Monday, October 30, 2006

Le Lundi, c'est KT !

J'ai découvert cette video un peu par hasard en surfant au gré des liens qui passaient sous le pointeur de ma souris, et je ne résiste pas à l'envie de vous la proposer. On y voit la charmante KT Tunstall sur le plateau de Taratata interpréter son Black Horse and the Cherry Tree avec l'aide d'un sampler qu'elle utilise pour enregistrer en direct et en quelques secondes ses pistes d'accompagnement. A toi KT !



Si vous avez apprécié la prestation, vous apprécierez de même son second passage sur le plateau pendant lequel, toujours accompagnée de son sampler, KT a repris le célèbre I Want You Back des Jackson Five. Une très belle performance!



C'est pour ce genre de moments spéciaux que j'appréciais Taratata quand je le regardais. Ca me fait d'ailleurs penser que je suis à la recherche du magnifique Rock Collection de 16 minutes que Voulzy a interprété en compagnie de tout un tas d'artistes à l'occasion d'un Taratata - Special Fête de la Musique en juin 1995. Si jamais vous savez où trouver ca, n'hésitez surtout pas à me faire signe hein!

Fond Sonore : Rhapsody, Legendary Tales

Saturday, October 28, 2006

Children of Men

Terre, 2027. L'espèce humaine est condamnée à l'extinction sous moins d'un siècle en raison de sa soudaine infertilité. La Terre s'embrase d'innombrables conflits, et seule la Grande-Bretagne arrive à maintenir un semblant d'ordre sur son territoire moyennant une politique totalitaire ultra-répressive. C'est dans ce contexte, alors que l'être humain le plus jeune au monde vient d'être assassiné, qu'une jeune femme tombe enceinte et devient une icône que d'aucuns aimeraient récupérer à des fins politiques. Théo, anonyme bureaucrate alcoolo, va donner un sens à sa vie en entreprenant - un peu malgré lui - de guider et de protéger ladite jeune femme.

J'aime quand le cinéma me surprend, me bouscule, me fait passer par une palette d'émotions variées, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été servi par Les Fils de l'Homme. Ce film, réalisé de main de maître par un Alfonso Cuaron inspiré, présente un futur étonnament réaliste et plausible tant au niveau visuel - qui tranche avec le clinquant d'un I, Robot par exemple - que thématique - les dérives ultra-sécuritaires. Il nous captive rapidement pour ne plus nous lâcher jusqu'à la séquence finale, nous maintient dans un climat de tension permanente que je n'avais pas ressenti depuis longtemps et nous scotche ponctuellement à notre fauteuil sans que nous voyions les coups venir.

Je n'en dirais pas plus, de peur de déflorer certains passages clés qu'il convient de découvrir en séance, si ce n'est que Les Fils de l'Homme est assurément l'un des films du moment à ne pas rater. Bonne projection!

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This

Friday, October 27, 2006

Loi des Séries

Il y a quelques jours, un matin (presque) comme les autres. Je me lève, la tête enfarinée, ne parviens pas à me réveiller au moyen d'une bonne douche, quitte mon repaire un peu à la bourre. Arrivé dans le hall de mon immeuble, j'aperçois mon image dans le reflet de la porte d'entrée. Je me fige sur place. Quelque chose ne va pas, un petit détail insignifiant qui, comme toutes les choses insignifiantes, a forcément son importance... Raaah, mes lunettes, oubliées! *mgmgmg*

Remonter les escaliers à toute vitesse, manquer de se viander, ouvrir la porte du couloir, ouvrir la porte blindée de l'appartement, ouvrir la porte de la salle, choper les lunettes au vol, refermer la, nan les portes, espérer ne pas réveiller la galerie (je décolle de bonne heure), descendre cinq à cinq les escaliers en colimaçon, piquer un cent mètres dans l'allée de la résidence, rater le bouton d'ouverture de la grille, se manger ladite grille, *mgmgmg*, maugréer, filer à l'arrêt de bus... Juste à temps!

Arrivé à Montparnasse, je constate que tous les deux roues sont couchés depuis Gaîté. Mon regard balaye l'avenue, j'imagine qu'une bande de d'jeun's se sera très certainement amusée durant la nuit... Je reprends mon chemin, m'engageant sur le parvis de la gare. J'y aperçois un type en jean/cuir arborant un brassard orange fluo de la sécurité, un pansement sur son arcade sourcilière gauche, le regard vif, assez nerveux, un talkie walkie collé à la bouche.

Immédiatement, un frisson parcourt mon échine, le temps semble se figer, je passe en DefCon 1... Et si la bande était encore dans le coin? Je me hâte à l'intérieur de la gare... Pour y découvrir un autre type de la sécurité qui se déplace d'un pas rapide, le regard fixé au loin. J'observe rapidement les alentours : RAS, la voie est dégagée, je peux monter prendre mon train. Enfin, prendre mon train... Car forcément, le train en question n'est pas affiché même s'il se trouve bien à son quai habituel.

Deux agents sncf se pointent alors, vraiment cools. Ils papotent, avancent nonchalamment, sortent un extincteur caché en bout de quai avant d'entreprendre de remonter lentement la rame. Une équipe de la sécurité, en uniforme, ne tarde pas à se montrer, arrivant en petites foulées. Elle ralentit en bout de quai, avant de remonter la rame à son tour, sans se presser. Un pompier arrive ensuite, en voiturette, double les gars de la sécurité, direction l'autre bout du train. Un second pompier arrive encore après, à pinces, la veste sur l'épaule, encore plus peinard que les autres... Sur quoi un épais nuage de fumée se dessine à l'extrémité de la rame opposé à l'endroit où je me trouve.

Surréaliste.

Une voix s'élève alors des hauts-parleurs pour annoncer l'annulation du train. Tu m'étonnes...

Je me rabats sur une solution de secours. La rame est à quai, affichée. Le train part à l'heure, je me détends, le retard sera minime. Vingt minutes plus tard, la rame ralentit puis s'arrête. Une minute passe, puis deux, trois, quatre... Le conducteur nous annonce que le train qui nous précède sur nos rails est en rade vingt mètres plus loin, à l'entrée de la gare de Versailles Chantiers, et que nous allons devoir attendre qu'il soit dépanné...

Je crois que c'est à cet instant précis que je me suis dit que la journée allait certainement être longue, très longue...

Fond Sonore : The Strokes, First Impressions of Earth

Thursday, October 19, 2006

No Comprendo

Quand on pose un lundi, on espère que le reste de la semaine se passera sans encombre, que le corps réagira favorablement à cette période ouvrée un peu plus courte qu'à l'accoutumée, que l'on pourra faire des folies... Mais force est de constater qu'en ce jeudi soir...



Fond Sonore : Albert Hammond Jr, Yours to Keep

Sunday, October 15, 2006

Next Generation

Petit d'homme s'est accroché, il s'est battu et a finalement vaincu. Cela fait maintenant une petite semaine qu'il est sorti de néo nat et a rejoint son chez-lui. Il est chouchouté par ses parents, et complètement ignoré par le chat de la famille qui daigne à peine tourner une oreille quand il crie famine... Et pourtant il donne sacrément de la voix le bougre!

Promis, maintenant que Tonton s'est remis de son coup de froid carabiné, il ne va pas tarder à venir te voir. Il pensera d'ailleurs à glisser dans sa musette quelques p'tits cédés de derrière les fagots, histoire de commencer sur de bonnes bases ton éducation musicale. :)

***
Edit-qui-n'a-rien-à-voir : Demain (lundi) je prolonge mon week-end. Oui, je sais c'est honteux, mais que voulez-vous... Ca tente quelqu'un(e) un ciné en début/milieu d'après-midi?
***

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Friday, October 13, 2006

A Laisser...

Hier soir, en zappant à la fin des infos régionales, je suis tombé sur la seconde partie du jeu A Prendre ou à Laisser présenté par Arthur sur tihefone... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce programme est absolument fan-tas-tique, oui je pèse mon mot, fan-tas-tique, car d'un vide intersidéral rarement atteint et pourtant d'une cinquantaine de minutes pendant lesquelles le présentateur s'échine à meubler avec des pitreries.

Mais cékoidonc le concept? Eh bien, pour la seconde partie que j'ai vue, en gros, une candidate est assise devant une grosse boite à chaussures. Face à elle, un certain nombre d'autres candidats eux-mêmes possédant de grosses boites à chaussures. Sous le couvercle de chaque boite est collée une feuille sur laquelle est inscrite une somme. La candidate doit alors éliminer une à une les dites boiboites - tout en ayant la possibilité d'échanger la sienne contre l'une des autres -, en espérant que la dernière en jeu sera celle qui "contiendra" la plus grosse somme.

Comme tout ca n'est pas bien palpitant, l'animateur tente d'instaurer un certain climat de suspense, joue avec les nerfs de la candidate, laquelle stresse effectivement, larmoie, hésite, boit son verre d'eau - comme dans Qui Veut Gagner des Millions oué -, s'en veut d'avoir échangé puis éliminé la boite aux 300.000 euros, etc etc etc...

On a beau dire, Questions pour un Champion et Des Chiffres et des Lettres, ca a peut-être un côté un peu vieillot, mais au moins y'a du fond...

Fond Sonore : Bert Jansch, The Black Swan

Monday, October 9, 2006

Free Hugs Campaign

C'est l'histoire d'un type qui un jour a eu l'idée folle de proposer des accolades gratuites (ie juste motivées par le fait de distribuer un peu de tendresse) aux passants d'une rue fréquentée de Sydney. Le phénomène a rapidement pris de l'ampleur au grand dam des autorités qui ont tenté de l'enrayer... Mais c'était compter sans le soutien populaire qui a contraint la mairie à laisser faire.

Il reste de cette initiative une vidéo émouvante, chargée d'énergie positive, avec une bande-son à tomber [All the Same by the Sick Puppies].

Here is it :



(Découvert via Inside the USA.)

Raaaah, les Sick Puppies viennent tout juste de sortir un EP, mais uniquement sous forme numérique, pfff... J'espère que leur premier album, prévu pour 2007, sera lui diffusé sous forme de galette classique... Alleeez sioupléééé!

Fond Sonore : Sick Puppies, Juke Box de leur site

Saturday, October 7, 2006

Quel Emmerdeur!

Une petite semaine de passée et pas vraiment d'amélioration en vue : il semblerait même que mon petit coup de froid carabiné prennent chaque jour un peu plus ses aises. Espérons toutefois qu'il ne survivra pas au feu de l'artillerie lourde antibiotique auquel il est soumis depuis une dizaine d'heures, car dans le cas contraire je commencerais sérieusement à m'inquiéter pour mon avenir... Afin de maximiser mes chances de survie, n'hésitez surtout pas à m'envoyer vos bonnes ondes... A vot' bon coeur M'sieurs Dames!

Si j'ai un temps hésité à sortir cet après-midi, de peur d'aggraver encore un peu plus mon état, je me suis finalement décidé : je ne pouvais décemment pas ne pas aller voir cet Emmerdeur de Veber pour lequel j'avais pu dégoter une place de première catégorie à un prix défiant toute concurrence.

A l'entrée dans ma loge, j'ai immédiatement eu confirmation de mon bon placement : je bénéficiais d'une vue dégagée et légèrement plongeante sur la scène, un peu comme pour le spectacle d'Arturo il y a deux ans. La pièce s'est ensuite révélée agréablement divertissante, portée par un Berry et un Timsit évidemment complices. C'est carré, bien mis en scène, bien enlevé, même si la mise en place est peut-être un peu longue. M'enfin bon, ce qui compte c'est que j'ai passé un bon moment et que je suis ressorti du théâtre avec le sourire. Rien que pour ça, je vous recommande chaudement cette pièce, qui se joue au Théâtre de la Porte Saint-Martin jusqu'à fin 2006.

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Tuesday, October 3, 2006

Tout Cassé

Qui aime bien châtie bien dit la célèbre maxime. Si tel est le cas, je me dois de conclure que l'automne m'aime à la folie, car non content de m'apporter la fraicheur que j'attendais impatiemment il m'a gratifié en bonus d'une bonne petite grippe précoce qui me vaut trois jours d'arrêt de travail. Tant d'amour c'est trop, vraiment fallait pas...

Me voilà donc coincé chez moi, avec une fièvre qui fait du yoyo, une migraine qui s'en va et qui revient (C'est fait de tout petits riens - Ça se chante et ça se danse - Et ça revient, ça se retient - Comme une chanson populaiiiire - ahem désolé), des courbatures qui rendent ma démarche saccadée et plutôt lente et me font me sentir vieux, mais vieux...

Bon, Papy va aller se faire un bouillon hein, puis se caler devant Question pour un Champion. Le corps a beau être tout cassé, l'esprit est alerte. Enfin il le reste tant que la fièvre est en phase yoyo-bas, comme là tout de suite maintenant.

Aller, à toi Julien!



Tiens ca me fait penser à ce grand moment de tévé...

Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST

Friday, September 29, 2006

Et si...

Parfois il m'arrive de regarder en arrière et de me demander ce qu'aurais bien pu être ma vie si j'avais fait tel ou tel choix plutôt que tel autre. Dans la majorité des cas, son ossature reste la même, articulée autour d'un boulot relativement confortable et sécurisant, mais de temps en temps j'examine des alternatives un peu plus exotiques.

Si j'avais poursuivi dans la voie que je m'étais fixée au tout début de l'école primaire, j'aurais été rechercheur sous-marin. Ben oui, rechercheur, quelqu'un qui recherche quoi, et sous-marin parce que sous la mer il y a plein de galions échoués remplis d'or. Sisi, je vous jure, pareil que dans les dessins animés. Mais rapidement, j'ai compris que plonger n'était pas aussi trivial et sans danger que dans les films, alors j'ai renoncé. Et puis de toute façon, la plongée, dans le fin fond de la campagne normande...

Si je n'avais pas posé ma plume au beau milieu de mon adolescence, si je ne m'étais pas convaincu que pour faire du cinéma, il fallait avoir eu la chance de naître dans le milieu, j'aurais sans doute trouvé moyen de dégoter une Super 8 pour expérimenter quelques mises en images, explorer d'audacieuses utilisations des focales et révolutionner l'univers du montage. Peut-être aurais-je même suivi une trajectoire semblable à celle de Peter qui, ne l'oublions pas, a lui-même commencé avec un bon gros gore amateur bricolé le week-end entre potes...

Si enfin j'avais cédé aux sirènes du Blues - qui forme toujours le coeur de ma culture musicale - quand je l'ai découvert au lycée, j'aurais apprécié les joies de la six cordes à une époque où j'avais le temps de la travailler et accessoirement d'assouplir mes doigts. J'aurais repris les standards du Blues Rock, de la Country du Bayou, du Root Blues, j'aurais exploré de nouveaux genres connexes, découvrant et affinant mon propre style, j'aurais écumé les clubs de la région pour finir sur les scènes parisiennes les plus prestigieuses avant d'aller me faire un nom sur Beale Street. Je n'aurais bien sûr au passage pas manqué de me faire quelques petits trips métalliques, répondant présent aux sollicitations de mes pairs pour livrer quelques joutes d'anthologie...

Oué, je crois que je me serais vraiment bien éclaté si j'avais été Guitar Hero!



Fond Sonore : Rhapsody, Power of the Dragon Flame

Saturday, September 16, 2006

Awakening

En m'endormant hier soir, alors qu'un agréable courant d'air frais caressait mon corps dénudé et que Chris Rea s'en allait sur la Route de l'Enfer, mon esprit a entrepris de vagabonder...

Il s'est d'abord immergé dans l'univers des Pirates des Caraïbes, me faisant écumer les Sept Mers à la gouverne de mon redoutable navire custom, avant de me nommer Capitaine Corsaire combattant inlassablement l'injustice Humanoïde. Puis, à la faveur d'un atterrissage sur une planète inhospitalière, je suis devenu Rôdeur du Nord traquant les éclaireurs de l'armée du Mordor, avant de me voir Shérif de l'Espace pourchassant les plus retors Cerexs de la galaxie. Je me suis ensuite glissé dans la peau d'Indiana Navarre, à la poursuite d'un Talisman Sacré qui, s'il tombait entre de mauvaises main, ne pourrait que conduire le monde à sa perte...

Et là, un élément extérieur - bruit/odeur allez savoir - a sorti mon esprit de son cheminement fantasmatique...

Petit à petit j'ai repris conscience de mon environnement, de mon appartement, de la ville qui m'entourait, de ma vie somme toute banale et pas trépidante pour un sou. Et le sourire qui ornait mon visage s'est évanoui.

Je me suis souvenu de ce quotidien aliénant, de cette vie assommante, de la vanité de l'existence, tout ca. Et je me suis senti triste.

Triste parce que je suis prisonnier d'une réalité qui n'est pas à la hauteur des mille et un univers qui coexistent en permanence dans mon esprit. Je vois des réalités alternatives, mais qui jamais ne se confondent avec la mienne. Aucun bus n'a jamais soudainement pris son envol, aucun astronef n'a jamais pointé le bout de son design futuriste alors que je scrutais désespérément les nuages, aucun personnage étrange ne m'a jamais remis une lettre énigmatique donnant accès à un quelconque monde féérique... Jamais je ne serais Rôdeur du Nord, Capitaine Corsaire, Shérif de l'Espace ni même chasseur de reliques.

Je suis d'une certaine façon comme un Peter Pan sans son Neverland.

Qu'y faire?

Je pourrais remettre en marche la machine à illusion, oublier tous ces rêves, mais cela ne serait guère satisfaisant. Je pourrais en revanche redevenir acteur de ces univers, reprendre cette plume bien trop longtemps délaissée, déterrer ce classeur caché dans la demeure familiale et concrétiser l'un des nombreux projets qui y sommeillent depuis des années, voire des décennies... Oui, c'est certainement dans cette voie que je devrais m'engager. Qui sait, peut-être mon destin sera-t-il semblable à celui de JK.Rowling? Peut-être accoucherais-je du nouvel Harry Potter! Aller, soyons donc optimiste! A moi la plume, l'encre et le papier... A moi les millions!

[NdC: Oui, je sais, je peux toujours rêver... Mais n'est-ce pas là le propre des rêveurs?]

Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of

Monday, September 11, 2006

Mouche

Irak, de nos jours. Un homme gît à terre, blessé. Un Marine le vise, tire à côté, vise à nouveau, l'achève. L'acte est déjà condamnable en lui-même, mais les exclamations de satisfaction, comme s'il s'agissait d'un simple carton à la foire, le rendent encore plus écoeurant...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential

Saturday, September 9, 2006

To Speak or not to Speak

Le monde se globalise, les cultures s'entremêlent, les hommes communiquent... Enfin ils tentent de le faire tant bien que mal au moyen d'une langue qui n'est pas forcément la leur mais qui s'est imposée comme le standard international incontournable : l'anglais - ou le globish c'est selon.

Ce que j'apprécie dans cette langue, c'est sa relative simplicité et sa souplesse. La concordance des temps est très facile à assurer - il n'y en a pas -, la conjugaison ultra régulière et le vocabulaire en perpétuelle évolution. Vous voulez envoyer un courrier via le célèbre coursier? Pas de problème, inventez to fedex! Vous voulez photocopier? Pas de soucis, to xerox est là! Pas facile dans ce contexte de maintenir notre vocabulaire à jour me direz-vous. Certes vous répondrais-je mais ne vous inquiétez pas car Word Spy veille pour nous : ce weblog traque en effet au jour le jour l'apparition des néologismes dans la langue de Shakespeare, et compile toutes ses trouvailles en précisant leur sens et leur contexte d'emploi.

Si de nouveaux mots apparaissent tous les jours, il ne faut pas oublier les valeurs sûres, tel ce bon vieux get qui associé à différentes particules s'avère assez passe-partout. Un message à faire passer? Il y a certainement un get machin qui convient! Gloire à ce véritable couteau suisse linguistique!

Dans un autre registre certes, mais tout aussi célèbre, on ne peut passer à côté du mot de la langue anglaise qui est certainement le plus usité quotidiennement... Je veux bien sûr parler du seul, de l'unique, de l'inimitable fuck. Si vous n'êtes pas au fait de toutes les possibilités d'expression qu'il vous offre, je vous suggère de prendre connaissance de ce petit exposé fort instructif :



Bon tout ca c'est bien beau, l'anglais est une langue universelle, globale, relativement facile d'emploi tout ca, mais bon, l'anglais est avant tout une langue vivante et en tant que telle, elle est utilisée à l'oral. Et c'est là que ca se gâte... Parce qu'avoir les notions théoriques de base, ca ne suffit pas forcément à se faire comprendre et à comprendre son interlocuteur, reste encore à avoir une prononciation intelligible et une oreille bien entraînée...



Améliorer sa prononciation et affûter ses oreilles nécessite une pratique assidue de la langue anglaise... Mais à l'examen de certaines statistiques, on peut se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle...




Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This

Monday, September 4, 2006

C'est dit!

Doc Gynéco en réponse à un journaliste qui lui demandait s'il ne servait pas de caution à Sarkozy après les émeutes en banlieue de la fin 2005 :

Les banlieusards? C'est des clowns. Ils sont choqués de se faire traiter de racailles, mais faut voir comment ils se parlent entre eux tous les jours. "Comment tu vas..." vous connaissez la suite.

(Nota: Les propos sont retranscrits de mémoire. Si j'ai un doute sur les mots exacts employés après le "mais", l'idée est là.)

Il n'a pas tort le Doc... Je dois vous avouer qu'à chaque fois que j'entends une gamine traiter ses copines de s_a_l_o_p_e_s ou autres p_u_t_e_s à tout bout de champ, j'ai comme un pincement dans la section langagière de mon cerveau. A croire que les mots sont complètement vidés de leur substance...

Fond Sonore : Buddy Guy, Sweet Tea

Friday, September 1, 2006

BlogDay 2006

Ooops, la Fête des Blogs avait lieu hier semble-t-il, je l'avais complètement zappée! Bon, ce n'est pas grave, ce qui compte c'est l'intention comme on dit, alors honorons donc les blogs aujourd'hui en vous invitant à partir à la découverte de cinq univers que vous ne connaissez peut-être pas encore :

* 404 Brain Not found * => Pour un regard alternatif sur l'actualité.

* LeJapon.fr * => Pour voir le Japon autrement.

* Eric'n'Roll * => Pour le plaisir des oreilles.

* Inside the USA * => Pour appréhender différemment les USA.

* The Superficial * => Pour les potins mondains - le complément indispensable de Go Fug Yourself.

Bonnes découvertes!

Fond Sonore : Iron Maiden, Killers

Tuesday, August 29, 2006

OVNI Clipesque

Après l'inoubliable Hooked on a feeling de Michael Knight - ou Mitch Buchanon, question de génération -, j'ai le plaisir de vous présenter le non moins unique Apache de je-sais-pas-trop-qui ! Raaah, y'a pas à dire, j'adôôôre tous ces clips plutôt ringards qui activent invariablement mes zygomatiques!

Nota : Si l'envie vous prenait de vous trémousser sur cet Apache mais que vous ne sachiez trop quoi faire, ne paniquez pas, je vous ai dégoté un petit cours de Disco...

Nota-qui-n'a-rien-à-voir : vous saviez que Passe-Partout chantait vous?!?

Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This

Sunday, August 27, 2006

Ne pas Oublier ce Fichu Badge

Les bonnes choses ayant malheureusement toujours une fin, il va me falloir reprendre demain matin le chemin du turbin. Comme à chaque reprise, la magie des automatismes conditionnés va sans aucun doute opérer dès l'activation du radio-réveil. Se lever, atteindre la salle de bain sans se prendre une porte dans la figure (déjà testé en phase de conditionnement), tenter de se réveiller avec une bonne douche, se raser les yeux mi-clos sans se mutiler, s'enfiler un petit déjeuner sur le pouce... Se retrouver assis à son bureau sans avoir eu vraiment conscience de quitter sa tanière.

La perspective de reprendre ce train-train quotidien plutôt aliénant, que je ne manque pas de fustiger par instants, ne me perturbe cependant pas outre mesure. Je me sens étonnamment serein ce soir, dans un état de plénitude inhabituel. L'effet des congés sans aucun doute, combiné à ces quelques ajustements de ma philosophie de vie. Peut-être devrais-je aussi mentionner l'évident concours de l'entraînant Ievan Polkka du quatuor finlandais Loituma (Via Songe - Many thx!) qui tourne en boucle depuis une bonne demi-heure.

J'en profite pour mentionner l'existence de TVfolk.net qui oeuvre à la promotion des musiques traditionnelles d'Europe du Nord et que j'ai découvert par hasard alors que je cherchais à en savoir plus sur cet Ievan Polkka. Si je n'ai pas encore eu le temps de farfouiller en profondeur dans le site, les quelques échantillons videos que j'y ai déjà prélevés m'incitent fortement à y revenir! [Je citerai pour l'exemple ce Ranveig du groupe finlandais Dalakopa.]

Je me sens donc extrêmement bien ce soir disais-je, ce qui me conduit à conclure que ces quelques semaines de vacances ont parfaitement rempli leur office! Olé!

Fond Sonore : Loituma, Ievan Polkka

Saturday, August 26, 2006

Potage Cinématographique

C'est amusant de voir comme la cuisine est en vogue à Hollywood. Les stars ne manquent jamais de goûter aux mets des restaurants les plus raffinés, certaines se révèlent incollables en vins français, se plaisant à citer Margaux, Saint-Estèphe et autres Saint-Emilion dès que l'occasion se présente, et d'autres encore en font leur business pour partie. Si l'on pense immédiatement aux trois acteurs bodybuildés sur le déclin, j'aimerais plutôt évoquer brièvement un nouveau venu dans le domaine, Michael Mann.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, celui-ci vient en effet de se lancer dans la production de soupe. S'il s'est bien donné les moyens de réussir, il en a oublié que la cuisine, c'est avant tout l'art de subtilement concilier les saveurs, et non pas simplement de mélanger des ingrédients au petit bonheur la chance. De fait, sa dernière mixture en date n'est qu'un assemblage râté de saveurs difficilement identifiables. Par chance toutefois, nos palais ne souffrent pas vraiment, cette soupe se révélant tout bonnement insipide...

Fond Sonore : The Chieftains, The Long Black Veil

Friday, August 25, 2006

The Wind that Shakes the Barley

1920, Le Vent se Lève dans la campagne irlandaise. La population ne supporte plus les exactions des Black and Tans, ces militaires britanniques mandatés par la Couronne pour mater les nationalistes. La lutte contre l'occupant s'organise, l'IRA voit le jour.

Damien, qui était sur le point de partir exercer dans un prestigieux hôpital londonien, rejoint finalement son frère Teddy dans la résistance après avoir assisté au meurtre gratuit de l'un de ses amis par lesdits Black and Tans. Idéaliste réaliste, il va s'engager corps et âme, refusant tout compromis à ses idéaux de liberté et d'égalité pour le peuple irlandais. Teddy quant à lui optera pour une voie plus politique et transigera en se ralliant au Government of Ireland Act qui partitionne le pays. Dès lors, la lutte ne pourra être que fratricide...

Le Vent se Lève, un film émouvant qui décrit habilement le contexte social et politique de l'Irlande des années 20 en évitant de tomber dans le piège d'un quelconque manichéisme. Une Palme d'Or méritée, à voir.

Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This

Wednesday, August 23, 2006

Rosario Tijeras

Concevoir une bande-annonce, c'est tout un art : il faut éveiller la curiosité du spectateur potentiel, entreprendre de le séduire et s'assurer de le ferrer bien fermement, le tout en quelques dizaines de secondes. Si je vais voir un film, c'est que le processus a parfaitement fonctionné et que mon intellect s'est montré réceptif.

Naïvement, j'attends toujours des bandes-annonces qu'elles soient honnêtes, c'est à dire fidèles aux films dont elles font la promotion. Le cas non échéant, il y a tromperie sur la marchandise, et j'ai manifestement été dupé par celle de Rosario.

Le montage, la musique, l'atmosphère générale, tout concourait à me laisser penser que j'allais assister à la projection d'un film dynamique, un polar se déroulant dans l'univers des tueurs de rue de Medellín. Je voulais - ou plutôt avais-je besoin de - vibrer au rythme d'un film étonnant et sans concession comme peuvent l'être les premiers longs-métrages. Mais las, Rosario se révèle d'une agaçante lenteur agrémentée d'une narration inutilement compliquée. Même la très sensuelle Flora Martinez n'a réussi à me tirer de l'ennui dans lequel je me suis inexorablement enfoncé...

Grosse déception donc, principalement causée par une bande-annonce trompeuse. Qu'on écartèle le bande-annonceur sur le champ!

Fond Sonore : Music Maker Relief Foundation, The Last & Lost Blues Survivors