Tuesday, September 11, 2007

Waitress

La récente association du réseau Mk2 à l'offre UGC Illimité m'a profité pas plus tard que dimanche dernier puisque je suis allé voir Waitress du côté d'Odéon au lieu des Halles : quatre stations de métro et une traversée des dites Halles en moins, c'est déjà ça de gagné !

Jenna est une adorable serveuse de l'un de ces petits restos typiques de bordure de route qui jalonnent le territoire américain. Son talent culinaire s'exprime librement dans la confection de tartes toutes plus appétissantes les unes que les autres, baptisées suivant ses pensées du moment et qui ravissent les palais des clients de l'établissement. Jenna même une vie simple qui aurait pu être heureuse si elle ne s'était mariée à ce connard fini de Earl. Un jour, elle découvre qu'elle est enceinte, ce qui sera l'élément déclencheur d'une lente métamorphose qui la conduira finalement à s'affirmer...

Une petite douceur sucrée, voilà ce qu'est Waitress, et je ne dis pas ça simplement parce que les tartes de la petite Jenna m'ont joyeusement fait saliver. J'ai immédiatement été pris d'affection pour cette adorable serveuse embourbée dans une vie qui ne lui convient décemment pas. Son mari, ce connard intégral comme je le disais un peu plus haut, est un condensé de toute la beauferie la plus détestable et bien plus d'une fois j'ai eu envie de le saluer d'un bon Goodbye Earl emprunté aux Dixie Chicks.

Waitress oscille entre légèreté et profondeur, mais sans jamais se départir d'une tonalité optimiste, à l'image de ce vrai / faux acariâtre de Joe, propriétaire du resto, qui conseillera Jenna d'un lucide "Start Fresh, it's never too late". Ce film est bourré de personnages simples mais vrais, et cela fait plaisir à voir. Dommage toutefois que les 1h28 m'aient semblé avoir duré 2h00.

Mais Waitress c'est aussi une petite chanson en forme de berceuse qui me trotte dans la tête depuis deux jours... Et je peux vous dire que se concentrer sur son boulot en sa compagnie, eh bien ce n'est pas de la tarte !

Baby don't you cry, Gonna make a pie,
Gonna make a pie with a heart in the middle.

Baby don't be blue, Gonna make for you,
Gonna make a pie with a heart in the middle.

Gonna make a pie, From heaven above,
Gonna be filled with strawberry love.

Baby don't you cry, Gonna make a pie,
And hold you forever in the middle of my heart.

[Paroles retrouvées sur l'IMDB.]


=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly

Saturday, September 8, 2007

Boobs against Bush

Quand les Seins se lèvent, leur cause est nécessairement Juste, et leurs ennemis se retrouvent toujours tétonisés : ils méritent d'être fermement soutenu et pas seulement à bout de (wonder)bras !


(Source)

A noter qu'à l'occasion de ce sommet de l'Apec, Double Iou a encore trouvé le moyen de se distinguer en faisant une confusion avec l'Opep...

Fond Sonore : D.Gray-man, OST 1

Friday, September 7, 2007

Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ?

M6 semble sérieusement hésiter sur son créneau 20h - 20h30. Après y avoir successivement casé en peu de temps Friends puis Malcolm, voilà qu'elle nous propose un nouveau divertissement, Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ?. Le concept de départ est plutôt sympathique : des candidats adultes doivent répondre à des questions portant sur des sujets tirés des programmes de primaire et de sixième, et avouer face caméra en cas d'échec qu'ils ne sont pas plus forts qu'un élève de dix ans. Cela ne casse certes pas trois pattes à un canard mais cela s'annonçait tout de même ludique.

Ce que j'en ai vu m'a toutefois plutôt consterné que fait sourire : s'il n'y a pas de casting, alors force est de constater que le niveau moyen de connaissances du péquin moyen est bien pire que simplement moyen. Ce qui a achevé de me désespérer avant-hier, ça a été de voir la brave Najoua préférer quitter avec son magot de 4000 euros, laborieusement acquis à l'aide de tous ses jokers, plutôt que de prendre le risque de répondre à la question ô combien compliquée : Combien de "m" y a-t-il dans "emmenez-moi" ?... Guère glorieux n'est-il pas ?

Aller, rassurez-moi, dites-moi que vous au moins vous savez répondre à toutes les questions situés sur les ardoises à droite de la vidéo...

Fond Sonore : Diana Krall, The Girl In The Other Room

Thursday, September 6, 2007

Intelligence Dominante

Le week-end dernier fut ma foi fort sympathique : j'y ai vu le petit d'homme se faire baptiser, et mon charme a une fois de plus fait son office puisque j'ai officiellement été proclamé l'ami de Léa, 4 ans. :o)

On n'a à cette occasion pas manqué de me faire remarquer que tel ou tel petit avait les sourcils de sa mère ou les fossettes de son père, ce que j'ai bien entendu été incapable de confirmer, n'étant pas vraiment doué de l'intelligence de reconnaissance des traits visagaux chez les enfants en bas âge... A supposer qu'il existe bel et bien une telle faculté vu que je serais plutôt enclin à penser que chacun voit en fait ce qu'il veut bien voir.

Si je n'ai pas l'intelligence sus-mentionnée, j'en possède avec un peu de chance une autre, et la question de sa nature vous tarabuste très certainement. Je me suis donc soumis à un petit test intitulé bien à propos What Kind of Intelligence Do You Have, afin que vous puissiez trouver le sommeil ce soir. Oui je sais, je suis trop bon.

Et le verdict est sans appel :


Your Dominant Intelligence is Logical-Mathematical Intelligence
You are great at finding patterns and relationships between things.

Always curious about how things work, you love to set up experiments.

You need for the world to make sense - and are good at making sense of it.

You have a head for numbers and math ... and you can solve almost any logic puzzle.

You would make a great scientist, engineer, computer programmer, researcher, accountant, or mathematician.


Wow, ça en jette hein ? ^^ Ce qui est cool c'est que ce résultat confirme que je ne me suis pas planté d'orientation professionnelle, ouf ! Ca n'est pas que je n'aurais pas apprécié de tout reprendre à zéro à mon âge avancé, mais quand même...

Et vous chers amis, votre activité est-elle en parfaite adéquation avec votre trait d'intelligence dominant ?!?

Nota : Ce qui est certain, c'est que l'un de mes voisins se s'en sortirait pas avec de l'intelligence géométrique vu la taille du sac qu'il a trouvé le moyen de coincer dans le bac du vide-ordures... :-/

Fond Sonore : Eric Bibb, Diamond Days

Thursday, August 30, 2007

Hairspray

Jeune lycéenne des sixties, Tracy Turnblad n'a qu'un seul rêve, pouvoir danser dans l'émission phare de la télévision locale, le Corny Collins Show. Mais las, son physique enrobé ne lui attire pas les faveurs de la directrice de la chaîne qui, à la faveur d'un casting, la renvoie illico dans ses pénates. Evidemment déçue, Tracy pense que son rêve s'est envolé à jamais lorsqu'elle est remarquée par l'un des danseurs de Corny Collins, le craquant Link...

Hairspray est tout simplement l'un des trucs les plus inattendus et les plus réjouissants de ce mois d'août ! La forme, inhabituelle, passe étonnamment bien. Les chansons sont toniques, entraînantes et pleines de bonne humeur, elles sont portées par des acteurs épatants qui ont manifestement pris du plaisir à l'ouvrage, qu'ils soient confirmés [Christopher Walken, Michelle Pfeiffer, John Travolta,...] ou débutants [la pétulante Nikki Blonsky].

Hairspray est un film foncièrement positif, plein d'humour, qui fait un bien fou. En d'autres termes, c'est un moment de pur bonheur ! Laissez-vous donc tenter, tout ce que vous risquez, c'est de vous retrouver avec un sourire collé au visage pendant plusieurs jours... Plutôt tentant, non ? :)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Nick Cave & The Bad Seeds, No More Shall We Part

Sunday, August 26, 2007

Les Ravages du Soleil

Première Loi du Rayon de Soleil :

Au moindre rayon de soleil perçant la voute céleste un jour de week-end, il se trouvera immanquablement au moins un blaireau pour faire profiter de sa musique [généralement fort pourvue en basses] à tout le quartier.


Qu'on les débusque et qu'on les achève.

Fond Sonore : Sick Puppies, Dressed up as LIfe

Saturday, August 25, 2007

Boarding Gate

Intrigué par la bande-annonce, je suis allé voir Boarding Gate cet après-midi. Je m'attendais à une histoire un peu tortueuse, voire même carrément tordue, à un film un brin dépouillé, intimiste... Et le moins que l'on puisse dire c'est que ces attentes ont été comblées. Ai-je pour autant été satisfait ? Non, car l'objet se révèle somme toute assez fade, voire même carrément lénifiant par instants.

Je viens de revoir la bande-annonce, et il s'avère qu'elle contient finalement l'intégralité du scénario. Le tour de force d'Assayas a donc consisté à étaler sur 1h45 ce qui tenait en 1min40, et en cela il mérite un peu de respect... Mais s'il avait évité de remplir les 1h43min20s supplémentaires avec du vide cela aurait été bien mieux ! Voyez-donc la bande-annonce, vous gagnerez du temps (ou éviterez d'en perdre c'est selon).

Aaaah, si seulement j'avais noté plus tôt que le réalisateur était celui qui avait commis Clean en 2004.... *soupir*

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me

Sunday, August 19, 2007

Tromperie Glacée

Cream Crisp, un nom qui réveille immanquablement mes papilles, la faute à une pub ciné très suggestive et plutôt bien réussie. A chaque fois que je la vois, j'ai une folle envie de planter mes dents dans cette gaufrette ultra-croustillante, de transpercer la coque de chocolat pour libérer la douce crème glacée que je viendrais ensuite racler au moyen d'un éclat de chocolat, tout cela pour moi aussi dans l'extase gustative enfin me vautrer... Arriva ce qui devait arriver, ma faiblesse a fini par l'emporter et je me suis aventuré dans une dégustation de la chose ! Mais tranquille chez moi hein, pas au ciné.

Les surprises ont commencé dès l'ouverture de l'emballage. Alors la gaufrette déjà, ben elle est cassée aux extrémités. Oué parfaitement, et même que cela semble mécaniquement plutôt logique quand on y songe. Ensuite le chocolat. Eh bien au lieu d'être lisse et brillant comme sur la photo [non je n'écrirai pas "retouchée par Toshop"], il est légèrement blanc, couvert de givre. Pas rebutant mais tout de même moins engageant.

La semi-déception visuelle passée, j'entreprends de mordre le bestiau. Mes dents s'attaquent tout d'abord à la gaufrette, effectivement craquante. Elles atteignent ensuite le chocolat, encore plus craquant. A ce stade, le mélange des saveurs opère une agréable alchimie qui titille mes papilles, et je commence à entrevoir la possibilité d'une extase...

Mais là, c'est le drame : le chocolat cède brusquement sous la double pression de ma mâchoire, laissant mes dents violemment s'enfoncer dans la crème glacée ! Le froid qui a subitement enveloppé mes dents se propage, me transperce le visage comme une flèche, et me conduit à desserrer par réflexe mon étreinte maxillaire. Je me retrouve alors la bouche ouverte, les dents congelées, un mélange de glace et de gaufrette sur ma langue frigorifiée... Il me faut pour les avaler obligatoirement briser les gros morceaux de biscuits, ce que le souvenir de la fulgurance de la froide flèche m'empêche de faire... Situation hautement enviable vous en conviendrez aisément ! :-/

J'ai finalement pu m'en dépêtrer au prix de quelques savants mouvements de gymnastique linguale et maxillaire, avant de terminer tant bien que mal la chose glacée, mais non sans jurer que l'on ne m'y reprendrait pas !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Thursday, August 16, 2007

Graceland Spirit

Il y a tout juste trente ans, le King nous quittait à l'âge de quarante-deux ans. Il aura laissé une empreinte indélébile dans l'Histoire du Rock, et par là-même aura gagné ses galons d'Immortel aux côtés de Duncan et de Connor. Rock'n'roll will never die, Elvis non plus !


Elvis Presley - Heartbreak Hotel

Fond Sonore : Elvis Presley, The Essential Collection

Wednesday, August 15, 2007

Ode to John McClane

Comme je le disais il y a peu, John McClane est mon anti-héros old school préféré. Il a traversé les épreuves, y compris celles du temps, tout en restant fidèle à lui-même, bon bougre toujours au mauvais endroit au mauvais moment. Il a tout naturellement acquis une dimension culte, et il était donc normal que l'on en vienne à chanter ses louanges ! (via Marius)


[VO seule avec paroles à côté => Là]

Yippee ki yaaaaaay, Motherf*cker !

Fond Sonore : Norah Jones, Not Too Late

Tuesday, August 14, 2007

Grindhouse - Planet Terror

Le premier volet du projet Grindhouse dévoré, j'attendais avec une réelle impatience la sortie de l'opus de Rodriguez, Planète Terreur... Eh bien figurez-vous que j'ai eu l'immense plaisir de pouvoir satisfaire ma curiosité dès ce matin 9h, et que je n'ai pas été déçu du voyage !

Texas, une petite ville comme tant d'autres avec son bourg, son hôpital, son resto pittoresque, son shérif, son temple de la gogo dance et sa base militaire... La vie suivait tranquillement son cours quand une étrange épidémie commence à s'attaquer aux habitants du coin. De victimes les malades passent bourreaux zombifiés massacrant tous ceux qui ont le malheur de croiser leur chemin. Quelques rescapés vont alors s'organiser pour échapper aux monstres qui ont pris d'assaut la ville...

N'y allons pas par quatre chemins, Planète Terreur est tout bonnement ULTRA-JOUISSIF, j'ai littéralement pris mon pied cinéphilique 1h45 durant, souriant sans arrêt comme un couillon et manquant parfois de verser une petite larme de bonheur ! Car oui, ce film, c'est vraiment du pur bonheur en barre, de l'extase en bande comme il n'y en a que trop rarement dans une salle de ciné.

Planète Terreur est avant tout une véritable déclaration d'amour aux films bis d'action et d'horreur des années 70 et 80. De fait, tous ceux qui ont eu la chance d'être adolescents durant cette période y trouveront une ambiance agréablement familière et apprécieront l'objet au centuple pour ne pas dire millionuple ! [Pour l'anecdote, j'ai vu sur la toile une personne manifestement trop jeune réagir à la bande-annonce en disant qu'il n'y avait rien de nouveau, que tout avait déjà été vu dans "Résident Evil" (sic - 2002, objet propret & clipesque de la génération MTV) et "L'Armée des Morts" (re-sic - 2004, remake du "Dawn of the Dead" réalisé par Romero himself en 1983), mébon passons...]

Ce qui est super plaisant, c'est que l'hommage ne fait pas dans la demi-mesure, il est totalement décomplexé et profondément assumé, et je parie que l'équipe s'est éclatée à le tourner ! On trouve bien sûr au générique le tandem mythique Berger et Nicotero du non moins mythique studio KNB EFX Group [NdC : Kurtzman est visiblement parti voler de ses propres ailes.], et on notera également les apparitions de Tom Savini, Quentin Tarantino ou encore Bruce Willis qui ont dû prendre un malin plaisir à se faire zigouiller. Franchement, j'aurais adoré prendre part au tournage de cette réjouissance ! :)

Tout ça pour redire, quatre chemins plus tard finalement, que Planète Terreur, c'est foutrement fun, hautement trash, éminemment rigolo, mais surtout complètement barré, bref ultra-jouissif. Je vous le conseillerais bien, mais je suis conscient que tout le monde n'appréciera pas cette bobine à sa juste valeur... Aussi vais-je simplement vous suggérer de visionner la bande-annonce et de suivre ce que vous dictera votre instinct !

=> Bande-Annonce

Post-Postum : A noter que nous avons eu droit droit à la vraie-fausse bande-annonce de Machete... Qui a rencontré un tel succès qu'elle va finalement peut-être accoucher d'un véritable film ! Par ailleurs, si ça vous intéresse, j'ai dégoté les trois autres vraies-fausses bandes-annonces Grindhouse : Don't, Werewolf Women of SS, Thanksgiving Fault. Enjoy ! :)

Fond Sonore : The Little Willies, The Little Willies

Monday, August 13, 2007

Half Nelson

Dan Dunne enseigne l'histoire dans un lycée de Brooklyn, et tente de faire prendre de la hauteur à ses élèves sur les évènements historiques pour leur permettre de comprendre les mécanismes globaux qui font avancer l'humanité. Ses bonnes aptitudes pédagogiques sont toutefois mises à mal par sa consommation de stupéfiants qui ne le laisse pas au meilleur de sa forme. Un soir, Dan sera surpris par l'une de ses élèves, Drey, complètement défoncé au crack dans les toilettes de l'établissement. De cette situation fortuite se développera un lien particulier entre l'élève et son professeur...

Le réalisateur Ryan Fleck prend le temps de s'intéresser à ses personnages, profondément humains et portés par des comédiens convaincants. Il déroule son histoire, intéressante, au moyen de situations qui se jouent dans les non-dits et les silences, tant et si bien que l'on a parfois l'impression que le métrage s'enlise... Ce qui finit immanquablement par provoquer l'ennui. Half Nelson a d'abord été un court-métrage... Et aurait certainement dû le rester !

=> Bande-Annonce

Je suis sorti de la salle d'humeur un peu grise. Je pensais à ce Dan Dunne, emprisonné dans une situation a priori inextricable, et je commençais à méditer sur le sujet quand j'ai commencé à gravir les escalators. Là, un souffle d'air ascensionnel venu de je-ne-sais-où s'est subitement engouffré dans le passage. Le forban s'est empressé d'aller titiller la légère jupe de la charmante jeune femme qui me précédait, laquelle n'a pas manqué de réprimer d'un geste vif l'audacieux bout de tissu et de m'adresser un petit sourire complice qui a instantanément égayé mes pensées, sauvant ainsi ma journée. Eole, merci ! :)

Fond Sonore : Carole King, Tapestry

Sunday, August 12, 2007

Opewachionne Mobaïle

Cette semaine, je me suis enfin acquitté de cette tâche que je traînais dans un coin de ma tête depuis des lustres : changer de portable.

Cela peut paraître anodin comme ça, mais se séparer d'un appareil qui vous a suivi pendant plus de sept ans ça n'est pas si facile... C'est qu'on s'y attache à ces petites bêtes-là. Bon oké, mon Nokia 3210 n'était pour ainsi dire plus vraiment à la page, mais il fut tout de même en son temps la star des coffrets Ola, et ça ça force le respect. Sisi.

D'ailleurs, si sa seconde batterie n'avait rendu l'âme, je crois bien que j'aurais tenu quelques années de conversations téléphoniques supplémentaires en sa compagnie, quitte à passer pour un dinosaure... Quoique le retro revient à la mode semble-t-il, et quoi de plus retro qu'un mobile monochrome à quatre lignes et lourd comme un kilo de plomb ?!? Rien, on est d'accord.

J'ai commencé par consulter le solde de mes points fidélité Orange, et là wahouuuu les whatmilles points qui étaient miens me firent instantanément la promesse de réjouissances technologiques inattendues. Je me suis brièvement vu en haut de l'affiche, les Ray-Ban sur le nez, le sourire Colgate Ultrabright étincelant et le dernier mobaïle tendance top-moumoutte aux oreilles... Mébon à la base, ce que je lui demande mouah à mon téléphone, c'est de téléphoner hein. Oué, j'ai un côté réactionnaire technologique, je suis très peu réceptif à ces besoins que les marketeux essaient de susciter en mouah. Mais passons.

La revue des mobiles disponibles sur la e-boutique de mon opérateur m'a rapidement permis de constater que cet univers était devenu un sacré beau bxrdxl ! Entre les mobiles tribandes, edge, gprs, 3G, SMS, MMS, Bluetooth, infrarouge, synchronisables, VGA, CCD, walkman, radios, à clapet, coulissants, j'en passe et des meilleurs, pas vraiment facile de faire des comparatifs sur fiches techniques hein... :-/ J'ai donc circonscrit arbitrairement mon choix aux Sony-Ericsson dont la réputation était suffisamment bonne à mes oreilles, pour finalement isoler trois modèles de gammes différentes.

Aimant juger sur pièces, je me suis ensuite rendu à la boutique Orange de la Madeleine, où sont exposés tous les mobiles de l'opérateur. Un rapide coup d'oeil m'a permis de confirmer ce que j'avais déjà noté en me baladant dans le rayon approprié de mon disquaire-agitateur ex-préféré : certains de ces jouets ont tout bonnement l'air d'être en toc [notamment au niveau des touches] et n'inspirent guère confiance quant à la longévité mécanique... Parce que bon, je ne veux pas la ramener avec mon antédiluvien 3210, mais au bout de plusieurs années et quelques chutes, il n'a pas un pet, lui !

Après un rapide examen des modèles que j'avais soigneusement présélectionnés, je me suis orienté vers le plus simple d'entre eux, le Sony-Ericsson W200i. Le vendeur [enfin "conseiller" faut-il normalement dire] a pris note de ma demande... Sans toutefois manquer de me faire remarquer que je pouvais bénéficier d'appareils bien plus récents, sophistiqués et haut de gamme [et donc plus onéreux mais il n'a pas jugé utile de mentionner ce point]. Alors qu'il entamait un discours visiblement bien rôdé, je me suis contenté de lui sortir mon antiquité, ce qui a eu pour effet immédiat de lui faire lâcher la conclusion : ah oui, même avec le W200i vous allez faire un bond. ^^ Comme quoi, un argument de poids vaut toujours mieux qu'un long discours.

Après avoir décliné l'offre de whatmille SMS gratuits pendant un mois ainsi que celle de l'augmentation de la durée mon forfait [je n'arrive déjà pas à écouler mon crédit mensuel d'une bonne heure c'est pour dire ^^], j'ai finalement pris possession de mon nouveau joujou.


Sony-Ericsson W200i

Alors oké, il n'est pas super high-tech, mébon il permet de téléphoner et surtout... Quinze centimes d'euros quoi.

Post-Postum : A noter que sur son site, Sony-Ericsson propose une simulation interactive assez bien fichue [Rubrique "Try the phone" sur la gauche].

Fond Sonore : Kings Of Leon, Because of the Times

Saturday, August 11, 2007

Ratatouille

Après le techniquement irréprochable mais un peu trop gentillet Cars, j'attendais de Pixar qu'ils placent la barre encore plus haut pour leur bébé suivant... Et c'est qu'ils l'ont fait les bougres !

Remy, jeune rat des champs, vit avec ses amis dans la colonie dirigée par son père. Doué d'un don peu commun pour un rongeur, il est particulièrement sensible aux saveurs des aliments et ne peut décemment se résoudre à se contenter de rebuts dégotés dans les poubelles des êtres humains. Remy n'aspire qu'à libérer sa passion et à devenir le chef d'orchestre de nouvelles symphonies gustatives, ce qui semble bien incertain eu égard à sa condition... Toutefois, à la faveur d'une succession d'évènements incontrôlés, notre ami se retrouvera bientôt à deux pas du restaurant de son Maître à Penser, Auguste Gusteau, et aura enfin la possibilité d'exprimer toute sa sensibilité culinaire...

N'ayons pas peur des mots, Ratatouille frise tout bonnement l'Excellence. Je pourrais évoquer la qualité de l'animation, le rendu bluffant de la Ville Lumière, celui des cuisines du Restaurant Gusteau et du contenu des assiettes, ou encore le rythme trépidant de l'ensemble, mais tout cela ne serait que palabres, et de palabres l'Excellence n'a point besoin. Je n'aurais donc qu'un seul mot : foncez !

=> Bande-Annonce

Post-Postum : Je n'ai toutefois pas eu droit au court-métrage qui aurait dû précéder le film, sniff ! :(

Fond Sonore : Biffy Clyro, Puzzle

Wednesday, August 8, 2007

Enough is Enough !

Stone, the world is stone chantait Cindy au tout début des années 90, et stone le monde l'est toujours. Pas moins, certainement plus. L'individualisme s'est répandu comme la gangrène le long d'une jambe, pourrissant toujours un peu plus les relations inter-individus. La morosité qui s'est emparée du monde est allée jusqu'à grignoter la créativité des graphistes, les amenant à commettre de véritables abominations [NdC : Freud aurait certainement mot à dire sur ce logo mais passons.].

Eh bien, mouah je dis que cette situation ne peux plus perdurer et, pour soigner le mal qui le ronge, je crie haut et fort à la face du monde : Hakuna Matataaaaaaaaaaaa !


[english version => here]

Et toc.

Fond Sonore : Michael Jackson, Heal the World

Tuesday, August 7, 2007

Tuesday Music - Lynyrd Skynyrd

Lynyrd Skynyrd, un groupe mythique dont le nom ne parlera malheureusement pas à tout le monde... Fondé en 1964, sévèrement touché en 1977 par le décès accidentel de trois de ses membres dans un crash d'avion, il restera à jamais l'une des icônes les plus emblématiques du rock sudiste, aux côtés du non moins mythique Allman Brothers Band.

J'aime, que dis-je j'aime, j'adore leur son unique, mélange de blues rock, de country et de folk, dans lequel plusieurs guitares s'expriment sans contrainte. Je vous en propose donc ce soir un titre en vidéo [Simple Man] ainsi que cinq en audio dans la radio [Simple Man, Sweet Home Alabama, Free Bird, Saturday Night Special, Gimme Three Steps]. Enjoy ! :)


=> Un album ? The Essential !

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential

Sunday, August 5, 2007

Et l'Amabilité Bxrdxl ?!?

Vendredi matin, je suis le premier à m'installer dans ce compartiment qui allait être le mien pendant mon heure quarante-cinq de voyage à destination de mon week-end normand. J'ai rapidement été rejoint par quatre autres personnes, arrivées à quelques minutes d'intervalle les unes des autres. Ce qui est tout bonnement remarquable, c'est que sur ces quatre personnes, pas une, je dis bien pas une n'a seulement pris la peine de lâcher un bonjour à son entrée dans le compartiment, ni même en fait de me décocher le moindre petit regard.

Ou bien je suis invisible, ou bien ces personnes ne m'ont pas vu [pas plus qu'elles ne se sont vues entre elles d'ailleurs] dans l'immensité de ce compartiment de quelques mètres carrés, ou bien la réputation inamicale qu'ont de nous les touristes étrangers est loin d'être usurpée... J'ai comme qui dirait mon idée sur la question.

Je ne demande pas que l'on fasse semblant de vivre dans un monde de Bisounours où tout le monde aime tout le monde, mais quand même un peu d'amabilité ça n'a jamais tué personne ! :-/

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd [<= Just one of the best bands ever !], The Essential

Thursday, August 2, 2007

The Art of Nico Di Mattia

Nico Di Mattia est un jeune artiste argentin qui oeuvre dans le domaine du speed painting. Il définit lui-même cet art comme "la fusion du dessin, de la peinture, de la musique et des technologies numériques dans l'objectif principal de divertir le spectateur en l'emmenant dans un monde original où il peut profiter de la genèse et du processus créatif d'une oeuvre artistique" [traduction de mouah-même].

A chaque fois que je le vois à l'oeuvre via l'une de ses vidéos, je suis purement et simplement bluffé. A noter qu'il excelle tout particulièrement dans le domaine des belles carosseries, qu'elles soient de mécanique ou bien de chair... Enjoy !


Scarlett Johansson



Jennifer Love Hewitt



Bumblebee



Spider-Man


Plutôt pas mal, isn't it ?

=> Plus de choses sur le site web de l'artiste.

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Wednesday, August 1, 2007

Smokin' Aces

Tu ne commettras point de péché d'orgueil, avait dit le Seigneur à son troupeau. Mais Carnahan n'entendit point la Bonne Parole divine et sans alla gaiement pécher très précisément de ce côté-là.

Un ponte de la Cosa Nostra, Primo Sparazza, est sur le point de mourir. Toutefois, il n'envisage pas de rejoindre le bon Dieu avant qu'on ne lui ait apporté le coeur de son ennemi juré, l'ex-illusionniste Buddy "Aces" Israel. Motivés par la prime d'un petit million de dollars, toute une tripotée de tueurs à gage d'horizons variés va se lancer à la poursuite dudit monsieur, réfugié dans un casino du Nevava alors qu'il négocie avec le FBI sa protection en échange de renseignements susceptibles de faire tomber l'ensemble du réseau de Sparazza...

D'un pitch intéressant, le sieur Carnahan a tiré un script inutilement alambiqué. Il prend du temps pour mettre en place une longue galerie de personnages hétéroclites [utiles comme inutiles], un peu trop car à l'excitation de départ succède rapidement une lassitude certaine devant cette pellicule poussive.

Après avoir fait vrombir le moteur et chauffer la gomme plus que de raison, Carnahan lâche enfin la sauce. Quelques bonnes idées, de brèves séquences furieuses [mais rien de bien neuf], un brin d'excès [les nazis étaient vraiment "too much"], des effets douteux, un twist final surprenant, bref un gros fatras hétérogène qui hésite entre les genres sans jamais vraiment s'assumer.

Mi$e à Prix est donc un gros machin inabouti, un brin prétentieux car somme toute assez ordinaire : il n'a pas cette singularité qui avait sorti Domino et Slevin du lot des films de gangsters décalés en 2005 et 2006. Pari perdu Mr Carnahan.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : New York Dolls, One Day It Will Please Us To Remember Even This

Tuesday, July 31, 2007

Grindhouse - Death Proof

Quand j'ai entendu parler de la mise en chantier du nouveau projet du tandem Tarantino / Rodriguez, mon excitation cinéphilique a immédiatement atteint des sommets. Ben oui, imaginez un peu : une séance de ciné à l'ancienne, composée de deux films entrecoupés de vraies-fausses bandes-annonces ! De quoi goûter à l'ambiance de ces cinémas itinérants d'un autre temps et de retrouver un peu du goût de cette Dernière Séance de mon enfance.

Mais las, compte tenu de la nature inhabituelle du produit, les distributeurs ont décidé de revoir leur copie à l'export. C'est ainsi que l'objet Grindhouse a été scindé en deux films et que les bandes-annonces ont purement et simplement été passées à la trappe. Oué, carrément, et autant vous dire que mon enthousiasme est ensuite retombé de quelques crans... Mébon, je suis tout de même allé me promener sur ce Boulevard de la Mort lors de son arrivée en solo le 6 juin dernier.

Stuntman Mike est, comme son nom l'indique, cascadeur. Il est l'heureux possesseur d'une magnifique Chevy Nova customisée et surtout "Death Proof" [littéralement "à l'épreuve de la mort", c'est-à-dire renforcée de telle sorte à bien protéger le pilote pendants ses cascades]. En sus des belles mécaniques, Mike adore les jolies filles. Il prend plaisir à les approcher, à leur tourner autour à la manière d'un rapace... Avant de fondre sur elles au moyen de son bolide pour bien les écrabouiller. Mais manque de bol pour lui, il finira par tomber un trio de demoiselles pas vraiment prêtes à se laisser zigouiller...

Bon, le scénario est à peu près aussi épais que celui d'un Transformers mais ce n'est pas vraiment pour ça que j'y allais : je voulais juste une ambiance et de l'action jouissive... On peut dire que j'ai été contenté au moins en partie.

De saveur, Boulevard de la mort a celle d'un vieux film retrouvé au fin fond d'un bric-à-brac. La photo est particulière, la pellicule paraît vieille et abîmée, la bande-son dérape parfois, les images sautent de temps à autre... En quatre mots, on s'y croirait !

Les scènes d'actions ne sont pas en reste [la longue course-poursuite finale est magnifique], elles sont pilotées de mains de maître par un Tarantino qui sait exactement ce qu'il veut, les interprètes sont tous au poil... Mais - car il y a un "mais" vous vous en doutiez -, en sortant de la séance quelque chose me dérangeait et je n'arrivais pas à mettre un neurone dessus.

En dépit de l'indéniable charme désuet de l'ensemble et de la jouissivité de certaines séquences, quelque chose n'allait pas, ne fonctionnait pas bien, un peu comme si on avait versé un peu de sucre dans le moteur du film. En farfouillant sur le net, je devais le soir même apprendre que ce Boulevard de la Mort, non content d'avoir été séparé de force de son long métrage jumeau, avait également été quelque peu rallongé... Et c'est là que le bât blesse : si la consistance du bidule était parfaite pour 1h30 de bobine, tirer à 1h50 a inutilement délayé la sauce qui ne prend plus tout à fait de la même façon. Dommage...

A présent j'attends avec impatience l'opus de Rodriguez, Planète Terreur, ainsi qu'une éventuelle sortie de Grindhouse dans sa forme originale... Aller messieurs les producteurs, siouplééééé !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty

Sunday, July 29, 2007

When Fiction meets Reality

Dans l'un des deux épisodes de Heroes diffusés hier soir, lorsque Noah Bennet tend sa carte de visite à Chandra Suresh, on a le temps d'apercevoir brièvement l'adresse du site web de la papeterie qui lui sert de couverture, Primatech. Une fois l'épisode terminé je me suis bien évidemment précipité sur mon pécé pour faire un petit essai... Et l'url en question est effectivement valide !

Si vous furetez un peu sur ce mini-site, vous trouverez une zone à accès protégé... Et si comme mouah vous arrivez à y pénétrer, vous aurez alors accès à des dossiers secrets... Mais je n'en dirai pas plus ! ;)

Edit 31/07 :
Pour accéder à cette zone, il vous faut utiliser les login "bennet" et password "claire". Vous visualisez alors quatre dossiers eux-mêmes protégés :
- Dossier C3001 : login "bennet" password "HGghx11a"
- Dossier C3002 : login "bennet" password "MPggtn75x"
- Dossier C3003 : login "bennet" password "TSntz14b"
- Dossier C3004 : login "bennet" password "GGeh81zu"

Pfff, ma bonté me perdra. ;)


Post Postum : Vous pouvez aussi profiter des archives de Mr Linderman himself pour examiner quelques peintures d'Isaac Mendez...

Edit 31/07 :
Password = "Vietnam"


Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Saturday, July 28, 2007

Transformers

Transformers, un nom mythique qui me renvoie à cette époque bénie où je savourais toute une foultitude de dessin animés qui devaient contribuer à alimenter cet imaginaire vivace qui m'a tant de fois emmené en voyage. Transformers, une ligne de jouets robots, mais aussi une série animée et à présent un film blockbusterisé.

Fut un temps où la vie était paisible sur la planète Cybertron. Mais en vertu du deuxième principe de la thermodynamique les choses ne pouvaient rester en l'état. C'est ainsi qu'un beau jour une poignée d'Autobots virèrent Decepticons sous la houlette du pas très cool Megatron. La guerre qui s'ensuivit mena à la destruction de la planète-mère ainsi qu'à la perte du Cube - pourvoyeur de vie pour les machines - dans l'espace infini. Quelques siècles plus tard [le notre quoi], ledit Cube sera localisé sur Terre par la diaspora autobote. Il n'en faudra pas plus pour que le conflit Autobots vs Decepticons ne s'étende à notre Belle Bleue...

Aller voir un film de Michael Bay, c'est toujours un peu risqué, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Si je m'y suis aventuré cette fois, c'est en raison de la nature mythique du sujet, de l'ombre du producteur exécutif Steven Spielberg et il faut l'avouer d'une bande-annonce pas trop mal foutue.

Tout juste rentré de la séance, je n'ai pas d'avis vraiment tranché. J'ai certes passé un moment plutôt sympathique, mais ce film ne figurera pas dans la top liste de mes annales cinématographiques. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il s'agit d'un bon blockbuster, bon mais - et c'est là que le bât blesse - blockbuster.

La facture de l'ensemble est plutôt bonne, particulièrement les séquences d'action et de destruction massive, même si certaines manquent de lisibilité en raison de plans un peu serrés. Orientations familiale et pop-corn obligent, l'intrigue est un poil téléphonée [je n'ai pu m'empêcher de penser par certains aspects à cet Alien vs Predator massacré par Anderson en son temps], et le script s'asseoit joyeusement sur les questions de crédibilité en multipliant les raccourcis faciles. Le film est grand public, avec ce qu'il faut de bons sentiments et d'humour, il est également propret, léché... Mais voilà, j'aurais de loin préféré un traitement plus mature, assumé, qui aurait pu faire gagner à Transformers ses galons de film de SF (d'anthologie tant qu'à faire). Dommage.

Transformers est donc un blockbuster pas mauvais, à voir éventuellement si vous avez un abonnement quelconque. Si vous payez plein pot, réfléchissez tout de même...

=> Bande-Annonce

PS: Megan, je t'aime !

Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters

Friday, July 27, 2007

Era of the White Rabbit

Lundi soir, je suis comme tous les jours descendu en gare de Versailles-Chantiers pour attraper un direct Montparnasse. L'écran de voie affichait un retard de dix minutes, mais je suis tout de même resté sur le quai : quitte à finalement arriver en même temps que le premier train, autant le faire dans des conditions de voyages plus confortables.

Pendant l'attente qui a suivi, j'ai observé les voyageurs autour de moi. Beaucoup semblaient un peu perdus : ils scrutaient anxieusement les panneaux d'affichage, regardaient compulsivement leurs montres. Leur train-train quotidien avait été perturbé, leurs repères avaient disparus, leurs univers étaient chamboulés.

Le train qui devait nous embarquer ne s'est finalement pas montré, la faute aux intempéries. Changement de quai, solution de repli, un autre direct dix nouvelles minutes plus tard. Je ne vous raconte pas l'étendue du désastre sur le moral de mes compagnons de voyage : dix plus dix égalent vingt minutes de perdues... J'aurais pu à leur instar céder à l'anxiété et me morfondre, mais que sont au fond vingt malheureuses petites minutes ?

J'ai poursuivi l'observation de la foule qui m'entourait, pour finalement prendre conscience d'un point auquel je n'avais jamais vraiment prêté attention : tous les voyageurs arboraient une montre à leur poignet, tous, je devais être le seul à ne pas en avoir. Ce constat est assez symptomatique...

J'ai souvent l'impression de vivre dans une société de l'urgence, une société dans laquelle seul compte l'instant futur. Tic tac, le temps s'écoule, il ne m'attend pas, tic tac, deux heures pour ci, trente minutes pour ça, tic tac, je vais être en retard, je n'ai pas le temps, tic tac...

Le problème avec le temps, c'est qu'il est insaisissable. Se lancer à sa poursuite n'a aucun sens, passer son temps à tenter de le rattraper équivaut à le perdre, à le gaspiller même. Personnellement, j'ai arrêté de courir après lui, je ne suis pas obnubilé par son vol imperturbable, je vis dans le présent, hors de ce tourbillon de folie qui emprisonne le monde.

Le temps que je me fasse ces petites réflexions, j'étais monté dans le train et arrivé à destination. Ce qui est bien dans l'histoire, c'est que la pluie avait cessé de tomber à mon arrivée. Vingt minutes de retard certes, mais au sec. Ne valaient-elles pas mieux que d'arriver à l'heure et d'être détrempé ? Oui, sans aucune hésitation !

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Monday, July 23, 2007

Le Déversoir

Quand je me promène sur la toile, je récolte souvent toute une tripotée de choses diverses et variées (vidéos, anecdotes, news, images,...) que j'ai envie de partager mais qui ne trouvent pas forcément place ici même. L'idée m'est donc venue d'ouvrir un second blog dans lequel je pourrais déverser tout ce "surplus".

Je me suis ensuite dit que je n'étais peut-être pas le seul dans ce cas et qu'il se trouverait peut-être bien quelques aventuriers pour prendre part au remplissage de ce nouvel espace. Quelques emails échangés plus tard, j'étais conforté dans cette idée et j'inaugurais Le Déversoir ! :)

Fond Sonore : Vangelis, 1492 Conquest Of Paradise

Saturday, July 21, 2007

Hot Fuzz

Au premier visionnage de la bande-annonce, mon instinct a senti que Hot Fuzz avait un sérieux potentiel de cultitude jouissive... Eh bien, de retour de la séance, je ne peux que confirmer qu'une fois encore il ne s'était pas trompé : Hot Fuzz déménage grave !

Nicholas Angel est un excellent flic, un bobby londonien d'une efficacité redoutable. Son impressionnant palmarès d'arrestations lui vaut d'être remarqué par sa hiérarchie qui ne tarde pas à lui offrir une promotion à l'écart de la ville... De sorte qu'il arrête par contraste de faire passer ses collègues pour des petits rigolos. Contraint et forcé, Nicholas arrive donc à Sandford, petite bourgade tranquille de la campagne anglaise qui a maintes fois été élue ville de l'année. Rien ne semble jamais se passer dans cette ville qui a le taux de criminalité le plus faible de toute la Perfide Albion, jusqu'à ce que quelques évènements viennent troubler son apparente quiétude et éveiller la curiosité professionnelle de notre bon vieux sergent...

Les deux compères Simon Pegg et Edgar Wright se sont à l'évidence fait plaisir en travaillant sur ce projet. D'un concept relativement simple [mettre des flingues dans les mains de bobbies à l'image tranquille], ils ont accouché d'un petit bijou ciselé avec minutie jusque dans les moindres recoins. Souvent dans le genre de la comédie à tendance parodique, on trouve des films inégaux, au rythme en montagne russe, à l'humour plus ou moins drôle, à la réalisation plate ou surfaite... Mais là, tout est maîtrisé au quart de poil.

Le film démarre sur les chapeaux de roue, reprend un temps son souffle puis repart de plus belle jusqu'à un final de folie [vraiment de folie]. La réalisation est léchée et regorge de petits effets qui sont autant de cerises sur le gâteau [merci Danny Butterman - uhuh], le script fourmille de petits clins d'oeil [Bien vu le Romeo and Juliet de Dire Straits les gars !], et la bande-son est un petit régal.

Hot Fuzz est une sorte de déclaration d'amour au cinéma d'action qui a bercé la jeunesse de ces deux trentenaires que sont Pegg et Wright, et j'adhère totalement. Si la bande annonce vous parle, foncez sans attendre au ciné !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Katie Melua, Piece by Piece

Friday, July 20, 2007

Music Shuffle Questionnaire

J'avais repéré un questionnaire original chez son Altesse King Negrito il y a de cela quelques mois... Et je viens de succomber à la tentation d'y répondre !

The Rules :

1. Put your music player on with all your music, then shuffle.
2. Press forward for each question.
3. Use the song title as the answer to the question even if it doesn’t make sense. NO CHEATING!
4. With the answers, give your own comments on how it relates to the questions.
5. Tag 4 people.


The Results :

Nota : Les règles et tous les titres-réponses étant en anglais, j'ai décidé de répondre dans cette langue. Ca sera votre exercice linguistique du jour. ;)

1. How are you feeling today ?
Song : Bad Rose Tatoo, Neal Black
Well I somewhat feel like an old faded rose, totally exhausted after this first technical course I gave in english the last two days. Quite exhausting but really valuable experience.

2. Will you get far in life ?
Song : Grey, Paradise Lost
Maybe my expectations for life are not as clear as I thought they were... I have to think about that !

3. How do your friends see you ?
Song : The Icicle Melt, The Cranberries
Well I guess they learn things on me step by step, little by little, as my protective shield slightly let things out, in other words as the "ice" slowly melts.

4. Will you get married ?
Song : Unfinished Allegro, Angra
Uhuh, would be some sort of intense game I guess then, but the unfinished part let me think this could end up into a divorce, so I guess I have to forget this. Anyway, the initial condition is not met yet, so this question is not exactly relevant at the present time.

5. What is your best friend’s theme song ?
Song : The Chain, Scott Bomar
Best friend means close friend in some way, so the idea of the chain makes sense... But just like our Highness I wonder if I only have a best friend.

6. What is the story of your life ?
Song : Jailbreak, ACDC
As a dreamer, I never really can get satisfied with life, I always want to escape to other universes. In other words I somewhat feel like I am in jail, and I wanna make a jailbreak !

7. What was high school like ?
Song : I Need You Tonight, ZZ Top
Uhuh, no comment. ^^

8. How can you get ahead in life ?
Song : Baba, Alanis Morissette
I am the High Priest of my own Religion. That's what keeps me going on.

9. What is the best thing about your friends ?
Song : Sinner's Prayer, Eric Clapton
They are true people.

10. What is in store for this weekend ?
Song : Bookends, Simon and Garfunkel
Apart from going to the movies, I have to make some room on my bookshelf for the last DVDs I bought.

11. To describe your grandparents ?
Song : Crow's Nest, Kelly Joe Phelps
Did not share enough time with them to comment on this.

12. How is your life going ?
Song : Medicine Man, Pantera
Going okay even though some things should be fixed up I guess.

13. What song will they play at your funeral ?
Song : Ash & Debris, Paradise Lost
Totally compliant with being burnt ! ^^

14. How does the world see you ?
Song : Ye Rambling Boys of Pleasure, The Chieftains
I don't know, you should ask the world... But I am said to be of a pleasant company I guess. Most of the time at least.

15. Will you have a happy life ?
Song : Epicus Furor, Rhapsody
Not a good predict I guess... :-/

16. What do your friends really think of you ?
Song : Gone for Good, The Shins
I actually never ask people what they think of me, so I have no idea of their true opinion on me. That being said, I am not sure of what I should think of the song title. :-?

17. Do people secretly lust after you ?
Song : Weeping Words, Paradise Lost
Maybe, who knows...

18. How can I make myself happy ?
Song : Rhymes of a Tragic Poem - The Gothic Saga : 3, Rhapsody
Well, it does not seem to be obvious that I only can get myself happy... :-/

19. What should you do with your life ?
Song : Gimme Three Steps, Lynyrd Skynyrd
I should kick my *ss and put some more rythm into my life. Routine kills me.

20. Will you ever have children ?
Song : Supersonic, Oasis
If it ever happen some day, this is gonna rock for the making-of ! ^^

21. What song would you strip to ?
Song : Lebanese Blonde, Thievery Corporation
Yeah, got a strip feeling with this one. But nobody's watching. Too bad for you. :p

22. If a man in a van offered you candy, what would you do ?
Song : Whole Lotta Rosie, ACDC
Well, honestly, I am not exactly sure I would behave myself like this Rosie !

23. What does your mum think of you ?
Song : On The Road Again, Katie Melua
Maybe I should stop on the side of the road from time to time and get a phone to give more news...

24. What is your deep dark secret ?
Song : Hate, Drugstore
No comment.

25. What is your mortal enemy’s theme song ?
Song : No One Above You, Neal Casal
My mortal enemy is for sure on top on my to kill list !

26. What’s your personality like ?
Song : Legs, ZZ Top
Just like legs, I am a straight person, or maybe upright should I say. I have a deep sense of honour, and anyone who betrays my trust only once lose it forever.

27. Which song will be played at your wedding ?
Song : Waiting so Long, Supertramp
Uhuh, yeah, if it ever happens, I would have been waiting for so long indeed ! ^^

Well, it seems I am done with this ! I then have to tag four people, right ? Okay, let's see what ByKyss, Ink, Laurence and Sug will do with that ! Bon vous avez le droit de répondre en français. Oué je sais, ch'suis trop bon. ;)

Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner Reprise Years

Thursday, July 12, 2007

Confidences du Jeudi

ByKyss vient de me marquer du Sceau des Sept Choses à Dévoiler. Eh ben mêm' pas peur, je m'y colle !

C'est parti :

1) Quelques jours après ma rentrée en classe de troisième, j'ai testé le Jump Jumper* d'un voisin. Depuis, j'arbore deux cicatrices sur mon poignet droit, témoins de la fracture déplacée qui résulta de cet essai peu concluant.

[* Souvenez-vous, il s'agissait d'une espèce de ballon entouré d'un plateau. Il convenait de placer les pieds sur ledit plateau et d'enserrer fermement le-aussi-dit ballon. Il restait ensuite à se déplacer en sautillant et en exécutant diverses figures dans la mesure de ses aptitudes gymnastiquesques.]

2) Hormis quelques rares exceptions, tous les albums de ma cédéthèque [dans les quatre cent cinquante volumes] possèdent des traces de guitares. Normal, me direz-vous, quand on a une culture musicale centrée sur le blues-rock.

3) Je suis bélonéphobe. En d'autres termes j'ai la trouille des aiguilles en général et des piqûres en particulier. Concrètement, pour une simple prise de sang, je peux être au bord de la syncope. [Bon oké, je plaide coupable, cette confession je l'ai reprise d'un autre questionnaire, mais j'assume. ^^]

4) J'apprécie le Death Metal Mélodique que j'ai découvert il y a quelques temps. C'est un genre musical qui combine [pour la partie Death] le rythme rapide, les percus bien marquées, la voix gutturale du chanteur et [pour la partie mélodique] des constructions rythmiques efficaces, un sens mélodique imparable et des solos de guitares qui me rappellent les plus belles heures du heavy des années 80 / 90. J'adore tout simplement les deux albums que je possède, Doomsday Machine d'Arch Enemy [extraits : Nemesis et My Apocalypse] et Fate of Norns d'Amon Amarth [extrait : The Pursuit of the Viking]. A noter pour l'anecdote que quand j'écoute ces albums pendant un voyage en train je dors comme un bébé.

5) Si jamais une nuit mon sommeil est hyper-fractionné, c'est à coup sûr que la lune est pleine !

6) Si vous voulez émoustiller mes papilles, présentez moi donc une tranche de foie gras accompagnée de pain d'épice artisanal [avec de groooos grains de sucre] et de Banyuls. C'est l'un de mes péchés mignons.

7) Mon adresse email yahoo me suit depuis plus de dix ans ! Eh oué, ça ne nous rajeunit pas tout ça...

Et non je ne répèterai pas qu'en maternelle j'ai été membre de la Compagnie des Lapins Bleus d'Emilie Jolie pour un spectacle de fin d'année. J'ai ma fierté tout de même.

Aller, je suis trop bon, je ne refile le bébé à personne cette fois. ;)

Fond Sonore : Johnny Cash, Ring of Fire

Tuesday, July 10, 2007

Die Hard 4.0

C'est toujours avec une certaine anxiété que j'appréhende les séquelles, surtout quand elles portent le sceau d'une lignée mythique. A l'annonce du tournage d'un quatrième volet des péripéties de John McClane, j'étais donc partagé entre la crainte de voir se renouveler ma déception du troisième et l'espoir de voir la barre se redresser... Et fort heureusement la projection ne m'a pas déçu !

Après qu'une administration fédérale ait subi une attaque informatique, McClane est chargé de récupérer un jeune hacker cryptographe, Matt Farrell, et de l'amener à DC pour qu'il soit interrogé par la NSA. Ce qui s'annonçait comme une simple mission de routine dégénère rapidement, et entraîne le duo au coeur d'une machination terroriste de grande envergure. Bien évidemment, McClane prendra les choses en main et s'en ira botter les fesses des vils terroristes.

Die Hard 4.0 ne s'embarrasse pas de fioritures et entre rapidement dans le vif du sujet via une bonne shoot fight, pour ne plus laisser le rythme retomber par la suite. Ce quatrième opus donne clairement dans la surenchère d'action mais prend la peine de la saupoudrer généreusement d'un humour rigolo qui fait office de liant, ce qui manquait désespérément au troisième volet.

John - mon anti-héros old school préféré - est ici épaulé par un jeune hacker qui est son exact opposé, et donc son complément indispensable, parfaitement rompu aux technologies des réseaux d'information et plutôt couard. Cette association de personnages que tout (ou presque) oppose fonctionne parfaitement, notamment grâce à l'excellente prestation d'un Justin Lang jusqu'alors complètement inconnu au bataillon [enfin au mien tout au moins].

Chantilly sur le nutella, ce cher John, non content de déjà satisfaire mes mirettes grandes ouvertes, me fait un clin d'oreille dans le premier quart d'heure en inondant sa voiture du magique Fortunate Son du Creedence, wow woooow, thanks buddy ! Dès cet instant, forcément, j'étais définitivement acquis à la cause de ce nouvel opus.

Je ne vais pas m'étendre en long en large et en travers, et me contenterai de vous conseiller vivement ce Die Hard 4.0, afin que nous puissions bientôt tous en choeur nous écrier : Yippee Ki Yaaaaaaaaay, John McClane iz baaaaaaack !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Bert Jansch, The Black Swan

Saturday, July 7, 2007

Heroes - Session 2

Force est de constater que les trois épisodes de ce soir ont réussi à me captiver, me scotchant devant ma tévé et m'amenant à maudire le temps qui passe trop vite lorsque le troisième et dernier "à suivre" est apparu à l'écran. Je commence donc à entrevoir une probable addiction, même si la série possède un sérieux potentiel de partage en vrille eu égard à la quantité de questions soulevées et à l'apparente inextricabilité des relations entre les différents protagonistes...

'Fin bref, tout ça pour dire que samedi prochain je serai encore au rendez-vous devant mon petit écran, si toutefois cette abomination de générique ne me fait pas prendre mes jambes à mon cou !

Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak

Friday, July 6, 2007

Black Snake Moan

Lazarus vit seul depuis que sa femme l'a plaqué, prisonnier d'une routine qui l'a peu à peu piégé pendant leurs dix ans de vie commune. Il se borne à faire tourner sa ferme et à boire au bar du coin le soir venu. Il survit en fait plus qu'il ne vit, laissant la rancoeur qu'il éprouve vis-à-vis de son ex-femme le consumer à petit feu. Un matin, alors qu'il sort de chez lui, Lazarus découvre le corps d'une jeune femme à demi-nue et sévèrement blessée au beau milieu de la route. Il reconnaît Rae, jeune femme sulfureuse qui a fait le bonheur d'un instant de pas mal de types de la région. Lazarus va la recueillir pour la soigner... Aussi bien de ses blessures physiques que de ses démons intérieurs...

Black Snake Moan est film d'ambiance, construit autour d'un duo d'acteurs qui fonctionne comme rarement. Christina Ricci et Samuel L. Jackson y interprètent deux écorchés vifs, pour lesquels je ne pouvais bien évidemment qu'éprouver de l'affection, qui vont se découvrir et s'apprivoiser mutuellement... Sur fond de blues dont le film est par bonheur abondamment gorgé.

Ce Black Snake Moan est un objet atypique et purement jubilatoire, qui à la fin de la séance m'a arraché un vibrant "putain qu'c'était bon", résumant assez bien mon sentiment à son égard. A noter qu'il se paye même le luxe de me faire revoir temporairement au moins mon jugement sur un Justin Timberlake étonnamment crédible dans son rôle secondaire de petit ami sujet aux crises d'angoisses en situations de stress - rien à voir avec sa prestation d'une fadeur extrême dans le récent Alpha Dog.

Je ne peux donc que vous recommander cet OFNI qui figurera assurément dans mes coups de coeur 2007. Reste toutefois à voir s'il sera projeté à côté de chez vous vu que ses frileux distributeurs ne lui ont offert que trente-cinq petites salles la semaine de sa sortie. C'est certes mieux que les seize dévolues à l'excellent Norway of Life en mars dernier mébon...

Black Snake Moan, à voir IMPERATIVEMENT en VO. [La bande-annonce en VF devrait suffire à vous convaincre...].

=> Bande-Annonce : via le site US.

Fond Sonore : Dale Watson & His Lone Stars, Preachin' To The Choir

Tuesday, July 3, 2007

The Power of her Smile

Cela fait bien trois ans que je ne l'ai pas vue, Madame Sourire. Je me demande ce qu'elle a pu devenir, si elle a modifié ses horaires ou si elle a finalement quitté son travail d'infirmière de nuit pour regagner son sud natal. Je ne savais que très peu de choses d'elle, mais elle me manque.

Je la côtoyais tous les matins l'espace de quelques minutes alors que nous attendions notre bus commun. Du haut de son mètre trente-cinq, ce petit bout de femme rondelette ne payait pas de mine, mais dégageait quelque chose d'immensément positif. Si d'aventure je me levais la mauvaise humeur au ventre, son visage radieux adoucissait immanquablement mon humeur.

Elle avait un petit quelque chose d'irréel. C'est d'ailleurs à se demander si elle n'était pas en fait une sorte d'esprit bienfaisant dépêché à mes côtés par quelque autorité supérieure à une époque où j'en avais bien besoin... Peut-être s'en est-elle ensuite allée, sa mission achevée, épauler une autre âme en détresse ?

Elle n'est certes plus là, mais son sourire est toujours à mes côtés. Merci !

Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times

Monday, July 2, 2007

Et la Marmotte...

Philippe Delerm, cité par MatinPlus, évoque ses "petits plaisirs d'été à Paris" :

Il y a des moments d'humanité dans le métro. Quand il fait chaud, il y a une atmosphère particulière, tropicale, assez sensuelle.

C'est sûr que la communion aux heures de pointes, dans des voitures blindées et surchauffées, où tout le monde baigne dans son jus, où l'odeur de fauve chatouille les narines de chacun et où les poils des chemises ouvertes rivalisent avec les doigts de pieds en éventails dans les tongs, c'est assez particulier...

En revanche, pour ce qui est du côté sensuel...

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Sunday, July 1, 2007

Heroes d'un Soir... Ou Pas !

Bon, c'était donc hier le Grand Soir : Heroes débarquait enfin sur nos petits écrans, après que le terrain ait été bien défriché par un buzz somme toute énorme. Je me suis donc installé confortablement devant ma tévé pour profiter de ce qui devait casser la baraque... Mais franchement je n'ai pas vraiment trouvé qu'il y avait pour le moment de quoi casser trois pattes à un canard...

Le pitch ? Dixit Allociné :

Partout dans le monde, un certain nombre d'individus en apparence ordinaire se révèle doté de capacités "hors du commun" : la régénération cellulaire, la téléportation, la télépathie... Ils ne savent pas ce qui leur arrive, ni les répercussions que tout cela pourrait avoir. Ils ignorent encore qu'ils font partie d'une évolution qui va changer le monde à jamais !


Pour résumer, on a donc affaire à des clones de 4400. Bien entendu, l'un d'entre eux a mal tourné et serial-killise, tandis qu'une agente du FBI se sent bien seule face à sa hiérarchie trop rationnelle. Rien de bien neuf. S'ajoutent à cela une réalisation qui ne m'a pas convaincu ainsi qu'un générique douteux qui aurait certainement gagné à ne pas être francisé... Joli tableau.

On va dire qu'il s'agit là de la mise en route, que ce ne sont pas ces épisodes qui ont fait gagner à cette série sa prétendue dimension culte... Phénomène de mode ou série fondamentalement bonne, je lui laisse trois autres épisodes pour abattre ses cartes et me convaincre, faute de quoi je ne poursuivrai certainement pas l'aventure.

Si j'ai néanmoins abordé cette nouveauté sans a priori aucun, il n'en est visiblement pas de même pour tout le monde. J'en prends pour exemple Raphaëlle Baillot qui, dans son article intitulé "Des «Heroes» au défi du haut débit" et publié dans l'édition de 20 Minutes du Vendredi 29 Juin dernier, assène sans hésiter :

Il faut dire qu'«Heroes» a de quoi séduire l'internaute : la série est remplie de clins d'oeil à la culture geek, celles des binoclards férus de PC 100 % connectés et de cul­ture BD.


Chacun appréciera à sa juste valeur le côté péjoratif de l'assertion...

Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters

Saturday, June 30, 2007

Simpsonized

Quand la famille Simpson a débarqué dans l'Hexagone au tout début des années 90, elle était accompagnée d'une réputation plutôt négative... Mais pouvait-il en être autrement avec son héros de petit dur à cuire des cours d'école ? Le salut pour beaucoup de parents venait de ce que la diffusion était restreinte à Canal+, mais c'était compter sans les copains abonnés et leurs magnétoscopes, gniark gniark gniark...

Des dix-neuf saisons déjà produites, je n'ai vu qu'un nombre ridiculement petit d'épisodes, aussi savoure-je grandement les rediffusions programmées par M6 tous les jours de 18h50 à 19h50. Si j'apprécie l'humour cynique et irrévérencieux de la série, je dois avouer que la séquence générique du canapé sans cesse renouvelée suffit à elle seule à faire mon bonheur ! Si vous ne voyez pas de quoi je parle (et même si vous voyez en fait), jetez donc un oeil à la petite sélection qui suit.


A presque vingt ans d'âge, Les Simpson s'apprêtent à faire le grand saut et tenter une incursion dans l'univers des longs métrages... Y survivront-ils ? Verdict le 25 juillet prochain, date de sortie du film dans l'Hexagone.

Le site web monté à cette occasion propose entre autres choses aux visiteurs de créer un avatar simpsonnien (via Laurence). J'ai pas mal tâtonné, mais ai finalement pu aboutir à un résultat qui me satisfait à peu près... Même si je lui préfère de loin mon avatar southparkien !

M'enfin bon, trêve de blablatage ! Ladies and Gents, j'ai l'immense honneur de vous présenter mon mouah simpsonnien ! Tadaaaaaaaaaaaaaaa !


Fond Sonore : Biffy Clyro, Puzzle

Monday, June 25, 2007

Monday Music - Harvey Danger

Une nouvelle semaine de dur labeur venant de débuter, je vous propose de prendre une louchette de bonne humeur via une petite vidéo pêchue dégotée au hasard de mes pérégrinations virtuelles.


La bande-son tonique est un hit du siècle dernier, Flagpole Sitta, commis par un groupe que j'avais complètement oublié, Harvey Danger. Une petite recherche sur l'ami Gougeule m'a permis de trouver leur site web et de constater qu'ils étaient toujours en activité.

A l'occasion de la sortie de leur dernier album en date, ils se sont longuement interrogés sur la façon d'utiliser ce jeune média qu'est internet et sont parvenus à la conclusion qu'ils devaient diffuser librement cet opus, laissant libre choix à l'internaute d'acquérir ensuite une copie de la galette, de les soutenir via un don financier ou encore de ne rien faire... J'adhère totalement à cette démarche que le groupe justifie dans un communiqué que je vous encourage vivement à consulter.

Pour ma part, j'ai inscrit l'album en question dans ma liste d'achats dès le premier titre achevé ! Gageons qu'il y en aura bien quelques-uns parmi vous pour se laisser tenter... ;)

+ Bonus : Le clip original de "Flagpole Sitta" :


Fond Sonore : Harvey Danger, Little by Little

Saturday, June 23, 2007

The XXL Years

Debout devant le trône et concentré autant que possible sur mon office, je ne peux la quitter des yeux. Imposante, elle est presque immobile sur le mur qui me fait face, seules ses pattes avant s'escriment à jauger le cadre en bois : contourner ou pas, telle est la question qui mobilise toute son attention... Mais trêve d'hésitations, il n'y a de salut que dans l'action, alors allons-y gaie- gaie-, allons-y gaiement ! Une patte sur le rebord, une autre, une troisième, et... Patatra, la voilà qui vient d'embrasser le sol !

Je me raidis sur l'instant, tends le cou, inquiet, tentant de l'apercevoir derrière la cuvette... Mais rien. Je m'attends à la voir fondre sur mes pieds pour les dévorer, épaulée qu'elle serait par ses congénères sortis de nulle part, mais rien ne se passe et, mes affaires achevées, je remballe et m'enfuis sans m'inquiéter plus avant du devenir de la bestiole à huit pattes.

Bien que n'appréciant que moyennement ces petites rencontres, j'affectionne tout de même ces week-ends où ma belle et verte Normandie m'accueille pour me permettre de me ressourcer un brin. Et je dois dire que le dernier en date - il y a huit jours - était ma foi fort bienvenu après ces premières semaines de juin qui m'ont gentiment mis sur les rotules...

J'ai profité de cette récente escapade en ma terre natale pour plonger dans quelques meubles qui débordaient de fringues de ma prime jeunesse [enfin pas trop prime en fait mais ça sonnait bien ^^] en tous genres. L'objectif était double : faire de la place et, dans la mesure du possible, quelques heureux.

Au cours de cette opération, je n'ai pu m'empêcher de tenter d'enfiler quelques frusques de mes années lycée... Eh bien qu'elle ne fut pas ma surprise de constater que dans la plupart de ces vieux t-shirts, polos et autres pulls, je flottais largement avec ma carrure d'aujourd'hui ! J'imagine de quel sac je devais avoir l'air à l'époque... Mébon c'était le temps de la mode XXL et j'étais jeune...

Aller, pour la peine, en souvenir de ces (plus ou moins) belles années, je vais arrêter de me moquer des d'jeun's d'aujourd'hui qui portent le jean ceinture à mi-cuisses ou qui se vêtent de baggy quinze fois trop grand. Oué, je vais compatir et ne plus me moquer. Parfaitement. Cette résolution est ferme et irrévocable. Jusqu'à ce soir minuit.

Fond Sonore : Eric Bibb, Diamond Days

Sunday, May 27, 2007

POC 3 : At World's End

Après un premier opus inattendu et agréablement axé cape & épées, puis un deuxième qui en bon épisode de transition ne se suffisait pas vraiment à lui-même, les Pirates des Caraïbes sont de retour pour conclure en beauté la trilogie !

Depuis que Lord Cutler Beckett a mis la main sur le coeur de Davy Jones, rien ne va plus pour la piraterie : le Hollandais Volant, désormais rangé aux côtés de la Compagnies des Indes, fait en effet le ménage sur les Sept Mers aux dépens de ses anciens congénères.

Le salut des pirates ne pourra survenir qu'après réunion du Tribunal des Frères, formé des Neuf Seigneurs Pirates. Mais las, l'un d'entre eux, l'inimitable Capitaine Jack Sparrow, est prisonnier de l'Antre de Davy Jones où il purge une peine éternelle. De fait, Miss Swann, le Capitaine Barbossa, Will Turner & tout l'équipage du Black Pearl vont devoir s'aventurer dans les eaux troubles d'un entre-monde inconnu pour ensuite pouvoir unifier et sauver la flibuste...


Un long-métrage de 2h48, ça passe ou ça casse, et force est de constater que dans le cas de ce Pirates des Caraïbes, Jusqu'au Bout du Monde, ça passe tout seul ! L'ensemble est bien enlevé, j'ai passé un agréable moment même si j'ai parfois eu l'impression que les différents fils de l'intrigue s'emmêlaient en une grosse pelote pleine de noeuds. Mieux vaut donc si possible réviser les précédents opus avant d'assister à la projection du dernier.

L'action est omniprésente, le combat final agréablement surréaliste et dantesque même s'il m'a un peu frustré : j'aurais tant aimé voir un épique combat de la flotte pirate contre celle de la Marine anglaise, une bataille navale qui aurait été à ce Pirates des Caraïbes 3 ce que le combat avec tous les Jedi était à L'Attaque des Clones et la Bataille de Minas Tirith au Retour du Roi... Mébon ne faisons pas la fine bouche.

Mention spéciale à la séquence où l'on découvre Jack Sparrow perdu dans l'Antre de Davy Jones, complètement décalée et dépouillée, relativement inattendue dans un blockbuster et donc doublement appréciable ! Mention spéciale bis à la petite séquence post-générique, dont nous sommes bien évidemment très peu à avoir profité !

En somme, je dirais que ce Pirates des Caraïbes 3 est un bon gros divertissement, à déguster impérativement sur grand écran - comme tous les films à grand spectacle, mais à éviter si vous n'avez pas vu les précédents opus de la saga.

=> Bande-Annonce

PS : Keira, je t'aime !

Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of

Friday, May 25, 2007

L'Homme au Jus Noir

Complètement absorbé par mes réflexions, je ne l'entends pas approcher. Quelque chose me perturbe toutefois, un paramètre de mon environnement s'est trouvé altéré. Une poignée de neurones s'attèlent alors à détecter l'origine de cette perturbation, qui est bientôt localisée dans le domaine olfactif : une odeur de pieds insistante, révélant une longue maturation... A peine ai-je eu le temps de penser oh noooon qu'il me pose la fatidique question : je peux passer un coup sur votre téléphone monsieur ?

Résigné, je réponds par l'affirmative et m'écarte de mon bureau. L'homme passe alors son chiffon bleu - qui vire au gris - sur le combiné, avant de poursuivre sur la souris, la lampe et ledit bureau. Je ne peux m'empêcher d'esquisser une légère moue de dégoût que je sais néanmoins discrète... L'agent de nettoyage s'acquitte rapidement de sa tâche et m'abandonne bientôt devant mon poste de travail "nettoyé"...

J'attends qu'il s'éloigne, par égard pour son sentiment du travail accompli, puis me saisis d'une pissette d'alcool qui traîne dans l'une de mes armoires et, armé de quelques serviettes en papier, entreprends d'assainir les endroits pollués quelques instants plus tôt. Mon petit nettoyage accompli, je jette un oeil à l'homme qui, debout devant un bureau inoccupé, plonge à nouveau son chiffon bleu-gris dans l'eau affreusement noire de son bac vert...

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Saturday, May 19, 2007

Away From Her

Fiona et Grant ont la soixantaine passée. Ils vivent leur sincère et profond amour dans un confortable cottage de l'arrière-pays canadien. Fiona a des pertes de mémoires de plus en plus fréquentes, manifestations de son Alzheimer débutant. Le couple s'en accommode, jusqu'à ce que les symptômes ne deviennent plus sérieux : Fiona devient ainsi incapable de retrouver le chemin de son domicile après être partie en promenade. Lucide sur l'évolution de sa maladie, Fiona parvient bientôt à convaincre son mari de la laisser se faire admettre dans un établissement de soins spécialisés. Cette séparation, la première en 45 ans, est une véritable épreuve pour Grant qui verra de surcroît sa femme peu à peu se détacher de lui. Entre doutes et désarroi, il répondra néanmoins toujours présent.

Sarah Polley pose dans son premier long-métrage, Loin d'Elle, un regard sensible et plein de pudeur sur cette affection dégénérative qu'est la maladie d'Alzheimer. Elle filme sans voyeurisme le jeu très juste et tout en retenue de ses deux acteurs principaux, l'élégante Julie Christie et le poignant Gordon Pinsent. A voir la relation des deux protagonistes à jamais transformée, je n'ai pu m'empêcher d'établir un parallèle avec cet AVC qui a frappé mon père il y a deux ans. J'ai donc vécu ce film de l'intérieur, encore plus qu'à mon habitude, et les émotions ont été fortes.

Loin d'Elle, un premier film qui traite avec tact un sujet délicat. A voir.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Eric Clapton, From The Cradle

Friday, May 18, 2007

Dream Fight : Terminator vs Robocop

A présent que vous vous êtes remis de la claque Rambo vs Major Dutch, il est grand temps, Ladies and Gents, de vous installer à nouveau confortablement devant votre écran et d'ouvrir bien grandes vos mirettes pour profiter d'un nouveau choc des titans mitonné par AMDS Films... Et accrochez-vous bien, car il ne s'agit de rien de moins que de Terminator vs Robocop, et ça défouraille sec !


Comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, on enchaîne sans attendre avec le deuxième épisode :


Raaaaah que c'est bon ! Vivement la troisième partie de ce combat du siècle !

Fond Sonore : Carole King, Tapestry

Wednesday, May 16, 2007

Indicent Diplomatique

De notre envoyé spécial à Berlin :

Fraîchement intronisé Président de la République Française, Nicolas Sarkozy s'est envolé sans attendre pour Berlin dans le but d'y rencontrer la chancelière Angela Merkel. Cette entrevue au sommet a été l'occasion pour les deux parties de faire connaissance et d'aborder les quelques sujets chauds du moment... Qui l'étaient au moins tout autant que la petite Angela qui n'a pas hésité à rouler un palot à un Nicolas surpris.

Les services secrets des deux pays, toujours sur la brèche, se sont empressés de confisquer les appareils photos témoins du forfait, de sorte à tuer dans l'oeuf ce scandale naissant. S'ils se sont montrés relativement méticuleux, nous avons tout de même pu sauvegarder un cliché pris quelques instants avant le contact labial : vous y noterez que les yeux d'Angie dévorent déjà d'amour les fines lèvres du petit Nico.

Quelle sera la réaction de Cécilia? L'avenir nous le dira!


Fond Sonore : Go!Go!7188, Tategami

Sunday, May 13, 2007

Anna M.

Après un agréable petit week-end de détente normande, j'ai finalement rallié la Capitale... Avec une cinquantaine de minutes de retard sur l'horaire prévu, pour cause d'intempéries d'une part et d'abrutis de première qui s'amusaient à caillasser les trains d'autre part. Oué, vous avez bien lu, à caillasser les trains... Un tel degré de connerie se passe de commentaires, mon avant-dernière séance ciné en revanche, non.

Dire que je ne raffole pas du cinéma français est un doux euphémisme, aussi quand ce ticket pour la séance d'Anna M. est sorti de la borne de retrait des réservations en lieu et place de celui d'Amer Beton pour lequel j'étais mentalement préparé, j'ai comme qui dirait ressenti un profond désarroi. Toutefois, après m'être maudit un nombre record de fois en quelques petites secondes pour ce plantage de réservation, j'ai respiré un bon coup et me suis engagé dans le couloir menant à la salle où serait projeté le dernier Spinosa, qui par chance figurait dans ma liste prévisionnelle d'escales ciné.

Anna M. est une jeune femme sans histoires. Elle vit une vie d'apparence tranquille, partage son temps entre son travail de relieuse et le modeste appartement qu'elle occupe avec sa mère. Un soir, alors qu'elle était sortie promener son chien, Anna se jette devant une voiture... Ce qui lui vaudra de multiples fractures aux jambes. A l'hôpital, Anna sera prise en charge par le Dr Zanevsky : d'une simple relation patient - praticien, elle fantasmera une histoire d'amour passionnelle, symptôme de cette érotomanie qui finira par la détruire, non sans provoquer de sérieux dommages collatéraux.

J'avais d'Isabelle Carré une image assez lisse, qui a littéralement volé en éclat pendant la projection de ce film. L'actrice habite son personnage, sa folie, et nous livre une prestation toute en nuance : on voit Anna M. s'enfoncer peu à peu dans sa psychose délirante, on l'accompagne avec un sentiment de malaise qui se mêle à la compassion que l'on ressent pour cette jeune femme perdue en proie à des sentiments contrefaits. Dans le même temps, on ressent une forme de révolte pour ce médecin, harcelé, qui sauvera sa famille au prix de l'abandon de la vie qu'il s'était construite, et l'on prie pour ne jamais être l'objet d'une telle névrose...

Anna M. est assurément un film étonnant, dérangeant, avec une Isabelle Carré tout simplement bluffante. A voir.

Fond Sonore : Laurent Voulzy, Rock Collection (Version Longue - En Boucle)

Sunday, May 6, 2007

Le Secret de Mona Lisa

Après avoir vécu mille vies, après avoir côtoyé les grands de ce monde et habillé les lieux les plus prestigieux, après avoir été volée puis délivrée, après avoir tourmenté des générations de chercheurs et de passionnés, Mona Lisa s'apprête enfin à révéler son (lourd) secret... Car oui mes amis, La Joconde cache bien un énorme secret, une vérité longtemps cachée qui doit à présent sortir de l'ombre et s'assumer au grand jour !

Beaucoup se sont évertués à voir en la Mona tantôt Lisa Maria Gherardini, tantôt Catherine Sforza, tantôt encore un autoportrait travesti du grand Léonard lui-même. Mais tandis qu'ils s'attelaient à décortiquer le sujet, ils ne prêtaient guère attention à la technique... Et bien mal leur en prit car, voyez-vous, c'est bien dans sa technique de réalisation que La Joconde se révèle unique !

Alors que ses contemporains s'amusaient avec pinceaux et burins, Léonard se devait de faire honneur à sa réputation d'homme en avance sur son temps, aussi entreprit-il de donner vie à ce célèbre sourire en le façonnant... Sous MS Paint ! Sisi, j'vous jure, mais comme je vois que vous êtes étonnamment sceptique, je vous en apporte de suite la preuve en images :


(via Geekologie)

Bluffant n'est-il pas ? "Doublement même" seront tenté de dire ceux qui ont déjà pratiqué le soft en question...

Bon, c'est pas tout, mais cette vidéo a comme qui dirait éveillé en moi quelques pulsions créatrices... Je vais donc pour la peine m'en aller gribouiller une petite toile avant de faire chauffer l'eau du thé !

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Sky Like a Brocken Clock

Friday, May 4, 2007

We Feed The World

C'est l'histoire d'une société absurde qui marche sur la tête, celle d'un monde globalisé pétri d'incohérences. De l'Autriche au Brésil, en passant par la Roumanie la France et L'Espagne, We Feed The World se fait l'écho de ces énormités.

On y voit la forêt vierge brésilienne rasée au profit de prairies de soja destiné aux bovins des pays riches alors que les populations locales crèvent de faim et de soif, on y voit les multinationales des semences investir les terres d'Europe de l'Est tout en prédisant la prochaine destruction de leur agriculture, on y voit la pêche artisanale française de qualité être laminée par le rouleau compresseur de la pêche industrielle, on y voit encore les hectares de serres espagnoles dans lesquelles sont exploités des légions de migrants africains... Et tout ça, pour notre plus grand plaisir.

On pourrait fustiger les grandes multinationales agroalimentaires seules, mais cela serait bien trop facile car qui se trouve en bout de chaîne sinon nous autres, consommateurs de pays riche? C'est d'ailleurs en ce sens qu'abonde le réalisateur de ce documentaire :

Il faut vivre d'une manière différente, acheter d'une manière différente... (...) Nous sommes consommateurs, nous allons dans les supermarchés, nous devons manger pour vivre, chacun de nous doit faire ses courses et peut les faire où il le préfère : tel est notre pouvoir! Nous n'avons pas besoin d'avoir des tomates ni des fraises à Noël. Nous n'avons pas besoin qu'on leur fasse parcourir 3000 kilomètres jusqu'à nous. Nous n'avons pas besoin que nos animaux d'élevage mangent les forêts primitives humides du Brésil et de l'Amérique du Sud. Et si ce n'est pas nous qui agissons, qui agira à notre place ?"


Ces propos sont à méditer de concert avec le fait que, pendant le temps que vous avez consacré à la lecture de ce court article, plusieurs enfants sont morts de faim. On les laisse mourir pour que nous puissions vivre, comme le suggérait l'un des intervenants du documentaire...

A voir, pour ouvrir les yeux.

Fond Sonore : The Beatles, 1967-1970

Tuesday, May 1, 2007

Ludifolie

Comment terminer décemment ce petit week-end à rallonge (cinq jours pour ma part mais chuuuut), si ce n'est en s'adonnant à de petits plaisirs ludiques? Pas d'autre option vous en conviendrez.

On commence donc par un petit casse-brique, version simplifiée d'Arkanoïd, mais comme son créateur l'indique indéniablement plus casse-burne. En cas de victoire, les dames se délecteront d'un cadeau affriolant tandis que les messieurs passeront au suivant.

On continue avec un petit truc qui mettra à rude épreuve vos nerfs, réflexes et autres capacités d'analyse en temps réel. Personnellement, j'ai tenu jusqu'à 28.336 secondes, ce qui me semble honnête, même si je ne doute pas que certains feront mieux. [Dans un registre similaire, on peut mentionner celui-là.]

On fait une halte du côté d'un petit lancer d'avions en papier, assez technique dans le geste et le paramètrage, qui m'a permis de me ridiculiser maintes fois avant qu'un vent favorable ne me porte à quelques 32m.

On termine en beauté avec ce qui me semble finalement être l'un des jeux les plus chiants, il n'y a pas d'autre mot, qui ait jamais été inventé. Vous vous souvenez du fil rouge d'Intervilles? Ben c'est de ça qu'il s'agit... J'ai tenté une seule et unique fois, pour terminer avec un temps de 50.18 secondes que j'ai trouvé tout à fait honorable!

A vous de jouer!

Fond Sonore : The Beatles, 1962-1966