bande annonce vous parle, foncez sans attendre au ciné !
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Katie Melua, Piece by Piece
Friday, July 20, 2007
Music Shuffle Questionnaire
The Rules :
1. Put your music player on with all your music, then shuffle.
2. Press forward for each question.
3. Use the song title as the answer to the question even if it doesn’t make sense. NO CHEATING!
4. With the answers, give your own comments on how it relates to the questions.
5. Tag 4 people.
The Results :
Nota : Les règles et tous les titres-réponses étant en anglais, j'ai décidé de répondre dans cette langue. Ca sera votre exercice linguistique du jour. ;)
1. How are you feeling today ?
Song : Bad Rose Tatoo, Neal Black
Well I somewhat feel like an old faded rose, totally exhausted after this first technical course I gave in english the last two days. Quite exhausting but really valuable experience.
2. Will you get far in life ?
Song : Grey, Paradise Lost
Maybe my expectations for life are not as clear as I thought they were... I have to think about that !
3. How do your friends see you ?
Song : The Icicle Melt, The Cranberries
Well I guess they learn things on me step by step, little by little, as my protective shield slightly let things out, in other words as the "ice" slowly melts.
4. Will you get married ?
Song : Unfinished Allegro, Angra
Uhuh, would be some sort of intense game I guess then, but the unfinished part let me think this could end up into a divorce, so I guess I have to forget this. Anyway, the initial condition is not met yet, so this question is not exactly relevant at the present time.
5. What is your best friend’s theme song ?
Song : The Chain, Scott Bomar
Best friend means close friend in some way, so the idea of the chain makes sense... But just like our Highness I wonder if I only have a best friend.
6. What is the story of your life ?
Song : Jailbreak, ACDC
As a dreamer, I never really can get satisfied with life, I always want to escape to other universes. In other words I somewhat feel like I am in jail, and I wanna make a jailbreak !
7. What was high school like ?
Song : I Need You Tonight, ZZ Top
Uhuh, no comment. ^^
8. How can you get ahead in life ?
Song : Baba, Alanis Morissette
I am the High Priest of my own Religion. That's what keeps me going on.
9. What is the best thing about your friends ?
Song : Sinner's Prayer, Eric Clapton
They are true people.
10. What is in store for this weekend ?
Song : Bookends, Simon and Garfunkel
Apart from going to the movies, I have to make some room on my bookshelf for the last DVDs I bought.
11. To describe your grandparents ?
Song : Crow's Nest, Kelly Joe Phelps
Did not share enough time with them to comment on this.
12. How is your life going ?
Song : Medicine Man, Pantera
Going okay even though some things should be fixed up I guess.
13. What song will they play at your funeral ?
Song : Ash & Debris, Paradise Lost
Totally compliant with being burnt ! ^^
14. How does the world see you ?
Song : Ye Rambling Boys of Pleasure, The Chieftains
I don't know, you should ask the world... But I am said to be of a pleasant company I guess. Most of the time at least.
15. Will you have a happy life ?
Song : Epicus Furor, Rhapsody
Not a good predict I guess... :-/
16. What do your friends really think of you ?
Song : Gone for Good, The Shins
I actually never ask people what they think of me, so I have no idea of their true opinion on me. That being said, I am not sure of what I should think of the song title. :-?
17. Do people secretly lust after you ?
Song : Weeping Words, Paradise Lost
Maybe, who knows...
18. How can I make myself happy ?
Song : Rhymes of a Tragic Poem - The Gothic Saga : 3, Rhapsody
Well, it does not seem to be obvious that I only can get myself happy... :-/
19. What should you do with your life ?
Song : Gimme Three Steps, Lynyrd Skynyrd
I should kick my *ss and put some more rythm into my life. Routine kills me.
20. Will you ever have children ?
Song : Supersonic, Oasis
If it ever happen some day, this is gonna rock for the making-of ! ^^
21. What song would you strip to ?
Song : Lebanese Blonde, Thievery Corporation
Yeah, got a strip feeling with this one. But nobody's watching. Too bad for you. :p
22. If a man in a van offered you candy, what would you do ?
Song : Whole Lotta Rosie, ACDC
Well, honestly, I am not exactly sure I would behave myself like this Rosie !
23. What does your mum think of you ?
Song : On The Road Again, Katie Melua
Maybe I should stop on the side of the road from time to time and get a phone to give more news...
24. What is your deep dark secret ?
Song : Hate, Drugstore
No comment.
25. What is your mortal enemy’s theme song ?
Song : No One Above You, Neal Casal
My mortal enemy is for sure on top on my to kill list !
26. What’s your personality like ?
Song : Legs, ZZ Top
Just like legs, I am a straight person, or maybe upright should I say. I have a deep sense of honour, and anyone who betrays my trust only once lose it forever.
27. Which song will be played at your wedding ?
Song : Waiting so Long, Supertramp
Uhuh, yeah, if it ever happens, I would have been waiting for so long indeed ! ^^
Well, it seems I am done with this ! I then have to tag four people, right ? Okay, let's see what ByKyss, Ink, Laurence and Sug will do with that ! Bon vous avez le droit de répondre en français. Oué je sais, ch'suis trop bon. ;)
Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner Reprise Years
Thursday, July 12, 2007
Confidences du Jeudi
C'est parti :
1) Quelques jours après ma rentrée en classe de troisième, j'ai testé le Jump Jumper* d'un voisin. Depuis, j'arbore deux cicatrices sur mon poignet droit, témoins de la fracture déplacée qui résulta de cet essai peu concluant.
[* Souvenez-vous, il s'agissait d'une espèce de ballon entouré d'un plateau. Il convenait de placer les pieds sur ledit plateau et d'enserrer fermement le-aussi-dit ballon. Il restait ensuite à se déplacer en sautillant et en exécutant diverses figures dans la mesure de ses aptitudes gymnastiquesques.]
2) Hormis quelques rares exceptions, tous les albums de ma cédéthèque [dans les quatre cent cinquante volumes] possèdent des traces de guitares. Normal, me direz-vous, quand on a une culture musicale centrée sur le blues-rock.
3) Je suis bélonéphobe. En d'autres termes j'ai la trouille des aiguilles en général et des piqûres en particulier. Concrètement, pour une simple prise de sang, je peux être au bord de la syncope. [Bon oké, je plaide coupable, cette confession je l'ai reprise d'un autre questionnaire, mais j'assume. ^^]
4) J'apprécie le Death Metal Mélodique que j'ai découvert il y a quelques temps. C'est un genre musical qui combine [pour la partie Death] le rythme rapide, les percus bien marquées, la voix gutturale du chanteur et [pour la partie mélodique] des constructions rythmiques efficaces, un sens mélodique imparable et des solos de guitares qui me rappellent les plus belles heures du heavy des années 80 / 90. J'adore tout simplement les deux albums que je possède, Doomsday Machine d'Arch Enemy [extraits : Nemesis et My Apocalypse] et Fate of Norns d'Amon Amarth [extrait : The Pursuit of the Viking]. A noter pour l'anecdote que quand j'écoute ces albums pendant un voyage en train je dors comme un bébé.
5) Si jamais une nuit mon sommeil est hyper-fractionné, c'est à coup sûr que la lune est pleine !
6) Si vous voulez émoustiller mes papilles, présentez moi donc une tranche de foie gras accompagnée de pain d'épice artisanal [avec de groooos grains de sucre] et de Banyuls. C'est l'un de mes péchés mignons.
7) Mon adresse email yahoo me suit depuis plus de dix ans ! Eh oué, ça ne nous rajeunit pas tout ça...
Et non je ne répèterai pas qu'en maternelle j'ai été membre de la Compagnie des Lapins Bleus d'Emilie Jolie pour un spectacle de fin d'année. J'ai ma fierté tout de même.
Aller, je suis trop bon, je ne refile le bébé à personne cette fois. ;)
Fond Sonore : Johnny Cash, Ring of Fire
Tuesday, July 10, 2007
Die Hard 4.0
Après qu'une administration fédérale ait subi une attaque informatique, McClane est chargé de récupérer un jeune hacker cryptographe, Matt Farrell, et de l'amener à DC pour qu'il soit interrogé par la NSA. Ce qui s'annonçait comme une simple mission de routine dégénère rapidement, et entraîne le duo au coeur d'une machination terroriste de grande envergure. Bien évidemment, McClane prendra les choses en main et s'en ira botter les fesses des vils terroristes.Die Hard 4.0 ne s'embarrasse pas de fioritures et entre rapidement dans le vif du sujet via une bonne shoot fight, pour ne plus laisser le rythme retomber par la suite. Ce quatrième opus donne clairement dans la surenchère d'action mais prend la peine de la saupoudrer généreusement d'un humour rigolo qui fait office de liant, ce qui manquait désespérément au troisième volet.
John - mon anti-héros old school préféré - est ici épaulé par un jeune hacker qui est son exact opposé, et donc son complément indispensable, parfaitement rompu aux technologies des réseaux d'information et plutôt couard. Cette association de personnages que tout (ou presque) oppose fonctionne parfaitement, notamment grâce à l'excellente prestation d'un Justin Lang jusqu'alors complètement inconnu au bataillon [enfin au mien tout au moins].
Chantilly sur le nutella, ce cher John, non content de déjà satisfaire mes mirettes grandes ouvertes, me fait un clin d'oreille dans le premier quart d'heure en inondant sa voiture du magique Fortunate Son du Creedence, wow woooow, thanks buddy ! Dès cet instant, forcément, j'étais définitivement acquis à la cause de ce nouvel opus.
Je ne vais pas m'étendre en long en large et en travers, et me contenterai de vous conseiller vivement ce Die Hard 4.0, afin que nous puissions bientôt tous en choeur nous écrier : Yippee Ki Yaaaaaaaaay, John McClane iz baaaaaaack !
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : Bert Jansch, The Black Swan
Saturday, July 7, 2007
Heroes - Session 2
'Fin bref, tout ça pour dire que samedi prochain je serai encore au rendez-vous devant mon petit écran, si toutefois cette abomination de générique ne me fait pas prendre mes jambes à mon cou !
Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak
