Wednesday, July 11, 2012

Bilbo Le Hobbit - J.R.R.Tolkien

Bien qu'ayant lu et relu plusieurs fois l'intégralité du Seigneur des Anneaux de J.R.R.Tolkien, je n'avais jamais seulement ouvert une édition de Bilbo le Hobbit. Oueps, c'est là la plus pure vérité vraie, et je ne sais trop à vrai dire pourquoi j'ai tant tardé. Les Voies de l'Inconscient sont impénétrables dirons-nous... Mébon, quoi qu'il en soit, j'ai à présent comblé le manque, vieux motard que jamais comme on dit.

En bon hobbit qui se respecte, Bilbo mène une vie tout à fait casanière, son principal souci consistant à se repaître et à fumer de l'herbe à pipe. Peu désireux de goûter au parfum de l'aventure ou à quoi que ce soit d'exotique, il se retrouve toutefois un jour à servir collation à ce bon vieux Gandalf accompagné d'une treizaine de nains emmenés par Thorïn Oakenshield. Les choses s'enchaînant bien malgré lui, Bilbo finit par se mettre en route pour l'Est, afin d'assister la compagnie dans une entreprise de récupération d'héritage, un gigantesque trésor jalousement gardé par le dragon Smaug. Mais bien évidemment, le chemin de la Comté à la Montagne Solitaire sera semé d'embûches...

La troupe affrontera ainsi trolls, gobelins et autres Wargs, rencontrera le sage Elrond, l'ursidé Beorn, et côtoiera les Grands Aigles, sans oublier la dangereuse Mirkwood et les Elfes Sylvains, avant de prendre part à la Bataille des Cinq Armées. Bref, ce roman m'a permis de me replonger dans cette Terre du Milieu qui je dois le reconnaître me manquait un peu (et même plus), de retrouver des éléments familiers sans pour autant avoir d'impression de déjà-vu. Le texte se lit avec plaisir mais donne néanmoins le sentiment d'être un peu expédié tant les situations se résolvent rapidement en regard de leurs homologues de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Probablement faut-il garder en tête que Bilbo le Hobbit lui est antérieur et qu'il n'était a priori pas destiné à un public senior dira-t-on.

Je suis en tout cas content de l'avoir enfin lu, particulièrement en regard du passage narrant la découverte de l'Anneau Unique par Bilbo et sa confrontation concomitante avec Gollum. J'attends à présent avec impatience la livraison du premier volet de sa mise en images par Peter Jackson, prévue pour le 12/12 prochain sur nos écrans. Les choses semblent d'ailleurs à ce sujet plutôt bien avancées car le tournage est terminé et l'équipe va entrer en montage [source]. Dans l'attente, je vais m'entraîner à retenir le nom de ces nains qui me sont sortis de la tête depuis que j'ai reposé le bouquin. Aller hop, on y va : Thorïn, Balïn, Dwalïn, Bifur, Bofur, Bombur, Ori, Dori, Nori, Oïn, Gloïn, Kili, et Fili ! Et on recommence ! ^^

Monday, July 9, 2012

RIP Mr Borgnine


Ernest Borgnine a mis les voiles dans la journée d'hier à l'âge (fort) respectable de 95 ans [via]. Sa trombine unique a objectivement jalonné mon éducation cinématographique, et je me souviens avec émotion de ces 12 Salopards et autre Horde Sauvage qui ont marqué ma jeunesse. RIP Ernest, et merci pour tout, tu as bien mérité ton séjour au Walhalla.

Saturday, July 7, 2012

The Amazing Spider-Man

A la base je n'étais pas vraiment intéressé par cette bobine, inutile selon moi à peine cinq ans après la fin de la trilogie de Sam Raimi. Je m'y suis néanmoins rendu, dans l'espoir d'y trouver tout de même quelque étincelle, des échos laissant augurer de sympathiques séquences aériennes en 3D et d'un fond narratif plutôt sombre.

A l'arrivée toutefois le constat s'avère bien peu glorieux car The Amazing Spider-Man est pour moi tout simplement raté. J'ai un peu l'impression que des ingrédients y ont été jetés pêle-mêle, sans que le soucis de la cohésion ne prévale, et la sauce ne prend logiquement pas.

A ce sentiment diffus s'ajoutent des reproches qui ciblent des éléments nuisant à la crédibilité [la force ouvertement affichée de Peter Parker quand il dunke ou quand il déforme les poteaux de football américain // la facilité que ce même Peter a de se glisser dans des labos ultra-sécurisés d'Oscorp avant de se faire piquer], l'absence de jeu sur la dualité Peter Parker / Spider-Man [Gwen Stacy et son père sont au courant], des séquences 3D attendues au compte-goutte radin, ou encore le méchant également foiré.

Le Lézard n'a ainsi strictement aucune envergure, ses motifs demeurent obscurs et le jeu entraperçu avec la personnalité du Dr Curt Connors laisse assez dubitatif. Cerise gâtée sur le gâteau avarié, sa tronche de monstre vert n'est même pas des plus réussie... Passer à côté du grand méchant c'est tout de même bien ballot.

'Fin bref, j'ai été déçu à tout les niveaux et je ne vois guère à sauver que le caméo de Stan Lee [la meilleure scène du film]. Je déconseille donc logiquement cette bobine pour tout amateur de l'adaptation de Sam Raimi, qui elle déchire d'un bout à l'autre. Oueps, farpaitement.

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Sunday, July 1, 2012

Malin

"Always read something that will make you look good if you die in the middle of it."

- P. J. O’Rourke


[via]

Saturday, June 30, 2012

127 Heures - Aron Ralston

127 Heures raconte le calvaire vécu en 2003 par l'auteur Aron Ralston, alors qu'il était pris au piège dans un défilé particulièrement étroit d'un canyon de l'Utah, le bras droit coincé sous une lourde pierre. Le récit au présent et à la première personne se révèle de fait immersif, à défaut d'être captivant. S'il est intéressant de suivre l'évolution psychologique de ce randonneur solitaire en (très) fâcheuse posture, les digressions narrant ses différents exploits sportifs m'ont absolument laissé de marbre, je n'ai pas été impressionné tant leur étalage transpire un chouille la vantardise...

Il reste néanmoins de ce texte un message important, à l'adresse des randonneurs de tous niveaux : il ne faut absolument jamais partir sans donner au préalable à un tiers son itinéraire agrémenté d'un planning estimatif. Il arrivera en effet nécessairement un jour où cette précaution se révèlera éminemment utile...

'Fin bref, oubliez ce titre, revoyez plutôt l'adaptation cinématographique réalisée par le virtuose Danny Boyle l'année dernière.

Friday, June 29, 2012

Plein la Vue - Théâtre de la Michodière


Nouveau retour devant les planches de la Michodière, avec un excellent placement (centré et au deuxième rang *_*) pour une pièce à 4 (+2) affichant en vedette Véronique Genest mais aussi Philippe Magnan dont le visage ne m'était pas inconnu.

Le pitch ? Véra [VG] est non-voyante de naissance. Elle a néanmoins surmonté son handicap grâce à ce nez exceptionnel qui lui procure une place de choix dans l'industrie du parfum, et donc une fortune conséquente. Cela attire bien entendu la convoitise, et son mari profite allègrement de la situation tandis qu'il la trompe. Le père de Véra [PM] n'est pas en reste, il vit également sur le dos de sa fille, tout en subissant une sorte de crise d'adolescence à la soixantaine passée. Et puis un beau jour, Véra recouvre la vue...

Vous imaginerez aisément la structure en deux parties, avant / après le recouvrement de la vue, mais probablement moins la singularité du personnage de Philippe Magnan, indéniablement la véritable star surprise de cette pièce. Certains passages impliquant ce personnage se révèlent tout bonnement hilarants, pimentant une sauce qui globalement prend plutôt bien. Pas grand chose à en dire de plus en fait, sinon que j'ai passé un bon moment.

Ah si, tout de même, sachez que depuis que j'ai vu cette pièce j'ai Fly Me to the Moon en tête... Mais avec des paroles charabia... Flaï mi tou ki mouuuune ki mouuuune... XD

Tuesday, June 26, 2012

Quête

"Find what you love and let it kill you."

- Charles Bukowski

Sunday, June 24, 2012

The Raid

The Raid, c'est le récit de l'assaut d'un immeuble par une section d'élite de la police de Jakarta, le bâtiment situé dans les quartiers les plus défavorisés de la ville se trouvant être le repaire de l'homme le plus influent de la pègre locale. L'effet de surprise déjoué, la troupe se retrouve prise au piège au 5e étage, alors que le mafieux lance un ordre d'attaque général.

S'ensuivent des séquences d'action quasi-continues, des gunfights essentiellement bourrines et des bastons martiales (très) sympathiquement chorégraphiées. On peut notamment retenir le passage du couloir faisant écho à la scène culte de ce non moins culte Old Boy, ainsi que la baston à trois impliquant Mad Dog, Rama et son frère. Le silat filmé de la sorte donne d'ailleurs l'impression d'être un art martial tout bonnement redoutable !


[© Unknown]

En complément de ce côté éminemment bourrin pour lequel j'étais allé voir ce film, on peut également mentionner que le script réserve quelques surprises qui viennent un peu pimenter la chose, faisant sortir la progression de la voie du simple rail shooter. Pour terminer, j'ajouterais qu'en sortant de la salle j'étais tout chaud, adrénaline par procuration aidant, et que j'avais une furieuse envie de réviser le cultissime -et inimitable- A Toute Epreuve, ce que je vais d'ailleurs faire sous peu.

Bref, cette bobine s'est révélée assez jouissive, un petit plaisir coupable qui nous en donne pour notre argent. Mais à réserver aux amateurs, évidemment.

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Blanche-Neige et le Chasseur

Relecture à la mode dark du conte de Blanche-Neige, cette bobine m'a objectivement plu. J'avais initialement quelques craintes, mais si l'ensemble est balistique -on connaît l'issue de l'histoire- il y a ce petit souffle légèrement épique qui fait la différence.

La véritable star de ce film n'est pas tant pour moi Blanche-Neige ni même le Chasseur que le personnage de la Reine Ravenna, interprétée par une Charlize Theron [<3] belle en diable et évidemment impeccable. Sa nature de sorcière se fait tout d'abord discrète puis s'émancipe pour quelques séquences remarquables [le passage suivant l'empoisonnement par exemple]. Mention particulière au fameux miroir dont les manifestations sont d'un excellent rendu.


[© Unknown]

Le personnage de Blanche-Neige se situe un cran en dessous, il m'a semblé plus lisse même si Kristen Stewart ne démérite pas dans sa prestation et se montre en tout cas plus convaincante que quand elle traînait Sur la Route. Last (and least), le chasseur, tout bonnement inexistant en regard de ce que l'on aurait pu attendre vis à vis du titre...

Des éléments traditionnels du conte on retrouve également les nains, au nombre de sept -si j'ai bien compté ^^- mais plus proches des compagnons de Bilbo lors de sa virée chez Smaug que de ceux de Disney. Leur introduction colle à l'ambiance fantasy et se révèle plutôt rigolote. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié les séquences avec les fées, et je n'ai pu m'empêche de penser à Princesse Mononoké pour la représentation du cerf blanc au milieu du sanctuaire.

Voilà voilà, une bonne séance que cette projection de Blanche-Neige et le Chasseur, à tenter ! :o)

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Sunday, June 17, 2012

Archange - Robert Harris

Ce troisième roman de Robert Harris prend place dans la Russie de la fin des années 90. On y suit Fluke Kelso, un historien britannique spécialiste de l'URSS, présent dans la capitale Moscou pour une conférence organisée à l'occasion de l'ouverture d'archives aux chercheurs occidentaux.

Le récit exhale dès ses premières pages un parfum d'austérité prononcé, correspondant très bien avec l'image que je me faisais de la Russie des années 90, et me rappelant par instants les paumés désoeuvrés de Rue Barbare (David Goodis) ou L'Arnaqueur (Walter S. Tevis).

J'ai de fait trouvé le début un peu aride, d'autant que l'histoire russe ne m'a jamais vraiment captivée et que je m'embrouille rapidement dans les noms du pays, qu'il s'agisse de personnages ou d'éléments géographiques. Je me suis néanmoins laissé captivé peu à peu, me demandant ce qui pourrait bien sortir de cette improbable histoire dans laquelle Fluke Kelso se trouve embarqué.

L'historien se voit un soir contacté par un homme qui prétend avoir été témoin de la fin de Staline et savoir que son carnet secret lui a été dérobé. La curiosité de l'homme se trouve évidemment attisée et Fluke Kelso commence par tenter de vérifier les éléments du récit. Sa crédibilité établie avec une bonne probabilité, il s'engage alors dans un dangereux jeu de piste, entre services secrets russes, journalistes avides de scoops, et nostalgiques d'une ancienne Russie.

Le texte a été l'occasion d'appréhender le personnage de Staline et son époque de manière complémentaire à ce que j'avais pu en apprendre en cours, il mélange intelligemment les éléments historiques avérés et la fiction, élément essentiel pour crédibiliser un pitch, ce qui n'aurait d'ailleurs pas déplu à Gorge Profonde [NdC : L'informateur de Mulder, pas la goulue. :p ]. Je dois avouer avoir été surpris par l'intrigue, je ne m'attendais pas à ce que l'auteur m'emmène dans la direction choisie, et cela est tout aussi bien, je préfère que le texte ait une longueur (voire deux) d'avance sur moi.

Le roman se conclut par une scène légèrement elliptique, qui m'a néanmoins semblé bien amenée, logique, et m'a laissé avec un rare sentiment de contentement. Trop d'auteurs ont en effet malheureusement tendance à sortir de route avec ce virage plus périlleux qu'il n'y paraît.

Bref, tout ça pour dire que cet Archange m'a finalement laissé un bon souvenir, et que je le recommande donc ! :o)

Thursday, May 31, 2012

So True

Imperfection is beauty, madness is genius and it’s better to be absolutely ridiculous than absolutely boring.

- Marilyn Monroe


[via]

Wednesday, May 30, 2012

Ontario 2012 - 4 Days / 6 Pics

A la fin du mois d'avril dernier, j'ai été amené à faire pour le boulot un saut de puce en Ontario. Oui, un "saut de puce", c'est à dire : un jour de voyage aller, deux jours sur place, un jour de voyage retour. Autant dire que l'option touristique a été réduite à la portion extrêmement congrue et qu'au retour j'étais complètement déphasé, mais j'ai tout de même pu prendre quelques tofos, ce qui m'a permis de bricoler une modeste mosaïque.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque :
  1. Ce voyage m'a permis de tester la classe Affaire en avion, et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié. A côté du personnel prévenant & des attentions diverses, le plus notable est probablement de pouvoir incliner son fauteuil proche de l'horizontale. Cela permet d'arriver à destination (relativement) frais et dispo, bien plus que lorsque j'avais effectué un vol transatlantique similaire dans la bétaillère (i.e. la classe Eco).
  2. A peine arrivé sur le sol canadien il a fallu en voiture tracer 200 bornes vers le nord sur des autoroutes et des nationales rectilignes, bordées alternativement de forêts et de champs, ce qui donnait l'impression de toujours plus s'enfoncer dans des contrées isolées. Ce sentiment était ma foi fort plaisant, en dépit de la grisaille qui se faisait de plus en plus insistante.
  3. Surprise surprise, pas de Marcel Béliveau au premier matin, mais de la neige tout partout ! O_o
  4. Re-surprise surprise au second matin, un soleil absolument radieux avec pas une seule once de neige ! O_o 3 jours, 3 climats ! ^o^
  5. La clémence nouvelle du temps a été l'occasion de faire un tour en bateau sur la Georgian Bay, ce qui objectivement a constitué le point d'orgue de cette brève escapade canadienne. Le trajet aller en plein soleil, le diner dans une petite anse en compagnie des cerfs et autres castors au crépuscule, le trajet retour à la nuit tombée, tout a concouru à me transposer un instant hors du temps et à me laisser méditer sur la vie, l'univers et tout le reste.
  6. Le dernier jour, une audacieuse échappée au sud de Toronto en quête des légendaires Chutes n'a été qu'un demi-succès (ou un semi-échec c'est selon), puisque je n'ai pu apercevoir les Niagara Falls que depuis la voiture en roulant au pas... Mais il faut dire que le timing n'a guère été aidé par cette étonnante absence de signalétique pour se diriger sur le site depuis Toronto... :-/

Voilà pour ce bref aperçu de ce non moins bref séjour. Pour terminer, j'ajouterais que lors de la virée en bateau j'ai eu le plaisir de prendre les commandes et que j'en ai éprouvé un sentiment de liberté tout bonnement unique. Un collègue a d'ailleurs immortalisé l'instant, mais il s'est malencontreusement fait happer par un orage spatio-temporel qui l'a éjecté dans le passé. De fait, la photo a mis une bonne centaine d'années pour me parvenir, vous voudrez donc bien excuser son aspect vieillot.


[© Ze Captain]

Sunday, May 27, 2012

Men In Black III

Dix ans après le deuxième volet, nous retrouvons donc les hommes en noir, confrontés à une nouvelle menace d'ampleur évidemment planétaire. Cette dernière se voit incarnée par un Boglodite du nom de Boris, un être éminemment bourrin et susceptible, qui ne supporte pas le surnom dont l'a affublé l'Agent K : "l'Animal". L'alien s'évade de la prison de méga hyper très haute sécurité dans laquelle il végétait depuis quelques décennies, et parvient en remontant le temps à se débarrasser de son plus implacable ennemi, le susnommé Agent K. L'Agent J se voit alors contraint de procéder à son tour à un saut temporel (plutôt bien fichu), et de botter le derrière de l'Animal en 1969. Voilà grosso modo pour le pitch de ce Men In Black III.


[© Sony Pictures Releasing France]

Qui dit "saut temporel" dit évidemment "paradoxes associés" [J'ai bien retenu les leçons de ce bon vieux Doc Emmett Brown ! ^^], mais pour le coup cela passe plutôt bien dans le feu de l'action. Dans la franchise, j'apprécie particulièrement le tandem Agent J / Agent K "old", lequel brille malheureusement ici par son absence et laisse donc un petit vide même si l'Agent K "young" s'en tire avec les honneurs. Je me délecte également du petit grain de folie qui en est à la base, mais j'ai ici trouvé qu'il était pour ainsi dire en retrait : j'ai un peu eu l'impression que l'âme des deux précédents volets s'était un brin diluée dans la recette pop-corn familial, d'où un léger sentiment de déception... Ceci étant je me souviens que j'avais initialement détesté le premier volet avant de l'apprécier au fur et à mesure des visionnages ultérieurs, alors pour cet opus, qui sait... :-?

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First Things First

Sachez, tout d’abord, qui vous êtes, puis décorez vous en conséquence.

- Epictète


[via]

Saturday, May 26, 2012

Cosmopolis

Cosmopolis, c'est une journée dans la vie d'un milliardaire de 28 ans, Eric Packer [Robert Pattinson], qui sur un coup de tête décide qu'il a besoin d'une coupe de cheveux à l'autre bout de la ville. La décision paraît surprenante, non seulement parce que la dite ville se voit bouchée en raison de la venue du Président des Iounaïtid Staïtes, de manifestations d'anarchistes et d'un sérieux accident... Mais aussi -et surtout- parce que sa fortune est sur le point de disparaître du fait d'un mauvais pari sur la monnaie chinoise.

La majeure partie du film se déroule donc au sein de la limousine high-tech du jeune homme, différents individus s'y succédant pour lui tenir compagnie et engager des discussions pour le moins obscures. L'ensemble apparaît étrangement hypnotique, irréel et somme toute plus captivant que la bobine de Walter Salles, Sur la Route. Je me suis laissé porter par la singularité de la chose, j'ai apprécié les passages de ces acteurs pour qui j'ai une estime particulière [Juliette Binoche, Mathieu Amalric, Paul Giamatti], et je conserve globalement un bon souvenir de la séance, même si je ne suis pas certain de pouvoir expliciter plus avant pourquoi je l'ai aimée...

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Friday, May 25, 2012

Sur la Route

S'agissant d'un roman précédé d'une réputation vaguement libertaire et épicuriste pour le peu que j'en ai entendu parler, j'attendais beaucoup du réalisateur de Carnets de Voyage, je comptais sur lui pour livrer une bobine pleine de vie, remplie de passion et de fureur de vivre. Mais patatra, il n'en est rien.

Sur la Route aligne en effet les séquences, tantôt sur la route, tantôt dans des appartements délabrés, pendant lesquels on voit quelques vingtenaires conduire, dormir, baiser, boire, fumer, danser, avec comme fil conducteur cet écrivain wannabe qui ne parvient pas à aligner deux mots sur sa machine à écrire. Dans leurs rôles, les trois acteurs principaux s'en tirent correctement, mais les étincelles qu'ils peuvent parfois dégager ne parviennent pas à enflammer la pellicule.

Quand au bout de 2h20 [pitin c'est long] vient enfin la délivrance, on remercie le temps d'avoir daigné s'écouler et l'on rétrograde le roman de Jack Kerouac -quelle que soit sa valeur- en bas de la PAL. Next.

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Relativité

C'est le problème avec les mecs qui sont loin d'être cons. Parfois, ils ont l'air complètement cons pour ceux qui sont vraiment cons.

- Sergent Abraham Ford in Walking Dead T9

Thursday, May 24, 2012

"Le Temps de l'Amour" - Françoise Hardy

Le titre qui me trotte en tête depuis que j'ai vu ce sympathique Moonrise Kingdom ! :o)



Moonrise Kingdom

Eté 1965, une petite ile au large de la Nouvelle-Angleterre. Sam déserte son camp scout pour retrouver Suzy, autochtone avec qui il a fomenté une escapade romantique à la pointe de l'île. Les deux jeunes adolescents échappent ainsi au contrôle des adultes qui en avaient la charge -le Chef Scout Ward [Edward Norton] & les époux Bishop [Frances McDormand & Bill Murray]-, donnant du fil à retordre au capitaine Sharp [Bruce Willis], peu habitué aux désordres insulaires. La traque des deux enfants débute alors, sous la menace d'une violente tempête qui s'apprête à s'abattre sur l'île, dans l'une de ces singulières ambiances dont Wes Anderson a le secret.


[© StudioCanal]

Le réalisateur a en effet un coup de patte inimitable, celui-là même qui m'avait déjà séduit dans le délicieusement loufoque La Vie aquatique ou encore le magnifique Fantastic Mr. Fox, animation traditionnelle au rendu époustouflant. Moonrise Kingdom ne déroge évidemment pas à la règle, et baigne tout entier dans une atmosphère sucrée (oué farpaitement).

Cette bobine s'avère être une jolie petite gourmandise, une élégante récréation avec un petit côté doux-amer en raison des situations familiales des deux adolescents. Les adultes qui les entourent valent chacun le détour, y compris Tilda Swinton que je n'avais pas encore mentionnée et qui incarne à la perfection les glaciaux "Social Services". 'Bref, j'ai adoré cette livraison de Wes Anderson, et depuis que je l'ai vue la chanson de Françoise Hardy qui figure au générique me trotte sympathiquement en tête, me faisant revivre la bobine par flash. A tenter ! :o)

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Sunday, May 20, 2012

Humilité

They see life as a privilege, not as a right.

- Graham in "Indian Palace"

Thé à la Menthe où t'es Citron ? - Théâtre Fontaine

Humeur théâtrale oblige, j'ai de nouveau mis les pieds dans l'un de ces temples du spectacle vivant pour me délecter de cette pièce qui a reçu le Molière 2011 de la meilleure pièce comique, gage de qualité s'il en est.

Thé à la Menthe où t'es Citron ? met en scène une troupe de comédiens à la veille de la première représentation de leur pièce, un vaudeville classique sur le papier, le problème étant qu'ils forment une belle équipe de bras cassés. Du jeune premier niais fils du producteur à l'acteur emphatique qui s'y croit un peu trop en passant par le metteur en scène que personne ne comprend et j'en passe, aucun n'est là pour rattraper l'autre... Et quand arrive le soir de la première, c'est catastrophe sur catastrophe... Pour notre plus grand plaisir !

Ayant dépassé la 500e, le spectacle est évidemment rodé et les effets comiques bien huilés. Il débute en douceur, provoquant tout de même assez rapidement les premiers rires aux éclats, puis va crescendo jusqu'au final. La performance des comédiens m'a semblé remarquable non seulement en raison du bon moment que j'ai passé pendant le spectacle, mais également en regard de la mise en abîme de la pièce dans la pièce : ne pas s'emmêler les pinceaux entre les deux niveaux et interpréter de façon crédible de mauvais acteurs demande ainsi à l'évidence du talent.

Rien à redire au niveau de la mise en scène, dynamique, et qui bénéficie de quelques évènements originaux rendus possible grâce au sujet [réglages son / lumière, incidents lors de la première]. 'Bref, il s'agit d'une pièce très aluminium [XD], qui se joue en ce moment au Théâtre Fontaine, et que je vous recommande chaudement en tant que bon remède à la morosité ambiante ! :o)

Saturday, May 19, 2012

Recul

The only people who see the whole picture are the ones who step out of the frame.

- Salman Rushdie


[via]

Wednesday, May 16, 2012

Je Te Promets

A voir le niveau de la notation presse sur Allociné j'étais un peu sur mes gardes, mais Je Te Promets m'a finalement plutôt plu.

Le pitch ? Paige [Rachel McAdams <3 ] et Leo [Channing Tatum] forment un couple au bonheur quasi idyllique. Les deux âmes se sont trouvées par un coup du destin, et accessoirement ces 20 secondes d'audace qui peuvent tout changer, dont Benjamin Mee faisait récemment l'article à son fils. Mais voilà que Dark Murphy décide de s'en mêler et qu'un accident de la circulation plus tard, Paige émerge de son coma artificiel en ayant perdu la mémoire des cinq dernières années. Plus de carrière artistique, plus de coolitude, plus de mariage, plus même de Leo... Paige se trouve alors dans un no man's land temporel, Leo va faire tout son possible pour la soutenir, mais les parents [les grands Jessica Lange et Sam Neill] de la jeune femme -avec qui elle avait rompu tout lien- vont venir interférer pour tenter de la récupérer...


[© Sony Pictures Releasing]

Le script s'appuie donc sur l'une des choses les plus terrifiantes pour moi, l'amnésie, et soulève des interrogations sur la nature même de notre personnalité. Est-on ce que l'on est de manière intrinsèque, ou bien n'est-on que relativement à un contexte particulier ? Si l'on perd la mémoire d'une partie de son vécu, est-on toujours le même sachant que l'on est supposé être ce que l'on a vécu ? Si la mémoire ne revient pas, pourra-t-on redevenir le même ? Mais qu'est-ce au final que redevenir le même ? :-? Bon, je vais arrêter là, sachez juste que le sujet me travaille. ^^

La bobine illustre le double drame que la situation représente : non seulement la perte d'une vie et la douleur collatérale de l'entourage, mais également la tentative de récupération qui peut être opérée sous différentes motivations par des accointances du passé. Ce second point est probablement le plus difficile à gérer, la personne souffrant d'amnésie ne sachant à quel sein se vouer... :-/

Je me suis laissé prendre par l'histoire et émouvoir par le drame vécu par les deux protagonistes principaux, Paige & Leo. Les interprètes m'ont semblé plutôt bons dans le genre, touchants dans leur jeu en retenu -pas d'effluves guimauvesques-, et j'ai bien apprécié le final ouvert mais néanmoins positif. Bref, une bonne séance pour une bobine que je recommanderais aux âmes qui ont un versant sensible à la romance. [NdC : Eh oui, j'en ai un. :p]

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Tuesday, May 15, 2012

Le Bourgeois Gentilhomme - Théâtre de la Porte Saint-Martin

Cela faisait un certain temps que je n'étais pas allé au théâtre [pas depuis Une Semaine Pas Plus en fait], et c'est donc avec plaisir que je me suis rendu il y a quelques jours au Théâtre de la Porte Saint-Martin pour assister à l'une des représentations du Bourgeois Gentilhomme avec François Morel en tête d'affiche.

Il s'agissait d'une première car cette pièce de Molière se trouve être une comédie-ballet, mélangeant théâtre, danse et musique et que je n'en avais jamais vue. J'ai trouvé le cocktail assez surprenant, divertissant, mais l'ensemble m'a semblé un peu inégal. J'ai ainsi eu quelques difficultés à rentrer dans la pièce, à réagir favorablement au jeu des acteurs, et je n'ai paradoxalement pas beaucoup ri avec les bons mots. J'aurais probablement pour cette partie préféré une production plus classique.

Ceci étant, j'ai beaucoup apprécié les passages musicaux joués par l'orchestre de chambre présent sur scène, ainsi que les séquences chorégraphiées, telle le sacre Mamamouchi de M.Jourdain. Les décors présents sur scène à ces instants m'ont fait penser à ces décors de cinéma de Georges Méliès que l'on a pu récemment savourer dans l'hommage rendu par Martin Scorsese dans son récent Hugo Cabret, et je me suis plusieurs fois imaginé le Roy assistant à la représentation depuis une table de banquet installé au-devant.

A posteriori il m'en reste un souvenir plutôt agréable, notamment grâce au final en apothéose. C'est d'ailleurs de bon coeur que j'ai applaudi aux multiples rappels. Néanmoins, je ne suis pas certain que je recommanderais cette pièce, je me contenterais de dire que l'expérience n'est pas inintéressante. A noter que si d'aventure vous deviez avoir envie de vous laisser tenter, les représentations s'arrêtent il me semble à la fin du présent mois de mai !

Monday, May 14, 2012

Pragmatisme

Whatever the present moment contains, accept is as if you had chosen it. Always work with it, not against it. Make it your friend and ally, not your enemy. This will miraculously transform your whole life.

- Eckhart Tolle


[via]

Sunday, May 13, 2012

Viva Riva !

Ce qu'il y a de mieux dans Viva Riva !, c'est objectivement sa bande-annonce. Cette dernière laissait espérer un film de gangsters africains nerveux et sulfureux, une plongée entraînante dans les bas-fonds de Kinsasha... Mais en réalité l'ensemble se trouve être plutôt mou du genou et sans surprise [toutes les séquences ou presque doivent avoir un plan dans la BA].

Certains passages suscitent le rictus, et je n'ai pas réussi à trancher s'il s'agissait de ridicule fortuit ou bien d'un subtil sens de la dérision... A voir le rendu global, j'aurais tendance à pencher pour la première option, mais allez savoir... 'Fin bref, cette bobine me semble éminemment dispensable... Au mieux, voyez la BA, sinon, oubliez...

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Indian Palace

Une poignée de retraités anglais qui ne se connaissaient pas se trouvent embarqués pour l'Inde à destination du Best Exotic Marigold Hotel, hôtel au déclin déjà prononcé que son jeune gérant ambitionne de développer. Quelles qu'aient été leurs motivations initiales, les différents protagonistes se verront transformés par ce pays singulier et la mise en perspective qu'il leur propose.

J'ai perçu cet Indian Palace comme le récit d'une aventure humaine multiple, pleine de bon sens, à même de susciter quelques réflexions sur la vie. Globalement, j'en garde un souvenir agréable, en dépit de petites baisses de rythme ponctuelles. A tenter.

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Dark Shadows

Maine, 1772. La famille Collins a développé une florissante activité maritime, à tel point que leur ville porte dorénavant leur nom [Collinsport]. Le fils unique Barnabas grandit, et profite de son statut de puissant notable pour séduire à tour de bras. Mais voilà qu'il repousse finalement une jeune femme, Angélique Bouchard, qui se trouve être une sorcière. Celle-ci provoque alors la mort de la promise de Barnabas, transforme ce dernier en vampire, et l'enterre vivant dans un cercueil afin qu'il se trouve à jamais tourmenté. Deux cents ans plus tard, en 1972 donc, Barnabas se voit libéré par une équipe d'ouvriers. Après avoir étanché sa soif de sang, il prend le chemin de son manoir, pour y trouver les vestiges de sa famille sur le déclin et se confronter à un monde étonnamment transformé...


[© Warner Bros. France]

Cette comédie horrifique a pour moi rempli son office, elle constitue une agréable récréation burtonienne et réussit là où Alice au Pays des Merveilles avait malheureusement échoué. Si dans les deux cas le scénario se révèle relativement mince, il y a ici une âme [paradoxal pour une histoire vampiresque ^^] qui faisait défaut à la précédente livraison. L'esthétique est tout bonnement magnifique -comme on pouvait s'y attendre-, et à voir la prestation du casting on se dit que les acteurs ont certainement dû prendre plaisir à jouer. Bref, un très bon moment en salle que ce Dark Shadows, et je vous le recommande donc ! :o)

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Saturday, May 12, 2012

Tabula Rasa

Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles.

- Charles Dickens


[via]

Friday, May 11, 2012

Coup de Flip

Je sors tout juste de la projection de Miss Bala, la tête encore plongée dans le quotidien dangereux de la ville de Tijuana. Je pense au destin de Laura, à cet épisode qui la marquera à l'évidence à jamais, je me dis notre vie est quand même bien douce quoi qu'on en dise, et je débouche sur la Place.

Mon radar de survie citadin étant actif, je repère du coin de l'oeil un individu au comportement singulier. L'homme invective à demi-mot les passants, il en bouscule quelques-uns, en agrippe d'autres qui se dégagent. Il porte un jean flottant, un blouson noir apparenté bombers et traîne la patte droite. Son air mauvais achève de lui conférer une allure patibulaire (mais presque), assez ridicule à vrai dire. J'en dégaine donc une moue légèrement moqueuse à son encontre.

Le type braque alors ses yeux de dément (si si) vindicatif sur moi et fuse en ma direction de sa démarche cahotante. Son doigt pointé me laisse entendre que ses lèvres décochent une rafale de toi saccadée. Je continue à marcher de mon pas tranquille mais le gus se rapproche, assez vite vu sa mobilité toute relative.

Arrivé à quelques mètres de distances, il saisit une palette de sa main droite, pivote sur son torse en vue de me l'expédier. Le poids de l'objet oppose néanmoins une résistance loin d'être anodine, et le type change de dessein : il reprend sa course à ma suite, et plonge la main dans son dos, sous son blouson.

A cet instant précis, les voyants passent au rouge dans mon esprit, l'alerte en DEFCON 1, les hypothèses se déroulent en une fraction de seconde :
  1. S'il s'agit d'une posture de course, je le distance. Ok, je gère.
  2. Si le type sors une lame ou un taser, je le distance rapidement. Ok, je gère.
  3. Si le type dégaine une arme à feu... Reste à parier sur son inaptitude au tir et sur la chance... Nok, risque élevé.
Ni une ni deux, j'effectue un démarrage en flèche à faire pâlir le cheval cabré, et je m'enfourne dans la bouche de métro toute proche.

Ce qui semblait sur l'instant une bonne idée me séduit d'un coup un peu moins, la dite station ne possédant pas une foultitude de sorties. Je me tourne donc vers l'escalier, je vois un pied, un deuxième, hésitant, j'entends des grommellements, puis l'abandon se manifeste. Je m'avance prudemment, je vérifie que l'espace est dégagé, point d'embuscade, je rejoins l'air frais.

L'homme a repris sa route, le pas toujours cahotant, invectivant, bousculant, agrippant les passants...

Thursday, May 10, 2012

Lock Out

Lock Out avait tout du piège infâme (production Europa Corp avec une BA sympa), mais je m'y suis quand même rendu, poussé par une invisible force. Je dois reconnaître que la séance ne m'a pas déplu, même si l'on n'est objectivement pas en face d'un chef d'oeuvre.

Si le générique indique que la bobine repose sur une idée originale, on peut néanmoins y voir une espèce d'hybride entre Demolition Man [la congélation des prisonniers], Fortress [la prison de méga giga haute sécurité ultra inviolable] et New York 1997 [le mercenaire envoyé sauver la fille du Président des Younaïtid Staït's].

L'ensemble baigne dans un mélange d'humour désinvolte rigolo [si si], il y a des méchants très méchants dont un psycho ultra crédible -l'un des plus barré qu'il m'ait été donné de voir-, mais des SFX assez inégaux. En effet, si les plans d'ensembles de la station orbitale et les scènes d'assauts spatiaux se révèlent de bonne facture, l'une des premières séquences de poursuite sur Terre est tout bonnement l'une des plus pourries que j'ai jamais vues sur grand écran. Oueps, sans dec'. D'ailleurs, cela me permet de citer le court-métrage Ruin qui la surpasse de (très) loin.

Bref, ce Lock Out est une série B honnête, qui aurait plutôt sa place sur petit écran. Par contre, ça ne mérite absolument pas une place plein tarif au ciné, mais alors pas du tout du tout...

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Questionnement

A quoi ça sert les amis si on ne peut pas leur dire ce qui est important ?

- Elisabeth (Valérie Benguigui) in Le Prénom

Wednesday, May 9, 2012

Jurassic Park - Michael Crichton

Voilà encore un livre qui trainait dans ma PAL depuis belle lurette, et quand je dis "belle lurette" je ne plaisante pas... L'exemplaire que je possède a en effet été "achevé d'imprimer en 1998" (dixit l'avant-dernière page), et j'avais dû l'acquérir peu après... Il aura donc fallu qu'une treizaine d'années s'écoule avant que je ne lui fasse un sort... Honnête, non ? ^^

A posteriori, je regrette d'avoir attendu aussi longtemps, car Jurassic Park s'avère être un excellent roman dont les quelques cinq cents pages se dévorent tout simplement.

Cela débute avec une entrée en matière selon moi exemplaire, adroitement construite, qui distille les germes de l'histoire, soulevant des interrogations dans l'esprit du lecteur et le captivant de fait. Le développement de l'intrigue coïncide globalement avec la trame du film éponyme de Steven Spielberg, mais en plus étoffée. Parmi les péripéties notables, on peut mentionner sans rien révéler de trop fondamental une course de fond entre un petit groupe de protagonistes et un T-Rex passablement motivé à croquer de la chair tendre.

D'un point de vue scientifique, l'ouvrage se voit correctement étayé sans devenir rébarbatif, il n'y a pas besoin d'avoir un doctorat en génie génétique pour accepter les arguments sans avoir l'impression de se faire flouer. Le texte offre des petites fantaisies concrétisées sous forme de graphiques & tableaux de données, ce qui probablement vise à crédibiliser le propos. Il propose également des extraits de code informatique plus obscurs et à l'intérêt de fait assez discutable, voire encore des copies d'IHM [= Interface Homme Machine] du système de contrôle du parc, ce qui là encore ne me semble pas vraiment utile, à moins de vouloir essayer d'y trouver quelque logique en sachant pertinemment que l'on n'aura pas de réponses aux questions qui pourraient se poser.

La tonalité de l'ensemble m'a semblé bien moins "pop corn" que la bobine, plus sombre tout en restant néanmoins divertissant. En y repensant, je me dis que ce roman peut servir de mise en garde aux élites scientifiques et politiques à ne pas laisser des technologies telles que la génétique se développer hors de tout contrôle, aux mains d'organismes ou de personnalités aussi inconséquentes que le milliardaire John Hammond. Il y aura en effet toujours le facteur qui n'aura été théorisé et qui fera que l'entreprise suivra nécessairement des méandres tortueux, ainsi que l'expose intelligemment le mathématicien Ian Malcolm [évidemment affublé dans mon esprit de la trombine de Jeff Goldblum].

Bref, une très bonne lecture que ce Crichton, dans lequel je n'ai cette fois pas décelé de problèmes flagrants de traduction ou de typo. A lire ! :o)

Tuesday, May 8, 2012

Le Prénom

Le Prénom a indéniablement été la bonne surprise de ces derniers jours, non seulement car la séance s'est révélée extrêmement plaisante mais également car j'avais initialement quelques appréhensions. La bande-annonce ne m'avait en effet que peu convaincu (je doutais que le concept soit réellement viable sur la longueur), mais fort heureusement le film dépasse le simple cadre de ce choix de prénom pour le futur enfant de l'un des protagonistes, et s'étend sur le champ des relations humaines, de l'amitié, des non-dits, de la confiance.

L'écriture est très fine, et l'ensemble m'a donné le sentiment d'être calibré pour le théâtre, impression légitime car j'ai a posteriori appris qu'il s'agissait de l'adaptation d'un pièce à succès dont je ne me souviens étrangement pas avoir entendu parler. L'exercice se voit mené de main de maître tant du point de vue de la réalisation (étonnamment dynamique pour un huis clos) que du point de vue des acteurs qui livrent tous une excellente interprétation. Bref, c'est bon, drôle, percutant, cela amène à réfléchir, (re) bref, s'il y a une bobine à voir en ces temps moroses, c'est celle-là ! Aller hop, on y va ! :o)

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Miss Bala

Mexique, de nos jours. Laura Guerrero vit dans une banlieue peu favorisée de Tijuana, avec son père et son petit frère. Elle n'a pas vraiment d'horizon d'avenir, elle aspire juste à devenir Miss Basse-Californie et s'inscrit donc au concours en compagnie de sa meilleure amie, Suzu. Lorsque cette dernière l'emmène un soir flirter avec des officiels à même de favoriser leur candidature, Laura se trouve témoin d'un massacre en règle d'autorités par une dangereuse bande armée. Si la jeune femme parvient à s'enfuir, elle finit très rapidement par recroiser le chemin du gang, et se voit embrigadée contre son gré dans le but d'accomplir de petits (mais néanmoins risqués) boulots. La vie de Laura prend ainsi une nouvelle direction dont elle aura bien peine à se défaire...



[© Unknown]

Très réaliste, Miss Bala m'a renvoyé à ces reportages récents (notamment in L'Effet Papillon si je ne m'abuse) consacrés au Mexique et à la criminalité qui le gangrène, à sa multitude de cartels plus ou moins puissants passés maîtres dans l'art de la corruption et de la guérilla urbaine. La situation de Laura apparaît évidemment tragique et il est dérangeant de penser qu'à cet instant même de nombreuses personnes se trouvent dans des situations similaires, aux mains de groupe pour qui leur vie ne vaut rien. C'est quand on pense à ce genre de choses que l'on relativise nos petites difficultés quotidiennes et que l'on se rend mine de rien compte de la chance que l'on a de vivre où l'on vit...

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Monday, May 7, 2012

Beware

None are more hopelessly enslaved than those who falsely believe they are free.

- Goethe

"The Adventures of Rain Dance Maggie" - Red Hot Chili Peppers

Un petit titre qui attire immanquablement mon oreille à chaque fois qu'il passe à la radio ! :o)

Friday, May 4, 2012

Margin Call

S'il y a une sortie qui aurait mérité plus de publicité, c'est bien celle de Margin Call. La bobine consiste en un huis clos au sein d'une société de trading de Wall Street, l'espace d'une nuit, alors qu'un analyste vient de démontrer que les indices de risques maison n'étaient pas pertinents et qu'en conséquence l'entreprise possédait des actifs propres à générer des pertes dépassant sa capitalisation boursière.

On assiste au branle-bas de combat qui se met en place à des heures indues, on découvre des personnages aux profils très hétéroclites, du jeune stagiaire au requin aux dents longues prêt à écraser son prochain en passant par le top manager pragmatique et avisé qui ne manquera pas de retomber sur ses pieds. Le film s'avère tout bonnement passionnant, sans fioritures et fait la part belles aux interprètes, qui forment d'ailleurs une bien belle brochette : Kevin Spacey / Paul Bettany / Jeremy Irons / Zachary Quinto / Simon Baker / Demi Moore / Stanley Tucci !



[© Unknown]

La bobine illustre ce que l'on avait compris suite à la crise des subprimes de 2008, à savoir que certains des produits manipulés tous les jours par les marchés sont si complexes que seule une poignée de personnes est à même de les appréhender. Tout être censé aurait tiré des leçons de ces évènements réels, mais les artistes de l'achat et de la vente au virtuel semblent aujourd'hui s'adonner aux mêmes vices. Peut-on toutefois leur en tenir rigueur quand tout le monde veut sa part du gâteau, que cela soit au travers d'investissements massifs ou bien d'un simple PEA ?

Une bobine à voir donc, à prolonger en débattant autour d'un verre !

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La Cabane dans les Bois

Alors que l'affiche laissait vaguement entrevoir une intrigue puzzlesque à la Cube, La Cabane dans les Bois creuse en fait son propre sillon, mais pas vraiment pour le meilleur.

Les deux premiers tiers de la bobine se prennent pour un ersatz de ce bon vieil Evil Dead, le fun en moins, avec une sauce que l'on envisage vaguement rial tivi. Le dernier se prend pour Buffy contre les Vampires (Période "Projet Initiative"), avec une galerie de monstres CGI plus ou moins réussis (plutôt moins en fait), concrétisant la vague impression de calibre tévé qui m'avait effleuré au début de la séance.

A posteriori j'ai appris que Joss Whedon était impliqué dans le projet (production / scénario), ceci expliquant peut-être cela comme on dit. Bref, ça n'est pas franchement bon même si l'idée sous-jacente n'était pas si pourrite, mais la question fondamentale reste la suivante : que diable est donc venue faire Sigourney Weaver dans ce machin frelaté ?!? :-?

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Thursday, May 3, 2012

American Pie 4

Un peu comme dans la chanson de Patrick Bruel, la fine équipe d'American Pie se retrouve grosso modo une décennie après la fin du lycée. Chacun a fait son chemin, et les retrouver avec de la bouteille apporte un agréable parfum de nostalgie, lequel est intelligemment mis à profit dans le script. Ainsi, ce volet fait écho à l'opus des origines [Voire le second mais il était de mémoire bien en deça, quant aux autres on oublie...], s'appuie sur références-clés non pour les répéter mais pour mieux s'en jouer. Les (presque) 2h de cet American Pie 4 passent tout seul et permettent de passer un agréable moment. Ceux d'entre vous qui avaient apprécié la bobine de 99 devraient y jeter un oeil. :o)

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Nouveau Départ

Nouveau Départ, c'est l'histoire d'un noyau familial formé par Benjamin Mee [Matt Damon] et ses enfants, Rosie et Dylan. Leur vie a dû se réorganiser depuis la disparition de la mère, et si le père s'en tire avec les honneurs, des signaux en provenance de son fils lui laissent toutefois entendre qu'il faudrait probablement repartir sur de nouvelles bases. Benjamin part alors en quête d'un nouveau foyer et finit par se retrouver propriétaire d'un petit zoo sur le déclin, ce qui fait la joie de sa cadette -littéralement craquante avec sa bouille et ses expressions-.

L'histoire est très simple, et elle aurait probablement pu être étoffée, mais le film fonctionne en l'état. J'ai trouvé qu'il s'en dégageait quelque chose de profondément humain [les interprètes jouent tous au poil], une sincérité émouvante et je dois reconnaître que j'ai parfois eu la gorge un peu serrée. Cela dure 2h mais n'en paraît pas tant, le rythme ne faiblit pas et l'humour brille par touches. A posteriori j'ai appris que le réalisateur se trouvait être celui de mon film "coup de coeur" Rencontres à Elizabethtown, ceci explique peut-être cela. Bref, un sympathique moment que l'on ne soupçonnerait pas nécessairement derrière l'affiche.

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Monday, April 30, 2012

Avengers

Après une série de films consacrés aux plus emblématiques des Avengers [Iron Man / Hulk / Thor / Captain America] et ayant introduit les autres protagonistes de l'équipe [Hawkeye / Black Widow, et bien entendu Nick Fury], la bobine unificatrice nous est enfin servie. Ici, pas de fioritures, on entre sans délai dans le vif de l'action, laquelle reste jusqu'à la fin le fil directeur.

L'ensemble s'avère plutôt digeste, l'équilibre entre les personnages plutôt bien géré, ce qui donne d'ailleurs lieu à un magnifique enchaînement dans la longue & dantesque séquence finale. En discutant a posteriori, on pourrait regretter que le scénario ait été si linéaire, mais on pardonne sans difficulté si l'on considère cette bobine comme une sorte de cerise sur le gâteau. Mention spéciale à Hulk, tout bonnement monstrueux ici, ainsi qu'au trio féminin méga yummy [Scarlett Johansson / Gwyneth Paltrow / Cobie Smulders].

Bref, pour moi, Avengers est un bon divertissement pop-corn, que l'on appréciera d'autant plus que l'on connaît déjà les personnages.

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Sunday, April 29, 2012

"Death Throes of the Terrorsquid" - Alestorm

Parmi les découvertes tripantes de ces dernières semaines, il faut absolument que je mentionne Alestorm, qui officie dans le Pirate Metal, genre dérivé du Folk Metal à l'imaginaire empruntant comme on peut l'imaginer à la piraterie. C'est entraînant, épique, bref c'est du tout bon... Enjoy ! :o)


[via]

Wednesday, April 18, 2012

Face aux Feux du Soleil - Isaac Asimov

Cela fait quelques semaines que j'ai terminé ce roman d'Asimov [avant que je n'entame ma série Dexter de Jeff Lindsay en fait], et j'aurais dû en parler bien plus tôt car son souvenir commence à s'étioler.

Ce livre reposait dans ma PAL depuis quelques années, et je ne sais trop pourquoi, à chaque fois que je la parcourais, je ne m'attardais pas sur ce titre. Peut-être parce que les textes de l'auteur ont un petit côté austère, qu'ils paraissent un peu arides... Mais cette austérité n'est qu'apparence car une fois l'oeuvre entamée je me retrouve à chaque fois complètement captivé. Et cela n'a donc pas loupé cette fois-ci.

Dans Face aux Feux du Soleil on retrouve l'inspecteur Elijah Baley, qui en conséquence d'un jeu diplomatique galactique se trouve envoyé sur la planète Solaria en vue d'y enquêter sur un meurtre. Au sein de la communauté des colonies spaciennes, cette planète s'avère extrêmement singulière, puisqu'elle brille par son sous-peuplement du point de vue des critères terriens. Ses habitants vivent ainsi dans de gigantesques propriétés s'étalant sur des millions de kilomètres carrés, et ne se rencontrent que par le truchement de liaisons vidéos ou holographiques : l'idée même du contact physique les révulse au point que la concrétisation de cette perspective les abandonne à de violentes crises de paniques.

Les Solariens ne tolèrent d'autres présences que celles des robots chargés de l'entretien de leurs domaines. Chacun en possède des cohortes spécialisées, fruits du savoir unique de la planète. Solaria se trouve en effet être le sanctuaire du savoir robotique, et son rayonnement dans le domaine lui vaut d'être le fournisseur des colonies spaciennes, ce qui lui assure une prospérité sans égale.

La perspective d'un voyage sur cette planète aurait tendance à nous faire rêver, mais il n'en est absolument rien pour Elijah Baley qui comme tous les Terriens de son ère vit dans de gigantesques cités souterraines et de fait ne supporte que la sécurité des espaces confinés. Il n'aura pourtant guère le choix, l'organisation un brin dictatoriale de l'administration terrienne sachant faire passer ses propres intérêts avant les états d'âmes de ses administrés.

Sur place, Elijah Baley débute son enquête d'apparence insoluble : un Solarien assassiné, aucun compatriote ne pouvant avoir été à proximité, aucun robot ne pouvant avoir commis le meurtre en vertu des trois Lois de la Robotique. Il n'affronte toutefois pas seul ce mystère, puisqu'il est secondé par le spacien humanoïde R. Daneel Olivaw -également découvert dans Les Cavernes d'Acier-, lequel dissimule pour le coup sa nature robotique.

Asimov déroule son intrigue tranquillement, il distille deci delà des bribes d'indices qui s'assemblent à la faveur des raisonnements déductifs d'Elijah Baley. Le mystère se trouve ainsi démêlé très habilement, et au final tout s'éclaire en dépassant le simple cadre du "spacienicide". Comme je le laissais entendre plus haut la lecture s'est révélée extrêmement captivante, ce qui m'a conduit à littéralement penser en refermant le bouquin qu'Isaac Asimov était vraiment un putain de bon écrivain !

Monday, April 16, 2012

Battleship

Faire un film basé sur le jeu Touché Coulé, il fallait oser, et aller voir le résultat nécessitait une certaine dose d'inconscience, ou de curiosité c'est selon.

Le scénario tient sur un post-it, mais entre nous si je me suis rendu en salle ce matin, c'était uniquement pour assister à un spectacle bourrin. Oué, farpaitement. Pas de scénario donc, des personnages inexistants, mais quelques scènes spectaculaires avec parfois un semblant de souffle épique, notamment quand le destroyer charge sur fond de AC/DC ou que les vétérans de la WWII sortent le cuirassé USS Missouri de son port-musée. On n'échappe évidemment pas à un petit moment "A5 B12 Touché", mais globalement la parenté avec le jeu d'origine s'avère assez lointaine, et ne sert finalement qu'à créditer l'éditeur.

Bref, ce Battleship se révèle bourrinement distrayant mais sans plus, et un peu longuet (2h10...). Eminemment dispensable donc.

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Friday, April 13, 2012

"Drink With The Living Dead" - Ghoultown

Le titre qui me trotte en tête sans discontinuer depuis que je l'ai découvert il y a quelques jours, avec en prime de sympathiques illus dans le clip... Enjoy ! :o)


[via]

Titanic (3D)

Je suis allé voir ce Titanic à l'occasion de sa ressortie sur nos écrans plus pour le film en lui-même que pour la 3D qui lui a été ajoutée. Oué, j'aime bien cette bobine, et je l'assume. ;p

Pas de surprise quant à l'histoire évidemment, toujours les mêmes perceptions, les mêmes émotions (si si), et si la 3D n'apporte rien de bien fondamental, le travail de conversion a été bien mené, les effets de profondeurs m'ont semblé parfois assez sympathiques. Pour autant, ils ne constituent pas un motif suffisant pour se retaper les 3h14 de bobine si l'on n'est pas fan. A réserver aux amateurs, ou à ceux qui ne l'ont jamais vue.

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Wednesday, April 11, 2012

Radiostars

Le Breakfast Club, morning emblématique de Blast FM, cartonne sur les ondes depuis des années, mais vient tout juste de passer à la seconde place des audiences. Le patron de la radio envoie donc l'équipe au contact des auditeurs à la faveurs des congés d'été afin qu'elle regagne le terrain cédé à la concurrence.

L'ensemble doux amer se laisse suivre, même si l'on ne sort jamais du chemin (trop) balisé par la bande-annonce. Au final, j'ai passé une sympathique séance avec ce Radiostars, mais j'ai tout de même eu le sentiment de me trouver face à un sous Good Morning England, ce qui me conduit à donner un verdict en forme de why not.

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Tuesday, April 10, 2012

ABC Monsters - La Pompadour

J'ai adoré le principe de cet abécédaire sur les monstres au cinéma, mais il m'en manque quelques-uns [I O Q R X Z]... Des idées ?


[via]


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Edit - 19/04/12 : Ci-dessous la liste des "monstres" que j'ai identifiés (avec un "bon sang mais c'est bien sûr" pour le Z ^^).
Edit - 21/04/12 : Ajout de "Razorback" & "Xtro", merci DZombie !
Edit - 21/04/12 (Bis) : Ajout de "Incubus" / "Queen of the Damned" / "Orca"... Qui figuraient (en tout petit) dans les crédits de fin... -_-

Alien - Beetlejuice - Chucky - Dexter - E.T. - Freddy - Godzilla - Hulk - Incubus - Jason - King Kong - Lecter - Momie - Nosferatu - Queen of the Damned - Pinehead - Orca - Razorback - Satan - Terminator - Uruk-hai [ou leur chef Uglúk] - Vador - Werewolf - Xtro - Yéti - Zombie

Monday, April 9, 2012

Dexter (Vol.1 à 5) - Jeff Lindsay

Comme beaucoup de monde, j'ai découvert le personnage de Dexter au travers de la série éponyme, mais il s'agit en premier lieu d'un roman de Jeff Lindsay, Ce Cher Dexter (2004), qui s'est depuis vu prolongé en cinq autres volumes, dont quatre au format poche par chez nous.

On retrouve dans ces bouquins un univers très familier, les personnages se révélant étonnamment proches de leurs incarnations sur petit écran. Ce point est d'ailleurs tellement notable que si l'on ne prêtait attention aux dates de parution on pourrait croire qu'il s'agit d'une novélisation, à quelques détails près.

En lisant le texte je n'ai pu me départir des visages des interprètes, mais cela n'a pas perturbé le plaisir de la lecture, cela a au contraire facilité la visualisation des personnages, exercice pas toujours évident. Dexter occupe toujours dans les romans son emploi d'expert en taches de sang, au côté du médico-légal Vince Mazuoka, égal à lui-même, et de son collègue Angel Batista, quasiment absent et pas du tout inspecteur. L'équipe se trouve dirigée par une Maria LaGuerta plus communicante qu'efficace, et compte en son sein le suspicieux (et inquiétant) Sergent Doakes. Last but not least, Deborah Morgan, la soeur de Dexter qui fait des pieds et des mains pour quitter les Moeurs et devenir enquêtrice à la Criminelle.

Enfin, des pieds et des mains... Dans les romans, Deb (également pète-sec et grossière) m'a semblé s'appuyer beaucoup plus que dans la série tévé sur son frère pour progresser professionnellement, à tel point d'ailleurs que je me suis parfois demandé si elle méritait les galons qu'elle parvenait à décrocher. Dexter pour sa part ne se pose pas de question, la famille étant la famille, sorte de bouée à laquelle il s'accroche.

Il est très intéressant de se plonger dans la tête du narrateur Dexter, et le personnage apparaît encore plus sombre dans les romans qu'il ne l'est dans la série tévé. Le "mythe fondateur" est le même, mais alors qu'à l'écran il procède à des mises à mort rapides et directes, son passager noir semble dans le texte s'amuser à faire s'éteindre ses victimes à petit feu, n'hésitant pas à tripatouiller leurs entrailles de la pointe de son couteau ou à les démembrer partiellement avant de mettre un point final à leur agonie. Des procédés un peu plus barbares qu'à l'écran dirons-nous...

Enfin, la ville de Miami apparaît comme un personnage à part entière, elle donne l'impression d'être un repère de psychopathes, d'une ville où l'on se demande comment font les gens pour accepter d'y vivre, et où la circulation semble être la plus ultra anarchique qui soit, tandis que le soleil la montre à l'écran sous un jour bien plus favorable.

Je me suis enfilé les cinq romans disponibles en poche en à peine quatre semaines, c'est dire si je me suis laissé prendre par les histoires ! :o) Toutefois, il serait délicat de rentrer dans le détail des bouquins, les destins de certains personnages divergeants grandement vis à vis de la série tévé, et je m'en voudrais de déflorer certains éléments clés. Néanmoins, passons-les rapidement en revue.

Ce Cher Dexter
Il s'agit d'une bonne introduction à l'univers, un premier rendez-vous plaisant agrémenté d'une fin surprenante sur laquelle j'ai dû revenir ultérieurement en raison de sa nature elliptique.

Dexter Revient !
Le volume de la confrontation Dexter vs Doakes, un texte bercé d'une aura malsaine en raison de la présence d'un docteur vengeur assez rancunier.

Les Démons de Dexter
Un ouvrage beaucoup plus mystique, limite surnaturel, qui sans être déplaisant apparaît de fait moins crédible.

Dexter dans de Beaux Draps
Des meurtres sordides pour un volume dans lequel Dexter a la lose comme rarement, et où il se montre plus suiveur que réellement acteur.

Ce Délicieux Dexter
Incontestablement le meilleur roman de la série à mon goût, un texte complet, cohérent, bien construit... En somme, le volume "de la maturité" comme on dit ?!? ^^

Voilà voilà, quelques romans que je conseille donc à tous ceux qui ont apprécié la série tévé, en prenant bien soin, de les lire dans l'ordre !

Perfect Sense

Perfect Sense, c'est l'histoire de l'apocalypse de la race humaine, celle d'une étrange affection qui frappe soudainement, en tous points du globe. Les sens disparaissent un à un, d'abord le goût, puis l'odorat, l'ouïe, et enfin la vue (le toucher n'est pas abordé mébon au bout du quatrième...), à chaque épisode succédant une période transitoire pendant lesquelles l'être humain s'adapte.

Le sentiment d'impuissance apparaît encore plus fort que dans Contagion, ici aucun espoir n'est permis, la forme atypique narrant la progression inéluctable de l'affection à la manière d'un reportage, la voix off assénant des constats implacables. L'angoisse de la situation nous étreint pour autant que l'on se projette auprès des deux protagonistes principaux qui se rencontrent, particulièrement lors de la dernière séquence.

Cette bobine est l'occasion de rappeler qu'il convient de profiter des petits bonheurs de la vie, car ceux-ci peuvent à tout instant nous être retirés, pas nécessairement du fait d'un affection similaire à celle fictive de la bobine, mais d'une simple attaque cérébrale ou rupture d'anévrisme. Carpe diem en quelque sorte.

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Monday, April 2, 2012

Mort de Bunny Munro - Nick Cave

Bunny Munro est un queutard invétéré doublé d'un ivrogne patenté. Il trompe allègrement sa femme au gré de ses pérégrinations sur la Côte Sud de l'Angleterre, au prétexte bien pratique qu'il est représentant de commerce. Un jour, sa moitié excédée met fin à ses jours en ayant pris soin de se défouler sur le contenu de l'appartement miteux du couple situé dans un HLM qui ne l'est pas moins. Bunny réagit en emmenant son fils Bunny Junior avec lui sur les routes, omettant de lui acheter ce collyre sans lequel ses yeux se dessèchent et en le laissant poireauter dans la voiture pendant qu'il trombine ses clientes.

Bunny Munro entame alors une descente aux Enfers, sa déchéance se fait à l'image sordide de sa vie et l'on n'a qu'une envie, que sa mort annoncée dès le titre survienne enfin. L'homme incarne l'archétype de ce que je déteste viscéralement, particulièrement en regard de la façon dont il traite son fils, qui est pour le moins insupportable. La lecture s'est révélée assez laborieuse, car l'on ne voit pas où l'auteur veut en venir, pour autant qu'il ait voulu en venir quelque part. En particulier, on se lasse rapidement de toutes ces scènes de sexe / masturbation frénétique ainsi que de ces fantasmes sur les vagins de femmes plus ou moins célèbres.

Il s'agissait d'une première incursion dans l'univers littéraire de Nick Cave, et force est de constater que cela n'est pas vraiment une réussite. Je vais donc laisser le bonhomme rangé dans ma cédéthèque. Chacun son truc, lui, c'est la musique.

Sunday, April 1, 2012

Les Pirates ! Bons à Rien, Mauvais en Tout

Je suis allé voir ce film en confiance absolue (je suis fan des studios Aardman), et je n'ai pas été déçu : Les Pirates ! Bons à Rien, Mauvais en Tout s'est révélé éminemment sympathique en ce dimanche matin !

La technique apparaît évidemment irréprochable tant le studio maîtrise l'animation traditionnelle en pâte à modeler, et l'apport ponctuel du numérique tombe à point nommé pour modéliser une mer impossible à gérer en stop motion. La narration quant à elle brille par sa fluidité, il n'y a pas de temps mort, et l'on se trouve surpris par cette histoire qui ne se cantonne pas aux Caraïbes.


[© Sony Pictures Releasing France]

En somme, c'est du tout bon, ça fourmille de bonne humeur, de pirates qui tiennent plus de joyeux drilles que d'autre chose, de touches d'humour en continu, de trouvailles à chaque plan, le tout pour une évasion garantie. Alors on n'hésite pas les gens, on se lève, on y va, et... A l'abordaaaaaaaaaaage ! \o/


[© Sony Pictures Releasing France]


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Young Adult

Young Adult réunit le combo gagnant de Juno, Jason Reitman (réalisation) & Diablo Cody (scénario), ce qui était plutôt alléchant il faut le reconnaître. Au final, l'objet m'a moins séduit que son prédécesseur, tout en restant de facture honnête.

Le titre de cette bobine renvoie non seulement au style de littérature dans lequel officie Mavis Gary [l'excellente Charlize Theron] mais aussi -et probablement surtout- au psychisme de l'écrivain qui n'a pas décollé de l'adolescence en dépit de ses 37 ans. Ainsi, quand Mavis reçoit un faire-part de naissance en provenance de son ex-grand-amour-de-sa-vie du lycée -Buddy Slade [Patrick Wilson]-, elle quitte sur un coup de tête sa métropole pour rappliquer dans sa bourgade d'enfance et le reconquérir, persuadée qu'il n'est pas heureux et mérite mieux.


[© Paramount Pictures France]

La bobine baigne dans une atmosphère douce-amère, amène à mettre en perspective les notions de bonheur, de réussite et d'échec, chacune relevant plus de la perception que de l'absolu. Le personnage de Mavis glisse peu à peu du statut de sympathique garce à celui d'âme perdue, esseulée, qui attire la compassion. Charlize Theron la campe à la perfection, mais n'égale pas pour moi sa performance magistrale de Monster.

Globalement, la séance s'est révélée plutôt plaisante, même si un peu plus de peps et de piquant n'aurait pas été de refus.

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Saturday, March 31, 2012

Azureus Rising - Black Sun Entertainment

Une cité futuriste, une sorte de Ninja de l'Espace, 5'37 d'action qui dépote (et donne envie d'en voir plus) pour un court de démo visiblement primé à plusieurs occasions ! \o/


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